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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 18:50
Condoléances
 
 
Nous avons appris aujourd'hui, le décès de Madame Zina CHEFFI, épouse de Feu Salem CHEFFI, ancien trésorier de l'UGTT et compagnon du grand dirigeant syndicaliste Farhat HACHED et mère de notre camarade et ami, Najib CHEFFI, et Secrétaire général de l'association Espace Fârâbi et membre du Conseil National de l'Association des Tunisiens en France (ATF) dont le Fork aura lieu aujourd’hui à 18h00, au 6, Rue El Hamd, Montfleury ( à coté de la Mosquée El Hamd).
Le Bureau de l'Espace Fârâbi et le Bureau National de l'ATF, présentent leurs sincères condoléance à notre camarade Nejib CHEFFI, à ses frères et ses sœurs, à ses petits-es filles et fils,à toute sa famille et ses proches.
  
Que Madame Zina CHEFFI repose en paix dans sa belle patrie la Tunisie.
 
Nous souhaitons à notre camarade Nejib et sa grande famille d'accepter ce moment douloureux de la disparition de leur chère mère et grand-mère avec courage et patience.
Nous les assurons de notre solidarité en ces moments difficiles.
 
Pour ceux et celles qui veulent présenter leurs à Nejib CHEFFI et safamille de lui adresser leur message à l’adresse suivante: nejibcheffi@yahoo.fr ou bien à espace.farabi@laposte.net 
 
 
Le Président du Bureau de l'Espace Fârâbi et de le Bureau National de l'ATF
Mohamed-Lakhdar ELLALA

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 20:51

Nabil Karoui, spin doctor de Rached Ghannouchi


Entre Nabil Karoui, qui se rêve faiseur de présidents, et Rached Ghannouchi, qui se voit déjà au Palais de Carthage, s’est noué un pacte diabolique. Les Tunisiens ne se laisseront pas faire…

Par Chedly Mamoghli *

 

Il fut un temps où le communiquant faisait partie de la galaxie de Béji Caïd Essebsi (BCE). Il s’est imposé auprès de l’homme d’Etat charismatique comme le monsieur Com’ par excellence et ce depuis 2011. Déjà, à l’époque où BCE était à la Kasbah, il lui a mis à sa disposition Moez Sinaoui, ancien directeur de la communication de Nessma devenu conseiller porte-parole du chef du gouvernement. Et après avoir quitté la primature, «la chaîne de la famille» est devenue un relais médiatique pour celui qui était alors chef de l’opposition et qui accédera, après la présidentielle de 2014, à la magistrature suprême. Aujourd’hui, les temps ont changé et le tonitruant Nabil Karoui a changé de cheval de course.

Nabil Ghannouchi et Rached Karoui : «Rassin fi chéchia»

Certes, il a mis dans sa poche Hafedh Caïd Essebsi, le fils du président de la république, et l’a aidé à faire main basse sur le parti Nidaa Tounes, dont il se targue d’être le co-fondateur, mais aujourd’hui les rapports ne sont plus comme avant entre les deux hommes.

Egalement, Béji Caïd Essebsi n’est pas docile au goût de Karoui, surtout depuis l’avènement de Youssef Chahed à la tête du gouvernement, poste que ce même Karoui briguait le plus sérieusement du monde, et l’offensive du locataire du palais de la Kasbah contre la corruption, qui a vu la chute du copain de Nabil Karoui, le sulfureux Chafik Jarraya, poursuivi par le tribunal militaire pour trahison, atteinte à la sûreté publique et intelligence avec une armée étrangère (excusez du peu !).

Ces deux derniers sont devenus inséparables, «rassin fi chéchia» (deux tête dans un même bonnet), comme le dit si bien l’adage bien de chez nous.

Chassé du Palais de Carthage, Nabil Karoui va trouver refuge chez les islamistes, ses nouveaux protecteurs. 

Il convient aussi de rappeler, dans ce contexte, l’enquête publiée par l’Ong I Watch en juillet 2016 accusant le groupe Karoui & Karoui d’évasion fiscale via une nébuleuse de sociétés dans plusieurs pays, ce qui a donné lieu à l’ouverture d’une enquête par le parquet.

Tous ces éléments font que le vent a tourné. Le communicant se sent vulnérable et se cherche une protection donc la nouvelle stratégie c’est devenir le spin doctor, l’architecte de la communication politique de Rached Ghannouchi et d’en faire le prochain président en 2019.

Le numéro médiatique de la soirée du mardi 1er août 2017 sur Nessma, avec l’entretien du président du parti islamiste Ennahdha, en est la parfaite illustration. Se rendre indispensable aux islamistes et porter leur chef à la présidence est en soit le meilleur moyen pour se protéger et pour qu’ils lui deviennent redevables. Dans l’espoir que les dossiers ouverts par la justice sur ses activités financières pas très orthodoxes soient… enterrés, comme ont été enterrés ceux relatifs aux prévarications de Rafik Abdessalem Bouchlaka, ancien ministre des Affaires étrangères et, accessoirement, gendre de Ghannouchi, qui a dilapidé d’importants fonds publics. Et jusque-là impunément.

Le coup du «frère musulman cravaté»

Le numéro médiatique auquel nous avons assisté mardi dernier était sacrément «karouiste», jusqu’aux moindres détails. La cravate, c’était lui car l’image et son effet sont primordiaux pour les communicants. Surtout quand l’objet marketing qu’on présentait ce soir-là était le chef des islamistes en personne. Donc lui faire porter une cravate, c’est tout un symbole car chez les Frères musulmans, la cravate n’est pas un simple bout de tissu, c’est un symbole d’acculturation et d’aliénation à l’Occident.

Pour se la jouer moderne et réussir son numéro de bluff consistant à faire croire qu’Ennahdha a évolué, Ghannouchi s’est prêté volontiers au jeu préparé à l’avance. Mais comme ils aiment bien prendre les téléspectateurs pour des imbéciles, ils lui ont posé la question sur le choix du port de la cravate comme s’ils ne savaient rien. Peut-être que la cravate provient d’un dressing de Nessma ou de la garde-robe de Nabil Karoui lui-même?

Et le numéro de bluff continua, Ghannouchi nous demanda de ne plus parler d’islam politique, mais de parler de musulmans démocrates par référence aux chrétiens démocrates, comme si la comparaison pouvait, historiquement et idéologiquement tenir. Ce leurre ne trompera que ceux qui voudront bien se faire tromper. Et ils sont malheureusement foison les opportunistes toujours prêts à manger dans tous les râteliers : de Ben Ali à Ghannouchi, il n’y a finalement qu’un pas, et beaucoup l’ont déjà fait.

Monsieur Com’ propose ses services aux plus offrants.

N’est pas Jacques Pilhan qui veut

Le chef d’Ennahdha a, en tout cas, bien appris et bien récité sa leçon de Com’ dictée par Karoui. Ce dernier croit qu’il est le fabricant des présidents tunisiens. Il croit qu’il est devenu le Jacques Pilhan tunisien, celui qui était surnommé en France le sorcier de l’Elysée et qui fut le gourou médiatique de Mitterrand puis de Chirac.

Avec Gérard Collé, Pilhan a fait gagner Mitterrand en 1981. Le candidat socialiste avait une image qui lui collait à la peau, celle d’un homme ambigu, looser, ringard, bref d’un homme du passé, sauf que les deux communicants ont décelé en lui un produit mal exploité. Ils ont travaillé dans la plus grande discrétion et ont produit le document fondateur de la stratégie de François Mitterrand intitulé «Roosevelt contre Louis XV ou l’homme qui peut contre l’homme qui plait». Ce document confidentiel jetant la base de la communication politique moderne a été rendu public en 2016. Et ainsi doté d’une équipe de Com’ professionnelle et d’une stratégie implacable, «Tonton» a battu Giscard d’Estaing. Le même tandem a œuvré pour lui en 1988 et l’a fait réélire. En 1993, Pilhan s’est mis à rencontrer Chirac secrètement et l’a fait gagner en 1995 en établissant la stratégie pour inverser la tendance qui était au début en faveur d’Edouard Balladur.

Pilhan a formé Claude Chirac avant d’être emporté par un cancer en 1998. Après sa disparition, c’est la fille du président qui s’occupera de la communication de son père jusqu’en 2007 en appliquant les recettes apprises auprès de Pilhan.

Ceci est important et indispensable pour comprendre les enjeux de la communication politique. Nabil Karoui se rêve en Pilhan tunisien. Sauf qu’il y a un hic, lui et Rached Ghannouchi ont commis une grave erreur et se sont plantés. En disant que Youssef Chahed ne doit pas se présenter en 2019, Ghannouchi croyait choisir lui-même ses adversaires et se libérer la voie pour Carthage mais c’était une faute monumentale et une stratégie contre-productive car ceci n’a fait qu’augmenter la popularité de Chahed et accru les soupçons dans lesquels les Tunisiens tiennent le chef du parti islamiste, qui plus est coaché aujourd’hui par un orfèvre des volte-face, des mensonges et des retournements de veste.

Karoui toujours bien entouré : ici avec Chafik Jarraya, et l’islamiste Noureddine Bhiri. 

De toutes les façons, la partie est loin d’être terminée, Nabil Karoui peut tout entreprendre pour faire gagner Ghannouchi en 2019 et espérer qu’une fois ce dernier élu, il sera lui-même protégé et gagnera en puissance.
En mettant au pouvoir un président bleu et sans la moindre connaissance de l’Etat, il pourrait croire qu’il lui sera docile contrairement à Béji Caïd Essebsi, homme d’Etat sachant faire la part des choses.

Il peut jouer au gourou du gourou. Bilou Karoui peut devenir Cheikh Nabil mais les dès sont loin d’être jetés et la Tunisie n’acceptera pas de subir un destin «erdoganien», elle résistera avec tous ses anticorps et finira par rejeter les islamistes et les opportunistes qui les servent.

* Juriste.

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 20:42

Migrants : le cafouillage de l'Elysée

Migrants : le cafouillage de l'Elysée©Panoramic

6Medias avec vidéo Euronews FR, publié le dimanche 06 août 2017 à 14h40

C'est ce qui s'appelle un couac dans la communication. Alors qu'Emmanuel Macron avait annoncé, fin juillet, qu'il comptait créer des centres d'enregistrement pour les demandes d'asile en Libye dès cet été, le magazine Marianne indique que "l'annonce du président n'en était pas une".

Dans son article, sur le site Internet de Marianne, la journaliste commence par rappeler le contexte de cette annonce.

Fin juillet, en marge d'un déplacement dans un centre pour réfugiés à Orléans, Emmanuel Macron déclare aux journalistes : "L'idée est d'ouvrir des 'hotspots' en Libye afin d'éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu'ils ne sont pas tous éligibles à l'asile. (...) Je compte le faire dès cet été". 

Une annonce-choc qui avait suscité de nombreuses réactions d'inquiétude quant à la sécurité des réfugiés. L'Élysée avait même dû tempérer les propos du président de la République, précisant que la mesure ne serait mise en oeuvre que "si les conditions de sécurité étaient réunies". 

Et le rétropédalage se poursuit ce dimanche 6 août. Dans une interview au JDD, Gérard Collomb déclare : "Le président a souhaité que soient mis en place des centres d'orientation pour les demandes d'asile dans des pays situés au sud de la Libye. Ce type d'initiatives ne peut pas actuellement être envisagé en Libye, compte tenu de la situation du pays".
 

 
 
 
 
 
 
 
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Après la pub

Migrants : Macron veut créer des “hotspots” en Libye

 


Marianne indique que ce "changement de pied" avait, en réalité, déjà été amorcé par Emmanuel Macron lui-même dès le 27 juillet. Mais les nuances de la seconde allocution, moins forte que la première, n'avaient pas été repérées par la plupart des médias.

"Je souhaite que l'Union européenne, et à tout le moins, la France le fera-t-elle, puisse aller traiter les demandeurs d'asile au plus près du terrain, dans l'Etat tiers le plus sûr, proche justement des Etats d'origine. C'est pourquoi nous développerons des missions de l'OFPRA qui iront, les unes, sur les hotspots italiens, pour améliorer notre coopération avec l'Italie, en termes justement de demandeurs d'asile, les autres, sur le sol africain, dans les pays sûrs, où nous pourrons organiser ces missions, pour traiter des demandeurs d'asile, et leur éviter de prendre des risques inconsidérés", avait déclaré le président dans ce deuxième discours. Et d'ajouter : "La stabilité en Libye est essentielle, pour démanteler ces routes des migrations contemporaines, et donc dans les prochains mois, nous œuvrerons avec nos partenaires européens pour stabiliser la Libye, mais aussi pour construire avec le Niger, avec d'autres pays partenaires, les politiques de développement". Une version donc bien différente de l'annonce originale.

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 18:11

 

Zoom

Allocations logement : APL, ALS et ALF, quelles différences  ?

Publié le 24 juillet 2017

Aide personnalisée au logement (APL), allocation de logement familiale (ALF) ou encore allocation de logement sociale (ALS) : les allocations « logement » sont des aides financières versées sous certaines conditions afin de vous aider à réduire le montant de vos dépenses sur le logement (loyer ou prêt). Mais quelles différences existe-t-il à ce jour entre ces trois types d'allocations ? Service-public.fr fait le point sur la question.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 21:26

Réforme fiscale du gouvernement : les mesures visant les particuliers

Réforme fiscale du gouvernement : les mesures visant les particuliers
 

CSG, ISF, prélèvement forfaitaire unique... le gouvernement a dévoilé sa feuille de route en matière de fiscalité des ménages.
 

Lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale, le Premier ministre, Édouard Philippe, a détaillé sa feuille de route des prochaines réformes à venir. Cette feuille de route, revue et corrigée il y a quelques jours, contient des mesures intéressant la fiscalité des particuliers.

Première mesure, le gouvernement souhaite mettre en place une exonération de la taxe d'habitation pour 80 % des Français. Une réforme devant entrer en vigueur dès le 1er janvier 2018. Rappelons que la taxe d'habitation, calculée annuellement et selon la situation du contribuable au 1er janvier, est due par les propriétaires, les locataires et les occupants à titre gratuit d'un logement. Sachant que certains contribuables modestes peuvent déjà en être exonérés.

Deuxième mesure, l'augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 point. Cette hausse de la CSG, qui pourrait rapporter 21,5 milliards d'euros supplémentaires, servira à financer la suppression des cotisations salariales chômage et maladie, autre mesure du volet social du programme d'Emmanuel Macron. Là encore, l'entrée en vigueur de cette mesure serait fixée au 1er janvier 2018.

Troisième mesure, les pouvoirs publics ambitionnent de réformer l'impôt de solidarité sur la fortune. Concrètement, il s'agirait de reprendre les règles actuelles de l'ISF et de les recentrer sur le seul patrimoine immobilier des contribuables. Cet impôt sur la fortune immobilière, intégré dans la prochaine loi de finances, pourrait s'appliquer, lui aussi, dès le 1er janvier 2018.

Enfin, dans le but de simplifier la fiscalité des revenus du capital, un prélèvement forfaitaire unique de 30 % (la fameuse flat tax) serait mis en place. Cette taxation, intégrant les prélèvements sociaux, s'appliquerait aux capitaux mobiliers, aux intérêts, aux dividendes et aux plus-values. Aucune date d'entrée en vigueur de cette mesure n'a, pour l'heure, été communiquée.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 21:22

Trump veut réformer l'immigration légale, la baser sur le mérite

Trump veut réformer l\'immigration légale, la baser sur le mérite
 

Donald Trump a apporté mercredi son soutien à une refonte du système d'immigration légale aux Etats-Unis, destinée à drastiquement réduire le nombre d'immigrés peu qualifiés et à baser l'attribution du permis de résidence au mérite.
 

La proposition de loi concoctée par les sénateurs républicains Tom Cotton et David Perdue a vocation à donner la priorité aux personnes parlant anglais et à plafonner à 50.000 par an le nombre de réfugiés obtenant l'autorisation de résider aux Etats-Unis.

"Cette législation représentera la plus importante réforme de notre système migratoire depuis un demi-siècle", a commenté M. Trump à la Maison Blanche, remerciant les deux sénateurs présents à ses côtés d'avoir élaboré ce projet "historique et très crucial".

Si le texte a peu de chances d'être adopté par le Congrès, il offre néanmoins à la Maison Blanche une opportunité de montrer aux partisans du milliardaire qu'il tente de tenir ses principales promesses de campagne.

Cette loi baptisée RAISE (Reforming American Immigration for Strong Employment, ou Réformer l'immigration américaine pour un emploi fort) "va changer la façon dont les Etats-Unis délivrent des cartes vertes aux ressortissants d'autres pays", a ajouté M. Trump, faisant référence au permis de résident permanent "Green Card".

L'attribution de ce document très convoité sera déterminée par un système de notation, qui "avantagera les immigrés parlant anglais, pouvant subvenir financièrement à leurs besoins et à ceux de leur famille et possédant des compétences qui contribueront à notre économie", a fait savoir le républicain.

Selon la Maison Blanche, "seulement un immigré sur quinze vient aux Etats-Unis sur la base de ses qualifications".

"En moyenne, un million d'immigrés sont autorisés à s'installer légalement aux Etats-Unis chaque année et la plupart d'entre eux sont des travailleurs peu ou pas qualifiés", a poursuivi l'exécutif. "Cet afflux revient à ajouter la population de San Francisco chaque année au pays".

- "Protéger les familles américaines" -

L'objectif est de réduire ce nombre environ de moitié avec ce nouveau système inspiré des dispositifs en vigueur au Canada et en Australie, ont indiqué les sénateurs.

Pour le président, la législation actuelle a "mis la pression sur les travailleurs et les contribuables américains et sur les ressources de la communauté".

"Elle a été injuste pour notre population, pour nos citoyens, pour nos travailleurs", a-t-il relevé, assurant que la réforme envisagée protègerait "les familles américaines en difficultés".

Mais, pour ses détracteurs, cette évolution législative se traduira en réalité par une baisse des salaires à cause de la réduction du nombre d'immigrés créateurs d'emplois.

L'Académie nationales des sciences a conclu, après avoir étudié des statistiques sur deux décennies, que l'impact de l'immigration sur les salaires des travailleurs natifs des Etats-Unis avait été "très faible".

En revanche, selon elle, "l'immigration a eu un impact globalement positif sur la croissance économique à long terme des Etats-Unis" même si la première génération d'immigrés a plutôt représenté un fardeau pour les ressources de la nation.

Reste que le message présidentiel va probablement réchauffer le coeur des travailleurs blancs peu qualifiés - sa base électorale - dont les salaires ont stagné et qui pensent que leur domination culturelle s'érode.

Il avait esquissé en mars, lors de son premier discours de politique générale devant les deux chambres du Congrès réunies en session commune, les contours d'une réforme du système d'immigration aux Etats-Unis consistant à privilégier les immigrants les plus qualifiés et à faire preuve de fermeté envers les clandestins.

M. Trump a fait de la lutte contre l'immigration illégale issue d'Amérique latine une priorité de son programme, avec notamment le projet de construction d'un mur à la frontière avec le Mexique. En particulier pour lutter contre la violence des gangs hispaniques.

Mais ce projet de limitation de l'immigration légale a peu de chances de recevoir un vaste soutien de la part des dirigeants d'entreprises et même au sein du parti républicain.

M. Cotton a présenté une première fois sa proposition de loi en février au Sénat, où elle est restée depuis dans les limbes.


 
 

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 21:20

VIDÉO - Le président a rendu visite au peloton du Tour de France mercredi 19 juillet. L'occasion pour lui d'évoquer sur le plateau de France 2 la démission du chef d'état-major Pierre de Villiers.
 

En marge de l'arrivée d'une étape du Tour de France à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes), Emmanuel Macron est revenu mercredi 19 juillet sur la crise qui secoue le sommet de l'État, la démission du général De Villiers, chef d'état-major, nommé à ce poste en 2014. "Je veux rendre hommage au général De Villiers qui est un militaire de grande qualité et qui a servi avec responsabilité et dignité l'État pendant plusieurs années. Je veux vraiment lui rendre hommage", a d'abord déclaré le chef de l'État, interrogé sur le plateau du Vélo Club de France 2.  

 

Emmanuel Macron a assuré que la Défense bénéficierait bien de "l'augmentation budgétaire la plus importante sur les 15 dernières années". "Je suis derrière les soldats, derrière les troupes, leur famille et l'État est pleinement engagé", souligne un Emmanuel Macron qui veut éviter la rupture avec les armées et répète que le budget de la Défense atteindra bien 2% du PIB d'ici 2025. 

Une nouvelle attaque

Si le président a salué le travail de Pierre de Villiers, il a également profité de son passage sur France 2 pour dire tout le bien qu'il pense de son remplaçant François Lecointre, nommé dans la foulée de sa démission, dans la matinée. "Je pense que les armées peuvent être très fières du chef d'état-major qui a été nommé ce matin en Conseil des ministres, le général Lecointre, qui est un héros militaire comme il y en a peu". Et en profite pour adresser une dernière pique au chef d'état-major démissionnaire : "(François Lecointre) sera un grand chef d'État major des armées et il aura non pas un budget à défendre, parce que ce n'est pas le rôle du chef d'état-major, c'est le rôle de la ministre des Armées. Il aura des troupes à conduire, des opérations à mener, une stratégie, des capacités à défendre et  à proposer au chef des armées qui est le président de la République. C'est comme ça que la République fonctionne bien. Voilà".  

En désaccord avec Emmanuel Macron sur les ressources allouées à la Défense, le chef d'état-major des armées françaises, Pierre de Villiers, a quitté son poste mercredi 19 juillet, une démission inédite synonyme de première crise du quinquennat. "Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français", a écrit mercredi le général de Villiers, 60 ans, pour justifier son départ.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 21:15

Feu vert du Parlement à la réforme du travail par ordonnances

Feu vert du Parlement à la réforme du travail par ordonnances
 

Fin de la première étape au Parlement pour la réforme du code du travail: le texte autorisant l'exécutif à légiférer par ordonnances a été adopté définitivement mercredi, par un dernier vote du Sénat, mais la contestation pourrait se déplacer dans la rue à la rentrée.
 

Un an après l'adoption de la loi El Khomri, qui avait déclenché la pire crise sociale sous un gouvernement de gauche, ce chantier prioritaire d'Emmanuel Macron qui vise à "donner plus de liberté et plus de protection" aux entreprises et aux salariés selon le gouvernement, donne le cadre des futures ordonnances sur lesquelles les arbitrages de l'exécutif seront présentés aux organisations syndicales et patronales fin août.

Plusieurs promesses de campagne d'Emmanuel Macron doivent figurer dans la longue liste de mesures, dont les décriés barèmes des dommages et intérêts prud'homaux pour licenciement abusif, la fusion des instances représentatives du personnel ou le rôle accru de l'accord d'entreprise.

Le projet de loi autorise également le gouvernement à revoir le périmètre des licenciements économiques, à modifier le dispositif du compte pénibilité ou à étendre le recours aux CDI de chantier. Hors du champ social, il permet de reporter d'un an le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, au 1er janvier 2019.

Le texte avait été adopté très largement à l'Assemblée le 13 juillet en première lecture grâce aux voix de la majorité REM et MoDem ainsi que de la droite, puis au Sénat, à majorité de droite, la semaine dernière, dans des versions différentes.

Depuis, sénateurs et députés se sont accordés sur une version commune, que l'Assemblée a encore largement votée mardi, par 421 voix contre 74, tandis que le Sénat l'a approuvée par 225 voix pour et 109 contre, PS, communistes et anciens du groupe écologiste.

Le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau avait annoncé un nouveau vote "positif" mercredi, tout en formulant "des regrets qu'il n'y ait pas eu, par exemple, de dispositif de sortie des 35 heures".

- "Démolition sociale" -

Mais les communistes des deux chambres, et les Insoumis à l'Assemblée, qui voient dans le texte "une loi de démolition sociale" et un "coup d'État social", ont promis de poursuivre la bataille.

Dès la rentrée, celle-ci pourrait se dérouler dans la rue lors d'une journée d'actions à l'appel de la CGT et SUD programmée le 12 septembre et lors d'un "rassemblement populaire" à l'initiative des Insoumis le 23 septembre.

La réforme, qui va plus loin que la très controversée loi Travail, inquiète les syndicats alors qu'elle est attendue d'"urgence" par le patronat, le patron du Medef Pierre Gattaz l'ayant notamment présentée comme "essentielle".

Les ordonnances, elles-mêmes, devraient être publiées au Journal officiel "autour du 25 septembre" et entrer en vigueur le lendemain.

Ce calendrier pourra être maintenu même en cas de recours au Conseil constitutionnel, selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud, par ailleurs fragilisée par de nouvelles révélations sur une plus-value boursière après l'annonce d'un plan social lors de son passage chez Danone comme DRH.

"Vous inscrivez vos pas dans une offensive libérale n'ayant pour seul but que de sacrifier les droits sociaux et démocratiques des travailleurs", l'a accusée le sénateur Dominique Watrin (Communiste, républicain et citoyen) tout en évoquant l'Humanité du jour qui reparle de la rémunération des membres de la direction de Danone.

"Notre combat n'est pas terminé. Il se poursuivra dans l'hémicycle lors de l'examen du projet de loi de ratification des ordonnances", lui a-t-il assuré.

Jean-Louis Tourenne (PS) a dénoncé un texte "marqué par des orientations très libérales" et "une régression sociale". "Vous voulez gagner la croissance en fragilisant les salariés. Vous récolterez la révolte des salariés et une économie de nouveau à la peine", a-t-il dit.

En revanche, pour Nicole Bricq (REM), "notre objectif est atteint: l'exécutif que nous soutenons fermement garde sa latitude de réactivité aux propositions des partenaires sociaux et à sa capacité d'agir".

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 20:01

Un réseau spécialisé dans le vol des médicaments d’une clinique affiliée à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a été démantelé. Tunisie

Une source a indiqué à Kapitalis que 20 employés de la CNSS ont été arrêtés, dans la soirée du lundi 31 juillet 2017, pour abus de pouvoir et détournement de biens publics.

La même source a affirmé que les 20 suspects seront traduits devant le pôle judiciaire et financier.

E. B.

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 19:28

Les anciens de l’UGET : « Il faut réécrire l’Histoire »

étudiants tunisiens

 

L’histoire de la Tunisie indépendante n’a certainement pas encore dévoilé tous ses secrets. Celle de l’Union générale des étudiants tunisiens (UGET) l’est encore plus vu les  les différentes facettes qu’a  donné à voir
un mouvement qui demeure jusqu’aujourd’hui controversé.
Réécrire l’histoire de cette organisation qui a marqué de son empreinte l’Histoire contemporaine du pays,
telle est la tâche ardue à laquelle les anciens de l’UGET se sont attelés.
Invités par l’Association des anciens de l’UGET à se réunir hier, dimanche 30 juillet 2017, à Sousse, ils ont
été  nombreux à répondre présent à l’invitation. Parmi eux des personnalités de la génération des bâtisseurs
de l’Etat tunisien indépendant et moderne tels  Taher Belkhoja, l’ancien ministre de l’Intérieur sous Bourguiba, Mohamed Enaceur,  président de l’ARP, Mansour Moalla, ancien ministre des Finances et
du plan sous Bourguiba, Mustapha Ben Jaâfar, ex- président de l’ ANC (Assemblée nationale constituante),
Kamel Morjane, président du parti Al Moubadara et ancien ministre de la Défense et des Affaires
étrangères.
 Ils étaient tous là pour une rencontre que les organisateurs ont voulu  mémorable et surtout nostalgique,
mais qui s’est transformée en un vrai débat critique qui a porté sur le passé, mais aussi, et surtout, sur le présent.
« Il faut que nous arrivions à retracer l’UGET et l’histoire de l’UGET », c’était le mot d’ordre autour
duquel les présents étaient tous unanimes. Sa contribution extraordinaire au mouvement national et à la libération, son apport au rayonnement de la Tunisie dans son environnement maghrébin, arabe et africain
ont été inestimables. C’était l’époque où tout le monde parlait de l’UGET, au niveau national et  
international.   De nos jours, on n’en parle presque plus. C’est pourquoi, faire connaître cette histoire est
la première préoccupation des générations successives de l’organisation syndicale estudiantine.
Kamel Morjane : l’histoire glorieuse de l’UGET ne doit pas être jetée aux oubliettes
Le président du parti Al Moubadara s’est félicité de cette initiative qui représente une occasion de se remémorer l’histoire glorieuse d’une organisation qui a su marquer de son empreinte des phases importantes de l’histoire du pays. Ayant contribué au mouvement de libération nationale, elle a fourni au pays les cadres
qui se sont attelés à la tâche de l’édification de l’Etat tunisien indépendant et moderne. M. Morjane a fait
part de son souhait de voir les générations anciennes raviver la flamme de leur attachement à l’organisation
estudiantine et tisser les liens avec la génération actuelle afin de permettre à l’UGET de redorer son blason
et de de contribuer à relever les défis d’aujourd’hui.
 Taher Belkhoja : inutile de remuer le couteau dans la plaie
Pour Taher Belkhoja, ancien secrétaire général de l’UGET des années 60 et ancien ministre de l’Intérieur
sous Bourguiba,  la question cruciale est celle de savoir comment transmettre le flambeau des anciennes générations à la génération actuelle pour poursuivre la marche qui a commencé il y a voilà plus de soixante
ans.
Cependant, afin d’atteindre cet objectif, il faut cesser, selon lui, de faire une fixation sur les erreurs du passé,
« cela ne veut pas dire les ignorer, car il faut en tirer les leçons, car tous les congrès de l’UGET depuis sa création étaient controversés, il n’y a pas uniquement le congrès de 1971 ».
Concernant la rencontre d’hier, M. Belkhoja  estime que ce sont de belles retrouvailles entre des personnes
qui ne se sont pas vues depuis des décennies. Cela permet, selon lui, de raviver les souvenirs et de se remettre en question, mais surtout de se rappeler que le pays a une histoire pleine de réussites et d’échecs aussi. Il ajoute
qu’ on ne peut tirer les leçons de l’Histoire sans qu’on ne soit en possession d’une vision sérieuse pour
l’avenir.  : « Toutes les personnes ici présentes n’ont plus d’ambitions personnelles. Cela n’empêche
qu’elles soient prêtes à apporter leur contribution pour aider le pays à sortir de la crise actuelle.  N’oublions pas que l’UGET était la pépinière qui a formé les cadres de l’Etat et c’est avec une très grande amertume qu’on regarde où en sont arrivées les choses actuellement au sein de l’organisation ».
Ce qui manque à la génération actuelle c’est d’avoir un référentiel qui montre la voie. Ce référentiel
devrait être ressuscité tout en l’adaptant au contexte actuel.
Mohamed Ennaceur : la deuxième République a besoin de l’UGET
Mohamed Ennaceur, président de l’ARP, considère que l’ actuelle UGET devrait être en mesure de
se hisser à la hauteur des défis de la deuxième République. À ses débuts, l’organisation estudiantine
réunissait des militants de toutes les familles politiques et de toutes tendances idéologiques, unis autour
d’un rêve partagé, celui de bâtir une Tunisie libre et juste dont se souciaient les pionniers de la première
République. La deuxième République « pose de nouveaux défis liés aux mutations importantes que
connaît notre pays et le monde aussi et qui ont conduit à l’émergence de nouvelles revendications », notamment, l’emploi pour les diplômés universitaires au chômage.
Aïssa Baccouche : personne ne monopolise à lui seul la vérité
Se voulant critique vis-à-vis des péripéties du 18e congrès hautement controversé de l’UGET en 1971,
Aïssa Baccouche, ancien secrétaire général, n’a pas manqué de faire remarquer que l’UGET dans son
état actuel est à l’image de l’ensemble des institutions du pays. Elle ne peut pas faire exception. Cependant,
il estime que la nouvelle génération a besoin de connaître la vraie histoire du mouvement estudiantin avec
tous ses acquis et ses erreurs,  afin qu’elle puisse retrouver un nouveau souffle. Comme autrefois, l’UGET
a un rôle à jouer aujourd’hui.
Cependant, s’il est indispensable d’écrire l’histoire du mouvement estudiantin tunisien depuis sa
constitution, il faut avoir présent à l’esprit que personne ne peut prétendre détenir le monopole de la vérité. Pour lui, toutes les parties devraient apporter leur contribution  dans la reconstitution des faits pour
parvenir à la vérité.
Aïssa Baccouche n’a pas manqué de constater, non sans regret, que le congrès de Korba de 1971 était l’occasion ratée pour l’entame du projet démocratique dans le pays. « On a voulu au sein de UGET que ce congre soit l’occasion pour ouvrir les structures de l’organisation aux autres composantes du mouvement, mais malheureusement notre tentative a avortée », a-t-il dit.
Mustapha Ben Jaâfar : l’impératif d’une lecture critique de l’histoire de l’UGET 
L’ex- président de l’ANC, Mustapha Ben Jaafar a appelé a une lecture critique de l’histoire de l’UGET.
Une lecture qui, sans renier les acquis, doit mettre l’accent aussi sur les erreurs commises.
Selon lui, « si l’expérience démocratique actuelle a réussi, c’est parce que l’expérience post-indépendance
a réussi ». Toujours est-il que les erreurs commises ont causé un grand tort au pays. Le congrès du parti destourien en 1971, celui de l’UGET la même année, janvier 1978 et les élections de 1981 sont toutes des
dates sur lesquelles il faut s’arrêter pour qu’on puisse avancer. C’est l’unique base pour lui sur laquelle
devrait se réaliser la réconciliation avec l’Histoire.
Et M. Ben Jaâfar d’ajouter que « si l’UGET a réussi sa mission après l’indépendance, c’est parce qu’elle
était inclusive et ouverte à toutes les tendances, mais lorsqu’ il est devenu exclusif, ceci a suscité la dérive
qu’on connaît aujourd’hui, car il a dévié de sa mission initiale ».
Habib Kazdoghli : il faut réconcilier la génération des bâtisseurs et celle des contestataires
En historien expert de l’histoire tunisienne contemporaine, le doyen de la faculté des Lettres, des Arts et
des Sciences humaines de La Manouba, a considéré les 64 années de l’histoire de l’UGET comprennent  
deux grandes phases : la première de 1952 jusqu’à 1971 a duré 18 années pendant lesquelles l’organisation
a été une pépinière pour former les bâtisseurs de la République. La deuxième, beaucoup plus longue puisqu’elle s’est étalée sur 46 ans, a commencé  à partir de 1971 jusqu’à aujourd’hui. C’est la période
des contestataires de la République. Pour le doyen, cette nouvelle donne est à prendre en considération
dans la lecture de l’histoire de l’organisation.
Pour lui, la situation actuelle par laquelle passe l’université est pour le moins inquiétante. Les taux de participation des étudiants aux élections des conseils scientifiques varient entre 10 et 15 %, c’est parce
que l’activité syndicale universitaire est devenue hyper politisée.
« L’université a perdu sa vocation initiale d’être une école de citoyenneté à une époque où la vie culturelle
était au cœur de l’université », et c’est cette vocation qu’il faudrait faire renaître dans l’esprit et
les activités des étudiants d’aujourd’hui.

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