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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 13:21

MAGHREB: l'UMA veut intensifier les relations avec l’UE et prendre à bras-le-corps le dossier des migrations


Bruxelles, 18/10/2016 (Agence Europe) – Le Secrétaire général de l’UMA (Union du Maghreb arabe), Taïeb Baccouche, affirme son intention d’intensifier la relation de son organisation avec l’UE et de l’axer davantage sur la question migratoire qu’il considère comme un « souci majeur » pour tous les pays, au nord ou au sud de la Méditerranée. L’impact est commun, souligne-t-il dans un entretien accordé à EUROPE, « tant sur le plan humanitaire que sur les plans socio-économique et politique», explique-t-il. L’UMA compte cinq membres : Algérie, Maroc, Tunisie, Libye et Mauritanie.
M. Baccouche a adressé le 15 septembre dernier une lettre à ce sujet au Président du Conseil européen, Donald Tusk, (EUROPE 11626) dans laquelle il suggère de créer une  structure ad-hoc pour traiter de ce problème des migrants et réfugiés qui affecte autant les pays du Maghreb, lieu de passage, que les États membres de l’UE.
Cette structure prendrait la forme d’une « instance permanente » impliquant « tous les acteurs du nord et du sud de la Méditerranée et même à un niveau international».

Une lettre similaire a été adressée au secrétaire général de l’ONU. 

La structure assurerait « le suivi et la concrétisation des mesures adoptées d’un commun accord ». Elle pourrait être adossée, « dans l’immédiat, au Groupe ‘5+5’», (structure intergouvernementale qui réunit les pays de la Méditerranée occidentale : les cinq de l’UMA et cinq États membres européens riverains – (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal). Notons que les cinq pays européens ont déjà amorcé un mouvement dans ce sens vers un front des pays affectés par les flux incontrôlés.
L’UMA, de son côté, «organise régulièrement des réunions de coordination et réunit des groupes de travail des cinq pays, tant au niveau ministériel qu’au niveau d'experts». Une réunion d’experts et de hauts cadres de ministères concernés aura d'ailleurs lieu les 27 et 28 octobre 2016 à Rabat pour traiter la question.

M. Baccouche pointe aussi du doigt le besoin de densifier la relation euromaghrébine. Elle est une «composante constante de la politique étrangère» des pays riverains de la Méditerranée occidentale et de l’UE. En revanche, «la relation structurelle de l’institution UMA avec l’institution UE, dans sa globalité, reste quelque peu timide et mériterait d’être dynamisée de manière bilatérale entre les deux institutions. Certes, de nombreuses initiatives, non négligeables, ont été entreprises jusqu'ici. Mais il conviendrait d’aller plus loin et de manière plus approfondie, dans une approche diversifiée, notamment en matière thématique en direction de la jeunesse » et pour asseoir la «proximité géostratégique » entre le Maghreb et l’Europe. Un représentant auprès de l’UE est désigné avec la mission de «développer la présence maghrébine au sein des centres de 'public affairs' à Bruxelles».

La démarche se veut volontariste. En effet, l’UMA est notoirement en panne, à cause des dissensions permanentes entre ses États membres qui la condamnent à la paralysie.
Ses Conseils de ministres se font rares et l’institution commune paraît marginalisée.  M. Baccouche affirme pourtant son ambition de «réactiver toutes les structures de décision de l’UMA» et a annoncé récemment son intention de réviser le traité de base, le ‘Traité de Marrakech’ (signé en 1989) et de créer des « synergies intermaghrébines». Il compte aussi veiller à «la mise en pratique et le suivi des décisions et des recommandations» prises par les instances communes depuis vingt-sept ans et entend axer cette démarche vers «la jeunesse et son potentiel avenir », un objectif recherché également par l’UE dans sa coopération avec la
sous-région.

La densification des liens avec l’Europe fera partie d’une sorte de «politique de voisinage» maghrébine vers l’UE et vers le reste du continent africain que le Secrétaire général compte promouvoir. Le resserrement des relations entre la région Maghreb et les pays arabes, l’Afrique, et l’Europe lui semble être une nécessité.
(Propos recueillis par Fathi B’Chir)
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Published by atf-federation - dans Immigration
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