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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 16:05

Diabète : ne finissez pas avec
les deux jambes amputées

Je vous présente Richard Doughty, 59 ans. Il est fin comme une allumette, sportif, court très régulièrement et joue avec agilité au cricket.

Richard a une alimentation saine, il ne fume pas. Son indice de masse corporelle est parfait : 21 (un IMC normal varie de 18,5 à 25, selon l’OMS).

Bref, ce type a tout bon du point de vue de la prévention santé.

Et pourtant, il y a quelques mois, après avoir regardé les résultats d’une prise de sang (« de routine »), son médecin lui a annoncé qu’il avait… un diabète de type 2 [1].

C’est-à-dire une maladie qui touche en priorité les personnes obèses ou en surpoids, et qui peut entraîner des conséquences dramatiques :

  • Les personnes atteintes de diabète de type 2 ont en moyenne des accidents cardiovasculaires(infarctus, AVC) 15 ans avant les autres
  • Leur risque de mourir d’un problème cardiaque est 2 à 4 fois plus élevé que chez les autres
  • Le diabète est la principale cause de cécité (être aveugle) chez les personnes de 20 à 74 ans
  • Le diabète est la principale cause d’insuffisance rénale
  • 60 à 70 % des diabétiques ont des problèmes nerveux comme : perte de sensibilité dans les mains et les pieds, mauvaise digestion, syndrome du canal carpien, impuissance
  • Amputation : chaque année, près de 10 000 amputations de membres sont pratiquées en France en conséquence du diabète
  • Hygiène buccale : presque un tiers des personnes diabétiques ont de graves problèmes de gencives.
Mais alors, que s’est-il passé exactement ?
La réponse tient dans un mot de 6 lettres : S-T-R-E-S-S.

Oui ! Richard prenait soin de son alimentation, oui ! il entretenait scrupuleusement sa forme physique, mais il a largement négligé sa forme morale. Or depuis deux ans, il vivait le contrecoup de la perte de son père, et de changements importants dans son travail.

Une forte pression, professionnelle ou personnelle, fait augmenter de 45 % le risque d’avoir du diabète.

Peut-être vous-même êtes-vous concernés par ce type de problème. Mais un patron trop directif, des collègues ou des proches pénibles ne doivent pas être la cause de l’amputation de vos jambes ou de la perte de votre vue…

Autres causes méconnues du diabète

Voilà pourquoi il est indispensable d’apprendre à mieux contrôler son stress dans la vie de tous les jours.

En vous inscrivant à la lettre gratuite PureSanté vous découvrirez les techniques dont les résultats sont scientifiquement prouvés pour maîtriser son stress :

  • Emotionnal Freedom Technique (EFT)
  • Cohérence cardiaque,
  • Méditation en mouvement,
  • Yoga du souffle,
  • Open focus,
  • etc.

Mais ce n’est pas tout.

Pour éviter la maladie, il faut lutter contre TOUTES les causes du diabète. Et certaines sont dangereusement méconnues.

C’est pourquoi je vous ai préparé un dossier gratuit de 17 pages sur le diabète et les solutions pour le vaincre naturellement. Vous le recevrez immédiatement avec votre inscription à la lettre gratuite PureSanté.

Vous y découvrirez des habitudes de vie, d’alimentation, et d’autres techniques à mettre en placepour réduire par 4 vos risques d’avoir un accident cardiaque par rapport à un diabétique.

Ce dossier que je vous enverrai par mail, vous pourrez l’imprimer et le garder précieusement avec vous pour éviter ce fléau qu’est le diabète, capable de ruiner votre vie et celle de vos proches du jour au lendemain.

Cliquez ci-dessous et recevez IMMEDIATEMENT et GRATUITEMENT votre dossier de 17 pages sur le DIABETE. Je vous enverrai en bonus une liste des solutions naturelles et efficaces contre le stress.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 16:04

Cancer :dix signes d'alarme méconnus ou sous-estimés

Mots clés : cancer, dépistage

Par damien Mascret - le 19/12/2014

On ne fait pas suffisamment attention aux symptômes les plus fréquemment annonciateurs de la maladie. Un avis médical est requis dans tous les cas.

Ils sont dix. Dix signes d'alarme susceptibles d'annoncer un cancer, sélectionnés par le Pr Katriina Whitaker et ses collègues du département d'épidémiologie et de santé publique de l'University College et du King's College de Londres: toux persistante ou enrouement, modification du transit intestinal, douleur inexpliquée, modification des habitudes urinaires, grosseur inexpliquée, modification de l'apparence d'un grain de beauté, plaies qui ne guérissent pas, saignement inexpliqué, difficulté à avaler, perte de poids inexpliquée.

Pour savoir si ces symptômes précoces sont connus dans la population, les chercheurs les ont mélangés à une liste de sept autres qui n'étaient pas, eux, évocateurs de cancer. Ils ont ensuite demandé à 4 858 personnes âgées d'au moins 50 ans s'ils présentaient l'un de ces symptômes, à quoi il l'attribuait, s'ils pensaient que cela pouvait être «sérieux» et enfin s'ils avaient consulté leur médecin généraliste au sujet de ces symptômes.

L'analyse de 1 724 questionnaires reçus n'est guère rassurante. Environ une personne sur deux présentait au moins l'un des signes d'alarme de cancer, mais seulement 20 personnes sur 915 avaient envisagé ce diagnostic.

Personne ne pensait au cancer

Étonnamment, la modification d'un grain de beautéétait le signe d'alarme le moins souvent attribué au cancer, alors qu'il s'agit bien d'un des signes majeurs de mélanome (cancer de la peau). Un diagnostic qui reste difficile à faire, en particulier au départ, et l'avis d'un dermatologue est toujours indispensable en cas de doute.

Interrogés sur la gravité potentielle de leurs troubles, la proportion d'inquiets était un peu plus importante, variant entre 11 % pour des modifications de grain de beauté à 41 % pour des douleurs inexpliquées. C'est aussi dans ce dernier cas, même si personne ne pensait au cancer, que l'avis d'un médecin a été le plus souvent requis: sept fois sur dix. Or il s'agit de l'un des dix signes d'alarme le plus souvent rapportés (15 % des personnes), derrière les modifications du transit digestif (18 %) et l'enrouement ou la toux persistante (20 %).

Plus étonnant, seulement une personne sur quatre ayant eu un saignement inexplicable au cours des trois derniers mois a envisagé que ce soit grave, en dépit des nombreux messages de santé publique sur le dépistage du cancer colorectal. Une sur deux en a tout de même parlé à son médecin traitant. «Attention à ne pas confondre avec le dépistage organisé, précise Frédéric de Bels, responsable du département dépistage à l'Institut national du cancer. Dans le dépistage, on cherche des anomalies ou un marqueur pronostic qui peut précéder le cancer. On recherche à la fois des lésions précancéreuses et cancéreuses de façon à avoir de l'avance sur l'apparition des symptômes.»

Renouveler le dépistage

D'ailleurs, l'apparition de symptômes doit conduire à consulter, même si l'on participe par ailleurs aux programmes de dépistage organisé des cancers. «Ce n'est pas parce que l'on participe aux dépistages organisés que l'on est protégé», souligne Frédéric de Bels. Un cancer peut (quoique rarement) se manifester dans l'intervalle entre deux examens et bien sûr en dehors de la tranche d'âge ciblée dans le dépistage organisé. De même qu'un cancer colorectal peut ne pas saigner au moment des examens de dépistage en dépit de la précaution de faire plusieurs prélèvements espacés, d'où la nécessité de renouveler régulièrement le dépistage.

À l'inverse, certains dépistages ne sont pas forcément utiles. À l'Institut Gustave-Roussy, le Pr Martin Schlumberger, professeur de cancérologie et directeur de l'École des sciences du cancer, peste par exemple «contre le diagnostic de cancers de la thyroïde ou de la prostate qui n'ont rien de pathologiques». Pour le Pr Schlumberger, rien ne doit être fait de façon sauvage mais toujours en concertation avec le patient.

Le patient, justement. C'est à lui, en dehors donc du contexte du dépistage organisé, de repérer les signes potentiellement révélateurs de cancer. À charge ensuite pour le médecin de poser un diagnostic précis. «Il faut retenir que l'apparition soudaine d'un symptôme, son caractère inhabituel, persistant ou tout simplement inexpliqué doit mener chez le médecin», résume Frédéric de Bels.

Ne pas non plus se précipiter trop vite et sans avis médical sur une explication rassurante: un saignement rectal n'est pas forcément le signe d'hémorroïdes et si un amaigrissement peut être causé par un manque d'appétit, ce dernier peut aussi être dû à un cancer non diagnostiqué.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 10:43

بيان المنتدى ردّا على مفتي الجمهورية

بيان المنتدى ردّا على مفتي الجمهورية
أصدر مفتي الجمهورية اليوم 26 سبتمبر بلاغا تطرق فيه الى الأوضاع الاقتصادية والاجتماعية التي تمر بها بلادنا ودعا فيه "استنادا الى الواجب المقدس لحماية الأوطان" الى وقف التحركات الاجتماعية معمما وصفها بالاحتجاجات العشوائية المعطلة للعمل والإنتاج والمضرة بالملك العام ومستندا الى آية قرآنية بهدف اتهام المحتجين والمعتصمين بالفساد.
ان المنتدى التونسي للحقوق الاقتصادية والاجتماعية وبعد اطلاعه على فحوى هذا البلاغ يعبر عن:
1. استنكاره من هذا التدخل لمؤسسة الإفتاء في مجال يتجاوز اختصاصاتها يتعلق بالقضايا الاقتصادية والاجتماعية والنضالات المرتبطة بالدفاع عن المواطنة الكاملة للجميع بغاية تبرير سياسة رسمية تهدف الى تجريم الحركات الاجتماعية مما يذكر التونسيين بالتصريح المخزي لنفس هذا المفتي ليوم 8 جانفي 2011 في خضم تصاعد التحركات الشعبية والتي دعا فيها بالحرف الواحد الى عدم الصلاة على المنتحر "استنكاراً لما صدر عنه وزجراً لغيره" في اعتداء صارخ لمشاعر كل التونسيين وعائلة الشهيد محمد البوعزيزي.
2. ينبه الى خطورة هذا البلاغ الذي يوظف السلطة الدينية لمفتي الجمهورية التونسية في مجال الحكم على التحركات الاجتماعية وعلى نشطاء المنظمات والجمعيات والحملات المدافعة عن الحقوق الاقتصادية والاجتماعية والمناضلة من اجل العدالة والمتصدية لعودة الفساد كما يهدد بدفع التونسيين الى الاحتقان.
3. يدعو رئاسة الجمهورية الى تحمل مسؤولياتها في حماية الدستور الضامن لمدنية الدولة وللحريات المدنية والسياسية والى مسائلة مفتي الجمهورية التونسية عن دوافع ومقاصد هذا البلاغ خاصة وان رئيس الجمهورية بموجب الفصل 78 من الدستور هو من يعين المفتي ويعفيه.
4. يجدد المنتدى التزامه بالدفاع عن كل التحركات الاجتماعية السلمية المطالبة بالحق في الشغل والتنمية والتوزيع العادل للثروة ويدعو الحكومة الى اتباع منهج الحوار الجدي مع المحتجين والمعتصمين والمطالبين بحقوقهم لإيجاد الحلول العادلة والمنصفة.

عن المنتدى التونسي للحقوق الاقتصادية والاجتماعية
الرئيس عبد الرحمان الهذيلي

http://www.shemsfm.net/ar/video/

مفتي-الجمهورية-الاحتجاجات-العشوائية-حرام_112946

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 10:32

Peut-on interdire le port du voile en entreprise ?

LE MONDE | 07.06.2016 à 13h04 • Mis à jour le 07.06.2016 à 13h06 | Par Cabinet d'avocats Flichy Grangé (Avocat)

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/06/07/534x0/4940890_6_a542_aux-etats-unis-la-cour-supreme-a-tranche-le_df9bd6ad41268f1592a788578620e5b2.jpg

Face à la manifestation croissante des convictions religieuses au travail, une entreprise peut être tentée d’interdire le port du voile par le biais d’une clause spécifique dans son règlement intérieur. Une telle interdiction est-elle licite ?

Liberté de manifester sa religion et interdiction de discriminer. La liberté religieuse, qui implique la liberté de pratiquer une religion et de manifester ses convictions religieuses, est consacrée par différentes normes tant supranationales que nationales (notamment article 9 de la Convention européenne des droits de l’Homme, article 10 de la Déclaration des droits de l’homme).

Elle a pour corollaire l’interdiction de toute discrimination fondée sur la religion.

Le code du travail interdit ainsi toute discrimination, directe ou indirecte, en raison des convictions religieuses et ce à tous les stades de la vie professionnelle, du recrutement à la formation ou promotion professionnelle et jusqu’à la rupture du contrat (C. trav. art. L. 1132-1). Le code pénal (art. 225-1 à 225-4) sanctionne également les discriminations fondées sur la religion par une peine maximale de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

Des restrictions justifiées et proportionnées. Si l’employeur ne peut interdire de façon générale et absolue à ses salariés de manifester leurs convictions religieuses dans l’entreprise, il peut toutefois apporter des restrictions à la liberté religieuse dès lors que celles-ci sont justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché (C. trav. art. L. 1121-1).

Un règlement intérieur peut donc prévoir des restrictions à la liberté de manifester sa religion, si la double condition de justification et de proportionnalité est respectée (C. trav. art. L. 1321-3, 2°).

Lire aussi : La religion, sujet sensible dans les entreprises

C’est ainsi qu’a été jugée valable la clause d’un règlement intérieur qui imposait au personnel d’une crèche une obligation de laïcité et de neutralité, au regard notamment des conditions de fonctionnement de la crèche, de petite taille et avec peu de salariés, lesquels étaient donc susceptibles d’être en contact avec les enfants ou leurs parents. Le non-respect d’une telle clause par une salariée qui refuse d’ôter le voile islamique justifie un licenciement pour faute grave (Assemblée plénière de la Cour de cassation, 25 juin 2014 n° 13-28.369 PBRI, affaire Baby Loup).

Des impératifs de sécurité ou d’hygiène peuvent également imposer le port de vêtement de protection rendant incompatible le port de signe religieux (Délibération Halde 2009-117 du 6 avril 2009 n° 41).

Les volontés du client peuvent-elles justifier une interdiction ? Une activité professionnelle ou les conditions de son exercice peuvent justifier une différence de traitement, lorsque cette dernière répond à une exigence professionnelle essentielle et déterminante.

Cependant, l’objectif poursuivi doit être légitime et l’exigence proportionnée (C. trav. art. L. 1133-1, transposant l’article 4 § 1 de la directive 78/2000/CE du Conseil du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail).

Selon l’Observatoire de la laïcité, des préjugés défavorables émanant de clients ou de co-contractants ne peuvent être assimilés à une exigence professionnelle pouvant donc justifier des restrictions à la liberté religieuse.

Différentes cours d’appel ont déjà jugé que lorsqu’une salariée est en contact avec la clientèle ou des patients, l’interdiction du port du voile islamique est justifiée (CA Paris 16 mars 2001 ; CA Versailles, 23 nov. 2006, n° 05-5149).

Lire aussi : Concilier vie professionnelle et vie spirituelle: un exercice délicat

La Cour de cassation est actuellement saisie de cette question : une salariée, ingénieur d’études, effectuant des prestations informatiques chez des entreprises clientes de son employeur, portait un foulard islamique. L’un des clients s’en est plaint. L’employeur a alors demandé à sa salariée de ne plus porter ce voile lors de ses interventions auprès de clients, puis, face à son refus, l’a licenciée pour faute grave.

Afin de trancher ce litige, la Cour de cassation a renvoyé à titre préjudiciel devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) la question de savoir si le souhait d’un client d’une société de conseils informatiques de ne plus voir les prestations de service informatiques de cette société assurées par une salariée portant un foulard islamique constitue une exigence professionnelle essentielle et déterminante au sens de la directive pouvant justifier donc des restrictions à la liberté de manifester ses convictions religieuses (Cass. soc. 9 avril 2015 n° 13-19.855 FS-PBI).

Un éclairage venu de Belgique

La Cour de cassation belge a également posé une question préjudicielle à la CJUE, portant sur la validité d’un règlement général de l’entreprise qui interdit les signes politiques, philosophiques et religieux visibles sur le lieu de travail, amenant l’employeur à interdire à une réceptionniste musulmane de porter un voile.

L’avocat général vient de rendre ses conclusions. Selon celles-ci, une telle interdiction peut être admise si elle « ne repose pas sur des stéréotypes ou des préjugés relatifs à une religion ou aux convictions religieuses en général ».

Lire aussi : La Cour suprême des Etats-Unis donne tort à Abercrombie pour avoir refusé d’embaucher une musulmane portant le voile

Cette interdiction peut être justifiée si elle vise à « mettre en œuvre dans l’entreprise concernée une politique de neutralité en matière de religion et de convictions fixée par l’employeur, pour autant que le principe de proportionnalité soit respecté ». (Conclusions de l’avocat général CJUE 31 mai 2016, aff. C-157/15).

Si ces conclusions ne lient pas les magistrats de la CJUE, elles constituent un éclairage intéressant. Dans le cas français, peut-on considérer que le souhait du client caractérise des« stéréotypes ou des préjugés relatifs à une religion » qui ne justifieraient donc pas une interdiction du port du voile ? Reste à attendre la réponse de la CJUE à la question préjudicielle posée par la Cour de cassation et la décision qui sera rendue par cette dernière.

Nabila Fauché El Aougri, Avocat associé (www.flichygrange.com).

  • Cabinet d'avocats Flichy Grangé (Avocat)


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/06/07/peut-on-interdire-le-port-du-voile-en-entreprise_4940891_1698637.html#TfHhXF226dmIV4AK.99

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 10:06

Tunisie- Analyse critique du Gouvernement dit d’union nationale

Dans une Déclaration ayant pour titre «Le G.U.N : UN GOUVERNEMENT DE GESTION, ET NON DE SOLUTION DE LA CRISE», reproduite intégralement ci-dessous, un collectif de 29 militant(e)s de la gauche tunisienne a rendu publique son analyse critique du Gouvernement dit d’union nationale (G.U.N) intronisé par le parlement le 26 Août 2016.

Le G.U.N : UN GOUVERNEMENT DE GESTION, ET NON DE SOLUTION DE LA CRISE

Le Gouvernement dit d’union nationale, constitué le 26 Août 2016, jour de son intronisation par L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avec une majorité numériquement très confortable, n’a pas soulevé l’enthousiasme des citoyen(ne)s, c’est le moins que l’on puisse dire !

Les conditions dans lesquelles ce gouvernement a été constitué - avec les tractations, les manœuvres et les calculs qui ont accompagné le processus laborieux de sa constitution - ajoutées aux alliances contre nature, avec la présence parmi ses membres d’un homme appartenant à la gauche, compromettent sa crédibilité et font de lui plutôt un simple «remake» du gouvernement Habib Essid, remercié par l’ARP avec les applaudissements, Assemblée qui ne craint plus le ridicule !

Les circonstances qui ont accompagné, des semaines durant, le processus laborieux de la constitution de ce gouvernement prétendument d’union nationale, confirment, s’il en était besoin, à quel point notre pays vit, non plus seulement une crise économique et sociale profonde et qui s’aggrave d’année en année depuis 6 ans, mais, aussi, et de plus en plus, une crise politique qui se confirme et s’approfondit de jour en jour.

Le système politique qui s’est construit et imposé depuis le 14 Janvier 2011 n’a pas réussi à initier et développer une vie politique démocratique et pluraliste qui permette au peuple tunisien, à ses élites et à ses électrices et électeurs de participer à la construction d’une deuxième République qui rompe de façon effective avec le despotisme, ses valeurs et ses pratiques répressives et anti-démocratiques, sans ouvrir grandes ouvertes les portes à un despotisme d’essence théocratique, obscurantiste et encore plus rétrograde et réactionnaire que celui dont la Tunisie s’est débarrassée le 14 janvier 2011.

Dans la démocratie dont la Tunisie d’après le 14 janvier 2011 a besoin, l’action politique se doit de se mettre exclusivement au service de la chose publique et de se fonder sur des principes et des valeurs qui ne laissent aucune place à l’hypocrisie et au double langage, aux calculs sordides, aux alliances contre-nature, à l’argent politique, aux groupes de pression et aux pratiques mafiosiques.

Le prétendu gouvernement d’union nationale que l’on vient de nous offrir à l’occasion du 3ème anniversaire du «Sit-in du Départ»* est le pur produit de cette crise politique profonde.

Avec plusieurs de ses membres appartenant à Ennahdha, et d’autres à un Nidaa Tounès profondément divisé, avec un ministère important attribué à un laudateur enthousiaste de Ben Ali à quelques semaines de sa chute, avec un membre venu de la gauche mais qui n’ajoutera rien à la crédibilité de ce gouvernement, le gouvernement présidé par Youssef Chahed - mais qui est et sera en réalité celui du duo ESSEBSI / GHANNOUCHI - n’ira pas très loin.

Entré en fonction il y a bientôt un mois, AUCUNE DÉCISION D'ENVERGURE N’A ÉTÉ ANNONCÉE, alors que sur plusieurs questions clés, il y a EXTRÊME URGENCE : le chômage, le développement régional, la chute vertigineuse du dinar, la hausse des prix, le dossier des Caisses de sécurité sociale, celui de nos hôpitaux et du secteur de la santé de manière générale, pour ne parler que de celles-là !

Il est clair que ce n’est pas d’un gouvernement constitué dans le cadre de calculs sordides, de compromissions, d’alliances contre-nature, et tout cela dans le contexte d’une soumission aux diktats du FMI, de la Banque mondiale et des instances financières internationales, qu’il faut s’attendre à ce que la Tunisie sorte enfin de la crise économique, sociale et maintenant politique dans laquelle elle s’est enfoncée.

Un groupe de militant(e)s de gauche : Amira Aleya Seghayer - Wassim Jday - Nabil Azzouz - Samira Ben Kaddour Belkadhi - Hamadi Ben Yahia- Rafika Gharbi - Salah Zeghidi - Salah Horchani - Alamine Charni - Samira Trabelsi - Melika Hentati - Leila Chebbi - Nozha Skik - Aymen Hacen - Mehdi Abdeljaouad - Salem Ounaiès - Mohamed Salah Fliss - Houcine Ghali - Besma Tekkari - Imen Bechraoui - Moncef Ghanmi - Farhat Raddaoui - Gwafa Lortsi-Mohamed Néjib Ouhibi - Béchir Zeyani- Haythem Jarboui - Lazhar Seddik - Nouredine Najar - Rebh Ejjerbi.

………………………………….............

* Voir au sujet du Sit-in du Départ, par exemple, mon billet intitulé «Prix Nobel de la Paix 2015 : une petite pensée pour le "Sit-in du Départ"! » paru sus le lien suivant :

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 15:55

L'Express, publié le mercredi 14 septembre 2016 à 11h52

Rachida Dati a vivement réagi à la proposition du polémiste qui souhaite interdire les prénoms musulmans. Alain Juppé ne veut pas non plus "instaurer la police des prénoms".

Eric Zemmour a voulu provoquer un nouveau débat en assurant le 6 septembre que "donner un prénom qui n'est pas français à ses enfants, c'est ne pas se détacher de l'islam, c'est vouloir continuer la tradition islamique en France et c'est vouloir transformer la France en un pays de plus en plus musulman". Le 12 septembre, il va même jusqu'à reprocher à Rachida Dati d'avoir prénommé sa fille Zohra, un "prénom musulman" qui n'est pas en "adéquation avec l'Histoire de France".

Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que le trublion de la droite a fait un flop dans le champ politique puisqu'aucun candidat n'a repris sa proposition. Mardi, sur BFMTV, Rachida Dati, soutien de Nicolas Sarkozy, a ainsi réagi:

"Qu'il se fasse soigner! C'est pathologique, non? (...) Il n'y a rien d'autre à dire. (...) Est-ce que vous trouvez scandaleux de donner le prénom de votre maman à un de vos enfants? J'ai adoré maman qui a disparu trop tôt. J'ai une petite fille, je l'ai appelée comme maman. Comme font des millions de Français et comme cela arrive tous les jours."

"On est en train de délirer complètement!"

Le même jour, à Strasbourg, Alain Juppé a dénoncé la "frénésie" de certains "intellectuels" qui "vont jusqu'à proposer qu'on accepte un certain nombre de prénoms en France: Pierre, Paul, Jacques, ou Marie". "On est en train de délirer complètement!", a conclu le favori de la primaire de la droite.

Jeudi, dans une interview à paraître dans Valeurs Actuelles, il affirme ne pas vouloir "rentrer dans cette frénésie et ce délire..." "Ce qui compte, c'est ce qu'il y a dans les têtes, pas sur les papiers d'état civil. Est-ce que certains prénoms sont plus respectueux de la tradition française? Je ne vais pas instaurer la police des prénoms", persiste et signe Alain Juppé.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 18:42
En collaboration avec l’Association des Tunisiens des Grandes Écoles,
l’Association pour la Recherche sur la Transition Démocratique
L’initiative pour le Développement Économique et Soc
ial
et Tunisian American Young Professionals:
lancent un appel pour une mobilisation internationale en faveur de la Tunisie

Le peuple tunisien a, par la seule force de ses convictions, réalisé en janvier 2011 une révolution pacifique au cours de laquelle les slogans lancés ont puisé leurs sources dans les valeurs universelles de liberté de dignité et de justice sociale. Il a fait preuve depuis lors d’une maturité exceptionnelle dans la gestion de la transition, comme l’illustre le Prix Nobel de la Paix attribué aux quatre principales organisations de la société civile
tunisienne ayant parrainé le dialogue national.
En mai 2011,des économistes de plusieurs pays ont signé l’appel pour un soutien du G 8 au programme de développement économique et social tunisien. La communauté internationale
était appelée à être au rendez-vous de l’histoire et à considérer la Révolution tunisienne comme un bien public mondial.
Cinq ans plus tard, alors que la Tunisie a consolidé sa transition démocratique et continue de bénéficier d’un fort courant de sympathie, l’appui de la communauté internationale a été pour
le moins parcimonieux.
Nous avons pourtant la responsabilité collective de faire en sorte que cette transition réussisse et de prouver que la coopération économique est la meilleure barrière contre les extrémismes.
Il est donc essentiel que la communauté internationale marque sa solidarité avec la Tunisie pour qu’elle puisse être et demeurer un exemple à suivre en matière de changement social,
économique et démocratique pour l’ensemble de la région et au-delà.
Le risque auquel nous avons à faire face aujourd’hui est celui d’une mauvaise coordination des actions; le risque que le reste du monde attende que la Tunisie ait achevé sa transition
pour l’aider, alors qu’elle a besoin de cette aide pour réussir cette transition. Sur le plan économique, les transitions démocratiques engendrent souvent une perte de croissance
avant une reprise. Celle-ci tarde cependant à venir. La Tunisie a besoin d’un engagement international afin d’éviter que cette phase récessive ne dure trop longtemps, ce que ni son
économie, ni sa société ne peuvent endurer. La Révolution n’a certes pas de prix, mais elle a un coût. La situation sécuritaire reste encore fragile et la situation économique s’est détériorée,
ce qui a amené les agences internationales de notation à dégrader la Tunisie.
Aujourd’hui, la transition démocratique en Tunisie est à la croisée des chemins, avec un certain nombre d’acquis enregistrés, mais également des menaces qui pourraient
avoir de graves conséquences, non seulement pour la Tunisie, mais aussi pour la région euro-méditerranéenne.
Les derniers attentats terroristes qui ont endeuillé les deux rives de la méditerranée, la vague migratoire sans précédent qui submerge l’Europe, nous rappellent qu’au delà de la
contingence de nos intérêts, doit prévaloir la communauté de nos destins.
Dans ce contexte, le Plan de développement économique et social 2016-2020 est venu fixer des objectifs ambitieux mais réalistes,car la Révolution a brisé le «plafond de verre de l’antidémocratie» qui faisait perdre à la Tunisie plusieurs points de croissance.
Ce Plan comprend un vaste programme d’actions et de réformes qui devront permettre d’engager un nouveau modèle de développement, plus équilibré régionalement, plus inclusif
socialement et plus ambitieux en terme d’intégration internationale. Il vise fondamentalement à préserver le modèle sociétal tunisien bâti sur l’autorité de l’Etat de droit, la démocratie, le rôle central joué par les femmes, la quête de plus de justice sociale et de libertés individuelles et une éducation fondée sur des valeurs universelles et porteuse de modernité.
Ce Plan prévoit en particulier un effort massif d’investissements publics et privés. Les besoins de financement sont de l’ordre de 60 milliards d’euros sur 5 ans. Pour y faire face, la Tunisie
comptera tout d’abord sur ses propres forces. L’épargne nationale couvrira60 % des besoins, mais elle aura besoin inévitablement de financements extérieurs.
Nous appelons aujourd’hui la communauté internationale, à soutenir la transition en Tunisie et plus précisément à soutenir une feuille de route qui serait élaborée et conduite par la Tunisie; feuille de route qui identifierait clairement les acteurs impliqués et les montants à mobiliser.
Plus précisément, nous appelons la communauté internationale à mettre en œuvre:
• Un programme de soutien international doté de 20 milliards d’euros sur 5 ans.
• Une déclaration claire sur les modalités de mobilisation et de coordination entre les différentes institutions financières (FMI, Banque mondiale, BERD, BEI, BAD et BID) afin qu’elles puissent
contribuer de manière optimale à la croissance et à la restructuration de l’économie tunisienne.
• Un engagement, à titre individuel, des pays européens d’appuyer l’obtention pour la Tunisie du statut de partenaire associé de l’Union européenne avec un plein accès aux fonds
structurels européens.
La Tunisie serait ainsi définitivement engagée dans un processus de transition historique avec son volet politique de construction d’une démocratie moderniste et son volet économique et social basé sur un plan de développement ambitieux. La communauté internationale dans son ensemble est invitée à se mobiliser rapidement pour contribuer à la réussite de ce processus dans le cadre d’un authentique partenariat qui aura des répercussions internes et externes, importantes en favorisant une transition démocratique allant dans le sens de l’ouverture et de la modernité et conduisant à plus de prospérité pour la Tunisie et pour la région
euro- méditerranéenne.

Liste des premiers signataires :
Aghion Philippe, Economiste, Aita Samir, Economiste, Arbi Hédi, ancien Ministre, Baladi
Ahmed, Avocat, Barissat Gilles, Chef d’entreprise, Barré-Sinoussi Françoise, Prix Nobel de Médecine, Beacco Jean-Michel, Economiste, Bédoui Abdeljellil, Economiste, Belhaj Ali Amel, Journaliste, Ben Achour Yadh, Juriste, Ben Amar Tarak, Chef d’entreprise, Ben Amara Chokri, Economiste, Ben Becheur Leyth, Agriculteur, Bénassy-Quéré Agnès, Economiste, Benhamou Françoise, Economiste, Ben Ayed Abdessalem, Chef d’entreprise, Ben Hariz Habib, Chef d’entreprise, Ben Kahla Karim, Economiste, Ben Miled Mounir, Expert tourisme, Ben Yaïche Hichem, Rédacteur en chef, Ben Yedder Afif, Chef d’entreprise, Berhima Jalel, Economiste, Besbes Ahmed, Ingénieur Conseil, Betbeze Jean-Paul, Economiste, Biancarelli Jean Louis, Economiste, De Boissieu Christian, Econ
omiste, Bonnenfant Gilles, Chef d’entreprise, Bouchamaoui Ouided, Prix Nobel de la Paix, Bouchaud Christian, Urbaniste, Bouleymen Mhamed Ali, ancien Maire de Tunis, Bouden Chiheb, ancien Ministre, Boughzala Mongi, Economiste, Boujenah Michel, Comédien, Bourguignon François, Economiste, Bousnina
Mongi, ancien Ambassadeur, Boussama Khaoula, Chef d’entreprise, Bréchot Christian,
Institut Pasteur, Brender Anton, Economiste, Cartapanis André, Economiste, Chaabouni Tarek, Chef d’entreprise, Chaibi Khélil, Chef d’entreprise, Charfi Faouzi, Chirurgien, Charpin Jean-Michel, Economiste, Chékir Hamouda, Banquier, Chelbi Afif, ancien Ministre, Chevalier Jean-Marie, Economiste, Cherif Fayçal, Historien, Chkoundali Ridha, Economiste, Chouikha Larbi, Universitaire, Cohen Daniel, Economiste, Dachraoui Mohamed, Chimiste, D’Albis Hippolyte, Economiste, De Bresson Arnaud, Délégué général Paris-Europlace, Degallaix Serge, ancien Ambassadeur, Delanoe Bertrand, Ancien Maire de Paris, Dimassi Hassine, ancien Ministre, Dumas Catherine, ancienne Sénatrice, El Karoui Hakim, Chef d’entreprise, Ellala Mohamed-Lakhdar, Economiste, Elloumi Hichem, Chef d’entreprise, El Mekkaoui de Freitas Najat,
Economiste, Ezzine Mourad, Economiste, Ezzine Tarak, Juriste, Farhat Raja, homme de
Théâtre, Fitoussi Jean Paul, Economiste, Gaaloul Adel, ancien Secrétaire d’Etat, Gaida Habib, Haut Cadre, Ghachem Asma, Juriste, Ghanmi Fatma, Consultante, Ghenima Sana, Chef d’entreprise, Ghorbal Samy, Journaliste, Giaccomotto Christian, Chef d’entreprise, Gindre Jacques, Chef d’entreprise , Grange Cabanne Alain, Maître de requêtes Conseil d’Etat, Guigou Jean-Louis, Economiste, Hanachi Salah, ancien Ambassadeur, Haddad Mustapha, IngénieurConseil, Haddar Mohamed, Economiste, Hatira Abdesslem, ancien Ambassadeur, Hedda Ellouze Donia, Avocate, Houas Mehdi, Chef d’entreprise, Houidi Taieb, Géographe, Jeljeli Naceur, Chef d’entreprise, Jouini Elyes, ancien Ministre, Kabla Gabriel, Médecin, Karafi Néjib,ancien Secrétaire d’Etat, Karray Sana, Economiste, Kéfi Faiza, ancienne Ministre, KoikeToshio, Economiste, Lakhoua Foued, Chef d’entreprise, Levitte Jean-David, ancien Ambassadeur,
Limantour Jean François, Chef d’entreprise, Lorenzi Jean-Hervé, Economiste, Louzir
Hechmi, Institut Pasteur, Malouche Mohamed Ali, Chef d’entreprise, Malvezin Laurent, Chef d’entreprise, Mamoughli Chokri, ancien Secrétaire d’Etat, Mechri Hédi, Economiste, Meddeb Radhi, Chef d’entreprise, Medvedowsky Alexandre, Chef d’entreprise, Mérieux Alain, Chef d’entreprise, Michon-Lehnebach Xavier, Chef d’entreprise, Miled Habib, Chef d’entreprise, Moati Serge, Cinéaste, Mouhoud El Mouhoub, Economiste, Morin George, politologue, Naccache Sonia, Economiste, Nekmouch Lina, Chargée de mission, Nouira Chékib, Chef d’entreprise, Ouali Badreddine, Chef d’entreprise, Ouerfelli Nizar, ancien Ministre, Ounaïes
Ahmed, ancien Ministre, Paintendre Jean-Marie, Conseiller, Paranque Bernard, Economiste, Pastré Olivier, Economiste, Pollin Jean-Paul, Economiste, Portes Richard, Economiste, Raffarin Jean-Pierre, ancien Premier Ministre, Rassaa Abdelaziz, ancien Ministre, Ratte Philippe, Universitaire, Razeau Christian, Chef d’entreprise, Redissi Hamadi, Ecrivain, Reiffers Jean Louis, Economiste, Revuz Jean, Médecin, Rey Hélène, Economiste, Saint-Etienne Christian, Economiste, Sethom Mehdi, Chef d’entreprise, S’himi Mohamed, ancien Dirigeant Syndical, Simon Jean-Charles, Chef d’entreprise, Smaili Mongi, Universitaire, Smaoui Ahmed, ancien Ministre, Sokri Olfa, Députée, Tasca Catherine, ancienne Ministre, Tlatli Slim, ancien Ministre, Trabelsi Néjib, Urbaniste, Trannoy Alain, Economiste, Trigano Serge, Chef d’entreprise, Vilain Françoise, Déléguée générale Futuralia, Zargouni Hassen, Chef d’entreprise, Zgolli Lamine, Universitaire, Zimmerman Klaus, Economiste, Z
ine-Eddine Karim, Financier.
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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 17:20

Contre la construction d'un mur anti-migrants à Calais

Thieuw EMILIE France

Des milliers de gens, hommes, femmes, enfants, fuient leur pays pour échapper aux persécutions et à la mort. Ils ne rêvent que d'un quotidien meilleur, plus calme, d'un peu d'humanité et de respect. Ils arrivent en Europe et réclament notre protection.

Dans la majorité des cas, dans leur pays, leur maison a été détruite. Ils espèrent retrouver chez nous 4 murs et un toit pour vivre, élever leurs enfants et se reconstruire intérieurement.

Et nous, alors même que nos pays sont en paix, alors même que nos nuits sont calmes, alors même que nos terres sont fertiles, nous ne leur offrons que des camps de réfugiés, des bidonvilles. Et le seul mur que nous nous apprêtons à construire est un mur blindé, non pas pour les protéger mais pour nous protéger : pour protéger les Anglais anxieux, apeurés par ces étranges étrangers, pour protéger notre commerce et nos camions plein d'aliments et d'énergies que ces étranges étrangers ne peuvent se permettre de consommer car on les en prive.

Evidemment, la situation est difficile pour les habitants des environs de Calais qui se trouvent face à cette pauvreté, une pauvreté qu'ils n'ont jamais vécue pour certains, une pauvreté parfois plus forte que celle qui remplit déjà leur quotidien pour d'autres. Et les agriculteurs, vivant déjà une période de crise financière, voient également leurs terres piétinées par ces étranges étrangers car elles se trouvent sur le passage qui les mèneront où ils souhaitent aller.

Doit-on pour autant construire un mur, et accepter de véhiculer cette image si négative du rejet de l'autre que nous accusons, que vous accusez régulièrement lorsqu'il s'agit du mur israélo-palestinien, du mur de l'ex URSS, du mur de Donald Trump et j'en passe ?

Doit-on pour autant céder à la pression d'un gouvernement anglais qui refuse depuis des années de faire sa part d'humanité, de solidarité ?

Si des murs doivent être construits, qu'ils soient ceux de logements, d'écoles, de centres médicaux, de commerces.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,

Mesdames et Messieurs les sénateurs et députés,

Réagissez, refusez ce mur, cessez donc d'accepter l'inacceptable.

Cette pétition sera remise à:

  • Monsieur le President de la Republique
  • Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement
  • Mesdames et Messieurs les sénateurs et députés
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 21:53

L'Association des Tunisiens en France exprime sa solidarité eavec la communauté chinoise et sa solidarité avec la famille de la victime.

Le Bureau National de l'ATF

Manif

La communauté chinoise de Paris défile et réclame «la sécurité de tous»

Par LIBERATION, avec AFP — 4 septembre 2016 à 15:31 (mis à jour à 16:54)

Lors de la manifestation de la communauté asiatique à Paris, le 4 septembre. Photo François Guillot. AFP

La communauté chinoise de Paris défile et réclame «la sécurité de tous»

Plusieurs milliers de membres de la communauté chinoise étaient réunis dimanche à Paris pour réclamer «la sécurité pour tous» et dénoncer le «racisme anti-asiatique», après l’agression mortelle d’un des leurs, un père de famille de 49 ans, en banlieue parisienne. Quasiment tous vêtus d’un t-shirt blanc frappé du slogan «sécurité pour tous», les manifestants, regroupés Place de la République, brandissaient des drapeaux français, en scandant «sécurité, sécurité, sécurité».

A lire aussi, notre format «plein écran» Racisme : le blues des Chinois de Paris

Sur un grand écran était projetée une photo de la victime avec une tache de sang sur laquelle on pouvait lire : «Zhang Chaolin, mort pour rien. Qui sera le prochain ?». Parmi la foule, plusieurs élus comme Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris, Stéphane Troussel, le président PS du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, ou encore la présidente du conseil régional d’Ile-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains).

Le collectif «Sécurité pour tous» avait déjà rassemblé plusieurs milliers de personnes en 2010 et 2011 dans le quartier parisien de Belleville pour protester contre la violence dont la communauté chinoise était la cible. La mobilisation, déclenchée par une agression lors d’un banquet de mariage, avait été marquée par des échauffourées.

La mort en août à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) d’un couturier de 49 ans, Zhang Chaolin, décédé après avoir été agressé par trois jeunes qui en avaient après le sac de son ami, a suscité un sursaut de mobilisation. «Sécurité pour tous» dénonce le climat de peur et d’insécurité qui règne à Aubervilliers et met en cause les «autorités» qui «ont préféré fermer les yeux sur cette délinquance grandissante» parce que les «Asiatiques constituent la cible principale de ces agresseurs».

Le collectif réclame notamment des effectifs policiers supplémentaires, des caméras de surveillance et la reconnaissance du racisme anti-asiatique.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 18:27

@Kamel Jendoubi
Ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile Le temps n’est pas aux états d’âme. La situation du pays est telle qu’elle ne laisse même pas de place au regret, et encore moins à l’amertume, au regard des efforts consentis et interrompus… Ainsi va la politique. Et puis, les bilans se font à froid, au moment opportun, même s’il est problématique d’en faire un pour une action publique de si courte durée.Ú

Voici donc quelques notations rapides. Une sorte de bouteille à la mer, ou - qui sait ? - des indications utiles d’une manière ou d’une autre pour l’intelligence de quelques enjeux de notre post-révolution tels que j’ai pu les approcher lors de ma courte expérience ministérielle.
Le département que j’ai eu à diriger est né d’une ambition, sans doute démesurée : la réforme
de l’État. Un travail certes titanesque pour un seul ministère, voire pour un seul gouvernement,
on le savait. C’était, disons, la philosophie de l’action que j’ai voulu entreprendre.
Les yeux rivés sur cet horizon, a priori atteignable mais qui s’éloigne à mesure qu’on s’en approche, je me suis attelé à mon travail. Il fallait commencer par donner une consistance réaliste au mot d’ordre qui pouvait apparaître quelque peu grandiloquent, de « réforme de l’État », et revoir à la baisse mes rêves de vieux militant des droits de l’Homme et des libertés. La redoutable « culture de gouvernement » est une école de patience, de modestie, et parfois d’ingestion de
couleuvres soit dit en passant… La marge était étroite mais réelle.
Nous avons donc - parce que l’effort était collectif - articulé nos projets sous la forme d’un
triptyque.
• Donner corps aux institutions prévues par la Constitution par la mise en place d’un dispositif progressif assurant l’équilibre des pouvoirs, et prévoyant les garde-fous de toute démocratie que sont les contre-pouvoirs.
L’enjeu ici est le fonctionnement même de l’État : un État de droit fidèle à sa vocation sociale ; à même de retrouver une autorité gravement entamée et de la rétablir pour combattre la corruption qui gangrène le tissu social.
• Impliquer la société civile et le mouvement associatif qui, dans ce processus, en est l’épine
dorsale. Une société civile créatrice de droits réels mais surtout actrice et gardienne des
réformes envisagées. La société civile n’est pas la société, elle est son filet protecteur et l’option
pour une démocratie participative, gravée dans le marbre constitutionnel, accorde aux acteurs
civils une place de choix.
L’enjeu ici est d’impulser des relations nouvelles entre l’État et ces acteurs, d’organiser la
confrontation comme les terrains d’entente entre les deux parties pour le bien du pays.
Doter la société civile des moyens de défendre la société, c’est une des missions de l’État
démocratique. Je m’enorgueillis de penser qu’une partie de cette mission a été confiée à mon
département.
• Ce double souci est adossé au référentiel universel des droits de l’Homme prévu par notre
Constitution et par les textes internationaux qui engagent l’État.
L’enjeu ici est de mettre la pratique institutionnelle au diapason des principes inscrits dans la
Constitution, et plus généralement d’insérer notre pays irréversiblement dans l’espace
démocratique transnational qui transcende les puissances étatiques, grandes et petites, et qui
est régi par le droit international. Ces trois piliers apparaissent dans le long libellé du
ministère. Il s’agissait de traduire ces projets en programmes, ensuite en dispositifs juridiques,
puis en pratiques quotidiennes : une tâche ardue et de longue haleine.
Le ministère tel qu’il sera légué à la nouvelle équipe est un vaste chantier, ouvert depuis le
début de l’année, date de sa création après le remaniement ministériel de janvier 2016. Un
grand paysage de briques et de ciment ; des travaux dans toutes les directions : projets de
loi adoptés par le gouvernement et en souffrance dans les rayonnages de l’Assemblée des
représentants du peuple (ARP), notamment le projet de loi-cadre relatif aux instances
constitutionnelles indépendantes et la loi organique relative à l’Instance des droits de l’Homme;
d’autres projets de loi relatifs à chacune des instances constitutionnelles attendant d’être
discutés en Conseil des ministres (bonne gouvernance et lutte contre la corruption, développement durable et les droits des générations futures, communication audiovisuelle)…
Des documents, des rapports (en particulier ayant trait aux correctifs à introduire dans les
décrets-lois relatifs aux associations ou aux partis…), des commissions, des sous-commissions,
des consultations, des rencontres et des tournées à l’intérieur du pays ont été réalisés en aval de
tous les travaux mettant en présence les connaissances des experts et l’expérience des
militants associatifs. Je prétends, au nom de toute l’équipe, que nous avons ébauché une
méthode silencieuse dont l’efficacité a été éprouvée.
Je me contenterais de quelques exemples à titre indicatif. Au printemps 2015, le gouvernement
ayant décidé de prendre à bras-le-corps le dossier du bassin minier, il nous a échu la mission de
rétablir la liaison avec les acteurs de la société civile et, en coordination avec les décideurs
locaux et nationaux, de renouer un dialogue jusque-là empêché par les malentendus, le mépris
ou le laxisme. Nous avons réussi partiellement à rétablir une confiance relative, des emplois
ont été créés, la production, bloquée depuis des années, a redémarré, du moins pour un temps….
Autre cas, la cellule de communication de crise mise en place en juin 2015 après l’attentat sanglant de Sousse. Là encore, la feuille de route était de « communiquer » autrement : par un discours qui mette la sécurité au service de la démocratie et par l’adresse continuelle aux acteurs de la société civile, ceux des médias en l’occurrence.
L’expérience de la plateforme de contre-discours appelée à se déployer sur les réseaux sociaux
et destinée aux publics exposés à la «radicalisation».
Une expérience participative qui doit nous mener à prendre le problème à la base et à établir une
relation durable de confiance avec les acteurs de terrain, en particulier les jeunes. Une synthèse
et des propositions de redéploiement de cette plateforme étaient envisagées.
La mise en place d’un mécanisme permanent et innovant de reporting (comité national de
coordination, préparation, présentation des rapports et suivi des recommandations en matière de droits de l’Homme) impliquant l’ensemble des ministères et permettant à notre pays de retrouver dignement sa place sur l’arène internationale en conformité avec ses obligations internationales relatives aux droits de l’Homme. Sans parler de la re-dynamisation de l’Instance nationale de lutte contre la corruption dotée de moyens conséquents, de la relance de la Haica, bloquée par la démission de plusieurs de ses membres, comme de l’installation de l’Instance nationale de la prévention contre la torture, un mécanisme de protection qui distingue la Tunisie dans le monde arabe. A défaut d’être toujours pérennes, ces quelques exemples constituent autant de balises, des expériences participatives concrètes appelées à s’étendre et à être affinées et rééditées.
Tout le travail de l’équipe ministérielle était un «work in progress » dont les résultats, a priori
imminents, se retrouvent constamment différés…
La faute à personne ou à tout le monde, sans doute au fonctionnement labyrinthique des
usines à gaz qui nous servent d’administrations, mais aussi aux lourdeurs de l’ARP. Que l’on
me pardonne cette saillie, mais le train de limace des séances de l’hémicycle est de nature à user
la patience des plus placides.
Des erreurs de l’équipe, dont j’assume en premier la responsabilité, il y en a eu pour sûr, une gestion approximative du temps, une visibilité a minima, certainement…. Je me suis permis ici d’esquisser un plaidoyer dont la seule finalité est de préserver des acquis, de défendre un petit patrimoine que nous léguons en héritage à nos successeurs.
Je voudrais enfin dire deux mots des difficultés que nous avons sans doute sous-estimées et qui
ont parfois hypothéqué la débauche d’efforts consentie par mon équipe, et au-delà. Elles sont
de deux ordres :
Le premier est d’ordre technique : initialement rattaché à la présidence du gouvernement, le
ministère qui a été le mien était peu et tardivement pourvu en moyens humains en l’absence d’un budget propre, prévu pour enfin être effectif en 2017. Le chef du gouvernement était animé des meilleures dispositions, mais l’intendance ne suivait pas toujours. Il faudra changer cette manière de voir les réformes institutionnelles comme le parent pauvre du développement. La démocratie, avec son attribut participatif, est toujours urgente,… Comme l’emploi… Comme la sécurité. Tout cela procède du même impératif : le bien commun.
Le second est culturel, j’allais dire subliminal : comment faire admettre et avancer l’idée de
réforme dans un milieu travaillé depuis si longtemps par le démon impassible de la routine,
des conservatismes et du corporatisme ?
Comment instiller du dynamisme dans ce monstre à sang froid qu’est l’administration minée par la gestionnite carriériste léguée par le régime de Ben Ali ? Une véritable gageure.
Il y a pire : les oppositions politiques qui transparaissent derrière des hypocrisies complaisantes ou le désenchantement diffus qui perce ici et là : la Révolution, on a déjà donné ! La sécurité et le pain avant tout, les droits de l’Homme ça peut attendre !
Et pourtant, il faut continuer à y croire. On n’a pas le choix. Il y va du devenir de notre post-révolution. Notre pays est engagé dans un processus séculaire de modernisation. L’État en Tunisie a toujours joué le rôle d’initiateur et de garant de la pérennité de ce processus,
malgré les à-coups, les dérives autoritaires et dictatoriales et les tentations régressives. Cette
modernisation suppose un État disposant des moyens de son autorité pour protéger le pays
et défendre la société. Soustraite des mains des oligarques, toujours à l’affût, pour être
mise à la disposition du peuple entier, cette autorité a pour nom Démocratie. Notre démocratie est encore balbutiante. Elle doit se montrer assez forte pour déjouer les plans des prédateurs, assez sereine pour tenir tête aux nostalgiques de l’ordre, de quelque masque qu’il s’affuble : moral ou sécuritaire. Il faut tenir le cap.
Il me reste à formuler le souhait que le travail accompli serve et que le témoin soit repris par
l’équipe qui va nous succéder.
Bonne route Mehdi.
K.J.

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