En marge de l'arrivée d'une étape du Tour de France à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes), Emmanuel Macron est revenu mercredi 19 juillet sur la crise qui secoue le sommet de l'État, la démission du général De Villiers, chef d'état-major, nommé à ce poste en 2014. "Je veux rendre hommage au général De Villiers qui est un militaire de grande qualité et qui a servi avec responsabilité et dignité l'État pendant plusieurs années. Je veux vraiment lui rendre hommage", a d'abord déclaré le chef de l'État, interrogé sur le plateau du Vélo Club de France 2.  

 

Emmanuel Macron a assuré que la Défense bénéficierait bien de "l'augmentation budgétaire la plus importante sur les 15 dernières années". "Je suis derrière les soldats, derrière les troupes, leur famille et l'État est pleinement engagé", souligne un Emmanuel Macron qui veut éviter la rupture avec les armées et répète que le budget de la Défense atteindra bien 2% du PIB d'ici 2025. 

Une nouvelle attaque

Si le président a salué le travail de Pierre de Villiers, il a également profité de son passage sur France 2 pour dire tout le bien qu'il pense de son remplaçant François Lecointre, nommé dans la foulée de sa démission, dans la matinée. "Je pense que les armées peuvent être très fières du chef d'état-major qui a été nommé ce matin en Conseil des ministres, le général Lecointre, qui est un héros militaire comme il y en a peu". Et en profite pour adresser une dernière pique au chef d'état-major démissionnaire : "(François Lecointre) sera un grand chef d'État major des armées et il aura non pas un budget à défendre, parce que ce n'est pas le rôle du chef d'état-major, c'est le rôle de la ministre des Armées. Il aura des troupes à conduire, des opérations à mener, une stratégie, des capacités à défendre et  à proposer au chef des armées qui est le président de la République. C'est comme ça que la République fonctionne bien. Voilà".  

En désaccord avec Emmanuel Macron sur les ressources allouées à la Défense, le chef d'état-major des armées françaises, Pierre de Villiers, a quitté son poste mercredi 19 juillet, une démission inédite synonyme de première crise du quinquennat. "Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français", a écrit mercredi le général de Villiers, 60 ans, pour justifier son départ.