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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 12:49

A LA UNE

10e Congrès d’Ennahdha : Le revirement tactique du mouvement islamiste, publié le 16/05/2016

Ennahdha, désormais premier parti de Tunisie après les défections dans les rangs de Nidaa Tounes, se prépare à tenir son 10e Congrès du 20 au 22 mai 2016.

Un rendez-vous tant attendu et préparé avec minutie par les adhérents, d’autant plus que les dirigeants n’ont eu de cesse d’annoncer de nouvelles orientations qui découleront de ce congrès. Ennahdha se prépare à un changement de cap et aspire à renvoyer l’image d’un parti qui évolue, un parti qui bouge et qui ne craint pas de se renouveler.

Pour ce faire, toute une stratégie, bien étudiée, a été mise en place pour garantir l’application des nouvelles orientations du mouvement. Il était prévu que le 10e Congrès d’Ennahdha soit organisé en 2014.

Mais sa préparation coïncidait avec les élections législatives et présidentielle, ce qui a mené le Conseil de la Choura à décider de son report suite à un referendum des membres du mouvement en Tunisie et à l’étranger. A l’examen, l’évaluation générale de l’expérience d’Ennahdha et sa nouvelle stratégie.

Un travail monstre a été effectué pour arriver au congrès du week-end prochain. Deux commissions centrales élues par le Conseil de la Choura ont travaillé sur la préparation du congrès.

Chacune de ces commissions comportant des comités régionaux avec plusieurs sous-comités. Il faudra relever que le programme du congrès a été lancé dès décembre 2015.

En Tunisie et à l’étranger, ont été organisés pas moins de 279 congrès locaux, 24 congrès régionaux et 8 congrès sectoriels. Dans sa présentation consacrée à son 10e Congrès, Ennahdha explique que ce rendez-vous, de la plus haute importance, intervient dans un contexte dans lequel le parti « projette de se renouveler, de façon à augmenter sa popularité, comme étant un parti politique démocrate, ouvert et basé sur la référence islamique », et ce tel que défini par la Constitution.

Ennahdha, dans son discours officiel, espère qu’il pourra, après avoir bénéficié de son expérience au pouvoir, réussir à renouveler son projet et ses choix. Business News a révélé dans un article les dessous des préparatifs du Congrès.

En exclusivité, nous nous sommes procurés un document récapitulant les motions qui seront discutées et votées lors du 10e congrès. Une évaluation de son bilan sous la Troïka et ses directions nouvelles seront à l’examen. Placé sous le signe du renouveau, ce congrès discutera d’un « revirement » idéologique de taille comme le présentent les dirigeants du mouvement.

Depuis quelque temps déjà, les leaders islamistes et, à leur tête, Rached Ghannouchi assurent que le congrès traitera de la séparation de l’action politique de celle de la prédication. De quoi s’agit-il réellement, sachant que le fondement même du parti n’est autre que l’aspect religieux?

Dès cette annonce, les observateurs de la scène politique tunisienne ont été partagés sur les véritables desseins d’une telle décision. Serait-ce une énième « ruse » politique du mouvement islamiste, cherchant à se redonner une virginité et à vendre une nouvelle image, qui colle plus à la réalité de la société tunisienne? Le doute est permis. L’identité d’Ennahdha, descendant direct du Mouvement de la tendance islamique (MTI), a pour socle le mélange du religieux et du politique. Comment les séparer dans ce cas?

Cela ne créerait-il pas pas des remous chez ses adhérents, qui se verraient désormais appartenir à un parti politique comme les autres? Les travaux du congrès nous en diront plus…

En gros, ceux d’Ennahdha qui choisiront de continuer les actions de prédication, seront dans l’obligation de créer des associations qui y seront consacrées, toujours dans le cadre du respect des lois régissant les associations. Ils devront quitter le parti et œuvrer dans le cadre de la société civile. Pour les autres, ceux qui choisiront l’action politique, ils se consacreront exclusivement aux activités partisanes et abandonneront irrémédiablement la casquette de la prédication. Cette décision est confortée par les débats tenus lors des congrès locaux d’Ennahdha, où la balance a penché pour l’action de prédication en dehors du parti.

Or, en fins tacticiens les « Frères » tunisiens ont su montrer dans les différentes étapes politiques post-révolution, leur aptitude à muer en fonction du climat général. Tout en assurant la survie du mouvement, on fait en sorte qu’il évolue et qu’il se rapproche le plus de sa « tunisianité ». Il faut dire que la société tunisienne, après le passage au pouvoir d’Ennahdha a rejeté, en partie, l’islam politique.

Un récent sondage Sigma, révèle que 72,8% des Tunisiens revendiquent la séparation entre les sphères politique et religieuse, alors que seulement 21,8% sont contre.

Sur ce coup, Ennahdha a tout compris. Il voudrait brasser large dans un électorat conservateur, certes, mais qui reste plus ou moins hermétique à l’islam politique.

Le Congrès qui tranchera sur cette problématique, insérera le parti dans une nouvelle orientation inédite, voire historique, pour le mouvement d’obédience islamiste. Toutefois, le parti saura-t-il s’en tenir à cette décision ? Comment définira-t-il cette ligne de démarcation entre le religieux et le politique ? On a vu au cours de ce week-end deux députés d’Ennahdha, en l’occurrence Sayida Ounissi et Houcine Jaziri, participer à la rencontre annuelle des musulmans de France. Mme Ounissi intervenait aux cotés de Tariq ramadan à une session intitulée «L’Islam politique existe-t-il ?».

Il est évident qu’Ennadha ne se transformera pas en un parti laïc et ne reniera pas pour autant son identité islamique. Outre ce point de la plus haute importance, notre futur «ex-parti islamiste», tracera, au cours de son congrès, les grandes lignes de sa stratégie à venir sur la base d’une évaluation de son expérience passée.

Ennahdha a des enseignements à tirer de son passage au pouvoir et l’autocritique est de mise pour qu’il puisse aller de l’avant. La question du partage du pouvoir et les alliances à venir, la question de la reconduction ou non de Rached Ghannouchi à sa tête, celle de la réorganisation de ses structures, du changement de son nom ou encore de sa nouvelle stratégie de communication, sont autant de sujet qui seront débattus lors de ce 10e congrès.

Le week-end prochain, s’ouvriront les travaux du congrès tant attendu d’Ennahdha, en présence, fort probablement du chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi qui a reçu son invitation de Rached Ghannouchi. Evénement politique majeur eu égard au poids d’Ennahdha sur la place. Le mouvement Ennahdha se prépare à faire « peau neuve » et à opérer son virage stratégique. Parti devenu incontournable de la scène politique tunisienne, le mouvement ne cesse d’évoluer et d’opérer des mues, loin des calculs puérils.

En mieux ? Le temps nous le dira. Aux autres d’en prendre de la graine…

Ikhlas Latif

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 12:45

Mardi 24 mai 2016 | 11:42 Heure de Tunis

DERNIÈRES NEWS

Habib Kazdaghli : Ennahdha gardera un ADN religieux et la symbolique que revêt son gourou publié le 21/05/2016 21:18

Ouverture du 10e congrès d’Ennahdha : La démonstration de force!

10e Congrès d’Ennahdha : Le revirement tactique du mouvement islamiste

Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des Lettres de la Manouba, s’est exprimé, vendredi 20 mai 2016, sur la Radio française France Culture. Il est revenu sur le démarrage du 10ème congrès d’Ennahdha, indiquant que la mue annoncée du parti provoque des réactions mitigées et que la séparation entre le politique et le religieux au sein du parti est une évolution naturelle fruit de la résistance qu’il a pu rencontrer de la part des Tunisiens. Habib Kazdaghli a néanmoins exprimé des doutes concernant la réelle portée de cette transformation dans le sens où le parti gardera tout de même un ADN religieux et toute la symbolique que revêt son « gourou » Rached Ghanouchi.

«La Tunisie est désormais régie par une constitution qui défend tous les individus et toutes les religions, Ennahdha ne peut plus se placer désormais en tant que seul parti défenseur de l’Islam, nous attendons de voir, à l’issue de ce congrès, dans quelle mesure le parti, comme tous les autres d’ailleurs, respectera cette constitution», a affirmé le doyen. «Rached Ghanouchi essaye de montrer qu’il s’est installé dans le paysage tunisien et non plus dans le paysage musulman. Maintenant, ce qu’il dit, est-il partagé par les autres dirigeants du parti ? Il a été le seul à exprimer cette volonté de sortir de l’islam politique jusqu’ici et nous voudrions bien que les autres adoptent cette nouvelle orientation. Cela dit ce congrès marque sûrement une nouvelle phase dans l’évolution du mouvement» a-t-il conclu.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 12:39

A LA UNELa mainmise de Rached Ghannouchi publié le 23/05/2016 17:30

SUR LE MÊME SUJET

Ouverture du 10e congrès d’Ennahdha : La démonstration de force !Entre boycotts remarqués et discussions houleuses : Les coulisses du 10ème congrès d’Ennahdha

Le 10ème congrès d’Ennahdha est sans conteste l’événement politique de ce début d’été. Il s’est soldé par certains changements mais surtout par une continuité inébranlable.

Cette continuité se matérialise principalement en la reconduction de son chef historique Rached Ghannouchi. Toutefois, il existe plusieurs autres points où un changement est perceptible.

C’est tard dans la nuit du 22 au 23 mai 2016 que les travaux du 10ème congrès d’Ennahdha se sont achevés. Comme en apothéose, ces travaux se sont conclus par l’élection de Rached Ghannouchi à la tête du parti. Avec un score de plus de 75% des voix, il s’agit d’un véritable plébiscite en faveur du cheikh. Ce vote consacre, en effet, la main mise du leader historique d’Ennahdha sur le parti. Mais il faut dire que la reconduction de Rached Ghannouchi à la tête d’Ennahdha n’est pas réellement une surprise. Il n’existait pas de vrai suspense par rapport à cela même si Rached Ghannouchi a paru très ému à la suite du vote. Le suspense était plutôt concentré sur la discussion concernant les prérogatives du président du parti. Parmi celles-ci, le point d’orgue du congrès a été le mécanisme selon lequel le bureau exécutif serait désigné. Trois options étaient sur la table : un bureau exécutif élu au suffrage direct par les congressistes, adoption du bureau exécutif par le conseil de la Choura sur proposition du président du parti ou une fusion entre les deux options précédentes. C’est sur ce point que Rached Ghannouchi s’est montré inflexible. En effet, il a refusé catégoriquement les options impliquant un vote des congressistes. Selon certains échos il aurait même menacé de quitter les travaux du congrès si la nomination du bureau exécutif ne restait pas l’apanage du président du parti. Sur ce point, Rached Ghannouchi a réussi à garder le contrôle des structures du parti. Il faut savoir que le réel centre du pouvoir à Ennahdha est le bureau exécutif.

En gardant l’avantage de pouvoir nommer ses membres avant de les soumettre au conseil de la Choura, Rached Ghannouchi garde le contrôle du principal levier d’influence du parti.

La justification d’une telle tournure est venue très vite de la part du porte-parole du congrès, le 23 mai 2016 sur le plateau de Wassim Ben Larbi sur Express FM. Selon Oussama Sghaier, il est logique que le président du parti choisisse son équipe comme le ferait Habib Essid en choisissant l’équipe gouvernementale.

C’est ensuite au conseil de la Choura, qu’il apparente à l’Assemblée des représentants du peuple, d’entériner ce choix. Plusieurs autres décisions ont été prises et ont été intégrées dans les nouveaux statuts du parti. Celle qui fera sans douter couler beaucoup est celle qui fait désormais du président du parti son candidat naturel pour les postes électifs à savoir les trois présidences : celle du gouvernement, celle de la République et celle de l’Assemblée des représentants du peuple.

Comme nous l’avions révélé dans notre article « Secrets exclusifs du prochain congrès d’Ennahdha et de sa stratégie d’avenir », cette disposition n’est pas absolue et reste une possibilité. En effet, le président du parti est son candidat naturel «sauf cas de force majeure ou pour un intérêt considérable évalué par les instances ». Cela fait-il de Rached Ghannouchi le prochain candidat d’Ennahdha à ces postes électifs ? Cela reste une probabilité mais rien n’est actuellement tranché. Le flou sur cette question est maintenu par les ténors d’Ennahdha.

D’autres décisions d’ordre organisationnel ont été prises au cours du congrès. Ainsi, il n’est plus nécessaire d’être parrainé par un membre du mouvement pour pouvoir adhérer au parti et les conditions d’adhésion de manière générale ont été allégées. Ceci traduit une réelle volonté d’ouverture du parti sur l’extérieur et son souhait d’élargir ses bases.

La suppression de la condition de parrainage entre également dans le cadre de la volonté du parti de se transformer en structure purement politique avec la fameuse séparation entre l’aspect politique et l’aspect social, à savoir la prédication.

Par ailleurs, Ennahdha, à moins d’un an de la date théorique des élections municipales, apporte un soin particulier à ses structures régionales et locales. Ainsi, il a été décidé que l’élection des secrétaires régionaux et locaux se ferait directement par leurs structures. On notera également la mise en place de conseils de la Choura régionaux. Le motif officiel d’une telle décision est la cohérence avec la Constitution dans son article portant sur la décentralisation.

Toutefois, aucun parti politique n’est tenu de l’appliquer puisque c’est l’Etat qui doit se décentraliser. La vraie raison est le début de la préparation de l’échéance des municipales en accordant plus de pouvoir, mais aussi plus de légitimité, aux structures régionales d’Ennahdha qu’un travail colossal attend. Plusieurs critiques ont été exprimées par les adversaires du parti Ennahdha.

Deux aspects ont été particulièrement visés : le premier est l’ouverture du congrès. La fête organisée à Radès était fastueuse et a rassemblé des milliers de personnes. Plusieurs opposants du parti islamistes se sont interrogés sur la provenance des fonds qui ont permis une telle démonstration de force. Le deuxième aspect est le score avec lequel Rached Ghannouchi a été élu à la tête du parti, à savoir 75,6%.

Ce score a été qualifié de « stalinien » ou de « digne de la dictature de Ben Ali ». Toutefois, il est indéniable qu'Ennahdha prépare minutieusement la prochaine échéance électorale qui est les élections municipales.

Même si le changement d’orientation stratégique est indéniable et qu’il existe une réelle volonté de démocratisation du parti, Ennahdha ne perd pas de vue qu’un parti politique existe pour gagner des élections.

C’est pour cela que le mouvement, sous la conduite de Rached Ghannouchi, a décidé de donner plus de pouvoir aux structures régionales en attendant le grand test que vont représenter ces élections.

Le congrès d’Ennahdha a permis de mettre en scène un réel changement stratégique. Certains observateurs n’y croient pas et disent qu’il s’agit d’un simple lifting destiné aux crédules.

D’autres estiment qu’il s’agit d’un revirement de fond grâce auquel Ennahdha se débarrassera de sa dimension « religieuse » et pour, en conséquence, toucher un plus large pan de personnes.

Dans les deux cas, le congrès d’Ennahdha a permis de souligner l’importance donnée aux structures du parti et permis également de mesurer le chemin qui reste à faire pour les autres partis.

Marouen Achouri ADS

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 12:34

TV Nationale "Al Wataniya 1" : DERNIÈRES NEWS

Abdelfatteh Mourou quitte toutes les structures d’Ennahdha

publié le 23/05/2016 22:51 SUR

Abdelfatteh Mourou et Ameur Laârayedh absents du conseil de la Choura

Présent ce soir sur le plateau de « Chokran Ala Houthour » de Boubaker Ben Akecha diffusé sur Al Wataniya 1 ce soir du lundi 23 mai 2016, le dirigeant au sein d’Ennahdha, Abdelfatteh Mourou a annoncé qu’il quitte toutes les structures du mouvement. M. Mourou a affirmé qu’il reste, toutefois, à la disposition du mouvement en cas de besoin.

«Le poste de vice-président était très protocolaire, et Rached Ghannouchi assurait parfaitement ses fonctions, il n’avait pas besoin de second», a-t-il indiqué.

Et d’ajouter que même si le président du parti lui proposerait n’importe quelle responsabilité, il lui demanderait que cela ne doive pas émaner d’une considération personnelle, vu que tout le monde connait la nature de leur relation.

«Au final, félicitations pour ma liberté !», a-t-il conclu.

Abdelfatteh Mourou avait, à plusieurs reprises, exprimé l'intention de quitter l'action partisane et se consacrer, entre autres, à la prédication. Ennahdha ayant opté pour une "spécialisation", séparant les sphères politique et religieuse. S.H

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 12:29

Radio TV: Samir Taïeb :

Rached Ghannouchi vise la présidence de la République

publié le 23/05/2016 18:11

Rached Ghannouchi réélu à la tête d'Ennahdha avec 75,6%

Réagissant aux résultats du dernier congrès d’Ennahdha, le Secrétaire Général du parti Al Massar, Samir Taïeb, a indiqué, dans une déclaration accordée, aujourd’hui, lundi 23 mai 2016, à la Radio nationale, que Rached Ghannouchi ambitionne à devenir, un jour, le président de la République.

«Avant les élections de 2014, le parti Ennahdha a toujours favorisé un régime parlementaire. Maintenant, et avec le système politique actuel, le mouvement voudrait avoir son propre candidat à la présidence. Un candidat qui ne peut-être personne d’autre que Ghannouchi», a-t-il affirmé en substance, soulignant qu’Ennahdha n’aura plus, ainsi, à chercher un candidat chez les autres partis comme c’était le cas avec Marzouki.

Et à M. Taïeb de conclure : « Je considère qu’il s’agit d’un réel changement de vision chez Ennahdha par rapport aux institutions ».

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 12:20

CHRONIQUES

Quoi qu’ils fassent, les islamistes d’Ennahdha n’inspirent pas confiance 463 2 Lecture Zen 30Par Nizar Bahloul, publié le 23/05/2016 15:59

Le congrès d’Ennahdha s’est achevé avec un résultat qui ne surprend personne,

Rached Ghannouchi a été réélu pour cinq ans à la tête du parti islamiste. Pour la forme, et en apparence, le congrès s’est très bien déroulé. Tout observateur non avisé, notamment parmi les étrangers, dira que la démocratie au sein de ce parti est respectée et que le vote, par tablettes, n’a rien de suspect. Rares sont les partis où l’on peut se targuer d’une telle performance. Quand on pense aux conflits post-dépouillements dans les élections internes françaises entre Martine Aubry et Ségolène Royal (Congrès de Reims du PS, novembre 2008) ou entre Jean-François Copé et François Fillon (Congrès de l’UMP, novembre 2012), on se dit qu’Ennahdha devient un modèle démocratique même pour les démocraties dites avancées. Ce discours sur la forme et l’apparence est parfait pour que les Nahdhaouis le servent à leurs amis et aux médias internationaux. De même, les Nahdhaouis peuvent dire et convaincre leurs amis étrangers et les médias internationaux qu’ils ont séparé l'activité prosélyte du travail politique. A Tunis, cependant, on regarde les choses autrement. Le parti islamiste est observé avec beaucoup de méfiance et suspicion.

« On ne nous la fait pas, nous ne sommes pas des pigeons », entend-on un peu partout à propos d’Ennahdha, de son congrès et de ses motions. En clair, quoiqu’ils fassent, quoiqu’ils disent, les islamistes d’Ennahdha n’arrivent pas à inspirer confiance auprès d’une population hostile à l’islamisation du pays et à leur mode de vie.

Dans son discours à l’ouverture du congrès, vendredi dernier, le président de la République Béji Caïd Essebsi figure parmi les premiers suspicieux. Si son message global est accueillant et positif, il n’en demeure pas moins que ses messages entre les lignes reflètent que la confiance ne règne toujours pas. « J’espère vraiment que vous réussissez, dans vos travaux, à insister à dire qu’Ennahdha est devenu un parti civil tunisien, en fond et en forme, loyal à la seule Tunisie et que l’islam n’est pas incompatible avec la démocratie, a déclaré le chef de l’Etat aux congressistes. (…) On espère que vous prouverez tout cela à travers les motions et j’espère que vos travaux insistent sur le fait qu’Ennahdha tire ses spécificités du modèle sociétal tunisien et prenne en considération uniquement ce modèle socio-politique tunisien, sans aucun autre, lorsqu’elle décide de ses politiques ».

Béji Caïd Essebsi se présente avec des a priori positifs, mais il espère quand même des faits concrets et attend des preuves. Son scepticisme n’est pas né de rien et il n’est pas le seul à se méfier et à prendre cette distance de prudence.

Intervenant au lendemain du démarrage du congrès, la journaliste et militante de gauche Naziha Rjiba (alias Om Zied) tire une sorte de sonnette d’alarme : « le discours de Ghannouchi est un véritable hold-up de nos idées et de nos revendications pour lesquelles nous avons été combattus et traités de mécréants quand on les lui a opposés à l’époque de la troïka à un moment où il était grisé par le pouvoir.

En novembre 1987, Ben Ali a usé du même stratagème. Pour remplir son discours mensonger, il a volé toutes les idées et tous les projets de l’élite nationale, qu’il combattait.

La faute n’incombe ni à Ghannouchi, ni à Ben Ali, mais à cette élite qui s’arrête sur les slogans sans avoir les moyens de mettre en pratique ses idées et sans pouvoir les protéger du vol et de la manipulation ».

Même suspicion chez l’universitaire Neïla Sellini qui attire l’attention sur le jeu de mots d’Ennahdha : « la crédulité des gens me fait peur. Quand Ghannouchi dit séparer le religieux du politique, il n’a pas dit abandonner le religieux, il a dit séparer. C'est-à-dire qu’Ennahdha a aujourd’hui deux ailes, l’une pour s’occuper du politique et l’autre du religieux » L’universitaire compare les deux ailes d’Ennahdha aux deux tranches d’un sandwich entre lesquelles on place des ingrédients. Et de conclure en toute ironie : « Dormez tranquillement ! »

En réponse à toutes ces critiques et suspicions, les différents leaders d’Ennahdha crient en chœur : « C’est un procès d’intentions et vous devriez prendre acte de toute cette bonne volonté pour vous convaincre que nous avons changé !

Vous n’avez pas le droit de continuer à nous considérer comme des pestiférés, nous sommes des Tunisiens autant que vous !». Si l’on ne peut pas exclure qu’il y a une dose de mauvaise foi chez les suspicieux, il est bon aussi de rappeler que cette suspicion n’est pas née du néant.

Si certains évoquent le passé plus ou moins lointain pour la justifier (Om Zied), d’autres évoquent le passé récent (comme le militant Karim Baklouti Barketallah dans sa tribune hier sur Business News) et le présent.

«Le congrès est grandiose, tellement grandiose qu’on peut le considérer comme stalinien », commente l’analyste Sofiene Ben Hamida. Au vu des résultats quasi-soviétiques des votes, on ne saurait en effet penser le contraire. Rached Ghannouchi est élu avec 75,6% des voix et les motions sont adoptées avec des pourcentages oscillant entre 71,9% et 91%.

«Avec ces chiffres à la Bourguiba et Ben Ali, on peut dire qu’Ennahdha s’est bien tunisifiée», ont ironisé plusieurs d’ailleurs. On parle de votes transparents avec tablettes et une véritable démocratie et ceci est vrai. Mais cette démocratie nous rappelle la démocratie iranienne où l’on sélectionne drastiquement, et à l’avance, les électeurs et les candidats.

Rached Ghannouchi a beau parler de la séparation entre le religieux et le politique, plusieurs membres du majlis choura et parmi ses députés continuent encore à assurer ce mélange. Pour eux, le religieux continue (et continuera) à primer sur le civil. La preuve, le refus catégorique des députés islamistes du projet de loi relatif à l’égalité de l’héritage qui se voulait, pourtant, conforme à la Constitution et respectueux de la civilité de l’Etat.

Même les « intellectuels » et les « penseurs » proches ou membres d’Ennahdha demeurent fidèles à leur conservatisme religieux et oublient carrément leur civisme quand on les met face à leurs propres contradictions.

Exemple type, Radwan Masmoudi qui se présente comme défenseur des libertés et chantre de la cohabitation entre islam et démocratie, mais n’hésite pas pour autant à insulter et dénigrer ceux qui défendent un mode de vie différent de sa vision.

Ses positions homophobes, sa misogynie et ses attaques contre les médias anti-islamistes n’ont jamais baissé de fréquence. Si l’on se tenait à la théorie et aux belles paroles d’Ennahdha, le plus extrémiste des laïcs voterait pour le parti islamiste.

Mais quand on voit les pratiques au quotidien, l’hostilité camouflée dans les manifestations publiques et dégagée dans leurs sphères privées (pas si privée avec leurs pages Facebook infiltrées) et un masque qui tombe à chaque grande occasion, on a du mal à croire en la transformation réelle des islamistes d’Ennahdha.

En dépit de tous ces procès d’intention et de toutes ces suspicions, il est un fait indéniable que les autres partis doivent prendre en considération en priorité : Ennahdha est aujourd’hui le parti le plus structuré, le plus organisé et, surtout, le plus discipliné.

Que les islamistes soient sincères ou hypocrites, ils sont incontestablement les plus forts sur la scène. Face à une opposition crédule, divisée et affaiblie, ils risquent demain de prendre le pouvoir et feront, dès lors, tout pour ne plus jamais le quitter en appliquant ce qu’ils veulent appliquer, que ce soit le Coran ou la Constitution. Ils seront les seuls maîtres à bord.

Ce jour-là, les suspicieux d’aujourd’hui pourront crier « Nous vous avons prévenus, on les connait ! », mais il sera déjà trop tard.

Alors, plutôt que de s’occuper d’Ennahdha, de sa sincérité prétendue et de son hypocrisie supposée, les autres partis ont intérêt à se mettre à son niveau pour pouvoir l’affronter au moment des élections.

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 14:20
Hommage  au "Poète Mohamed-Sgaier OULED AHMED" le 10/05/2016
Hommage au "Poète Mohamed-Sgaier OULED AHMED le 10/05/2016

Madame, Monsieur, chers ami(e)s;

L'Association des tunisiens en France (ATF) et l'Espace Fârâbî sont heureux de vous inviter à l’hommage au Poète Mohamed Sgaier OULED AHMED, qu'ils organisent le 10 mai 2016 à la Mairie du 10ième arrondissement de Paris, Salle des fêtes

L'invitation à l’événement est en pièce jointe. soyez nombreux à cet événement et invitez vos amis et connaissances.

Recevez les souhaits de bienvenue de la part des 2 équipes des deux structures.

Programme

18h30 : Accueil et vidéo de présentation du défunt

18h45 : Présentation du programme de la soirée

19h00 : Lecture Poésie Mohamed Hassan, Zouzi Chebbi et Noureddine Bettaieb (Tunisie)

19h30 : Musique Maher Melki Zied Ben Rhouma (Tunisie)

19h40 : Lecture Poésie Malika Aghriri (Maroc) Ammar Mériech (Algérie) Kamel Bouajila (Tunisie)

19h55 : Musique Adnene Mohamed (Syrie) Nassim Al Dogom (Palestine)

20h15 : Lecture Poésie: Manel Bouabidi, Anas Alaili (Palestine) Kamel Ghali(Tunisie)

20h30 : Musique Skander Guetari et compagnie(Tunisie)

20h45 : Lecture de Poésie Chams Bernard (France-Tunisie), Elyes El Mejri(Tunisie)

21h00: Réception

21h30 : fin de la soirée

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 15:39

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MERCREDI 18 MAI, PROJECTION DÉBAT DE « 10949 FEMMES » À L’ESPACE SAINT-MICHEL

UN FILM DE NASSIMA GUESSOUN

Film documentaire (1h19 – France Algérie - 2014)

À 20H15, au cinéma L’ESPACE SAINT-MICHEL
7, place St- Michel 75005 Paris

La projection est organisée par le collectif algérien ACDA, Agir pour le Changement et la Démocratie en Algérie, ainsi qu’APEL Egalité

La séance est suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Nassima Guessoum

« A Alger Nassima Hablal, héroïne oubliée de la Révolution algérienne, me raconte son histoire de femme dans la guerre, sa lutte pour une Algérie indépendante.Retour ligne manuel

Charmante, ironique et enjouée, elle me fait connaître ses amies d’antan, Baya infirmière dans les maquis et Nelly, assistante sociale dans les bidonvilles. A travers ses récits, l’Histoire se reconstitue à la manière d’une grand-mère qui parlerait à sa petite-fille. En interrogeant l’Algérie du passé, je comprends l’Algérie du présent, restaurant une partie de mon identité.

Ce film donne à voir cette transmission de la première à la troisième génération, mais il va au-delà. Chaque année je retourne rendre visite à Nassima : un lien se tisse et une relation d’affection s’installe, permettant une rare intimité. »
Nassima Guessou
m

Pour en savoir plus (commentaires, galerie de photos) allez sur la page consacrée au film

© Maghreb des films — 2016

Cet email a été envoyé à : atf.bn@wanadoo.fr
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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 19:01

RECTIFICATION DE LA DATE

Nous vous informons que la date de l'hommage a été avancée au 10 mai 2016 à 18h30, à la salle des Fêtes, Mairie du 10ième arrondissement

Communiqué : Une soirée pour honorer la mémoire Mohamed Sghaière OULED AHMED Et lui rendre hommage à l’occasion du quarantième jour de sa disparition Un collectif d’associations des migrants tunisiens, d’organisations politiques et de personnalités démocrates et progressistes tunisiennes vous appelle à participer à la soirée qu’il organise le le 10 mai 2016 à 18h30 à 21h30, à la salle des Fêtes à l’occasion du quarantième jour de sa disparition pour :

* honorer la mémoire du grand poète tunisien, Mohamed Sghaier OULED AHMED,

* lui rendre hommage avec la participation de poètes et d’artistes tunisiens, maghrébins et arabes et amis-es de la Tunisie et les proches, les amis et les camarades du défunt Mohamed Sghaier OULED AHMED

le 10 mai 2016 à 18h30 à 21h30 à la Mairie du 10ième arrondissement

72, rue du Faubourg Saint Martin

M° Château d’Eau, Ligne °4

P/° le collectif Mohamed-Lakhdar ELLALA

18 juillet 2015,

par salah horchani Courage Sghaïer, on t’aime! Ci-dessous, la traduction de l’un de tes poèmes qui, de ton combat, est l’emblème Sghaïer Ouled Ahmed*, par Amina Bettaieb, accompagné d’un extrait du dit poème. Mon Dieu, aidez-moi contre eux ! Mon Dieu, Aidez-moi contre eux Ils ont égorgé ma chamelle Et appellent à répandre mon sang Dans des maisons Sur les tapis de prière desquelles Vous avez interdit L’effusion de sang Mon Dieu Préservez-moi de la cruauté des miens Qui vendent du mauvais vin Et font beaucoup de mal À la nuit joyeuse et candide De ceux qui Haïssant ce monde sordide Trouvent la paix Dans vos vignes, Seigneur! Mon Dieu, Les billets classe Élus Du jour dernier Ont été tous vendus Je n'ai trouvé Ni l'argent ni le temps Ni l'excuse qualifiante Pour en acheter un Daignez déchirer Seigneur Leurs faux bons De Trésor Pour apaiser mon cœur N'avez-vous pas promis Nonobstant leur démence Aux hommes votre clémence Puissiez-vous, ô mon Dieu, Envoyer des bancs de criquets Sur tous leurs champs de blé Et les rendre désert En tout lieu nettoyé De tout point vert Puissiez-vous, Ô Tout-puissant Rendre en toute saison Inculte leur sol Et pour y prévenir Fétu de paille Et surgeon volubile Envoyer encore Des oiseaux ababils (1) Votre Dit est la raison Seigneur Les rois comme les présidents Incarnation de la nocivité Quand ils investissent une cité Y sèment la corruption Alors détruisez les palais des rois Pour que les affaires des cités Au plus tôt soient réparées Seigneur Faites qu'au lieu des dattes Des vers, des mille-pattes Poussent en régimes Sur les dattiers! Nous sommes allés tous Maintes fois aux élections Et pas une fois les urnes N’ont retenu notre sélection Seigneur, Bien-Aimé Et Mien Soutien J’ai publié un nouveau livre Daignez le vendre pour moi Sans nombre de plafond Seigneur qui êtes casanier Chez les prophètes Pourquoi êtes-vous descendu Sur leur terre de cocuage Et m'avoir logé Au ciel sur un nuage? Mon Dieu S'il faut que je sois admis Demain au paradis convoité Faites que de ma compagnie Soient bannis les dévots! Mon Dieu Je vous donne sans tarder Le profil de ma houri (2) Ses lèvres L’aréole de ses seins Son nom de famille Sa chevelure couleur de miel Ce qu'elle dit, et ne fait pas Seigneur qui êtes aux cieux Rajoutez ma houri À la sourate des poètes (3) Notes: (1) Oiseaux ababils: Selon le Coran, essaims d'oiseaux porteurs de cailloux, que Dieu a envoyés pour mettre en déroute le gouverneur abyssin, Abraha, voulant conquérir à la tête de son armée la Mecque. (2) Dans le texte arabe, le poète évoque un signifié féminin par le pronom "elle": difficile de savoir s'il s'agit de la bien-aimée terrestre (une femme, ou le vin, féminin en arabe) ou la houri céleste convoitée ( femme très belle promise par le Coran aux Musulmans fidèles qui accèderont au paradis). (3) Titre d'une sourate coranique. Source : http://amriahmed.blogspot.com/2010/10/mon-dieu-aidez-moi-contre-eux-poeme-de.html

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 10:20

Ahmed BRAHIM nous a quitté ce matin.

Après le décès de Ahmed BRAHIM, le mouvement démocratique et progressiste tunisien vient de perdre un de ses symboles et de ses dirigeants.

Militant du parti communiste tunisien et ancien Rédacteur en chef de son journal "ATTARIQ AL JADID", Ahmed BRAHIM a milité dans les rangs de la section de l'Union générale des étudiants de Tunisie en France.

Professeur de linguistique de renommé mondiale, il a milité dans le syndicat national de l'Enseignement supérieur de l'Union générale du Travail de Tunisie depuis les années 70 jusqu'à sa retraite.

Militant syndicaliste au syndicat d e l'enseignement supérieur U.G.T.T, étudiant, il a adhéré dans les années 70 au Parti Communiste Tunisien. Un des fondateurs du Mouvement Ettajdid en 1993 et il en a été élu 1er secrétaire lors 2ème congrès en 2007.

Après la Révolution, il a fait partie du 1er et 2ème gouvernements provisoires en tant que Ministre de l'Enseignement supérieur. Fin 2011, il a été élu député de la deuxième circonscription de Tunis. Ahmed BRAHIM a joué un rôle de premier plan pour que En 2012, après la fondation du Parti EL Massar dont il a été élu Président.

J'ai connu pour la première fois Ahmed BRAHIM, un délégué au congrès de l'UGET à Korba. C'était le début d'une marche et d'un combat communs pour la liberté, la démocratie et le progrès social.

Avec les autres camarades, nous avons milité ensemble pour le renouveau de la Gauche tunisienne, dans le Mouvement ETTAJDID. Il a joué un rôle d'un dirigeant averti. Avec lui et d'autres camarades, nous avons pu infléchir la ligne de notre mouvement Ettajdid. Cette nouvelle ligne a permis le rassemblement d'un large spectre des forces démocratiques et progressistes dans l'Initiative démocratique.

En se présentant aux élections présidentielles de 2009, dans le cadre de l'Initiative démocratique nationale, Il a brisé les "interdis" en imposant la distribution libre de son manifeste électoral que le pouvoir a tenté de l'interdire. En déclarant qu'il est l'égal du candidat du pouvoir, il a brisé les tabous.

C'était un dirigeant attentif aux militants.

Avec sa mort nous avons perdu un camarade et un frère de lutte.

En ces moments difficiles, je m'adresse à ma camarade et amie sa femme Lilia et ses filles Cyrine et Maya, à ses sœurs et ses frères, tous ses proches, sa grande famille, le bureau politique, le conseil central et les militantes et les militants d'El Massar.

Qu'Ahmed BRAHIM repose en paix dans cette Tunisie qu'il aimait tant.

Mohamed-Lakhdar ELLALA

Ancien membre des Bureaux politiques d'ETTAJDID et d'ELMASSAR

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