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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 12:37

COMMUNIQUE 

 

Dimanche 15 avril 2012, Mme Maya JRIBI, Secrétaire Générale du PDP a été agressée, par des individus se présentant comme des inconditionnels du parti Ennahdha et du Gouvernement.

Dés l’arrivée de la députée, à la cité El Mallaha, à proximité du port maritime de Rades, Banlieue sud de Tunis, pour se rendre visite aux habitants de ce quartier, victimes d’une intervention musclée de la part de la police samedi 14 avril, un groupe de gens l’a apostrophée en la bousculant fortement et en l’assommant copieusement par des insultes ordurières.

 

Plusieurs personnes l’ont encerclée et contrainte à ne pas s’éloigner de son véhicule pour l’obliger au final à quitter les lieux sous le regard passif des policiers.

 

Les agresseurs de Mme Maya JRIBI, les « Faiseurs de loi dans la nouvelle Tunisie », lui ont reproché, et à travers elle toute l’opposition Tunisienne, de « trop critiquer » le gouvernement et de l’empêcher de « faire son travail ». Une vidéo qui couvre cette agression circule dans les réseaux sociaux. Les scènes qu’elle nous livre sont d’une violence gestuelle et verbale telle que l’on comprend très mal l’attitude passive des policiers présents du début jusqu’à la fin.  

Lundi 16 avril, Deux députés du groupe démocratique, Mahmoud Al Baroudi et Iyed Dahmani, ont été agressés devant l’enceinte de l’assemblée constituante,

 

Ces évènements marquent une escalade dans le processus d’intimidation car les députés de l’opposition qui semblaient protégés jusque là, ne sont plus hélas à l’abri des tracasseries des miliciens et militants d’Ennahdha.

 

Après le passage à tabac des blessés de la révolution et des diplômés chômeurs et la vague de répression généralisée qu’à connu l’Avenue Habib Bourguiba le 9 avril 2012, la violence semble se propager au-delà de Tunis, la Capitale, pour s’étendre à la Banlieue et aux régions de la Tunisie, comme à Om Larayes et à EL-Gtar et n’épargne plus les élus du peuple.

Qui a intérêt à installer le chao et à qui profite cette situation ?

 

Il est légitime de se poser la question ? Pourquoi cette escalade au moment où les sit-in diminuent considérablement et au moment où une tendance semble se dessiner pour laisser sa chance au gouvernement pour présenter son programme économique et social tant attendu par les Tunisiens ?

A la place des salafistes apparaissent maintenant des milices qui « épaulent » les services de l’ordre en se livrant à tabasser et intimider les manifestants, les sit-inneurs et les militants et dirigeants de l’opposition démocratique.

 

S'agit-il d'une nième diversion du gouvernement pour faire passer des mesures impopulaires incompatibles avec les objectifs de la révolution ? Serait-ce plutôt le besoin d’instaurer un climat de violence et de peur « nécessaire » à tout parti réactionnaire pour s'installer durablement ? La frénésie du pouvoir s’est emparé aussi bien du gouvernement que du parti Ennahdha qui lâchent leurs ministres et leurs responsables dans une piteuse propagation de théorie du complots alimentant les tensions et multipliant les accusations à l’encontre des médias et des militants de l’opposition.

 

L’ATF condamne l’agression des députés Maya Jribi, Mahmoud Baroudi et Iyed Dahmani quels qu’en soient les auteurs, leur exprime sa solidarité et fait assumer au gouvernement le devoir de protéger les élus de la nation.

 

L’ATF considère que l’attitude du gouvernement et de la majorité actuelle favorise ce climat malsain alors que le pays a besoin de se rassembler pour relever les défis multiples et a besoin de concorde et d’unité pour assurer la transition démocratique.

 

                                                                                               Le Bureau  National de l’ATF

 

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Published by atf-federation - dans Communiqués
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Michel Ravidat 31/10/2012 14:14

nous avons ouvert un centre éducatif pour nos petits autistes Tunisiens à Zaghouan, nous avons besoin d'aide, nous une association à but non lucrative et nous devons assumés les salaires de nos
éducatrices spécialisées et les frais de repas de nos petits, aucunes aides n'est possible en Tunisie c'est pour cette raison que nous faisons appel à nos frères Tunisiens de France de manière à
offrir un espoir à nos enfants autistes de Tunisie.
Nous comptons sur vous, Merci
Cordialement à vous tous.