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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 13:26

Défendons toutes et tous le droits des femmes tunisiennes et exigeons une réforme progressiste du code du statut personnel



Le 13 août 2016, les Tunisiennes et les Tunisiens de Tunisie ainsi que celles et ceux de l’étranger et en particulier celles et ceux de France, fêtent avec les femmes et les hommes du Maghreb et de France le 60ième anniversaire de la promulgation du code de statut personnel par le premier gouvernement de l’Indépendance de la Tunisie dirigé par Habib BOURGUIBA, le 13 août 1956.

Cette loi révolutionnaire fut la concrétisation de la lutte de plusieurs générations de Tunisiennes et Tunisiens et des intellectuels tunisiens dont Tahar HADDAD était la figure de proue et le précurseur de la défense des droits des femmes depuis les années 20 du siècle dernier.


Cette loi a été un tournant dans la marche du peuple tunisien vers la liberté et la modernité et a marqué la nature du nouvel Etat tunisien.


Malgré l’opposition des forces rétrogrades de l’époque et de toujours et, particulièrement après le 14 janvier 2011 à cette loi, les Tunisiennes et les progressistes tunisiens ont pu préserver cet acquis social et sociétal majeur et imposer, depuis 60 ans des nouveaux acquis et des nouvelles réformes démocratiques et progressistes et élargir les champs de l'égalité des hommes et des femmes et les droits des femmes.


Elles et ils ont fait échouer tous les desseins, les manœuvres et les tentatives des réactionnaires et les ennemis du progrès social dont l'objectif principal est la mise en cause cette loi de liberté et imposer des mœurs moyenâgeuses et d'esclavagisme des femmes.


Soixante ans après, les femmes tunisiennes de Tunisie et à l’étranger continuent à lutter contre toute utilisation des droits des femmes comme alibis pour justifier la dictature et le non-respect des libertés et les droits de l’Homme.


Depuis la promulgation du CSP, la Constitution de janvier 2014 est venue consolider les droits acquis des femmes et consacrer le principe de l’égalité entre les hommes et des femmes, mais l’égalité entre les femmes et les hommes est encore loin d’être réelle et généralisée et reste un objectif à atteindre dans de larges secteurs.


L’égalité reste un objectif pour les femmes de la campagne et les femmes issues des couches et des classes populaires. L'égalité des salaires entre les hommes et les femmes dans les secteurs industrielles comme dans le secteur agricole n'existe pas.


Comme le font remarquer les associations féminines et féministes tunisiennes, le statut du code du statut personnel comporte toujours des injustices et des discriminations légales envers les femmes surtout en matière d’héritage et dans la pratique, l’administration et les officiers d’état civil continuent à ne pas reconnaître les mariages de femmes tunisiennes avec des non-musulmans à l’étranger et refusent de les inscrire même si ni la loi ni la constitution ne les interdisent n’interdisent. Question épineuse dont sont victimes en particulier les jeunes femmes et filles tunisiennes à l’étranger ainsi que leurs enfants.

Par ailleurs, le père reste le seul tuteur des enfants mineurs ; malgré quelques aménagements à la marge.


Pour l'Association des Tunisiens en France, la Tunisie doit adapter le statut du code personnel pour qu'il soit conforme à la nouvelle constitution et réponde aux nouveaux défis sociétaux et sociaux.

Une réforme en profondeur de ce code s'impose aujourd'hui comme seul barrage aux tentations rétrogrades et comme réponse aux desseins qui veulent imposer une morale moyenâgeuse et priver les femmes tunisiennes de leurs droits et de leur citoyenneté.


Paris, le 13 août 2016

P/°l'ATF

Le Président

Mohamed-Lakhdar ELLALA

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Published by atf-federation - dans Droits des femmes
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