Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Adresse : ATF, 5 rue Louis Blanc, 75010 Paris 

Tél. : 01.45.96.04.06, 

Fax. : 01.45.96.03.97,

Recherche

Liens

12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 18:24

Le coup de gueule d'Omar Sy : "aujourd'hui, on ne donne la parole qu'à des guignols"

Orange avec AFP, publié le mercredi 12 octobre 2016 à 17h13

Le comédien Omar Sy voudrait que l'on donne la parole à la jeunesse, plutôt qu'à des "provocateurs" qui "vendent du vomi".

Actuellement en pleine promotion pour le film "Inferno", dans lequel il partage l'affiche avec Tom Hanks, Omar Sy était l'invité de "C à vous" mercredi 11 octobre sur France 5. D'habitude plutôt discret, l'acteur a livré ses impressions sur le climat de tension que subit actuellement la France. "Les événements nous obligent à le faire. Je grandis et je m'informe un peu plus aussi. Peut-être que de vivre à l'étranger m'oblige à poser un regard différent sur mon pays"

"Du vomi vendu par millier"

Celui qui est désormais la personnalité préférée des Français est revenu sur l'occupation de l'espace médiatique par ceux qu'il considère comme étant des "guignols". "Aujourd'hui, on n'écoute, et on ne donne la parole qu'à des guignols, qu'aux gens qui vont marquer le trait, qui vont aller dans la provocation, la caricature, provoc' pour provoc' sans vraiment de fond". "On voit ceux qui vendent des livres aujourd'hui, ceux qui sont numéro 1, ce sont ceux qui vomissent les choses". Sans toutefois vouloir nommer ceux qu'il accable : "Je ne nommerai personne parce que je ne veux pas donner de l'intérêt à qui que ce soit. Mais il y a du vomi qui est vendu par millier et il est là le danger".

"On ne donne la parole qu'aux guignols (...) Et il y a du vomi qui est vendu par millier" @OmarSy

Donner la parole à la jeunesse

Omar Sy critique également son assimilation avec les jeunes de banlieue, et le fait qu'on lui donne la parole à lui, alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin. "Quand on me tend un micro à moi, Omar Sy, qui vis à Los Angeles, qui vis aisément et qu'on me pose la question sur la banlieue d'aujourd'hui ! J'ai quitté Trappes il y a 20 ans et c'est à moi que vous posez la question ? Il est déjà là le problème". "Allez-y et posez-leur la question. Les jeunes sont là bas, ils n'attendent que ça : qu'on leur tende un micro et qu'on leur donne la parole. Il faut y aller et essayer de comprendre ce qu'il se passe". "L'État d'urgence dont tout le monde parle ce n'est pas celui qu'on désigne. Ça se passe ailleurs", a conclu le protagoniste d''Intouchables".

Partager cet article

Repost 0
Published by atf-federation - dans Lutte contre le racisme
commenter cet article

commentaires