Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Adresse : ATF, 5 rue Louis Blanc, 75010 Paris 

Tél. : 01.45.96.04.06, 

Fax. : 01.45.96.03.97,

Recherche

Articles Récents

Liens

27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 12:03

Soutien au mouvement de la jeunesse tunisienne pour le Travail, la Liberté

et la Dignité sociale

 

Depuis le 14/01/2021 10ième anniversaire de la Révolution tunisienne, ce mouvement auquel participent des pans entiers de la jeunesse tunisienne qui ont repris le chemin de la lutte pour exiger des réponses concrètes aux objectifs de la révolution et des slogans élevés par les acteurs de cette Révolution à savoir :

«Travail, Liberté, Dignité»

L’exercice effectif de la volonté populaire, de la démocratie et de travailler et vivre dans la patrie,

L’accès à la citoyenneté pleine et entière et le respect des droits fondamentaux et individuels,  

 

Après la fuite de Ben Ali en janvier 2011 jusqu’à nos jours, les conditions économiques et sociales désastreuses ont continué à se dégrader, la corruption s’est généralisée, la   marginalisation des régions déshéritées et le chômage des jeunes se sont accentués. Durant la décennie ont aussi émergé des acteurs politiques véreux et mafieux et qui ont investi les instances du pouvoir et des nouveaux acteurs du pillage de la Tunisie. Avant la Révolution, c’était la famille de Ben Ali, maintenant, ce sont les familles d’Ennahdha, ses complices, les organisations politiques, associatives et les affairistes anciens et nouveaux, ainsi que les contrebandiers alliés des terroristes qui se sont enrichis.

 

Devant l’agitation des partis et organisations politiques au pouvoir depuis dix ans, incapables de tenir les promesses d’égalité, de probité et de dignité de la révolution, la perte de confiance et la défiance à l’égard de l’État et dans les « institutions représentatives », se sont installées et la révolte des jeunes n’est que légitime et nécessaire.

Pendant toute cette période, Ennahdha et ses alliés ne se sont attelés qu’à s’enrichir et organiser des razzias systématiques sur les richesses nationales tout en faisant miroiter les mirages pour les jeunes des quartiers périphériques de Tunis, des grandes villes et des régions sinistrées. Ils n’ont rien entrepris et rien développé pour réduire la misère qui frappe des milliers de jeunes et leurs familles et sinistrées.

Les chiffres officiels le confirment en 2020, le nombre des chômeurs, avoisine au 3ème trimestre 767,6 mille personnes soit 16,10%, les diplômés de l’enseignement supérieur sont de 31, 2%, le taux de chômage des jeunes, s’élève à 36,1% selon l’institut national de la statistique (ISN).

 

La succession des négociations avec les collectifs régionaux des jeunes et les associations des jeunes chômeurs n’ont abouti à aucun programme concret économique, social de lutte contre la pauvreté et contre l’économie sous-terraine et les barons de la contrebande. 

Les promesses promises ne sont jamais tenues et les négociations deviennent un calmant pour éponger la colère et s’avèrent être une tactique qui n’avait pour objectif que diviser les jeunes, susciter les contradictions voire attiser les rivalités tribales et éparpiller les forces vives de la nation.

Tout ce que cherchent à faire Ennahdha et ses alliés au gouvernement, c’est à détourner la jeunesse tunisienne et le peuple tunisien des objectifs et des revendications de la Révolution.

Cette révolte est une réponse de la jeunesse tunisienne à celles et ceux qui se sont enrichis par la corruption et aux gouvernements successifs depuis la révolution qui portent la responsabilité des conséquences des politiques économiques et sociales menées et du maintien d’un modèle économique à bout de souffle et qui ne peut produire que chômage, paupérisation et de profondes inégalités.

Dix ans après la révolution, Ennahdha qui a bloqué intentionnellement le processus de transition démocratique et a échoué de sortir le pays de la crise politique, économique, social, culturel et démocratique ; se trouve avec ses alliés dans une impasse politique et leurs discours démagogiques ne convainquent plus personne et en premier lieu les jeunes.

 

La pandémie du coronavirus a amplifié la crise économique et sociale et ses conséquences lourdes chez les jeunes qui ne bénéficient pas de droits au chômage. Cette crise sanitaire a mis en exergue la fragilité de l’économie tunisienne déjà en crise depuis 2008 et l’incapacité des gouvernements successifs à préparer le pays à la lutte contre la COVID 19 et ses conséquences sur l’emploi.

La Tunisie a perdu 160 milles poste d’emploi selon les estimations de l’UTICA.

 

Dix ans après, la représentation institutionnelle ne représente pas le peuple tunisien.

Il est sidérant que ni le Président de la République, ni celui de l’Assemblée des représentants du peuple ni le Président du gouvernement, n’a assumé sa responsabilité et proposé de solution à cette crise.

Ainsi le Gouvernement a répondu par l’utilisation de la force publique et les arrestations de plus de 1000 personnes et par des campagnes médiatiques de dénonciation des manifestants. Cette criminalisation des manifestations, les arrestations arbitraires et les violences commises sur les manifestants sont à la fois contraire à la liberté d’expression et de manifestation garanties par la constitution et ne feront qu’alimenter la colère de la rue contre le système et aggraver le rejet de l'État et de ses institutions.

De son côté le parti islamiste n’a pas hésité à menacer par la voix de deux de ses dirigeants de faire descendre ses milices dans la rue « pour prêter main forte aux forces de l’ordre et protéger les biens publics et privés » menace à peine voilée de préparer à un remake de l’attaque des manifestants démocrates par ses milices du 09 avril 2012 et l'attaque des locaux de l'UGTT la même année. Ainsi Ennahdha montre à cette jeunesse sa vraie nature fasciste.

 

 Ce mouvement est celui des affamés et des jeunes chômeurs qui refusent de mourir dans la Méditerranée et rejoindre Al Quaïda et DAECH ou les groupes terroristes autochtones. Par son ampleur, sa mobilisation et la simultanéité à l’échelle nationale, «la similarité des cibles montrent qu’en dépit de l’absence de cadre organisé, toute une partie de la population partage la même expérience, les mêmes antagonismes, la même manière de se représenter les figures du juste et de l’injuste »

 

Les associations signataires :

· Affirment son soutien aux revendications légitimes du mouvement de la jeunesse tunisienne ;

· Expriment sa solidarité avec les jeunes arrêtés par les forces de l’ordre et avec leurs familles ;

· Condamnent l’utilisation de la violence policière pour mater ce mouvement démocratique ;  

· Dénoncent le silence du gouvernement et du Président de la République face aux appels à la violence des dirigeants Nahdhaouis et leur non-respect de la légalité républicaine.

· Condamnent le soutien implicite du Président d’Ennahdha, Président par ailleurs de l’assemblée des députés du peuple, aux députés et à leur appel à l’utilisation de la violence contre les manifestants.

· Exigent des réponses aux revendications de la jeunesse tunisienne et la libération de toutes et tous les jeunes arrêtés par la police et la garde nationale

· Appellent à l’adoption d’un plan de relance global pour sauver le pays d’une faillite probable, des réponses concrètes et urgentes et pour absorber le chômage en particulier des jeunes dynamiser les régions déshéritées.

Paris, le 25 janvier 2021

Association des Tunisiens en France –Bureau national

Réseau euro maghrébin citoyenneté et culture-REMCC

ATF-Aquitaine

ALIFS

Association Solidarité Jasmin Aix-Marseille

ATF-13

IDEAL-Toulon

AST-Toulon

ATF-Haute Savoie

ATF-Nord

IDEAL-92

Espace Fârâb

ATF-Charente

 

Partager cet article
Repost0

commentaires