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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 16:38

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UJFP

Gérard Filoche a fait un faux pas, il est le premier à le reconnaître en retirant immédiatement une caricature antisémite et complotiste trop vite retweetée. Il s’est immédiatement excusé de cette erreur. Mais c’est sans compter avec l’offensive du moment. Dézinguer tout ce qui peut l’être avec tous les arguments (fielleux) possibles et toutes les campagnes de diabolisation de ce qu’il faut abattre : les représentants de l’antiracisme politique, tout particulièrement ceux d’entre eux qui revendiquent l’auto-organisation, les antisionistes, les antilibéraux, tout ce qui caractérise notre camp contre l’offensive néo conservatrice...Et qui caractérise aussi les néocons qui nous attaquent : ultralibéraux, sionistes et racistes.

La particularité de l’affaire Filoche est qu’elle se joue à l’intérieur du parti socialiste notamment où certains réclament son exclusion, et qu’en ce sens elle ne peut manquer d’en évoquer une autre, celle de Moshe Machover, né à Tel Aviv cofondateur du Matzpen, parti antisioniste israélien exclu du Labour party anglais pour antisémitisme. Bien sûr la taille et la santé du parti anglais défie ce qui reste du groupe PS français aujourd’hui. D’ailleurs après une rude bataille, il a été réintégré. Mais le fond de l’affaire et le « mouvement » sont très semblables ; dans les deux cas il s’agit d’éradiquer ce qui porte dans le PS la voix de l’antilibéralisme et de la critique d’Israël. L’arme est la même : une accusation d’antisémitisme qui ne vise par ailleurs en aucune manière à combattre réellement le racisme. Or les deux hommes sont au-dessus de tout soupçon, même si le Français a trébuché, rien ne permet dans le parcours du fondateur de SOS racisme, de rattacher Filoche à l’antisémitisme. De même on a fait dire aux textes de l’Anglais Machover ce qu’ils ne disaient pas pour mieux l’attaquer, en assimilant sa critique de l’idéologie et des crimes de l’État israélien à de l’antisémitisme. Tous les moyens sont bons, fausses lectures, cabales, erreurs guettées à la loupe, déformation de propos, et s’exercent quotidiennement dans la presse et chez les commentateurs français aussi. Il faut en tous cas se souvenir que le sionisme n’est pas le fait de l’extrême droite au pouvoir en Israël aujourd’hui, et qu’il a d’abord été soutenu par l’internationale socialiste et le PS.

Il s’agit bien, comme le dit un autre socialiste, de faire rendre gorge, et d’exclure du débat public Plenel et Médiapart, Bouteldja et le PIR, Filoche dans un Parti socialiste dont Boniface a déjà dû subir les foudres, Obono mise au pas dans une France Insoumise qui prête allégeance à la LICRA ; on assiste à un véritable nettoyage politique !

C’est une bataille qui vise notre camp politique tout entier. Celui de la résistance d’aujourd’hui et de demain, au racisme, au libéralisme, au sionisme. Un camp dont les membres doivent tous être protégés, sans considération de ce qui ne peut que relever d’un débat interne et bienveillant, et qui ne survivrait pas aux solidarités sélectives. Évidemment nous sommes solidaires de Plenel, de Boniface, de Filoche, de Morin, et de tous ceux qui sont attaqués aujourd’hui parce que porteurs d’une critique du monde libéral et d’un autre projet, de la défense des Musulmans attaqués, de la défense des Palestiniens. Mais nous ne pouvons exclure de cette solidarité nos camarades des groupes antiracistes, Musulmans ou du PIR, et des personnalités racisées (quel meilleur exemple pour illustrer ce terme que le parcours médiatique de Danièle Obono, élue de la République qui n’a cessé d’être interpellée sur et renvoyée à sa condition de noire et d’immigrée !) ou diabolisées comme Houria Bouteldja. Car, cela voudrait dire que de fait nous adoptons l’agenda raciste et racisant de nos adversaires, signant l’arrêt de mort de la constitution si nécessaire du camp de la résistance.

Nous espérons que toutes celles et ceux qui comprennent l’enjeu de ne pas marcher dans la combine clivante de l’adversaire et de faire front, solidaires de tous, vont très rapidement exprimer clairement cette solidarité. Ce qui nous semble être le seul moyen d’éviter que la parabole du pasteur Martin Niemöller ne s’applique à nous-même :

« Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »

Le Bureau national de l’UJFP, le 21 novembre 2017


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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 11:23

L’Union juive française pour la paix condamne et dénonce les actes antisémites.

Récemment, la destruction haineuse et imbécile de la plaque de souvenir commémorant le tragique décès Ilan Halimi érigée en 2011 à Bagneux (Hauts-de-Seine) qui avait été séquestré et torturé par un groupe de criminels persuadé de pouvoir obtenir une rançon de sa famille juive.

L’UJFP dénonce aussi l’exploitation de cette atteinte à la mémoire avant toute enquête, pour la mettre automatiquement sur le dos de Musulmans ou de jeunes des quartiers populaires. Elle dénonce l’hypocrisie qui de ceux qui s’offusquent de cette destruction mais n’ont pas un mot quand un commando d’extrême droite à Dijon se définissant comme un « commando » anti-islam revendique des attaques au marteau contre des Musulmans réels ou supposés.

Pour l’UJFP, il s’agit de lutter contre le racisme, sous toutes ses formes : islamophobie, négrophobie, antisémitisme, antitsiganisme, … C’est dans l’unité avec nos partenaires de l’antiracisme politique et décolonial que nous agirons, sans exclusivisme.

Le Bureau national de l’UJFP, le 7 novembre 2017.


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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 11:56
Radio Soleil rend hommage à la mémoire de son ancien Directeur et notre ami et camarade Majid Daboussi

 

Radio Soleil rend hommage à la mémoire de notre ami et camarade Majid Daboussi, dimanche 5 novembre à 15h à la salle Saint Bruno 9 rue Saint Bruno 75018 Paris (en face de l'église Saint Bernard et du Square Said Bouziri)

tous ceux qui ont connu et apprécié Majid sont invités cordialement à ce moment de souvenir.

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 14:27

 

Appel pour des élections à l’Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine

 

Tunis, le 26 octobre 2017

 

L’association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) a dernièrement suivi avec une grande préoccupation l’évolution de la situation au sein de l’Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine (ISHTC) de l’Université de la Manouba où les chercheurs mènent, depuis quelque temps et particulièrement depuis l’entame des élections à l’Université, un combat pour imposer, à l’instar de leurs collègues enseignants-chercheurs, leur droit à l’élection des organes directeurs de leur institution et précisément le conseil scientifique bloqué depuis 2011et le directeur.

 

Il importe à l’association dans ce contexte de proclamer d’une manière claire :

  • Le droit des universitaires appartenant à l’ISHTC à la gestion démocratique de leur institution sur la base des élections, droit pour lequel ont combattu des générations entières d’universitaires jusqu’à ce qu’il soit reconnu grâce aux mesures courageuses prises par l’ancien ministre de l’enseignement supérieur, feu Ahmed Brahim, en 2011.
  • Son vif étonnement face à l’obstination de l’autorité de tutelle à vouloir priver les chercheurs de l’ISHTC de ce droit, seul garant pour éloigner la mémoire collective des Tunisiens des tiraillements préjudiciables à la bonne gouvernance, à l’exercice des libertés académiques et aux normes académiques de la recherche scientifique.
  • Sa satisfaction pour le soutien de la Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique aux collègues de l’ISHTC sur la base des dispositions réglementaires en vigueur qui reconnaissent le principe de l’élection.

                                Le président de l’ATDVU

                                          Habib Mellakh

 

نداء من أجل إجراء انتخابات بالمعهد العالي لتاريخ تونس المعاصر

 

تونس في 26 أكتوبر 2017

 

تابعت الجمعيّة التونسيّة للدّفاع عن القيم الجامعيّة بانشغال كبير في المدّة الأخيرة تطوّر الوضع بالمعهد العالي لتاريخ تونس المعاصر بجامعة منّوبة حيث يخوض الباحثون صلبه منذ مدّة خاصّة منذ بداية الانتخابات في الجامعة نضالا من أجل فرض حقّهم في انتخاب هياكلهم المسيّرة وتحديدا المجلس العلمي المعطّل منذ 2011 وانتخاب المدير أُسْوةً بزملائهم الأساتذة الباحثين.

ويهمّ الجمعيّة في هذا الظرف أن تعلن بوضوح:

  • حقّ الزملاء الجامعييّن في المعهد العالي لتاريخ تونس المعاصر في التسيير الدّيموقراطي لمؤسّستهم على قاعدة الانتخاب، وهو حق ناضلت من أجله أجيال عديدة من الجامعيين إلى أن تمّ إقراره بفضل الإجراءات الشّجاعة التي اتّخذها المرحوم وزير التّعليم العالي الأسبق أحمد إبراهيم سنة 2011 .
  • استغرابها الشديد من إصرار سلطة الإشراف على منع الباحثين بالمعهد العالي لتاريخ تونس المعاصر من هذا الحقّ الذي هو الضّمان الوحيد كي يقع النأي بالذّاكرة الجماعيّة للتونسيين من التّجاذبات السياسيّة المضرّة بالحوكمة الرشيدة وبالمعايير الأكاديميّة للبحث العلمي وبممارسة الحريّات الأكاديميّة.

 

  • عن ابتهاجها بمساندة الجامعة العامة للتعليم العالي و البحث العلمي للزملاء بالمعهد العلي لتاريخ تونس المعاصر بالاعتماد على التدابير القانونية الجارية بها العمل في المؤسسات التعليم العالي و البحث العلمي و التي تقر  مبدأ الانتخاب.

 

  •  

                                     رئيس الجمعيّة

                                           حبيب الملاخ  

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 13:09
 

 Les atteintes aux droits de l'Homme au Maroc s'élargissent aux militants de la solidarité intermaghrébine

 

 

Le 17 octobre 2017 s'est ouvert à Casablanca le procès de 21 militants du Hirak du Rif. Dans un objectif d’observation et de solidarité, une délégation maghrébine à l'initiative du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme (CRLDHT), du Forum Tunisien des Droits Économiques et Sociaux (FTDES), de l’Association Yaqadha (Vigilance pour la Démocratie et l’État civil), accompagnée par une délégation d’avocats tunisiens et par le Forum des Alternatives Maroc (FMAS), devait se rendre à Al Hoceima pour témoigner du soutien de la société civile tunisienne aux familles des prisonniers et des acteurs et actrices de la société civile sur place.

 

Cette participation s’inscrit dans une tradition de solidarité entre les sociétés civiles maghrébines qui a été initiée depuis les évènements de Gafsa par les dynamiques du Forum Social Maghrébin.

 

Au mépris des plus élémentaires droits des personnes à la libre circulation, garantie par la constitution, les autorités marocaines ont annulé les réservations d'hôtel à Al Hoceima de ces militants et les ont refoulés à un barrage de police dressé à 45 km de l'entrée de la ville d'Al Hoceima.

 

Cet évènement montre que les autorités marocaines pratiquent un état de siège non-déclaré de la ville et empêchent toute liberté de circulation, et, en particulier, celle des militants de solidarité. Ces autorités cherchent à décourager les observateurs nationaux et internationaux, à isoler la population du Rif et à cacher la réalité de répression qui s'abat sur elle. Le tout sécuritaire est devenu la réponse.

 

Nous, les associations signataires, issues des différentes dynamiques maghrébines, exprimons notre solidarité avec

· la délégation maghrébine victime de ces pratiques policières,

· le combat des populations du Rif pour une vie meilleure,

· et les militants du Hirak emprisonnés dans les différentes prisons du Royaume.

 

Nous exigeons des autorités marocaines

· la levée du siège de fait d'Al Hoceima,

· qu’une enquête sérieuse soit menée sur les conditions de détention et les témoignages de tortures des détenus, des militants et des dirigeants du Hirak. 

· et la libération des militants emprisonnés.

 

Nous condamnons cette pratique et cette approche qui rappellent, entre autres, les années de plomb au Maroc et le régime de Ben Ali en Tunisie.

 

En dépit des obstacles et des interdictions des autorités marocaines, nous renouvelons notre  soutien et nos encouragements pour ces initiatives de solidarité qui s’inscrivent dans la longue histoire des solidarités intermaghrébines, histoire qui fait partie de notre lutte commune pour la construction d’un grand Maghreb solidaire et démocratique.

 

 

Premiers signataires :

-   Forum Marocain des Alternatifs Sud - FMAS

-   Forum Tunisiens des Droits Économiques et Sociaux - FTDES

-  Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie – CRDLHT

- Fédération des Tunisiens Citoyens des Deux Rives – FTCR

- Association des Travailleurs Maghrébins en France – ATMF

- Association des Tunisiens en France – ATF 

- Association des Marocains en France – AMF 

- Agir pour le Changement Démocratique en Algérie – ACDA

- Immigration, Développement , Démocratie – IDD 

- Association Démocratique des Tunisiens en France – ADTF 

- Le Centre Euro-Méditerranéen de Migration et Développement -  EMCEMO (Pays-Bas)

- La Plateforme Euro-Marocaine de Migration, et Développement, Citoyenneté et Démocraties  - Plateforme Euro marocaine MDCD

- Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires - FUIQP – 59/62

- Collectif 3 C  

- Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie – CVDT-Liège – Belgique

- Association Les Ponts de Genève – Suisse

- Organisation Avenir et Engagement Civique – OAEC 

- Le Forum Marocain pour la Vérité et la Justice – France

- Le Forum Citoyenneté Solidarité des Marocains En Europe – FCSME

- Association des Tunisiens du Nord de la France – ATNF 

- Union Tunisien pour l’Action Citoyenne – UTAC 

- Association El Ghorba – Lyon 

- Association des Tunisiennes et Tunisiens de Suisse – ATTS

- Association Naaoura – Bruxelles  

- Le collectif des Femmes Tunisiennes (France)

 

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- Le Front Populaire – Tunisie section France Nord

- Parti des Travailleurs de Tunisie – Section France

- Parti des Patriotes Démocrates Unifié  (Tunisie) - PPDU-France 

- El Massar – section France

- El Joumhouri – section France

-          Euro Med Droits - REMDH

-         Solidaires – SUD

-         Sortir du Colonialisme 

-         Droits Devant

-         Cedetim – IPAM

-         Fondation Franz Fanon

-         Parti Communiste Français – PCF  

-         EELV

-         Ecologie Sociale

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 13:06

 

[ A PARTAGER, A FAIRE CIRCULER AUPRES DES ASSOCIATIONS DU 10e L'APPEL

du "Collectif des associations du 10e pour la sauvegarde de la vie associative" :

apportez la signature de votre association à : Collectifassociationsdu10e@gmail.com ]

 

Collectif des associations du 10e pour la sauvegarde de la vie associative

Si nous ne faisons rien …...
vous le savez, nos associations sont en danger.

Nous, associations signataires, nous engageons à nous mobiliser pour éviter ce scénario !

Premiers signataires :

  1. Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (L’ACORT)
  2. Association des Tunisiens en France (ATF)
  3. Association Minima
  4. ATTAC Paris Centre
  5. A toi théâtre
  6. AIRES 10
  7. Centre d'Accueil Médicalisé et de Réinsertion Economique et Sociale (CAMRES)
  8. Centre d'animation de Paris 10ème - CRL10
  9. Cie Bouche à Bouche
  10. Conseil Citoyen du 10e
  11. Elle tourne la page
  12. Ensemble, nous sommes le 10e
  13. Espace Farabi
  14. Espace Universel
  15. Français Langue d'Accueil - FLA
  16. Institut Métapsychique International
  17. La compagnie Niaba
  18. La Main sur l'Image
  19. LDH 10/11
  20. Le Pari's des Faubourgs
  21. Les Quatre Horizons
  22. Mouvement d'Entraide pour le Tiers Monde et la Coopération (ETM)
  23. Robert Bernard Desnos
 
 
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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 18:26

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre 2017,

 

A l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, nous organiserons une Conférence sur le thème :

 

"L'impact de la nouvelle loi intégrale du 26/04/2017, dans la lutte contre les violences à l’égard des femmes, en Tunisie, aux Maghreb, sur les femmes arabes et musulmanes"

 

Nous avons le plaisir de vous inviter à assister à cette manifestation.

 

En effet, le 26/07/2017, l’Assemblée des députés-es du peuple de Tunisie a voté à une large majorité (146 députés-es sur 214) une nouvelle loi intégrale contre les violences à l’égard aux femmes.

C'est pour la première fois qu'une loi de ce genre dans le monde arabe et musulman est votée. Cette nouvelle loi renforce la protection des victimes et abolit certaines dispositions rétrogrades du code pénal.

Comme l’affirmé la Ministre tunisienne de la femme, la famille et de l'enfant, cette loi vise à "en finir avec toutes les formes de violences contre la femme".

Ainsi toute agression, quelque soit sa nature, n'est plus une affaire privée.

Le texte introduit "la reconnaissance de toutes les violences, physiques, morales, sexuelles, économiques, etc... Ce qui se dégage de la philosophie de la loi, c'est que ces violences ne sont plus une question privée. C'est une question qui ne concerne maintenant l'État. La preuve, c'est que le retrait de la plainte n'arrête plus les poursuites", s'est félicitée, la députée Bochra Belhaj Hamida auprès de l'AFP.

Ainsi l'auteur d'un acte sexuel avec une mineure, n'a plus la possibilité d'échapper à des poursuites en épousant sa victime.

Cette loi est un début de consécration de l'article 46 de la nouvelle constitution de janvier 2014.

La loi intégrale prend en compte aussi bien la prévention, la sanction que l'accompagnement des victimes et la reconnaissance de leurs droits. Ce texte est fondateur car il procède d'une nouvelle approche pour aborder les problématiques sociétales et intègre ces trois dimensions. il ne s'agit pas seulement de sanctionner mais de prévenir et d'accompagner. Elle rentrera en application fin janvier 2018.

 

Objectif : valoriser  et vulgariser la loi intégrale par l’Assemblé des députés-es du peuple tunisienne.

 

Date : 25 novembre 2017

 

Heure (début-fin) : 18h00 -21h30

 

Lieu (avec adresse) : Maison des associations du 10ième arrondissement, 206, Quai de Valmy, 75010 Paris;

 

Métro: Louis Blanc, Ligne 7 et Métro Colonel Fabien et Jaurès Ligne 2

 

Contact : M. Ellala Mohalmed-Lakhdar, 0685109440, atf.bn@orange.fr et ellala1@orange.fr 

Site WEB (où l’info sera accessible : http//www.atf-federation.org,

Page face book: Association des Tunisiens en France

 

Principales et principaux intervenant-e-s :

 

* Madame Bochra Belhaj Hamida, Avocate, Députée, ancienne Présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) et Présidente de "la Commission des libertés individuelles et de l'égalité" créée par le Président de la République tunisienne M. Béji Caïd Essebsi, chargée de réfléchir à des solutions pour une égalité entre hommes et femmes sur la question de l'héritage;

 

* Madame Sana Ben Achour, Professeure agrégée en Droit publicà la Faculté des sciences juridiques, ancienne Présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), Présidente de l'association "Béity" (Ma maison, un refuge pour les femmes victimes de violences);

 

* Madame Radia Jerbi, Avocate, Présidente de l'Union nationale des femmes tunisiennes (UNFT).

 

* Madame Naïma Hammami, Professeur de l'enseignement secondaire, syndicaliste, Secrétaire générale-adjointe de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), chargée des relations internationales et l'émigration

 

* Madame Samia Doula, Juge, Présidente de Cellule, Centre d'études juridiques et judiciaires Ministère de la Justice de Tunisie;

 

* Madame Emna Aouiadi, Prifesseure d'enseignement de Base, Secrétaire générale du Syndicat régional de l'Enseignement de Base de Ben Arous et membre du Bureau National de la femme travailleuse de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) ,

 

* Madame Selwa Kennou, Professeur à l'Université de Tunis, Présidente de l'Association des femmes tunisiennes pour la recherche sur le développement (AFTURD);

 

* Madame Nadia Chaabane, ancienne membre de l'assemblée nationale constituante, ancienne Secrétaire générale de l'ATF, Docteur en linguistique, ancienne membre de l'assemblée nationale constituante, 

 

En présence d’un élue: à confirmer : Madame Hélène Bidart, Adjointe à la Maire de Paris, Chargée de l'égalité Femmes-Hommes, la lutte contre les discriminations, et les droits humains;

 

Partenariat:


Partenaires associatifs:

  • Association des Tunisiens en France (ATF);
  • Fédération des Tunisiens Citoyens des deux rives (FTCR);
  • Association démocratique des Tunisiens en France ( ADTF);
  • Réseau Euro-maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC); 

Partenaires institutionnels:

  • CGET,
  • Mairie de Paris,
  • Mairie du 10ième arrondissement de Paris,
  • Conseil régional de l'ile de France
  • Maison des associations du 10ième arrondissement de Paris;

 

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 16:10

 

 

 

L’Appel solennel de Grigny

 

#EtatsGenerauxDeLaVille

 

Lundi 16 octobre 2017

 

Nous, Maires de villes, en charge de quartiers prioritaires de la politique de la ville,

 
Nous, associations de terrain, travaillant auprès de la jeunesse et des populations fragiles,
 
Nous sommes réunis spontanément et sans aucune idée partisane pour lancer au Président de la République et, à travers lui à toute la nation, un appel solennel.

 

Nous assumons la responsabilité de quartiers caractérisés par une population extrêmement jeune, des familles aux origines très diverses, aux cultures, religions, ethnies, langues parfois, différentes. Les quartiers présentant un cumul de handicaps extraordinaires doivent être traités par la nation de manière particulière, spécifique au regard de la situation.

 

Ces quartiers, jeunes et dynamiques, connaissent un bouillonnement de vies, d’initiatives, d’élus, d’associations. Mais ces quartiers présentent un cumul de handicaps extraordinaires qui doivent être traités par la nation de manière spécifique et extraordinaire.

 

Parmi ces handicaps, la difficulté des mamans isolées, l’échec scolaire et parfois la déscolarisation, une part de personnes pauvres très élevée (42% en moyenne, soit plus de trois fois la moyenne nationale ; et certains quartiers prioritaires connaissent des situations bien pires avec des taux de 60 à 70%), un taux de chômage approchant 30% et 50% pour les jeunes, des rapports jeunes-polices complexes et tendus – et nous assistons à une offensive de radicalisation massive et à un repli communautaire.

 

Une telle concentration de difficultés demande une concentration ciblée en termes humains et financiers de toutes les forces vives de la nation. L’héritage est connu : création de cités urbaines enfermées sur elles-mêmes au moment de leur conception, lieu d’accueil de migrations du travail,devenues des migrations familiales, coïncidant à la fermeture des grands sites industriels à proximité et donc à du chômage massif.

 

A deux reprises déjà, la Nation s’est rassemblée pour faire un effort spécifique, notamment en 2005 : un grand programme de Rénovation Urbaine, un effort de la DSU de 600 millions par an, des internats d’excellence, des équipes de réussite éducative, les EPID, les fonds d’amorçage, les efforts spécifiques des Maisons de l’emploi et de l’ANPE.

 

C’est donc possible. Mais l’effort doit être constant, permanent, en évolution en fonction des nouvelles problématiques, alors qu’il s’est relâché depuis quelques années. Il est entré dans une phase critique et de désespérance après les dernières décisions gouvernementales.

 

Nous n’avons cessé d’alerter, depuis des années, et plus récemment par une lettre officielle d’association d’élus au Président de la République le 1er août, sans réponse à ce jour. De nombreux élus et collectifs d’associations ont écrit une tribune au 17 août 2017, sans réponse. Stupéfaction lors de l’annonce, quelques jours après :

  • Baisse des dotations de l’Etat aux communes dramatique pour les Villes les plus pauvres
  • Fin des contrats aidés
  • Réduction immédiate en cours d’année des aides à la politique de la ville – c’est-à-dire, pour l’essentiel, aux actions sociales, éducatives et de proximité ; une première dans notre histoire
  • Baisse des APL.
  • Enfin, le Congrès HLM s’est mal passé.

 

L’ensemble des Maires et des associations sont dans une inquiétude forte ; certains sont déjà dans une colère républicaine mais froide. Nous nous sommes réunis de manière spontanée et volontaire – une trentaine de maires dans un premier temps – pour échanger, comprendre, partager les inquiétudes.

 

La France ne peut pas continuer à voir s’aggraver les inégalités territoriales : le chômage des jeunes est pandémique, les phénomènes de délinquance juvénile gagnent du terrain, le repli communautaire – et parfois la radicalisation – s’amplifient.

 

Nous, élus, portons quotidiennement physiquement, moralement, et politiquement cette situation. Nous, élus, lançons cet appel. Ces quartiers sont une chance pour notre nation, à la condition d’un véritable sursaut national que les institutions de la République se doivent de porter. Il faut rompre avec le poison du doute. Cette journée constitue le point de départ du rétablissement du dialogue, d’un travail avec le gouvernement, et de moyens prioritaires pour les quartiers populaires.

 

A la suite de nombreuses rencontres bilatérales, multilatérales, formelles et informelles, des retours d’expériences issus des innovations que les mairies soutiennent partout, animés d’espoir et de pragmatisme, nous lançons cet appel solennel. Nous voulons maintenant :

  • Des mesures préalables d’urgence concrètes avant le budget 2018 ;
  • Un plan national de solidarité, établi dans un délai de 3 mois.

Le constat est partagé par tous les maires et associations de terrain : la situation est devenue critique.

  1. Les mesures préalables d’urgence à mettre en œuvre avant le budget 2018
  1. La suspension immédiate de la réduction des contrats aidés, leur maintien et leur renouvellement.
  1. Le rétablissement immédiat des financements de la politique de la ville, réduits arbitrairement et unilatéralement en cours d’année pendant l’été.
  1. Un fond d’urgence immédiat doté de 100 millions d’euros pour 100 quartiers parmi ceux connaissant les plus grandes difficultés, tout en préservant les 150 millions de la DPV.
  1. Le doublement du budget de la politique de la ville (à 1 milliard d’euros)pour relancer ce droit à l’expérimentation qu’est la politique de la ville, simplifier le soutien à la vie associative (via les dispositifs des collectivités, de l’Etat et de l’Europe),flécher de manière accentuée les crédits ministériels au sein des QPV.
  1. Le fléchage, de manière transparente, des moyens de la formation professionnelle (2 milliards d’euros sur les 15 annoncés) pour les rendre utile à la nation et aux QPV. L’objectif est d’axer l’action sur la remobilisation professionnelle, de flécher a) sur les publics les plus éloignés de l’emploi – là où la formation initiale est défaillante, là où le besoin de sécurisation professionnelle est le plus important – b) sur des secteurs qui peuvent être mobilisés comme les métiers du numérique, du sport et de l’aide à la personne, c’est-à-dire des métiers en développement et en devenir.
  1. Le rétablissement et le renforcement, dans les territoires les plus fragiles, des effectifs de police et de moyens de justice qui ont été petit à petit retirés.
  1. Un signal politique fort : la désignation d’un Ministre de la Ville ayant rang de Ministre d’Etat et le poids institutionnel et politique pour notamment :
  • Contraindre l’ensemble des ministères à apporter leurs contributions spécifiques aux quartiers prioritaires ;
  • Etre en capacité pour mobiliser l’ensemble des forces vives de la nation, régions, départements, agglomérations, communes, chambres consulaires, les partenaires sociaux et les associations.
  1. La désignation, enfin, d’un Président de l’ANRU qui rendra à l’Agence sa vocation initiale, instance souple en dialogue direct avec les élus et en soutien des projets : suppression des règles précédemment instaurées, complexes et bureaucratisées, imposées à l’Agence. L’Agencedoit être capable de mobiliser et débloquer dès maintenant l’ensemble des financements prévus initialement et obtenir une sanctuarisation de ceux de l’Etat.
  1. Le lancement, avec l’aide du Parlement et de l’Etat, des territoires d’expérimentations de projets et de reconquête républicaine, avec un effort adapté concentré et évalué notamment de l’Education nationale, de la Police, de l’emploi, de la culture et du sport.
  1. La création d’une plateforme nationale qualifiée de recensement des solutions et initiatives issues des quartiers, d’un réseau accélérateur de ces solutions avec les régions, d’un fonds un fond de développement et d’essaimage des solutions accélérées de 100 millions d’euros.

II.       Un plan national de solidarité : 3 mois

 

Une réunion des Etats Généraux chaque mois, regroupant toutes les forces vives de la nation pour définir un plan structuré, crédible, transparent, solide et raisonnable pour réussir cette ambition.

 

Il devra changer la donne, entre autres autour des domaines suivants :

  • Soutien aux mamans isolées,
  • Renforcement en qualité et en quantité des effectifs de sécurité,
  • Amélioration de la relation jeunesse police, jeunesse justice,
  • Amélioration au renforcement du système judiciaire, prévention, accompagnement, suivi et traitement judiciaire,
  • Moyens massifs et adaptés aux quartiers de la formation professionnelle
  • Aide à l’insertion et à la sortie du système judiciaire,
  • Mesures préventives de délinquance,
  • Renforcement massif de l’aide aux associations de terrain,
  • Aides spécifiques à l’embauche et programme innovant d’accompagnement et d’insertion des chercheurs d’emploi
  • Engagement des Chambres Consulaires,
  • Programme spécifique des Caisses d’Allocation Familiale,
  • Moyens spécifiques aux collectivités de la Politique de la Ville,
  • Programme précis et détaillé de chaque Ministère,
  • Programme précis et détaillé des régions, départements et intercommunalités
  • Programme de lutte contre la radicalisation.

Tous les ans un rapport sera fait par le Ministre de la Ville, Ministre d’Etat, sur les points d’avancée de chacun des ministères et de chacune des autres institutions indispensables à la réussite du plan (régions, départements, intercommunalités, chambres consulaires, partenaires sociaux, acteurs majeurs au titre du paritarisme).

 

Un débat aura lieu chaque année au Parlement. *

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 13:19

Houlakou, Tamerlan, Bush et les autres

 

Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 04 - 2010


Par Hmida Ben Romdhane

Il y a deux jours, des millions de personnes en Irak et dans le monde arabe ont commémoré, se sont recueillies ou ont eu une pensée pour la chute de Bagdad en cette tragique journée du 9 avril 2003. Voilà bien sept ans que la capitale irakienne est à feu et à sang. L'incroyable force de destruction lâchée par la décision de l'ancien président George W. Bush a tout écrasé sur son passage, et les réverbérations de cet immense séisme stratégique continuent de se faire sentir bien au-delà des frontières irakiennes. Certaines scènes de cette nième chute de Bagdad resteront à jamais gravées dans les mémoires, telles celles de ce pauvre soldat américain escaladant la statue de Saddam pour lui couvrir la tête avec la bannière étoilée, de la protection par des tanks américains du seul endroit qui comptait pour Bush & Co: le ministère irakien du Pétrole, du pillage systématique des hôpitaux, des universités, des musées et des administrations par une foule déchaînée que l'armée «libératrice» de Bush laissait faire tout en se délectant visiblement du spectacle, sans oublier Donald Rumsfeld, le ministre de la Défense d'alors, qui exultait face à cette anarchie naissante, la qualifiant  d’«apprentissage de la liberté»… Ce n'était pas la première fois, évidemment, que Bagdad chutait. Cette capitale martyre avait connu des épisodes historiques bien pire et avait été saccagée par des conquérants beaucoup plus féroces que George W. Bush. En février 1258, le Mongol Houlakou avait fait une entrée fracassante à Bagdad où ses hommes avaient semé une terreur indescriptible, détruisant et brûlant tout sur leur passage, et massacrant tout Irakien qui avait la malchance de se trouver sur leur chemin. En juillet 1401, c'était au tour du Turco-Mongol Tamerlan (Timour Leng), de faire une entrée dévastatrice à Bagdad où les atrocités commises par ses troupes conquérantes n'avaient rien à envier à celles commises un siècle et demi plus tôt par son prédécesseur Houlakou. Toujours en juillet, mais de l'année 1534 cette fois, les troupes ottomanes de Soliman le Magnifique (Suleimane Al-Qanouni) firent leur entrée à Bagdad. Contrairement aux troupes de Houlakou et de Tamerlan, celles de Soliman le Magnifique n'étaient pas venues pour détruire, massacrer, piller et partir. Elles étaient venues pour y rester. Leur séjour en Irak, tout comme dans le reste du monde arabe d'ailleurs, avait duré près de quatre cents ans. Quatre siècles de Pax Ottomana au cours desquels Bagdad n'avait plus connu de chute… jusqu'à celle du 9 avril 2003. Certes, Bagdad était le théâtre de bien de convulsions sanglantes au cours du siècle dernier entre Britanniques et Irakiens d'abord et entre différents courants politiques irakiens ensuite, mais jamais depuis le Turco-Mongol Tamerlan, la capitale irakienne n'a connu de tragédie aussi dévastatrice que celle engendrée par la décision de George W. Bush de sauver l'humanité des armes de destruction massives de Saddam et de libérer les Irakiens de la prison dans laquelle il les maintenait… Les historiens diront peut-être un jour quelle invasion aura été la plus dévastatrice pour Bagdad, celle du Mongol Houlakou ou celle de l'Américain George W. Bush. Mais d'ores et déjà, on peut avoir quelques éléments de réponse quand on sait que l'invasion du premier n'avait duré que quelques semaines et les Irakiens s'étaient mis aussitôt à panser leurs blessures, alors que l'invasion de George W. Bush dure toujours et, sept ans après, les Irakiens continuent de subir plus de blessures qu'ils n'en pansent… Le 9 avril 2003, Bagdad avait donc chuté pour la quatrième fois. Mais il y a une différence fondamentale entre la chute provoquée par George W. Bush et celles engendrées par le déferlement des hordes mongoles de Houlakou et Tamerlan. Ces deux-là, en dévastant Bagdad, n'avaient enfreint aucune loi ni aucun règlement d'origine humaine. Ils vivaient dans un monde où les relations internationales étaient régies par les mêmes lois de la nature qui régissaient la vie dans la jungle. Par conséquent, cela n'a pas plus de sens d'en vouloir à Houlakou et Tamerlan d'avoir obéi à leurs instincts les plus primaires que d'en vouloir à un tigre d'avoir fait une incursion ravageuse dans un territoire où vivent d'autres animaux moins forts et moins rapides. D'où l'extrême gravité du cas de George W. Bush. Contrairement aux deux envahisseurs qui l'avaient précédé, celui-ci vivait dans un monde régi par des lois et des institutions qui interdisent formellement les invasions, les agressions et les guerres, et qui ne permettent l'usage de la force qu'en cas de légitime défense. A ce niveau, l'ancien président américain n'était pas dangereux seulement pour l'Irak et les Irakiens. En violant les lois et les conventions internationales pour s'attaquer sans raison à un pays plus faible en 2003, George W. Bush avait renoué avec les instincts les plus primaires auxquels Houlakou et Tamerlan avaient obéi pour dévaster Bagdad respectivement en 1258 et en 1401. Et en renouant avec la loi de la jungle, Bush n'avait pas seulement dévasté Bagdad et l'Irak tout entier, mais avait aussi ourdi un complot contre le précieux héritage juridique et institutionnel que l'humanité avait commencé sérieusement à accumuler et à enrichir depuis le traité de Westphalie du 24 octobre 1648, communément considéré comme l'acte fondateur de l'Etat-nation et comme la première tentative de mettre hors la loi le droit du plus fort. Le plus extraordinaire est que malgré les crimes commis contre l'Irak et contre l'héritage juridique et institutionnel de l'humanité, l'ancien président américain continue de couler des jours heureux dans son Texas natal. Il a même été sollicité pour aller à Haïti soulager les victimes du séisme par un mot gentil ou une poignée de main, même s'il devait essuyer ensuite la sienne dans la chemise de Bill Clinton qui l'accompagnait. Aucune institution juridique ou politique dans le monde n'a jusqu'à ce jour jugé nécessaire de lui demander des comptes. Il est vrai qu'à part les quelques crimes sus-mentionnés, Bush n'avait commis ni vol à l'étalage ni vol à la tire.

 

http://watchingamerica.com/WA/2010/04/15/the-falls-of-baghdad/

 

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 20:49
L'actualité en Tunisie, autrement
Sami Tahri : «Un député possède 100 camions pour le transport le phosphate»


Sami Tahri (UGTT) a dénoncé ce qu’il a appelé «des lobbies qui sont en train de détruire nos richesses comme le phosphate et le blé».

Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui parlait à la radio IFM, lundi 10 octobre 2017, a ajouté que, contrairement aux rumeurs, ces lobbies «n’ont aucune relation avec l’UGTT. Ce qu’on peut dire c’est que les sociétés de transports de phosphate ont des soutiens. La situation est grave. Nous avons appelé à l’amélioration du transport ferroviaire pour réduire les coûts. Pour le moment on n’a pas avancé sur ce dossier stratégique. Le fait qu’un député de l’Assemblée des représentants du peuple possède 100 camions pour le transport des phosphates est significatif de ce point de vue. Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas de Adnane Hajji».

M. Tahri s’est cependant gardé de nommer le député concerné.

La problématique du transport du phosphate par camions date du temps de Ben Ali. La Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) sous-traite cette activité avec des camionneurs privés lesquels employaient des intérimaires.

Après le 14 janvier 2011, ces intérimaires, au nombre de 1.600 environ, ont été intégrés dans la Société de transport de phosphate dans le bassin minier, une filiale de la CPG spécialisée dans le transport de phosphate entre les carrières et les lavoirs. Cette intégration a coûté 45 millions de dinars tunisiens (MDT) à la CPG.Or le matériel roulant et les équipements acquis par cette société ont été sabotés au cours des cinq dernières années. La CPG a du arrêter un plan de redressement de la situation financière de la société sur deux ans (2016-2017).

Mais pourquoi des camions au lieu de transporter le phosphate par voie ferroviaire comme auparavant avec des coûts beaucoup moins onéreux et une capacité de transport de loin plus élevée que les camions ?

A moyen terme, la CPG envisage d’arrêter définitivement le transport du phosphate par voie routière fin 2017, annonce sa.

Pourquoi l’Etat n’a pas engagé l’effort nécessaire pour réhabiliter le transport ferroviaire du phosphate au lieu de laisser«pourrir» la situation, avec des pertes incommensurables en recettes et en marchés.

Sami Tahri vise-t-il des parties ayant des intérêts à ce que la situation perdure au prix de pertes énormes de la CPG.

H. M.


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