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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 12:16

L'actualité en Tunisie, autrement

Mseddi revient sur le rôle de la police parallèle dans la montée du terrorisme


La députée Fatma Mseddi a indiqué que la police parallèle a été impliquée dans l’envoi des jeunes dans les zones de conflits.

Dans un post publié sur son compte Facebook, aujourd’hui, lundi 28 août 2017, l’ex-membre du bloc parlementaire de Nidaa Tounes a indiqué que la police parallèle a, dans l’année 2012, collaboré avec le chef de l’organisation terroriste tunisienne Ansar Charia, Seifallah Ben Hassine (alias Abou Iyadh), en fuite en Libye depuis septembre 2012, dans l’envoi des jeunes dans les zones de conflits.

«Après la diffusion samedi dernier du reportage de la chaîne saoudienne Al-Arabiya sur l’envoi des jeunes Tunisiens dans les zones de conflits, ni les partis politiques ni le gouvernement ou même le ministère de l’Intérieur n’ont publié des communiqués sur le sujet», a-t-elle fait remarquer.

Mme Mseddi a, par ailleurs, publié dans le même post, 2 fac-similés d’un récent rapport prouvant, selon elle, que la police parallèle, en place dans les année 2012-2014 et dépendant directement du parti islamiste Ennahdha, est bien impliquée dans l’envoi des jeunes au jihad en Syrie et en Irak.

«Selon un rapport du syndicat des forces de sécurité, la police parallèle a été en contact avec Abou Iyadh. Les anciens haut cadres sécuritaires du ministère de l’Intérieur, Mehrez Zouari et Abdelkarim Abidi sont impliqués dans l’envoi des jeunes Tunisiens dans les zones de conflits. Ce rapport prouve aussi que la police parallèle a soutenu des groupes terroristes dans cette opération», a écrit Fatma Mseddi, ajoutant : «Des agents de la police ont été démis de leurs fonctions sans être traduits devant la justice. Abdelkrim Abidi a certes été traduit devant la justice en 2013, mais aucun verdict n’a, à ce jour, été émis contre lui», laissant ainsi entendre que la justice est, elle aussi, complice de ce système d’omerta mis en place par le parti islamiste Ennahdha pour empêcher la révélation de la vérité sur ses responsabilités dans la montée de l’extrémisme religieux et du terrorisme en Tunisie.

E. B. A

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 12:12

Ghanim à Ghannouchi : Tu es un traître !


Le prédicateur extrémiste Wajdi Ghanim a indiqué qu’il est innocent des accusations lancées contre lui par les Tunisiens.

Dans une vidéo publiée sur sa chaîne Youtube, dimanche 27 août 2017, le prédicateur égyptien réfugié en Turquie depuis mars dernier, connu pour être proche de la confrérie des Frères musulmans, classée organisation terroriste en Egypte, a déclaré, qu’il n’a jamais lancé un appel à la haine et au meurtre contre les Tunisiens qualifiés de mécréants.

«Je n’ai fait qu’expliquer ce qui est indiqué dans le Coran concernant l’égalité dans l’héritage entre l’homme et la femme et le mariage d’une Tunisienne musulmane avec un non-musulman», ajoutant : «Ceux qui ont prétendu que j’ai traité les Tunisiens musulmans de mécréants ne sont que des menteurs. Je remercie Allah pour tous les encouragements et le soutien de mes frères et sœurs de Tunisie. Ils savent que je dis la vérité», a indiqué le prédicateur extrémiste, condamné à 5 ans de prison par le tribunal du Caire, en Egypte.

Wajdi Ghanim a, par ailleurs, adressé un message particulier, et de manière indirecte, à son ami de longue date Rached Ghannouchi, président du mouvement islamiste Ennahdha et membre de l’Organisation internationale des Frères musulmans : «Tu prétends devant tout le monde que je suis ton frère devant Allah. Lorsque j’avais le plus besoin de toi, tu étais absent. C’est une trahison et jamais je te pardonnerais!», a-t-il lancé, par allusion au silence du dirigeant islamiste tunisien, qui a évité, jusque-là, de se prononcer sur la proposition du président de la république, Béji Caïd Essebsi, de réviser la loi pour instaurer l’égalité successorale entre l’homme et la femme et autoriser le mariage d’une tunisienne musulmane avec un non-musulman. Proposition qui avait suscité la réaction incendiaire de l’Egyptien et ses vociférations contre les «Tunisiens mécréants».

E. B. A.

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 12:06

L'actualité en Tunisie, autrement

De la nécessité de renforcer les pouvoirs du chef du gouvernement


Ghannouchi, «Ayotallah et commandant suprême», continue de narguer le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et de lui imposer leurs calendriers, priorités et logiques. 

Par Asef Ben Ammar *

De manière surprenante, le parti Ennahdha annonçait la semaine dernière que le remaniement ministériel, tant attendu, ne peut être que partiel, et que l’évaluation de la performance des ministres en exercice se fera uniquement à l’aune des engagements la Feuille de Route de Carthage (FRC), et aucunement au regard du discours d’investiture du chef du gouvernement Youssef Chahed, tenu à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), fin août 2016.

Des mauvaises nouvelles pour la Tunisie et un autre coup de massue pour la transition démocratique. Regardons pourquoi!

Un message codé, pour deux bravades !

En termes décodés, Rached Ghannouchi assène une double bravade au chef du gouvernement. La première bravade somme le chef du gouvernement de ne pas procéder à un remaniement ministériel élargi. Le parti de Ghannouchi ajoute qu’il faut attendre les élections municipales et passer, dans tous les cas, par les partenaires signataires de la FRC, avant de procéder à un remaniement élargi. Selon Ennahdha, le chef du gouvernement ne peut pas remanier son gouvernement et ne peut que pourvoir les postes ministériels vacants, ni plus ni moins!

La deuxième bravade a trait à l’évaluation de la performance des ministres en exercice. Ghannouchi postule que cette évaluation ne peut pas se faire au regard du discours d’investiture du chef de gouvernement, avec prise en compte des objectifs et mandats assignés par le chef du gouvernement aux ministres lors de leur nomination.

Ghannouchi prétend aussi que l’évaluation de la performance des ministres ne peut se faire qu’à l’aune des principes et critères de la FRC, ceux convenus avec des partenaires rassemblés de façon ad hoc (élus et non élus), et sous l’égide direct du président Béji Caïd Essebsi.

Ces déclarations tombent mal, coïncidant avec un contexte où toute la Tunisie attend impatiemment le remaniement ministériel, annoncé depuis le mois de juin. Encore une fois, Ghannouchi ose défier le chef du gouvernement en imposant son calendrier, ses priorités et sa logique. Il se permet d’agir en «Ayotallah et commandant suprême» qui décide et qui peut imposer ses diktats au gouvernement.

Cela tombe mal aussi parce que l’économie tunisienne commence à décrocher sérieusement, avec quasiment tous les voyants du tableau de bord qui ont viré au rouge (chômage, inflation, double-déficits, dettes, décote de la Tunisie, dévaluation, baisse des réserves en devise, etc.). Une situation économique qui impose de nouvelles approches et de nouvelles compétences ministérielles; impossibles à mobiliser autrement que par un remaniement ministériel élargi et urgent.

Ce que propose Ghannouchi déroge à l’esprit et à la lettre de la Constitution; celle-ci accorde au chef du gouvernement une marge de manœuvre plus importante, plus axée sur les résultats et éloignée des tiraillements partisans et autres marchandages occultes entre les partis politiques.

Feuille de route de Carthage, l’impasse!

Ghannouchi met de l’huile sur le feu! Il ajoute à la crise économique une crise politique, autrement plus néfaste. Valorisant sa majorité d’élus au parlement, suite à l’implosion du Nidaa, Ghannouchi bombe le torse et hausse le ton. Très probablement parce que la sous-performance des ministres issus d’Ennahdha est pointée du doigt, notamment au regard de l’échec patent en matière d’incitations au travail, de formation professionnelle, de création d’emplois ou encore en matière de réduction du déficit commercial et de promotion des exportations. Peut-être aussi que les candidats proposés par Ennahdha pour les postes clefs visés par le remaniement souhaité ont été jugés irrecevables et incompétents.

Cela dit, la posture d’Ennhadha déroge aux standards et aux principes régissant une gouvernance axée sur les résultats, motivée par la performance et évoluant dans la flexibilité des équipes ministérielles et des actions à mener.
Quasiment, tous les manuels de science politique nous apprennent qu’un gouvernement fonctionne comme une équipe de sport collectif, il faut un entraîneur qui motive, qui gronde et qui remplace, le cas échéant, les moins bons par d’autres, mieux entraînés et plus performants.

Tout indique qu’en agissant de la sorte, Ennahdha veut déconnecter le chef du gouvernement de ses engagements et promesses tenus lors du discours d’investiture. Le tout pour mettre la main sur le volant de la gouvernance (volant tenu en principe par Youssef Chahed); et imposer sa ligne de conduite sur les ajustements à venir, sur les décisions à prendre, sur la gestion des performances, sur la gouvernance des contingences et sur la définition des priorités de l’agenda politique.

La position de Ghannouchi en dit long sur son opportunisme politique et sur son incompréhension des enjeux de l’heure: une économie quasiment en panne d’avenir, des citoyens qui perdent espoir et une transition démocratique aux abois.
La posture de Ghannouchi a cependant un mérite. Elle met au grand jour l’impasse générée par la Feuille de route de Carthage.

Une bouée devenue un boulet!

La FRC est censée être un mécanisme ad hoc de coordination permettant d’outiller l’action gouvernementale d’une vision stratégique (orientations et objectifs), d’une démarche organisationnelle (partage des responsabilités, moyens, instruments, pouvoir) et d’une planification opérationnelle (qui fait quoi, qui apporte quoi, etc.).

Mais dans la pratique, la FRC est devenue progressivement un prisme de chantage, une plateforme de résistance aux changements et un magma d’incohérences dans l’action gouvernementale. La FRC était conçue et communiquée comme une bouée de sauvetage de l’économie tunisienne. Elle est désormais un boulet qui traîne vers le bas la gestion gouvernementale des politiques publiques, empirant encore plus les problématiques économiques.

Deux aberrations expliquent pourquoi FRC est passée de bouée à boulet.

La première a trait au caractère hétéroclite des partis présents au sein du gouvernement engendré par la FRC. Comme l’Arche de Noé, toutes les sensibilités politiques ont été embarquées dans le mécanisme de la FRC, certaines sensibilités non présentes au sein du parlement ont grâce à la FRC obtenu des postes ministériels importants leur permettant de gouverner sans disposer d’aucune légitimité issue des urnes.

Par le jeu de la négociation (véto, alliance, chantage, etc.) et par les contingences de l’exercice du pouvoir, les différentes sensibilités politiques présentes au gouvernement finissent par livrer des politiques publiques qui s’écartent des promesses électorales tenues par chacun des partis présents.

Il y a ici une grave rupture et un écart sans cesse grandissant (gap) entre les attentes citoyennes (exprimées par le vote) et les consensus obtenus au sein du gouvernement pour contrer un problème et le solutionner de tels ou tels autres instruments de politiques publiques.

Dit autrement la FRC trahit le vote du citoyen et lui propose des politiques publiques pervertis pour lesquelles il n’a pas voté. Ceci explique largement la déception et l’insatisfaction des citoyens face aux politiques gouvernementales et face au gouvernement de manière générale.

En somme la FRC a enfanté un mécanisme monstrueux basé sur une coalition atypique faisant cohabiter les plus incompatibles et les plus antinomiques, pour gouverner un bateau qui chavire de plus en plus! La FRC est basée sur une vision naïve de la coordination, puisqu’elle nivelle par le bas et met sur le même pied d’égalité des forces inégales en légitimité électorale et en compétence opérationnelle.

La deuxième aberration de la FRC tient au choix du chef du gouvernement. En l’état, le chef du gouvernement n’est pas un élu et est désigné pour gouverner, sans avoir la légitimité des urnes et savoir quelle cause défendre (en priorité) et quel type de politique il doit livrer pour honorer ses promesses électorales.

La FRC confie le poste du chef de gouvernement à un non-élu, tout en restant parrainée par Caïd Essebsi, un président élu démocratiquement pour 5 ans, et devant composer avec un régime politique plutôt parlementaire, où c’est le chef du gouvernement qui gère les politiques publiques.

Chahed face à l’arrogance de Ghannouchi

Dans les faits, la FRC a augmenté les pouvoirs du président et des partenaires au détriment de ceux du chef de gouvernement. Ce dernier apparaît de plus en plus comme un sous-traitant désigné pour constituer et diriger un gouvernement où chaque parti et partie prenante dispose d’un certain nombre de postes ministériels (quota fixe). De nombreux observateurs n’hésitent pas dénoncer la FRC, en tant que mécanisme ad hoc et inconstitutionnel.

Grâce à la FRC, les ministres peuvent jouent les agents doubles, agissant un peu pour le gouvernement et consacrant l’essentiel de leur effort (et actions) au service de leur parti (pour ne pas dire la rue et la dissidence).

Les ministres peuvent se permettre les erreurs, les abus et les incompétences sachant qu’ils relèvent plus d’un mécanisme politique (FRC), tout en ayant les pleins pouvoirs sur des mécanismes de gouvernance (ministère, etc.), sans s’exposer à la rigueur de l’évaluation de leur performance par le chef du gouvernement.

C’est un peu cela que le parti Ennahdha a voulu défendre et perdurer en s’attaquant aux pouvoirs du chef du gouvernement, en matière de remaniement et d’évaluation de ses ministres et politiques publiques.

Dans les faits, la FRC apparaît comme un mécanisme inconstitutionnel, un leurre et un piège tendu par certains partenaires, dont Ennahdha, pour grignoter toujours plus de pouvoir et de contrôle sur la gouvernance des politiques publiques.

Pour Ennahdha et pas seulement, la FRC constitue un levier qui permet d’avoir les pouvoirs qu’ils n’ont pas pu obtenir par les élections ou pour des raisons de séparation des pouvoirs dans la Tunisie démocratique.

Jusqu’à quand doit-on vivre les méfaits et les supplices de cette FRC et doit-on s’en défaire avant qu’il ne soit trop tard?

Répondre à ces questions permettra de renforcer les pouvoirs de gouvernance du chef du gouvernement. Cela permet aussi de faire barrage aux velléités de Ghannouchi et du parti Ennahdha, qui s’immiscent et avec arrogance dans les champs de compétences du chef du gouvernement.

* Ph.D, Analyste en économie politique.

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 18:33
Réfugiés et inégalités Nord - Sud
 
Les textes, manifestes et appels diffusés depuis plusieurs années par des associations nombreuses et des organisations politiques en faveur de l' accueil des migrants n' a pas rencontré jusqu'à présent beaucoup de succès auprès des diverses institutions interpellées.
Parallèlement à ces actions, en replaçant la question de l' accueil des migrants dans le cadre général des inégalités Nord - Sud ( dont elle n' est qu' un des aspects ), des mobilisations pour des rapports plus égalitaires avec les pays d' origine pourraient ( peut être ? ) mieux et plus largement faire comprendre l' iniquité des situations là bas et ici, et donc modifier le rapport de forces.
 
L' anthropologue Claude Meillassous résumait en quelques lignes en 1977 la continuité de l' exploitation: ( repris en 2013 par l' économiste argentin José Luis  Corraggio [1] )
" L' accumulation primitive a accompagné toute la modernité et continue sous des formes plus ou moins pacifiques: les mines à ciel ouvert, l' extraction du pétrole qui empiète sur l' habitat indigène ou populaire, l' imposition du paiement usurier des dettes illégitimes, la continuelle exploitation indirecte du travail domestique des femmes et des enfants qui a lieu désormais à l' échelle globale, ou encore l' utilisation de l' État pour consolider la propriété privée de ressources qui sont le patrimoine de peuples ancestraux ou de l' humanité. Les formes qu' a prises la relation centre/périphérie après la colonisation ne sont aucunement dénuées de violence, la dépendance politique et la gestion des dettes allant des blocus par des flottes étrangères jusqu'aux conditions posées par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. "
 
La revue Alternatives Sud " L' aggravation des inégalités " (2015)[2]   indique dans sa présentation: " Quant à l' écart entre pays riches et pays pauvres, si son explosion remonte à la période coloniale, il a encore pratiquement triplé depuis lors pour atteindre un rapport de 80 à 1. "
 
Dans une interview dans l' Express ( 5/5/2014 ) " Inégalités en Afrique: Agissons maintenant ! " le politicien franco-togolais Kofi Yamgnane dénonçait notamment l' accaparement des terres par des multinationales ou des États étrangers, et s' inquiétait de l' impact des inégalités ( paupérisation, délitement des solidarités, corruption et instabilité ).
 
Patrick Chamoiseau a commenté son livre " Frères migrants " sur le site Diacritik [3] le 10/7/2017:
" Laisser-mourir est devenu politiquement rentable car cela laisse penser que l' on s' érige protecteur contre la mise en relation de nos humanités. Seule la mise en contact régulée par le Marché est acceptable."
" L' imaginaire inavoué de l' Europe est l' Empire. (...) Car l' Empire est en soi un isolement. "
 
En fait  l' expression de la solidarité des pays occidentaux a évolué et a considérablement bifurqué vers l' action des ONG. 
Voici ce qu' écrivait en 2009 à propos des ONG le consul du Burkina Faso de Nice [4]:
" Si à la naissance de l' ONU on en dénombrait moins d' une cinquantaine, elles seraient à l' heure actuelle près de 40.000 dans le monde. Depuis que le concept de " village planétaire " a été véhiculé par les médias (...) les États et les Organisations internationales à l' échelle planétaire tiennent de plus en plus compte de ces acteurs atypiques que sont les ONG (...).
La prise de conscience de la communauté internationale est telle en ce début du XXIè siècle, que les ONG et ce que l' on appelle communément la " société civile " sont des acteurs politiques majeurs de la vie internationale. "
 
En 2003 la géographe Sylvie Brunel [5] a donné une conférence à l' Université de tous les savoirs ", sur le thème " Les ONG et la mondialisation "
" En préambule, un constat s' impose: depuis la fin de la guerre froide, les ONG explosent et jouent un rôle croissant sur la scène internationale.
ONG " de terrain " comme mouvements de lobbying et de sensibilisation, ONG du Nord et du Sud, ONG " associatives " mais aussi ce que les Anglo-Saxons appellent les " gongos " ( gouvernemental NGO...) tirant leurs ressources des financements publics, les ONG sont partout, l' humanitaire fait recette et ses hérauts figurent en tête des personnalités préférées des opinions publiques. " S. Brunel s' interrogeait ensuite sur la légitimité des ONG, leur transparence et surtout:  " L' action humanitaire contribue-t-elle vraiment, aujourd'hui, au développement ? "
 
La dernière livraison parue ( 2017 ) de la revue Alternatives Sud porte en titre " ONG  Dépolitisation de la résistance au néolibéralisme ? " [6]   elle introduit beaucoup de questions et de préoccupations salutaires.
 
Les ONG agissent et s' activent, parfois dans des conditions d'urgence extrême; elles obtiennent des résultats et facilitent des évolutions; mais n' influent pas sur le rapport de force global et n'infléchissent pas l'orientation dominante.
 
Sensibiliser et mobiliser l' opinion publique pour la résorption des inégalités permettrait d' avancer vers le " monde dans la perspective des migrants "  que définit Patrick Chamoiseau: " [3] Ce serait un monde qui se perçoit, se vit, se réalise et s' organise comme un monde dans la totale plénitude du vivant. (...) Dans un tel monde, la mobilité de tous vers tous et par tous devient une donnée élémentaire de base qui ne s' oppose à aucune permanence ni à aucune sûreté collective. Ce sera le monde de la Relation ! "
 
 
[1]   " Socioéconomie et démocratie " Isabelle Hillenkamp et Jean Louis Laville mai 2013 éd. Erès
[2]  Julie Godin 09/2015 éd. Syllepse
[4]  Lettre n° 16 du consulat - avril 2009. Le mot du Consul: " Les ONG à l' heure de la mondialisation "
[5]  Le Monde 25/06/2003, présentation de la conférence de Sylvie Brunel du 22 /07/2003
[6]  Julie Godin 05/2017 éd. Syllepse
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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 18:18

Macron veut des « hébergements d'urgence partout »

LES ECHOS  
 
 
 
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Le président de la République a annoncé la création de « hotspots » en Libye.

En déplacement hier à Orléans pour participer à une cérémonie de naturalisation, Emmanuel Macron en a profité pour prononcer un discours sur l'accueil des migrants. Tout en rappelant la «  tradition d'accueil » de la France, il a réaffirmé la ligne gouvernementale séparant le traitement des demandeurs d'asile et des migrants économiques. «  Il n'existe pas le pays qui peut aujourd'hui accueillir l'ensemble des migrants économiques », a admis le Président , qui a rappelé que près d'un million de personnes sont actuellement en Libye pour tenter la traversée de la Méditerranée.

Décidé à agir en amont, Macron a annoncé la création cet été de «  hotspots » en Libye, des centres d'examen de demandes d'asile. Le but est de dissuader les personnes non éligibles au droit d'asile d'entamer une traversée périlleuse. Une proposition qui laisse les associations de défense des migrants dubitatives, car parmi les « hotspots » déjà existants en Libye, certains ressemblent plus à des zones de non-droit, gérées par des milices, voire des trafiquants, que de véritables centres de rétention. «  Qui M. Macron va-t-il envoyer là-bas pour gérer ces « hotspots » ? Quelles garanties pour assurer que les droits des personnes soient respectés ? » s'interroge l'association Human Rights Watch. L'Elysée a d'ailleurs précisé jeudi soir que cette solution n'était «  pas possible aujourd'hui » et qu'  « une mission de faisabilité » se tiendrait «  fin août ».

Plus d'hébergements

Le président de la République s'est exprimé sur l'hébergement des migrants arrivés en France et en attente de demande d'asile. «  Je ne veux plus, d'ici la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus [...] Je veux partout des hébergements d'urgence », a affirmé Emmanuel Macron. Une position qui va à 180 degrés de celle défendue par son ministre de l'Intérieur. Gérard Collomb s'était opposé en juin dernier à toute nouvelle ouverture de centres pour migrants. Le budget de l'hébergement d'urgence étant régulièrement sous-doté, la promesse du président sera compliquée à tenir. Emmanuel Macron s'est par ailleurs engagé à une «  réduction drastique » des délais de traitement des demandes d'asile.

C. M., Les Echos

Macron veut des « hébergements d'urgence partout »

LES ECHOS  
 
 
 
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Le président de la République a annoncé la création de « hotspots » en Libye.

En déplacement hier à Orléans pour participer à une cérémonie de naturalisation, Emmanuel Macron en a profité pour prononcer un discours sur l'accueil des migrants. Tout en rappelant la «  tradition d'accueil » de la France, il a réaffirmé la ligne gouvernementale séparant le traitement des demandeurs d'asile et des migrants économiques. «  Il n'existe pas le pays qui peut aujourd'hui accueillir l'ensemble des migrants économiques », a admis le Président , qui a rappelé que près d'un million de personnes sont actuellement en Libye pour tenter la traversée de la Méditerranée.

Décidé à agir en amont, Macron a annoncé la création cet été de «  hotspots » en Libye, des centres d'examen de demandes d'asile. Le but est de dissuader les personnes non éligibles au droit d'asile d'entamer une traversée périlleuse. Une proposition qui laisse les associations de défense des migrants dubitatives, car parmi les « hotspots » déjà existants en Libye, certains ressemblent plus à des zones de non-droit, gérées par des milices, voire des trafiquants, que de véritables centres de rétention. «  Qui M. Macron va-t-il envoyer là-bas pour gérer ces « hotspots » ? Quelles garanties pour assurer que les droits des personnes soient respectés ? » s'interroge l'association Human Rights Watch. L'Elysée a d'ailleurs précisé jeudi soir que cette solution n'était «  pas possible aujourd'hui » et qu'  « une mission de faisabilité » se tiendrait «  fin août ».

Plus d'hébergements

Le président de la République s'est exprimé sur l'hébergement des migrants arrivés en France et en attente de demande d'asile. «  Je ne veux plus, d'ici la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus [...] Je veux partout des hébergements d'urgence », a affirmé Emmanuel Macron. Une position qui va à 180 degrés de celle défendue par son ministre de l'Intérieur. Gérard Collomb s'était opposé en juin dernier à toute nouvelle ouverture de centres pour migrants. Le budget de l'hébergement d'urgence étant régulièrement sous-doté, la promesse du président sera compliquée à tenir. Emmanuel Macron s'est par ailleurs engagé à une «  réduction drastique » des délais de traitement des demandes d'asile.

C. M., Les Echos

 

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 18:15

Réfugiés: Bové appelle Macron à "ouvrir les frontières"

Réfugiés: Bové appelle Macron à

L'eurodéputé écologiste Jose Bové en conférence de presse à Montréal, le 12 octobre 2016

AFP, publié le samedi 22 juillet 2017 à 20h56

Le député européen José Bové (EELV) en a appelé samedi au président de la République Emmanuel Macron pour que la France "accepte d'ouvrir ses frontières" aux "réfugiés", au cours d'un rassemblement à Tende (Alpes-Maritimes).

"La France n'assume pas son rôle d'accueil" et le défenseur des droits Jacques Toubon "le dit aussi", a déclaré M. Bové au cours d'un rassemblement de soutien à l'association locale Roya Citoyenne, qui vient en aide aux migrants venant depuis l'Italie voisine. 

Il faut que la France "accepte d'ouvrir ses frontières et accueille un nombre de réfugiés qui corresponde à notre pays", a-t-il dit. Il a appelé à "faire sauter la convention de Dublin", qui crée, selon lui, une situation intenable dans laquelle les migrants sont obligés de déposer leur demande d'asile dans le premier pays d'accueil. 

"Les Etats européens se cachent derrière cette convention pour ne pas accueillir dans la dignité ces personnes qui traversent la Méditerranée au péril de leurs vies", a-t-il ajouté.

M. Bové a également volé au secours des militants de l'association Roya Citoyenne, dont plusieurs membres sont jugés en appel et encourent des peines de prison avec sursis pour avoir aidé des migrants. "Ce sont eux les vrais représentants de l'esprit européen", a salué M. Bové. "Le travail des associations dans la vallée de la Roya mériterait d'avoir le prix Sakharov des droits de l'Homme", a-t-il affirmé.

Il a en revanche critiqué "les élus qui soufflent sur les braises quand ils disent que les réfugiés amènent des dangers", citant notamment Eric Ciotti, président Les Républicains (LR) du département des Alpes-Maritimes, que M. Bové accuse de "bafouer les principes de la République" et de "jouer sur les peurs."

L'association Roya Citoyenne est assignée en justice par un autre élu local, Olivier Bettati, conseiller régional apparenté FN. L'élu demande sa dissolution en l'accusant d'être "la base logistique sur laquelle M. Herrou s'appuie pour organiser des passages de réfugiés de l'Italie vers la France". Le tribunal de Nice doit se pencher le 13 octobre sur sa demande.

vxm/bat/DS

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 20:52

Alain Marsaud quitte le plateau de BFMTV: "Si c'est pour me traiter comme ça vous pouvez continuer sans moi"

Alain Marsaud quitte le plateau de BFMTV: ©Capture d'écran BFM TV
A lire aussi
 

Source: Huffington Post, publié le samedi 19 août 2017 à 13h15

Alain Marsaud, ancien chef de la lutte anti-terroriste a quitté le plateau, furieux, devant des journalistes quelque peu blasés: "Si c'est pour me traiter comme ça vous pouvez continuer sans moi", s'est-il agacé. 

Attentats en Espagne : Alain Marsaud quitte le plateau de BFM TV en direct

L'expert en lutte antiterroriste a dénoncé vendredi "le refus" de la classe politique et des médias de parler d'attentats islamistes après les attaques en Catalogne.

Publié le  | Le Point.fr
L'ancien député LR a dirigé le service central de lutte antiterroriste du parquet de Paris.
L'ancien député LR a dirigé le service central de lutte antiterroriste du parquet de Paris. © AFP/ JACQUES DEMARTHON
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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 21:00

Antisionisme antiraciste non, néonazisme sioniste oui ?

Toute la « alt-right » (droite alternative), ainsi pudiquement nommée par les médias conservateurs américains pour mieux en masquer le néonazisme et le relativiser, s’y était donnée rendez-vous vendredi soir et samedi dernier.

Défilé nocturne à la lumière des torches, les mêmes que celles utilisées pour aller chercher les Noirs et les pendre, à une époque pas si lointaine. Chants négrophobes (« Nègres, retournez en Afrique ! ») et antisémites (« Juifs, vous ne nous remplacerez pas !). Claires références au national-socialisme allemand, avec la reprise enthousiaste du slogan « Blut und Boden » (sang et sol), les saluts nazis ponctuant régulièrement le rassemblement et le nombre considérable de brassards à croix gammées. Les horreurs seraient trop longues à lister dans leur intégralité. Et pourtant, malgré la légitime émotion suscitée par les vies fauchées à la marge de ce rassemblement, malgré la colère provoquée par cette démonstration de racisme à visages découverts, malgré l’antisémitisme avéré des manifestants, silence radio du côté des autorités israéliennes et des organisations juives sionistes européennes et françaises.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, d’habitude si prompt à dénoncer l’antisémitisme et à appeler à l’immigration en masse des Juifs du monde entier vers Israël vient de dénoncer du bout des lèvres la manifestation néonazie, mais pas un mot sur son allié Trump ! Pourtant au sein de l’Administration Trump, les collusions sont nombreuses et parfaitement documentées [1] entre les suprématistes blancs antisémites et les sionistes. Preuve supplémentaire, s’il en fallait, que sionistes et racistes antisémites ne sont pas des ennemis mais des alliés ! Ils partagent, notamment, l’idée que les Juifs ne sont pas des Américains comme les autres – et qu’ils feraient mieux de déguerpir en Palestine. D’où l’absence de réaction du gouvernement israélien. Depuis quand cogne-t-on sur ses amis ? Ce silence assourdissant s’ajoute à la bruyante marque d’amitié que Netanyahu a manifesté quelques semaines plus tôt au Premier ministre hongrois Viktor Orban, dont l’antisémitisme est avéré.

On ne pourra éviter de remarquer le silence incroyable du CRIF et des organisations juives sionistes européennes habituellement très promptes à hurler à l’antisémitisme devant chaque manifestation BDS dans le monde. Faudra-t-il en conclure qu’antisionisme et antiracisme sont condamnables et que le sionisme même sous ses formes les plus agressives et antisémites non ?

L’UJFP rejoint le concert des voix juives qui, aux États-Unis comme ailleurs, condamnent sans la moindre ambiguïté les militants néonazis rassemblés à Charlottesville et leurs idéologues ayant pignon sur rue à la Maison Blanche. Nous tenons également à apporter toute notre solidarité aux proches des victimes assassinées pour avoir tenu tête aux suprématistes blancs, et à tous les manifestants qui refusent la haine inter-raciale aux États-Unis. Enfin, nous manifestons notre plus profond mépris pour les combines des dirigeants sionistes, qui partout dans le monde, y compris à la tête des gouvernements français et européens, ferment les yeux sur les démonstrations antisémites les plus barbares quand cela les arrange, plaçant leur agenda politique au-dessus de toute autre considération.

Le Bureau national de l’UJFP, le 16 août 2017.


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Published by atf-federation - dans Solidarité internationale
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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 20:52

Au fait, c'est quoi une ordonnance ?


Éclairage sur la définition et sur le processus d'adoption d'une ordonnance.
 

Ce n'est pas une surprise car Emmanuel Macron l'avait annoncé pendant la campagne présidentielle : la fameuse réforme du Code du travail interviendra non pas sous la forme d'une loi, mais d'ordonnances. Mais au fait, savez-vous vraiment ce qu'est une ordonnance ?

La définition de l'ordonnance

La Constitution de la Ve République prévoit que certains sujets précisément définis dépendent du domaine de la loi, les autres relevant du domaine du règlement (décrets, arrêtés). Autrement dit, les mesures qui sont du ressort de la loi doivent être votées par le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) tandis que les autres peuvent être prises directement par le gouvernement. Toutefois, ce dernier peut demander au Parlement de l'autoriser à prendre lui-même des mesures qui relèvent normalement du domaine de la loi. Ces actes sont alors appelés des « ordonnances ».

La procédure d'adoption d'une ordonnance

Pour pouvoir « légiférer » par ordonnance, le gouvernement doit donc y être autorisé par le Parlement. Cette autorisation lui est donnée par une loi, dite « d'habilitation », qui fixe le champ d'application de l'ordonnance envisagée. Une fois cette loi votée par les deux chambres (Assemblée nationale et Sénat), le gouvernement peut rédiger son ordonnance. En pratique, elle est adoptée en Conseil des ministres, puis signée par le président de la République et publiée au Journal officiel. Elle peut alors entrer en application.

Mais attention, la procédure n'est pas terminée pour autant. Un projet de loi, dit « de ratification », doit encore être déposé devant le Parlement avant la date limite fixée par la loi d'habilitation. Si ce projet est approuvé par le Parlement, l'ordonnance est ratifiée et acquiert force de loi. Dans le cas contraire (ou si le projet de loi de ratification n'est pas déposé dans le délai imparti), l'ordonnance devient caduque (c'est-à-dire qu'elle n'est plus valable).

L'intérêt de recourir aux ordonnances

Le recours aux ordonnances permet à un gouvernement de mettre en œuvre rapidement certaines mesures de son programme. En effet, le texte ne passant ni par l'Assemblée nationale ni par le Sénat, il évite les débats, parfois interminables, qui ont lieu en commission et dans les hémicycles ainsi que les différents examens par les deux assemblées (« navettes parlementaires »).

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 20:49

Taxe d'habitation : les modalités de la réforme

Taxe d\'habitation : les modalités de la réforme
 

La première baisse de 3 milliards d'euros en 2018 ne s'appliquera finalement pas aux seuls ménages modestes.
 

La réforme de la taxe d'habitation était une des mesures phares de la campagne d'Emmanuel Macron, et le président entend bien que tous les Français concernés en voient la couleur dès l'an prochain. Gérald Darmanin a détaillé mercredi à l'Assemblée les modalités de la politique gouvernementale en la matière. Et elles vont dans ce sens. « Tous les ménages auront un tiers de moins à payer pour la taxe d'habitation en 2018 », a expliqué le ministre des Comptes publics lors d'une audition devant la commission des Finances au Palais-Bourbon.

A l'horizon 2020

Cette décision, pour logique qu'elle paraisse, n'avait rien d'une évidence. Après avoir envisagé de la repousser d'un an en 2019, le gouvernement a décidé brusquement dimanche d'enclencher dès l'an prochain la première des trois tranches d'exonération de taxe d'habitation, exonération qui sera donc totale pour 80 % des Français à l'horizon 2020. Sans savoir à ce moment là qui allait bénéficier de ce premier tiers, qui coûte 3 milliards d'euros pour les finances publiques. Mardi, le gouvernement semblait pencher pour concentrer cette baisse sur les ménages les plus modestes. Cette option avait l'avantage de rendre plus visible l'une des autres promesses d'Emmanuel Macron, la compensation de la hausse de la CSG sur les retraités modestes. Viser les ménages les moins aisés, c'était en effet viser cette catégorie de la population. Privilégiée mardi, cette option a donc été abandonnée mercredi. Cette première tranche d'exonération sera donc un peu plus saupoudrée, avec l'avantage toutefois que tous les bénéficiaires potentiels de la réforme y goûtent dès 2018.

En revanche, il est une autre réforme populaire que les Français devront très probablement attendre. Durant sa campagne, Emmanuel Macron avait annoncé qu'il remettrait en place la fameuse défiscalisation des heures supplémentaires (en réalité leur exonération de cotisations sociales). La mesure n'est plus évoquée depuis plusieurs semaines. « L'engagement sera tenu », a juré le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, devant la commission des Finances, avant d'ajouter : « Quelle date ? Nous verrons. »

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