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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 12:27
Communiqué  Solidarité avec les mouvements sociaux tunisiens   Des protestations ont éclaté à Tunis et dans plusieurs wilayas tunisiennes suite à l’adoption de la loi des finances 2018 qui contient de nouvelles dispositions fiscales et des mesures d’austérité coûteuses aux classes pauvres et nocives pour les classes moyennes, les salariés et les petits producteurs. Dans la logique de se plier aux dictats des institutions financières internationales, cette loi des finances a été adopté sous la pression et l’insistance du gouvernement et ce malgré les nombreuses voix qui se sont élevées contre son adoption, Suivant avec intérêt cette large mouvance citoyenne qui a été soutenue par des forces politiques de l’opposition et des organisations civiles indépendantes, nous enregistrons encore une fois l’incapacité du gouvernement tunisien à apporter des réponses politiques aux protestations auxquelles il répond par les anciennes méthodes basées sur la criminalisation, la falsification de la réalité  et l’approche sécuritaire, sous l’allégation d’actes de violences et de destruction commis dans plusieurs régions. Ces mouvements coïncident avec le septième anniversaire de la révolution tunisienne qui est encore loin, malgré les avancées au niveau politique, de réaliser les objectifs économiques et sociaux sur lesquels elle a été fondée.   Ces mouvement viennent aussi confirmer l’isolement que vit la coalition gouvernementale du fait de son émiettement interne et de sa politique improvisée, la situation d’inquiétude et de colère qui règne en l’absence de propositions économiques et sociales courageuses qui limiteraient les écarts entre les régions et les couches sociales et protègeraient les populations marginalisées, permettant ainsi l’ouverture d’un nouvel horizon pour le développement économique et le progrès social. S’inscrivant dans les valeurs de la solidarité maghrébine,  les associations et organisations signataires: 1-     Joignent leurs voix à celles de la société civile tunisienne qui a confirmé son rejet de tout acte de violence et de destruction  et son attachement au droit de manifestation et d’expression pacifiques ; 2-     Appellent à la libération de tous les détenus, à l’arrêt des poursuites et à garantir le droit à l’action civile et pacifique ; 3-     Estiment que le gouvernement tunisien et institutions officielles sont responsables des retombées de leurs politiques économiques et sociales, calquées sur un modèle de développement qui reproduit le chômage, la pauvreté, la disparité sociale et l’injustice ; et les appellent à revoir leurs politiques à travers des options fiscales équitables et des mesures de lutte réelle contre la corruption; 4-     Appellent à plus de convergences et à l’unification des efforts des pays maghrébins et des diasporas maghrébines à l’étranger, pour soutenir le mouvement civil pacifique de rejet du budget d’austérité approuvé par le gouvernement tunisien, et mettre fin au blocus médiatique imposé au mouvement et à revendiquer la protection des activistes et le respect des droits et des libertés consacrés dans la constitution de 2014 .  Le 25 Janvier 2018  Premiers signataires : Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche (AFTURD), Coordination des mouvements sociaux en Tunisie, Association Tunisienne des Femmes Démocrates  (ATFD) , Association Vigilance pour la Démocratie et l’Etat Civique (Yaquadha), Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie – (CRLDHT), Forum des Alternatives Maroc  (FMAS), Forum Tunisiens des Droits Économiques et Sociaux (FTDES), Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH), Nomad06, Association AIDDA – Paris Association de Défense des Droits de l’ Homme au Maroc (ASDHOM) - France, Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA), Association des Marocains en France (AMF), Association des Tunisiens de l'Isère Citoyens des Deux Rives -Grenoble  , Association des Tunisiens en France (ATF), Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF), Association des Tunisiens du Nord – Lille  , Association Femmes pour l’Egalité et la Démocratie (AFED) - Maroc, Association Marocaine des Droits des Femmes (AMDF), Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), Association médicale de réhabilitation des victimes de la torture Association RAJ-Algérie, Association des Tunisiennes et Tunisiens en Suisse (ATTS), Cedetim – France Centre Euro-Méditerranéen de Migration et Développement (EMCEMO) - Pays-Bas, Centre Marocain pour la  Démocratie des Elections , Conseil des Lycées d’Algérie (CLA) – Algérie, Collectif algérien France (ACDA) - Agir pour le changement et la démocratie en Algérie, Collectif Associatif pour l’Observation des Elections – Maroc, Collectif Culture Création Citoyenneté  - 3 C -  France, Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie  (CVDT) -  Belgique, Comités pour le développement et le Patrimoine (CDP), Coordination Maghrébine des Organisations des Droits de

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 20:59

"Tout le monde sait que Jérusalem est la capitale d'Israël", estime Manuel Valls

 

 
Monsieur Manuel Valls estime que la Capital d'Israel es jerusalem b depuis quand Monsieur l'ancien premier minstre
 
 
L'ancien Premier ministre s'est dit partisan d'une solution à deux États.
 

Manuel Valls a affirmé mardi 23 janvier que "tout le monde sait que Jérusalem est la capitale d'Israël". Une déclaration à contre courant de la position de la France, qui a dénoncé la décision unilatérale de Donald Trump de le reconnaître.

Interrogé par BFMTV et RMC sur l'appel du président palestinien Mahmoud Abbas aux Européens à reconnaître la Palestine comme un Etat indépendant, l'ancien Premier ministre a déclaré qu'il "ne cro(yait) pas que ce serait la bonne solution".

"Je ne crois pas à des décisions unilatérales qui ne passent pas d'abord par une discussion directe entre la Palestine et les Israéliens", a-t-il expliqué, rappelant qu'"on a critiqué la décision unilatérale des États-Unis" de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël.

La décision de Trump "n'a pas fait avancer les choses"

A la question de savoir si lui-même critiquait cette décision, M. Valls a admis que "oui, parce que ça n'a pas fait avancer les choses". "Même si je sais, tout le monde sait, que Jérusalem est la capitale d'Israël et personne ne va le remettre en cause", a-t-il ajouté. 

"Mais toutes les décisions unilatérales ne font pas avancer les choses", a martelé le député (apparenté LREM) de l'Essonne, se disant "partisan d'un Etat palestinien et de deux Etats, l'Etat d'Israël et l'Etat palestinien vivant côte-à-côte".

En froid avec l'administration Trump, le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé lundi à Bruxelles les 28 Etats membres de l'UE à reconnaître "rapidement" la Palestine comme un Etat indépendant.

Principe de réalité

Interrogé par Europe 1 quelques minutes après son intervention sur BFMTV, Manuel Valls a nuancé ses propos. "Il ne faut pas confondre l'idée défendue par la communauté internationale, dans le cadre d'un accord de paix, de Jérusalem capitale des deux États, avec la réalité d'aujourd'hui. De fait, Jérusalem est la capitale d'Israël avec l'ensemble des institutions de ce pays. L'autorité palestinienne est à Ramallah", a-t-il dit.

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 17:01
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L'ambassade américaine sera à Jérusalem avant fin 2019, annonce Pence en Israël

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Le vice-président américain Mike Pence a annoncé lundi sous un tonnerre d'applaudissements du Parlement israélien que l'ambassade des Etats-Unis ouvrirait à Jérusalem avant fin 2019, malgré la colère des Palestiniens et la réprobation internationale.
 

Signe de l'émoi et de la division que continue à semer la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, une douzaine de députés arabes israéliens (sur 120 parlementaires) ont été expulsés dans un grand brouhaha par les gardes de la Knesset à l'ouverture du discours de M. Pence, quand ils se sont levés pour brandir un tract proclamant que Jérusalem est la capitale de la Palestine.

La direction palestinienne a rapidement dénoncé le "discours messianique" de M. Pence, prouvant que "l'administration américaine fait partie du problème et non pas de la solution". Au même moment, le président palestinien Mahmoud Abbas cherchait à Bruxelles à rallier le soutien européen. 

Couvert d'honneurs par les Israéliens, vilipendé par les Palestiniens, M. Pence est arrivé dimanche soir à Jérusalem pour un séjour de moins de 48 heures placé sous le signe de la décision annoncée le 6 décembre par le président Donald Trump sur Jérusalem.

Cette rupture unilatérale avec des décennies de diplomatie américaine et avec le consensus international a provoqué le courroux des Palestiniens et des manifestations dans le monde arabe et musulman. Dix-huit Palestiniens et un Israélien ont été tués dans des violences depuis lors.

M. Trump a corrigé le 6 décembre "une injustice vieille de 70 ans", a déclaré M. Pence.

- Références bibliques -

"Jérusalem est la capitale d'Israël" et le président Trump a ordonné à ce titre de préparer le déménagement de l'ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, a-t-il dit. "L'ambassade des Etats-Unis ouvrira avant la fin de l'année prochaine" à Jérusalem, a-t-il dit, enchantant les députés israéliens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les membres du gouvernement.

Pour les Palestiniens, M. Trump a atteint le 6 décembre le summum du parti pris pro-israélien affiché au cours de sa première année de pouvoir, et discrédité les Etats-Unis dans le rôle de médiateur de l'effort de paix.

Les dirigeants palestiniens ont décidé de snober M. Pence qui, fait exceptionnel, ne rencontrera aucun d'entre eux au cours de cette ultime étape de sa première tournée dans la région. Elle l'a conduit auparavant en Egypte et en Jordanie.

M. Pence est un fervent évangéliste américain et passe pour avoir exercé une influence prépondérante sur la décision de M. Trump, largement interprétée comme une concession à cet électorat important pour le président.

"Nous pressons fortement la direction palestinienne de revenir à la table" des négociations, a dit M. Pence dans son allocution truffée de références bibliques et exaltant la création de l'Etat d'Israël. "La paix ne peut venir que par le dialogue", a-t-il dit.

Au même moment, le président palestinien, en quête de soutien, appelait à Bruxelles les 28 Etats membres de l'UE, "véritable partenaire et amie", à reconnaître "rapidement" la Palestine comme un Etat indépendant.

Israéliens et Palestiniens n'ont plus eu de négociations depuis 2014 et l'horizon est plus sombre que jamais pour la paix.

- 'Profonde gratitude' -

Le statut de Jérusalem est l'une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien. Israël qui s'est emparé de Jérusalem-Est par la force en 1967 l'a annexée et proclame toute la ville sa capitale indivisible. L'annexion est illégale pour l'ONU. Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

M. Trump a exprimé par le passé sa volonté de présider à l'accord diplomatique "ultime", sur lequel des générations de présidents et de diplomates se sont cassé les dents. M. Pence a réaffirmé l'engagement de M. Trump en ce sens, y compris si cela passe par la création d'un Etat palestinien, à condition que les deux parties en sont d'accord.

Le discours de M. Pence a été une déclaration de soutien inébranlable à Israël, confronté à de multiples menaces dans la région.

Il a de nouveau pourfendu l'Iran, grand ennemi d'Israël, et l'accord conclu en 2015 sous l'administration Obama entre les grandes puissances et la République islamique sur les activités nucléaires de cette dernière.

Cet accord est un "désastre" et les Etats-Unis s'en désengageront "immédiatement" s'il n'est pas amendé, a-t-il décidé.

Les Etats-Unis "ne permettront jamais à l'Iran d'acquérir une arme nucléaire", a-t-il dit.

Le Premier ministre israélien s'est, lui, répandu en expressions de reconnaissance envers l'administration Trump, laissant entendre qu'Israël n'avait jamais eu de meilleur soutien à la Maison Blanche.

"Je parle au nom de presque tout le monde, coalition et opposition réunies, quand je dis la profonde gratitude du peuple d'Israël envers le président Trump et vous-même pour une décision historique que nous n'oublierons jamais", a-t-il dit.

Les organisations palestiniennes ont appelé à la manifestation et à la grève générale mardi.

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 17:00
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L'ambassade américaine sera à Jérusalem avant fin 2019, annonce Pence en Israël

L\'ambassade américaine sera à Jérusalem avant fin 2019, annonce Pence en Israël
 

Le vice-président américain Mike Pence a annoncé lundi sous un tonnerre d'applaudissements du Parlement israélien que l'ambassade des Etats-Unis ouvrirait à Jérusalem avant fin 2019, malgré la colère des Palestiniens et la réprobation internationale.
 

Signe de l'émoi et de la division que continue à semer la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, une douzaine de députés arabes israéliens (sur 120 parlementaires) ont été expulsés dans un grand brouhaha par les gardes de la Knesset à l'ouverture du discours de M. Pence, quand ils se sont levés pour brandir un tract proclamant que Jérusalem est la capitale de la Palestine.

La direction palestinienne a rapidement dénoncé le "discours messianique" de M. Pence, prouvant que "l'administration américaine fait partie du problème et non pas de la solution". Au même moment, le président palestinien Mahmoud Abbas cherchait à Bruxelles à rallier le soutien européen. 

Couvert d'honneurs par les Israéliens, vilipendé par les Palestiniens, M. Pence est arrivé dimanche soir à Jérusalem pour un séjour de moins de 48 heures placé sous le signe de la décision annoncée le 6 décembre par le président Donald Trump sur Jérusalem.

Cette rupture unilatérale avec des décennies de diplomatie américaine et avec le consensus international a provoqué le courroux des Palestiniens et des manifestations dans le monde arabe et musulman. Dix-huit Palestiniens et un Israélien ont été tués dans des violences depuis lors.

M. Trump a corrigé le 6 décembre "une injustice vieille de 70 ans", a déclaré M. Pence.

- Références bibliques -

"Jérusalem est la capitale d'Israël" et le président Trump a ordonné à ce titre de préparer le déménagement de l'ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, a-t-il dit. "L'ambassade des Etats-Unis ouvrira avant la fin de l'année prochaine" à Jérusalem, a-t-il dit, enchantant les députés israéliens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les membres du gouvernement.

Pour les Palestiniens, M. Trump a atteint le 6 décembre le summum du parti pris pro-israélien affiché au cours de sa première année de pouvoir, et discrédité les Etats-Unis dans le rôle de médiateur de l'effort de paix.

Les dirigeants palestiniens ont décidé de snober M. Pence qui, fait exceptionnel, ne rencontrera aucun d'entre eux au cours de cette ultime étape de sa première tournée dans la région. Elle l'a conduit auparavant en Egypte et en Jordanie.

M. Pence est un fervent évangéliste américain et passe pour avoir exercé une influence prépondérante sur la décision de M. Trump, largement interprétée comme une concession à cet électorat important pour le président.

"Nous pressons fortement la direction palestinienne de revenir à la table" des négociations, a dit M. Pence dans son allocution truffée de références bibliques et exaltant la création de l'Etat d'Israël. "La paix ne peut venir que par le dialogue", a-t-il dit.

Au même moment, le président palestinien, en quête de soutien, appelait à Bruxelles les 28 Etats membres de l'UE, "véritable partenaire et amie", à reconnaître "rapidement" la Palestine comme un Etat indépendant.

Israéliens et Palestiniens n'ont plus eu de négociations depuis 2014 et l'horizon est plus sombre que jamais pour la paix.

- 'Profonde gratitude' -

Le statut de Jérusalem est l'une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien. Israël qui s'est emparé de Jérusalem-Est par la force en 1967 l'a annexée et proclame toute la ville sa capitale indivisible. L'annexion est illégale pour l'ONU. Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

M. Trump a exprimé par le passé sa volonté de présider à l'accord diplomatique "ultime", sur lequel des générations de présidents et de diplomates se sont cassé les dents. M. Pence a réaffirmé l'engagement de M. Trump en ce sens, y compris si cela passe par la création d'un Etat palestinien, à condition que les deux parties en sont d'accord.

Le discours de M. Pence a été une déclaration de soutien inébranlable à Israël, confronté à de multiples menaces dans la région.

Il a de nouveau pourfendu l'Iran, grand ennemi d'Israël, et l'accord conclu en 2015 sous l'administration Obama entre les grandes puissances et la République islamique sur les activités nucléaires de cette dernière.

Cet accord est un "désastre" et les Etats-Unis s'en désengageront "immédiatement" s'il n'est pas amendé, a-t-il décidé.

Les Etats-Unis "ne permettront jamais à l'Iran d'acquérir une arme nucléaire", a-t-il dit.

Le Premier ministre israélien s'est, lui, répandu en expressions de reconnaissance envers l'administration Trump, laissant entendre qu'Israël n'avait jamais eu de meilleur soutien à la Maison Blanche.

"Je parle au nom de presque tout le monde, coalition et opposition réunies, quand je dis la profonde gratitude du peuple d'Israël envers le président Trump et vous-même pour une décision historique que nous n'oublierons jamais", a-t-il dit.

Les organisations palestiniennes ont appelé à la manifestation et à la grève générale mardi.

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 19:08
بيان 
من اجل الإصدار الفوري للقائمة الرسمية لشهداء و جرحى ثورة الحرية و الكرامة
 
إنّ المنظمات و الجمعيات و فعاليات المجتمع المدني الموقعّة اسفله، بعد اطلاعها على مختلف المراسلات و الإجراءات القانونية التي قامت بها عائلات شهداء و جرحى الثورة من اجل المطالبة بإصدار القائمة الرسمية لشهداء و مصابي الثورة طبق مقتضيات المرسوم عدد 97 لسنة 2011، و بعد وقوفها على اللامبالاة الواضحة التي ابدتها مختلف مؤسسات الدولة ذات العلاقة بالملفّ، و على رأسها رئاسة الجمهورية، إزاء هذا المطلب البديهي و القانوني و المشروع، و من منطلق الحرص المبدئي على حفظ الذاكرة الوطنيّة من جهة، و على واجب ردّ الاعتبار لعائلات شهداء و جرحى ثورة الحريّة و الكرامة 17 ديسمبر-14 جانفي، فإنّها:
• تُجدّد تعبيرها عن تضامنها المطلق و المبدئي مع عائلات شهداء و جرحى ثورة الحريّة و الكرامة.
• تُعرب عن تبنّيها لمطلب عائلات شهداء و جرحى الثورة في الإسراع بإصدار القائمة الرسمية لشهداء و جرحى ثورة الحرية و الكرامة، التي لم يعد أيّ مبرّر واقعي أو قانوني لتأخّر نشرها بالرائد الرسمي للجمهورية التونسية.
• تعلن عن مساندتها لجميع المساعي و التحرّكات المدنيّة و القانونيّة التي تعتزم عائلات شهداء و جرحى الثورة تنظيمها من اجل اصدار القائمة الرسميّة، و تدعو مختلف الأحزاب السياسيّة و المنظمات الوطنيّة و سائر الفعاليّات المدنيّة إلى الالتفاف حول هذا الاستحقاق المركزي.
 
المجد و الخلود لشهداء و جرحى الثورة.
 
الجمعيات الموقعّة
الرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان
المنتدى التونسي للحقوق الاقتصادية و الاجتماعية 
الجمعية التونسية للمحامين الشبان 
اللجنة من اجل احترام الحقوق و الحريات في تونس 
التنسيقية الوطنية المستقلة للعدالة الانتقالية
النقابة الوطنية المستقلة للصحفيين التونسيين
الجمعية التونسية للنساء الديمقراطيات 
جمعية النساء التونسيات للبحث حول التنمية
منظمة البوصلة 
جمعية نوماد 08
فدرالية التونسيين في الضفتين 
الجمعية التونسية للدفاع عن الحريات الفردية
شبكة دستورنا
منظمة الشباب قادر
ممنظمة CALAM
منظمة 23/10لدعم المسار الديمقراطي 
مركز دعم لحقوق الانسان و التحول الديمقراطي
جمعية الأمانة بدقاش 
جمعية شباب و مواطنة بدقاش 
جمعية النهوض بدقاش 
جمعية الوساطة الاجتماعية بدقاش 
جمعية الشهيد بالحامة

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 18:28

 

 

بيان

 

 

التقت أحزاب و جمعيات تونسية و مناضلين ناشطين في فرنسا يوم الخميس 11/01/2018 للحوار حول ما تشهده البلاد من حراك شعبي رافض لقانون المالية المجحف في حق الفقراء من شعبنا, محملين المسؤولية للحكومة و الإتلاف الحاكم الذي يواصل سياسة التفقير والتهميش و إذ يرى المجتمعون ضرورة؛ 

12) دعوة كل الأحزاب و المنظمات الوطنية لحوار اقتصادي اجتماعي يعالج مشاكل البلاد و المنوال الاقتصادي الذي يتماشى مع أهداف ثورة شعبنا. 

3) نطالب بإطلاق سراح الموقوفين الذين لم تثبت إدانتهم في أعمال النهب والتخريب وضرورة إحترام حقوق الإنسان و الحق الدستوري في التظاهر السلمي

4) نطالب بالكف و بعدم شيطنة و تجريم المحتجين السلميين والمطالب ألمشروعة 

5) مواجهة الفساد الحقيقي الذي ينخر البلاد و بمقدراتها 

6) نحمل الحكومة و الأمن مسؤولية الحفاظ على سلامة المتظاهرين و حماية الممتلكات الخاصة و العامة 

7) نندد بالدور التسلطي لصندوق النقد الدولي و عدم وفاء الإتحاد الأوروبي بوعوده التي أطلقها تجاه التجربة الديمقراطية في تونس. 

 الأحزاب و الجمعيات الممضية  

ATF, REMCC, FTCR, CRLDHT, MCTF, El Massar, Jomhouri, Association des Tunisiens de l'Isère Citoyens des Deux Rives, Collectif 3 C signe, ALESCO, ATI-CDR

  

 

 

 

Communiqué

 

Réunis le 10 janvier 2018, des militants-es tunisiens-es, les représentants-es des associations de l’immigration  tunisiennes et des partis militants tunisiens en France  après avoir discuté de la situation qui prévaut en Tunisie depuis le 08/01/2018, constatant que la Tunisie connaît un mouvement social large englobant toutes les régions tunisiennes pour s'opposer à la promulgation de la loi de finances de l’année 2018 qui a provoqué une augmentation des prix et cherté de la vie et instauré un régime de rigueur économique,

 

Certes cette situation est l’effet cumulatif de la politique libérale et les choix économiques et sociaux imposés par le FMI, la Banque mondiale et l’Union européenne à la Tunisie depuis les années 80 et 90 et auxquelles ont adhéré les gouvernements successifs depuis la révolution la grande majorité de cadres supérieurs de l’État et des des dirigeants politiques.

 

Malgré la révolution tunisienne de 2011, les gouvernements successifs en Tunisie ont continué à marcher dans les pas du régime de Ben Ali, sur les plans économiques et sociaux, vidant de leurs contenus les demandes de dignité, de l’emploi et de la justice sociale des slogans creux et poussant la jeunesse et les populations y compris les classes moyennes dans un désespoir, un rejet de l’action politicienne et dans l’exclusion sociale, citoyenne et culturelle.

 

Cette crise qui s’est accentuée par le développement d’une économie informelle, la généralisation de la corruption à tous les niveaux des appareils de l’État et la prolifération du terrorisme obscurantiste laisse les mains libre aux réseaux mafieux et à la contre bande organisés alliés du terrorisme jihadiste.

 

L’impunité de fait accordée aux anciens et comme aux nouveaux mafieux qui gangrènent l’économie nationale et empêchent la mise en place une justice fiscale, de la lutte contre la relégation des coches populaires et les exclusions, la promotion de la santé, de l’éduction et du développement régional

 

La dérive économique et sociale n’est plus tolérable et supportable par la jeunesse, les classes et catégories populaires et moyennes.

 

Les revendications de la jeunesse tunisienne et des catégories populaires sont légitimes puisque rien n’a changé radicalement dans la vie quotidienne des gens.

Criminaliser les mouvements sociaux c’est faire fi de cette injustice flagrante, que subit le peuple tunisien, la jeunesse et les travailleurs de plus en plus précarisés et les couches moyennes.

 

Pire, le chômage des jeunes et en particulier les jeunes diplômés n’a fait que croitre. Iil est fin 2017 de l’ordre de 15% de la population active soit  628.600 chômeurs correspondant à 12,3% chez les garçons et 22,8% chez les filles et conjugués à d’un taux d’inflation de 5.6%.

Aucun ne peut prétendre que ce mouvement est inattendu  puisque les mouvements sociaux contre la cherté de la vie et contre le chômage ont touché à tour de rôle toutes les régions de Tunisie et tous les secteurs économiques et sociaux.

L’incapacité des divers gouvernements à résorber ces cancers sociaux ne peut que provoquer les frustrations de la jeunesse et semer l’opacité des horizons et donc pousser certains jeunes à choisir l’immigration clandestine et la mort dans la méditerranée et l’utilisation de certains jeunes et moins jeunes par les contre bandes, les corrupteurs et les réseaux jihadistes.

Les présents expriment

· Leur soutien aux revendications sociales et économiques légitimes exprimées par les manifestants et le respect de leur droit constitutionnel à manifester pacifiquement

· Présentent leurs condoléances à la famille du défunt le jeune Khomsi EL-YERFENI, écrasé par une voiture de la police à Tébourba.

· Demandent au Président de la République, le Président du Gouvernement et à l’assemblée des représentants du peuple à sursoir à l’application de la loi de finances et à annuler les augmentions excessives prévues et ou intervenues.

-    Nous appelons :

· Le développement et la généralisation de la compagne de lutte contre les corrupteurs et les mafieux et contre tous les passes d’armes.

· La convocation des forces nationales politiques, sociales, économiques pour un dialogue national pour proposer une démarche et un programme qui répondra aux revendications du peuple tunisien et de sa jeunesse, pour sortir le pays de cette crise économique et sociale profonde.

-    Nous condamnons

· la criminalisation des manifestants pacifiques et les actes de vandalismes des casseurs qui détruisent les biens publics et privés et font le jeu d’une future dictature.

· le respect de la constitution, les droits de l’homme et la libération des manifestants dont la participation aux actes de vandalisme et à la destruction des biens publics et privés n’est avérée.

· le double discours du FMI, de la Banque mondiale et l’Europe qui n’ont pas honoré leurs promesses d’aide à l’expérience et la transition démocratique tunisienne au Sommet du G20 en Autriche.

· Nous assumons les forces de l’ordre d’assurer la sécurité des manifestants pacifique et des biens publics et privés.

 

Les partenaires signataires appellent les tunisiennes et les tunisiens, leurs amis et les force démocratiques de se solidariser avec les luttes de la jeunesse tunisienne et du peuple tunisien dans le rassemblement qui aura lieu le dimanche 14/01/2018 à partir de 14h00 à la place de la République

Vive la lutte du peuple tunisien pour la démocratie, la liberté et la dignité

Premiers signataires :

ATF, REMCC, FTCR, CRLDHT, MCTF, El Massar, Jomhouri, Association des Tunisiens de l'Isère Citoyens des Deux Rives, Collectif 3 C signe, ALESCO, ATI-CDR

 

 

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 12:28

Les Tunisiens font éclater leur colère contre la vie chère

Des manifestations contre la vie chère ont dégénéré lundi 8 janvier en Tunisie, avec la mort d'un jeune homme à Tebourba, dans l'ouest. Ce mardi, on défilait à Tunis, la capitale, pour l'annulation des hausses de la TVA et des contributions sociales. Presque sept ans après le début de la révolution tunisienne, les difficultés socio-économiques sont toujours là. Le ras-le-bol s'installe. RFI est allé à la rencontre de ces mécontents, toujours plus nombreux.

Des manifestations contre la hausse du coût de la vie se sont tenues dans différentes villes du pays. Sept ans après l'éruption de Sidi Bouzid, une frange de la population tunisienne attend toujours l'amélioration de ses conditions de vie.

Dans ce café populaire de banlieue, à une quinzaine de kilomètres de Tunis, la tension est perceptible. Mehel n'hésite pas à pointer ouvertement ce qu'il considère comme responsable de la situation économique critique que traverse le pays : « le gouvernement, la hausse des prix, la mauvaise gestion et la non transparence. S'il y avait un minimum de transparence, on serait prêt à faire des sacrifices. On n'a pas confiance en ceux qui dirigent notre pays. »

Une monnaie dévaluée

Alors que le chômage dépasse désormais les 15 %, Youssef ne cache pas sa colère : « Pourquoi on en est arrivé à ce stade-là ? Parce que les politiciens, ils se sont remplis les poches. »

A quelques kilomètres de là, sur un marché aux frippes, Adel tient pourtant à prendre du recul et à relativiser cette grogne populaire : « Je ne pense pas que ça va se passer comme l'autre fois, la révolution. Mais il y a des tensions. Il va y avoir des gens qui vont partir en Europe en profitant de ces troubles, mais on ne va rien gagner de ces manifestations. On veut se développer, on ne veut pas de retour en arrière. On a fait une révolution pour se développer. » Mais, sept ans après la révolution de jasmin, Inès ne voit pas d'autre issue : « une deuxième révolution. »

La rue attend des annonces concrètes du gouvernement, car depuis 2011, le coût de la vie a augmenté de 35 %, et la monnaie nationale s'est effondrée. Quand un euro valait deux dinars en 2011, il en vaut trois aujourd'hui.

Pourquoi les gouvernements successifs depuis 2011 ont-ils échoué à changer le quotidien des Tunisiens ? Pour Kmar Bendana, professeur d'histoire contemporaine à l'université de la Manouba près de Tunis, « il y a tout une accumulation des anciens problèmes, mais aussi depuis 2011, une classe politique arrivée au pouvoir sans les capacités de changer les choses. »

« Ils sont superficiels, reprend l'enseignante, ils ne sont eux-mêmes pas très conscients de l'ampleur des choses, ils ne travaillent pas comme ils devraient travailler. Nous avons eu huit chefs de gouvernement, 280 ou 290 ministres... Il en est passé du monde depuis 2011 ! Mais ils sont tous là avec des idées de technocrates, alors qu'il faudrait faire de la politique locale, près des gens. Petit à petit, ils ont abandonné, et on en arrive maintenant au retour des anciens de Ben Ali. Sans compter que les gouvernements qui ont été élus, entre autres celui des islamistes, ont lamentablement échoué. On a une administration encore plus inactive qu'avant. Car eux-mêmes dans leurs têtes et dans leurs choix sont très anciens. »

Inflation programmée des denrées de première nécessité

Les manifestants s'insurgent contre les augmentations du 1er janvier, inscrites dans la récente loi de finances. Jallel Hammami, député du Front populaire, a battu le pavé : « Bien entendu, c'est une loi d'austérité. La vie sera très, très difficile et on s'attend à ce qu'il y ait des explosions sociales. Les légumes, les vêtements, les loyers, l'électricité, le transport, tous ces frais-là vont augmenter. »

Le gouvernement affirme que c'est l'unique solution pour redresser une économie en berne. Il insiste sur le fait que plusieurs produits de première nécessité n'ont pas subi de hausses de prix, comme le pain, le couscous, le sucre, les pâtes ou encore les cahiers d'écoliers. Ahmed, pourtant, est désespéré : « La Tunisie est finie. Pas d'argent, pas de travail. La police, si tu fais quelque chose, elle t'envoie en prison. »

La nuit dernière, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes du pays, suivies d'affrontements et de dizaines d'interpellations. Hier, un manifestant est mort dans la ville de Tebourba. Une douzaine de policiers ont été blessés. Des bâtiments publics ont été pris pour cible.

Chronologie et chiffres clés

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 TUNISIE

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 12:23

Tunisie : les manifestations contre la cherté de la vie tournent à l’affrontement violent

mardi 9 janvier 2018 
par  Frida Dahmani 
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Les manifestations qui se multiplient contre l’augmentation des prix, suite à la loi de finances 2018, ont tourné à l’affrontement dans plusieurs villes du pays. Un homme a succombé à l’inhalation des gaz lacrymogènes à Tébourba. Un scénario qui rappelle les événements ayant conduit à la chute du régime de Ben Ali.

Des affrontements ont éclaté, lundi 8 janvier, dans plusieurs villes de Tunisie faisant un mort à Tébourba (à une quarantaine de kilomètres de Tunis), selon le ministère de l’Intérieur.

Depuis l’adoption de la loi de Finances 2018 axée essentiellement sur une augmentation des taxes, le feu couvait sous les cendres. À Sidi Bouzid, Meknassy, Kasserine, Thala, Gafsa, Tébourba et Tunis, des manifestants ont exprimés leur colère face à la flambée des prix et l’accélération des projets programmés par le gouvernement.

Confrontation avec les forces de l’ordre

Des tensions qui ont lieu alors que la Tunisie est en état d’urgence depuis les attentats de 2015. Un régime d’exception qui octroie des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre, et permet notamment l’interdiction de grèves et des réunions « de nature à provoquer le désordre ».

Un peu partout, les manifestations ont tourné à la confrontation avec les forces de l’ordre, qui ont usé de gaz lacrymogènes en abondance pour disperser les manifestants. À Tébourba, un jeune homme est mort. Il a succombé à l’inhalation de ces gaz, selon le ministère de l’Intérieur.

De quoi mettre le feu aux poudres : les protestations ont viré à l’émeute et au saccage notamment à Téboura et à Hay Ettadhamen, la plus importante cité populaire de Tunis. Des commerçants ont tenté de défendre leurs biens tandis que des agences bancaires et des grandes surfaces ont été pillées.

Des habitants de Gafsa ont quitté la ville pour se diriger vers l’Algérie. « Pauvreté, chômage, on quitte le pays ! » lançait l’un d’eux, arborant le drapeau algérien.

Le feu s’est petit à petit propagé porté par le collectif « Fech Nestanaou » (« Qu’attendons-nous ? ») qui appelle à des rassemblements régionaux le 12 janvier. Jusque-là inconnu, ce groupe d’activistes, dont plusieurs membres ont été arrêtés à Sousse, Bizerte et Tunis pour avoir tagué des murs et distribué des tracts protestant contre le coût de la vie, semble très bien coordonné et organisé ; sans que l’on connaisse ses sources de financement.

Souvenir de la révolution de 2011

Ces événements rappellent ceux qui ont conduit à la chute du régime de Ben Ali et à la révolution tunisienne du 14 janvier 2011. Sept ans plus tard, rien n’a changé : les revendications sur l’emploi et l’équité sociale sont les mêmes, avec une situation économique nettement plus dégradée. Et l’espoir en moins.

Signe que la crise est sérieuse, la puissante Union générale tunisienne du travail (UGTT) qui soutenait jusque-là le gouvernement Youssef Chahed devient critique à son égard l’enjoignant de revenir sur la loi de finances et l’accusant d’avoir failli aux engagements pris.

Gouvernement et partis au pouvoir semblent avoir été pris de court et sont restés sans réaction. Un silence dont profitent les autres formations.

Saïd Aïdi, ancien ministre et fondateur du parti Bani Watani (« Les enfants de ma patrie »), dresse un réquisitoire sans concessions contre l’exécutif : « un gouvernement sans vision et à court d’idées, un gouvernement qui, jour après jour, se contente des effets d’annonce sans suite ».

Selon lui, l’équipe au pouvoir est incapable de négocier et de constituer une force de proposition et d’équilibre face à ses interlocuteurs nationaux et internationaux. Sa composition étant le fruit « de petits compromis et de grandes compromissions », elle est chaque jour un peu plus « déconnecté de la dure réalité du citoyen ».

Dans les milieux politiques, on en arrive même à dire que les jours du gouvernement Chahed sont comptés. « La majorité au pouvoir est incapable d’améliorer la situation, et ceux qui la remplaceront à l’avenir feront certainement mieux », glisse Mohamed Abbou, fondateur du Courant démocratique. En Tunisie, cette vague de mécontentement a en tout cas de sérieuses raisons d’inquiéter le gouvernement.

 
 
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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 16:04

Dix migrants ont péri et plus d'une soixantaine d'autres, parmi lesquels de jeunes enfants, ont disparu samedi et dimanche au large de la Libye, selon un nouveau bilan recueilli par plusieurs organismes auprès des survivants.
 

Un premier canot est parti de Garabulli, à 50 km à l'est de Tripoli, dans la nuit de vendredi à samedi, mais au bout de 8 ou 9 heures il a commencé à se dégonfler et à prendre l'eau. Dans la panique, beaucoup de personnes sont tombées à l'eau, tandis que d'autres ont attendu les secours accrochées à ce qu'il restait du canot, avec les cadavres de leurs proches flottant aux alentours.

Prévenus par un avion de surveillance de la mission navale européenne anti-passeurs Sophia, la marine et les gardes-côtes italiens ont pu sauver 86 personnes et récupérer les corps sans vie de six femmes et deux hommes.

Selon les survivants, qui ont rencontré des représentants du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de Médecins sans frontières (MSF) à leur arrivée lundi à Catane, en Sicile, le canot était parti avec 140 à 150 personnes à bord.

Il y a donc au moins 40 à 50 disparus, dont 15 femmes et six enfants âgés de 2 à 6 ans. 

"Nous avons sauvé 86 migrants. Nous avons fait beaucoup de réanimations. Nous avons réanimé deux enfants, une de 2 ans et une de 3 ans, et aussi une femme", a raconté Maria Rita Agliozzo, médecin de l'Ordre de Malte présente sur le navire des gardes-côtes italiens.

La plus jeune des enfants réanimées a perdu sa mère dans le drame mais sera confiée à sa tante.

Selon l'OIM et le HCR, les migrants qui se trouvaient à bord de ce canot venaient de Gambie, de Guinée, du Sierra Leone, du Mali, de Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Cameroun et du Nigeria. 

Dimanche, la marine libyenne est intervenue auprès de deux embarcations en détresse au large de la Libye, parties samedi soir elles aussi de Garabulli, récupérant 290 migrants et les corps sans vie de deux femmes. 

Les migrants ont été reconduits en Libye, où selon l'OIM, ils ont signalé 10 personnes disparues.

En 2017, au moins 3.116 migrants sont morts ou disparus en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l'Europe, dont 2.833 au large de la Libye, selon un décompte de l'OIM.

Mais les tentatives de traversées sont en forte baisse depuis l'été, après les efforts italiens pour empêcher les migrants de prendre la mer, à la suite d'accords avec autorités et milices libyennes.

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 16:01

Le puissant syndicat allemand de la métallurgie IG Metall a donné lundi le coup d'envoi d'un bras de fer social qui s'annonce comme l'un des plus durs de ces dernières années en Allemagne. 
 

Plusieurs dizaines de débrayages étaient en cours lundi dans tout le pays, en particulier dans le secteur automobile, pour soutenir des revendications portant notamment sur un financement par les employeurs d'une réduction du temps de travail à 28 heures hebdomadaires. 

"Nous luttons pour une flexibilité du temps de travail, une première depuis la lutte pour les 35 heures", engagée en 1984 et "restée dans les mémoires comme l'un des gros succès d'IG Metall", rappelle Claudia König, responsable syndicale, qui a rejoint le cortège berlinois de centaines de métallos, gilets de travail rouges et sifflets à la main.

Conformément à une stratégie bien huilée, les arrêts de travail affectent des entreprises soigneusement choisies, dont Volkswagen, Porsche, Otis et Bombardier, dans l'Ouest en Rhénanie du Nord-Westphalie (avec 700.000 grévistes annoncés), mais aussi dans le Sud et l'Est.

IG Metall entend renforcer sa pression dès mardi, en appelant à débrayer dans 143 entreprises. Le mouvement doit durer au moins une semaine après de premières grèves d'avertissement très localisées la semaine dernière, notamment chez Porsche.

Depuis octobre, le syndicat exige pour les 3,9 millions d'employés du secteur une augmentation salariale de 6%. La fédération patronale Gesamtmetall propose 2%. Rien d'inhabituel. En général, les parties se retrouvent à mi-chemin.

- Semaine de 28 heures -

Mais cette fois, le conflit porte surtout sur un aménagement inédit du temps de travail demandé par IG Metall: le passage de la semaine de travail de 35 à 28 heures pour ceux qui le souhaitent, avec compensation partielle de la perte de salaire par l'employeur.

La formule serait valable deux ans au maximum et l'employeur devrait garantir un retour à un poste à plein temps. 

"Les travailleurs ne sont pas que des travailleurs, ils ont des vies personnelles, des enfants, des parents âgés, tout ceci doit être pris en compte", résume à la tribune du rassemblement berlinois le patron local d'IG Metall, Olivier Höbel. 

Le patronat du secteur juge une telle exigence inadmissible et impraticable. Il estime que près des deux tiers des salariés seraient éligibles à cet aménagement du temps de travail et redoute un casse-tête administratif et des ateliers dépeuplés. 

Les employeurs soulignent également le risque de discrimination en cas de mise en place de ce régime pour les employés travaillant déjà à temps partiel pour un salaire réduit d'autant. 

- Economie florissante -

Cette question a déjà fait achopper des négociations de branche à l'automne. Si l'impasse se confirme, l'étape suivante pourrait être la grève dure, une rareté dans ce pays pétri de culture de la cogestion. 

Sans avancée du patronat, il sera "extrêmement difficile de mener cette négociation salariale à bien en se bornant à des grèves d'avertissement", a prévenu ce week-end un responsable d'IG Metall, Roman Zitzelsberger.

Avec près de 2,3 millions d'adhérents, IG Metall, qui défend les salariés toutes catégories confondues dans l'industrie (Siemens, ThyssenKrupp), la sidérurgie, l'automobile (VW, Daimler, Porsche), l'électronique ou encore le textile, est le plus gros syndicat d'Europe.

Les débrayages accompagnent traditionnellement les négociations salariales en Allemagne. En revanche, IG Metall n'a pas organisé de grève nationale et illimitée depuis 2003.

La fédération patronale menace, elle de porter l'affaire devant les tribunaux, signe d'un durcissement du conflit qui contraste avec les négociations sociales plutôt apaisées des dernières années.

Le prochain cycle de pourparlers démarrera ce jeudi, sur fond d'inquiétude patronale face à la menace d'un conflit à durée indéterminée dans des industries clés pour l'Allemagne, comme l'automobile ou les machines-outils.

Or IG Metall apparaît de son côté en position de force, porté par une conjoncture au beau fixe. Tous les fondamentaux de l'économie allemande, emploi, exportations, inflation, sont dans le vert. 

Après avoir exigé pendant des décennies la redistribution des fruits de la croissance, le syndicat apporte cette fois une revendication neuve dans le paysage syndical mondial, même s'il estime depuis vingt ans qu'il revient aussi à l'employeur de financer les contraintes personnelles du travailleur.

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