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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 10:37
Egypte : au moins 43 morts dans deux attentats de l’EI contre des églises
dimanche 9 avril
 

Deux attentats à la bombe revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) ont visé dimanche des églises coptes en Egypte, faisant au moins 27 morts dans la ville de Tanta et 16 morts à Alexandrie, avant une visite du pape dans trois semaines.

L’Eglise copte a rapidement précisé que son chef n’avait pas été atteint, et qu’il se "porte bien".

Les deux attaques ont été revendiquées en début d’après-midi par l’EI, dont la branche égyptienne avait récemment appelé à viser la communauté copte.

Deux attentats à la bombe revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) ont visé dimanche des églises coptes en Egypte, faisant au moins 27 morts dans la ville de Tanta et 16 morts à Alexandrie, avant une visite du pape dans trois semaines.

L’attentat d’Alexandrie, la grande ville du nord du pays, a été perpétré par un kamikaze "équipé d’une ceinture explosive", qui a tenté de pénétrer dans l’église Saint-Marc où se trouvait le pape copte orthodoxe Tawadros II à l’occasion de la fête des Rameaux. Des policiers l’en ont empêché et il s’est alors fait exploser, selon le ministère de l’Intérieur.

L’Eglise copte a rapidement précisé que son chef n’avait pas été atteint, et qu’il se "porte bien".

Les deux attaques ont été revendiquées en début d’après-midi par l’EI, dont la branche égyptienne avait récemment appelé à viser la communauté copte.

Le premier attentat a eu lieu peu avant 10H00 (08H00 GMT) en pleine célébration des Rameaux dans l’église Mar Girgis (Saint-George) de Tanta, une grande ville située à une centaine de km du Caire dans le delta du Nil.

Le bilan s’est rapidement alourdi, montant à 27 morts et 78 blessés selon le ministère de la Santé.

"L’explosion a eu lieu aux premiers rangs, près de l’autel, durant la messe", a précisé à l’AFP le général Tarek Atiya, adjoint du ministre de l’Intérieur en charge des médias.

Quelques heures plus tard, une autre explosion a frappé l’église Mar Morcos (Saint-Marc) à Alexandrie, faisant 16 morts et 41 blessés, selon un bilan actualisé du ministère de la Santé.

A l’intérieur de l’église de Tanta, les bancs de bois brisés et divers objets personnels jonchaient le sol maculé de sang. Et les murs blancs, également éclaboussés de sang, portaient la marque d’éclats.

Après avoir inspecté les lieux, la police a établi un cordon de sécurité, devant lequel plusieurs personnes étaient rassemblées pour crier leur colère, a constaté une journaliste de l’AFP.

Attaques sanglantes

Ces attentats interviennent 19 jours avant une visite du pape François prévue les 28 et 29 avril en Egypte.

"J’exprime mes profondes condoléances à mon cher frère, sa sainteté le pape Tawadros II, à l’Eglise copte et à toute la chère nation égyptienne. Je prie pour les défunts et les blessés", a réagi le pontife argentin.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a demandé dimanche à l’armée de déployer des forces pour aider la police à protéger les "infrastructures vitales" du pays. Son Premier ministre Chérif Ismaïl a souligné "la détermination de l’Etat à (...) éliminer à la racine le terrorisme".

Le chef de la sécurité de la province de Gharbeya, où se trouve la ville de Tanta, a par ailleurs été remplacé à son poste par le ministre de l’Intérieur Magdy Abdel Ghaffar.

Parallèlement, Al-Azhar, prestigieuse institution de l’islam sunnite basée au Caire, a condamné "un attentat terroriste lâche".

Le président français François Hollande a dénoncé un "attentat odieux", affirmant dans un communiqué que la France "est pleinement solidaire de l’Egypte".

Ces nouvelles attaques interviennent quatre mois après un attentat suicide spectaculaire, revendiqué par l’EI et qui avait frappé le 11 décembre au Caire l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, faisant 29 morts.

Discriminations

Les Coptes orthodoxes d’Egypte représentent la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient, constituant 10% des 92 millions d’Egyptiens, et l’une des plus anciennes.

Ils se disent victimes de discriminations dans tout le pays de la part des autorités et de la majorité musulmane.

L’attaque du Caire avait relancé les appels à durcir la lutte contre la mouvance jihadiste en Egypte, en particulier dans le Sinaï où elle a mené une série d’attaques sanglantes contre les forces de sécurité.

La branche locale de l’EI avait revendiqué un attentat à la bombe ayant coûté la vie, le 31 octobre 2015, aux 224 occupants d’un avion transportant des touristes russes après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire du sud du Sinaï.

Le premier avril, un policier a été tué et quinze personnes ont été blessées dans l’explosion d’une moto piégée devant un centre de formation de la police à Tanta.

Par ailleurs, l’église Mar Girgis de Tanta avait indiqué fin mars sur sa page Facebook qu’un "objet suspect" avait été retrouvé devant le bâtiment et qu’une équipe de démineurs l’avait récupéré et transporté "dans un véhicule spécial".

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 10:33
Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne

Plusieurs organisations (Association France Palestine Solidarité, CCFD – Terre Solidaire, Fair Finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq) publient aujourd’hui un rapport sur « Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne ». Il met en lumière les liens entre certaines banques et assurances françaises et des banques et entreprises israéliennes impliquées dans le maintien et le développement des colonies israéliennes.

Communiqué de l’Association France Palestine Solidarité, CCFD – Terre Solidaire, Fair Finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haqmercredi 29 mars 2017

Toutes les versions de cet article : [English] [français]

>>Pour agir, cliquez ici

La colonisation israélienne dure depuis 50 ans. Illégale au regard du droit international, elle ne cesse de s’accélérer. La planification de 6 000 nouveaux logements depuis janvier 2017 en est la dernière manifestation. Dans la continuité de ses résolutions antérieures, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté le 23 décembre 2016 la résolution 2334 [1], exigeant notamment d’Israël « qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est ».

Cette colonisation ne pourrait exister sans la contribution des banques israéliennes qui financent les constructions, et des sociétés israéliennes qui fournissent services et infrastructures dans les colonies. Le système bancaire israélien constitue un outil essentiel de la politique de colonisation, et les entreprises israéliennes contribuent au maintien et au développement des colonies israéliennes. En 2013 déjà, une mission d’enquête indépendante des Nations Unies dénonçait le rôle primordial des banques israéliennes dans la colonisation et les conséquences en termes de violations des droits de l’homme.

L’enquête menée par nos organisations révèle des liens financiers entre ces entités israéliennes et les groupes bancaires français suivants : BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole (et sa filiale LCL), BPCE (et sa filiale Natixis), et AXA. Chacune de ces sociétés détiennent plusieurs participations minoritaires, de manière directe ou indirecte, dans des banques ou entreprises actives dans les colonies israéliennes [2]. Au-delà de ces participations, ces sociétés financent des projets d’entreprises directement impliquées dans la colonisation. Ce fut notamment le cas lors de l’octroi d’un prêt en 2004 de 288 millions d’euros par un consortium de banques (dont BNP Paribas, Société Générale, Crédit Lyonnais et Natixis), à l’Israel Electric Corporation (IEC). Cette entreprise approvisionne directement les colonies en électricité.

Les banques et assurances françaises concernées ont toutes adhéré à des lignes directrices internationales et pris des engagements relatifs au respect des droits humains. Mais la pratique ne suit pas. Tant qu’elles persisteront à financer des banques et entreprises israéliennes actives dans le maintien et développement des colonies israéliennes, elles continueront à soutenir et cautionner ces dernières. De nombreuses institutions financières étrangères [3], publiques ou privées, se sont d’ores et déjà publiquement désengagées de banques et entreprises israéliennes actives dans les colonies. Par leur refus de prendre un engagement public fort, les banques et assurances françaises concourent à la poursuite de la colonisation et aux violations des droits humains qu’elle induit. Et ce, malgré les différentes interpellations des organisations auteures de l’étude.

La responsabilité du gouvernement français est également pointée dans le rapport. En effet, la France soutient la politique européenne de « différenciation » territoriale entre Israël et ses colonies. Cette politique met en garde les entreprises sur les risques juridiques, économiques et réputationnels, d’entretenir directement ou indirectement des liens financiers et économiques avec les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé. Le Parlement vient par ailleurs d’adopter la loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre, qui s’applique aux banques et aux assurances. Celles-ci seront obligées de publier un plan de vigilance identifiant les risques potentiels que leurs activités et leur chaîne d’approvisionnement sont susceptibles de provoquer sur les droits humains et l’environnement.

L’Etat français, en laissant les institutions financières françaises financer les entreprises impliquées dans le maintien et le développement des colonies israéliennes, soutient indirectement la colonisation. Le gouvernement français doit faire pression sur les banques et assurances pour leur demander de mettre fin à l’ensemble de leurs soutiens. Par ailleurs, l’implication directe d’Alstom dans des grands projets d’infrastructures dans les colonies israéliennes est plus que problématique [4]. Là-encore, l’Etat, en tant qu’actionnaire, doit intervenir pour y mettre fin.

[3C’est notamment le cas du fonds de pension du Gouvernement norvégien (2010), du fond de pension néerlandais PGGM (2013), du fonds de pension Luxembourgeois FDC (2014) des banques danoise et allemande, Danske Bank (2014) et Deutsche Bank (2014) et du fonds de pension de l’Eglise Méthodiste américaine (2016).

[4Centrale électrique avec Israel Electric Corporation (IEC) ; tramway de Jérusalem

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 10:31
Quand des banques françaises participent à la colonisation israélienne
samedi 8 avril 2017 
par  Françoise Feugas 
popularité : 36%
 

Huit associations et deux centrales syndicales publient aujourd’hui Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne, un rapport d’une trentaine de pages qui dénonce la complicité des groupes financiers français BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale, Banques populaires-Caisses d’épargne (BPCE) et Axa avec les banques et entreprises israéliennes impliquées dans la colonisation des territoires palestiniens occupés.

La création par Israël de colonies de peuplement dans le Territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, n’a aucun fondement en droit et constitue une violation flagrante du droit international et un obstacle majeur à la réalisation de la solution des deux États et à l’instauration d’une paix globale, juste et durable.

Résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU, décembre 2016.

Peu avant cette résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU — dernière d’une longue série concernant Israël —, le Conseil de l’Union européenne (UE) avait pour sa part déclaré, en janvier 2016, que l’UE était « déterminée à veiller à ce que, conformément au droit international, l’ensemble des accords qu’elle conclut avec l’État d’Israël mentionnent sans équivoque et expressément qu’ils sont inapplicables aux territoires occupés par Israël en 1967. »

Ceci dit, la Cour pénale internationale (CPI) condamnait déjà en 1998 toute entreprise de colonisation de manière radicale, puisque l’article 8 de son Statut de Rome rangeait — range toujours — au nombre des crimes de guerre « le transfert, direct ou indirect, par une puissance occupante d’une partie de sa population civile, dans le territoire qu’elle occupe, ou la déportation ou le transfert à l’intérieur ou hors du territoire occupé de la totalité ou d’une partie de la population de ce territoire »

Cinquante ans après le début de l’occupation israélienne en territoire palestinien occupé, et malgré tant de condamnations par la communauté internationale au titre du droit international, la colonisation israélienne se poursuit, voire s’accélère, dans une totale impunité. Ainsi, durant les six premiers mois de l’année 2016, le gouvernement israélien a annoncé la construction de 1 823 habitations supplémentaires dans les colonies israéliennes à Jérusalem-Est et dans la zone C de la Cisjordanie. La politique de colonisation repose à la fois sur l’accaparement sans cesse croissant de nouvelles terres et sur la création d’un environnement coercitif, afin d’empêcher toute continuité territoriale indispensable à l’établissement d’un État palestinien.

LES « LIAISONS DANGEREUSES »

La position officielle de la France suit le mouvement international. Pourtant, les principales institutions financières françaises soutiennent bel et bien les banques et entreprises israéliennes impliquées dans les colonies, contribuant ainsi indirectement au maintien et au développement de cette situation illégale. BNP Paribas, le Crédit agricole, la Société générale, le groupe Banques populaire et caisses d’épargne (BPCE) et Axa gèrent des participations financières et détiennent des actions auprès de banques et d’entreprises israéliennes qui financent les colonies pour les premières, et pour les secondes construisent habitations et usines et fournissent divers services et équipements.

BNP Paribas, la Société générale, LCL (filiale du Crédit agricole) et Natixis (filiale de BPCE) ont en outre accordé des prêts — dont l’échéance est fixée à 2020 — pour un montant total de 288 millions d’euros à l’entreprise publique israélienne Israel Electric Corporation (IEC), qui approvisionne en électricité l’ensemble des colonies. Il s’agit d’un projet d’extension de deux centrales électriques au gaz. La décision des banques françaises d’accorder ces financements dédiés à l’IEC est fortement liée au fait que les travaux en sont effectués par l’entreprise française Alstom. Or, l’IEC approvisionne les colonies israéliennes en électricité et favorise ainsi le maintien et l’extension des colonies. Pire, elle a été accusée à plusieurs reprises d’imposer des punitions collectives sous forme de coupures totales d’électricité dans des villes palestiniennes en Cisjordanie telles que Naplouse ou Jénine (mais également à Gaza).

DEVOIR DE VIGILANCE

Toutes ces institutions financières françaises ont pourtant une politique de responsabilité sociale d’entreprise, et plusieurs parmi elles ont déclaré soutenir et se conformer aux Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et droits de l’homme. Mais on le sait depuis longtemps, sans outils juridiques adéquats, ce genre de déclaration demeure souvent lettre morte, servant surtout la politique de communication des entreprises.

C’est sans doute pour lutter contre cet état de fait que la France vient de se doter d’une loi « relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre » qui, même retoquée par le Conseil constitutionnel, prévoit l’obligation pour les grandes sociétés anonymes d’établir et de mettre en œuvre un plan de vigilance comportant des mesures propres à identifier et prévenir notamment, outre les dégâts environnementaux, « la réalisation de risques d’atteintes aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales ».

En se basant sur cette loi, les auteurs du rapport rappellent au gouvernement français sa responsabilité vis-à-vis de ses engagements internationaux, compte tenu de son silence sur les activités menées par les banques et assurances françaises, dont il est actionnaire et dont les sièges sociaux sont situés en France. Et lui demandent de mettre fin à toute espèce de lien entre le système bancaire français et les banques et entreprises israéliennes opérant en territoire palestinien occupé, notamment en faisant appliquer ou en veillant au respect de la loi relative au devoir de vigilance dont il vient de se doter. Sous-entendu : sans faire d’exception pour Israël.

DES INFORMATIONS NON DÉMENTIES

Les informations contenues dans ce rapport sont basées sur une analyse financière — consultable en annexe — qui repose sur les publications financières des entreprises et banques ainsi que sur des bases de données spécialisées, recoupées avec des informations accessibles en ligne. Des informations supplémentaires ont aussi été recueillies en France et sur le terrain. Les banques et assurances mentionnées ont été invitées à la commenter et, à ce jour, aucune d’entre elles n’a infirmé les liens financiers avancés — que certaines ont même confirmés oralement ou par écrit.

En plus des informations détaillées sur les « liaisons dangereuses » entre les entreprises financières françaises et les banques et entreprises israéliennes impliquées dans la colonisation des territoires palestiniens occupés, on y trouve un récapitulatif assez complet — souvent en note — de l’ensemble des textes juridiques qui, en droit international, condamnent la colonisation et désignent clairement les responsabilités des États et celles des entreprises dans sa poursuite.

Les liaisons dangereuses de banques françaises avec la colonisation israélienne, Association France-Palestine solidarité (AFPS), CCFD-Terre solidaire, CGT, Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Al-Haq, Ligue des droits de l’homme (LDH), union syndicale Solidaires, Fair Finance France, 29 mars 2017. – 27 p.
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 10:30
Racisme, récupération et « bad buzz » publicitaire…
dimanche 9 avril 2017 
par  Damien Glez 
popularité : 32%
 

Les manifestations d’un racisme ordinaire se multiplient. Mais parfois, la bêtise et la trivialité semblent davantage en cause.

C’est à décourager d’être raciste ! Le politiquement correct soulève-t-il des lièvres perfides qui, jadis, passaient comme une lettre à la poste ? Ou y a-t-il réellement, comme le dénoncent nombre de militants antiracistes, une libération de la parole de ceux qui se sentent indisposés par les variations trop visibles des épidermes ?…

Bien sûr, le film À bras ouverts – intitulé d’abord « Sivouplééé ! » – présente la caricature grossière d’une famille de Roms envahissants. Mais n’est-ce pas le même réalisateur, Philippe de Chauveron, qui forçait le trait des clichés racistes, dans Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, pour mieux les dynamiter, faisant ainsi œuvre d’utilité publique ?

Bien sûr, l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing, dans un entretien télévisé en début de semaine, manipulait dangereusement la notion d’origine, expliquant son choix non-rancunier, dans l’affrontement électoral de Jacques Chirac et Edouard Balladur, en 1995. Les racines limousines du futur élu auraient rassuré VGE davantage que les origines orientales du battu. Pour autant, ne faut-il pas se contenter d’y voir les relents stériles et séniles d’un esprit anachronique ?

On pourrait ainsi renvoyer joyeusement dans les cordes la réactivité parfois trop… épidermiques de ceux qui souhaitent traquer la « racialisation » de tout discours. Pour autant, la date de péremption des politiciens ou l’immunité humoristique sont parfois des circonstances atténuantes un peu courtes. Au risque de réveiller Dieudonné Mbala Mbala…

Saint-Benetton, où es-tu ?

Quand Pepsi met en scène, dans un spot publicitaire trivial, une demi-sœur de la demi-vedette de télé-réalité Kim Kardashian, avec une séquence finale rappelant l’action de la manifestante noire Leshia Evans à Bâton Rouge en 2016, la marque ne peut nier – et ne nie plus – qu’elle récupère en l’instrumentalisant l’imagerie contestataire du mouvement « Black Lives Matter », dans le but d’écouler un soda aussi mauvais pour les artères que pour la culture protestataire. Saint-Benetton, où es-tu ?

Circonstances atténuantes ou pas, les lapsus et la candeur ont bon dos

Pire : quand la marque Nivea vend son déodorant « invisible for Black & White » en scandant le slogan « White is purity », n’alimente-elle pas le phénomène de la dépigmentation encore récemment dénoncé par la journaliste Laura Mel dans son reportage « les Ivoiriennes y laissent leur peau ! ». Car la naïveté supposée des créatifs commerçants devient le fouet que ceux-ci tendent pour se faire morigéner.

À moins que ce martinet ne soit justement l’instrument semi-masochiste d’un buzz programmé, ce qui n’est pas constitutif du registre habituel de Nivea, marque pourtant connue pour la valorisation d’individus hétéroclites, aussi bien en termes de couleurs de peau que de corpulences ou de tranches d’âge.

Circonstances atténuantes ou pas, les lapsus et la candeur ont bon dos, surtout quand on constate que la campagne de Nivea a formellement « enjaillé », sur les réseaux sociaux, les comptes de certains suprémacistes blancs.

 
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 10:27
En Tunisie, les panarabes bougent toujours
lundi 10 avril 2017 
par  Jules Crétois 
popularité : 33%
 

En Tunisie, les militants baathistes et nassériens sont toujours actifs et parviennent encore à attirer des jeunes. Ce alors même qu’à l’étranger, ces référentiels sont le plus souvent mis à mal depuis 2011. Décryptage d’un paradoxe.

Ils se sont rassemblés pour protester contre les bombardements américains sur la Syrie ce vendredi 7 avril, sur l’avenue centrale de Tunis. C’est un fait qui étonne souvent les voisins marocains et algériens : en Tunisie, les panarabes bougent toujours.

Baathistes, nassériens, socialistes arabes, « pros-syrien » ou « pros-irakien »… Ils sont encore des milliers de militants, répartis dans une myriade de petits partis, pour la plupart adhérents à la coalition de gauche, le Front Populaire. Et comptent des députés dans leurs rangs. À titre d’exemple, le Mouvement du peuple, nassérien, revendique quelques 16 000 adhérents d’après un décompte fait début mars 2017 lors de son congrès et a trois députés.

Comment expliquer le succès d’un mouvement dont on aurait pu penser que les bouleversements de 2011 remettraient en question le logiciel ?

Un attrait historique

« Historiquement, il y a toujours eu un attrait en Tunisie pour le mouvement panarabe », constate le sociologue et homme politique Salem Labiadh.

Chacun sait le soutien du président égyptien Gamal Abdel Nasser à la lutte tunisienne, ou même, avant cela, la solidarité des Tunisiens sous tutelle ottomane à la révolte arabe contre Constantinople. Les liens sont anciens et le mouvement national a été « profondément influencé par l’expérience nassérienne et les promesses du socialisme arabe », remarque le chercheur.

Dans le cadre de sa rivalité l’opposant à Bourguiba, le leader Salah Ben Youssef usera, de manière sincère pour certains, opportunément pour d’autres, d’un langage empreint d’accents panarabes, sentant bien la force de ce référentiel.

Bourguiba n’était pas un chaud partisan des idées panarabes ou baathistes, mais nous recevions tous des livres scolaires imprimés en Irak.

« Et le régime tunisien, durant l’ère Bourguiba, n’était pas non plus vierge de paradoxes » soulève Hassène Kassar, chercheur et ancien militant du Mouvement Baath tunisien. Ce dernier illustre : « Bourguiba n’était pas un chaud partisan des idées panarabes ou baathistes, mais nous recevions tous des livres scolaires imprimés en Irak, la gloire de la nation arabe. » En clair, les idées panarabes ont toujours nourri la vie intellectuelle et politique tunisienne.

Au point de former des cadres dynamiques et estimés même par leurs adversaires, à l’instar d’Ahmed Seddik, député du Parti d’Avant-garde arabe démocratique. Cette génération de cadres va, durant l’ère Ben Ali, nourrir le mouvement et entretenir sa flamme. Résultat : dans certaines corporations comme l’enseignement ou chez les avocats, dans quelques régions comme Gafsa et bien sûr au sein de la puissante Union générale tunisienne du travail (UGTT), les panarabes sont restés influents.

En 2011, si la révolution propulse des acteurs politiques jusqu’ici méconnus ou marginalisés, libéraux et islamistes en tête, les panarabes et baathistes sont là. Quelques analystes peu amènes sous-entendent que la survivance de mouvements d’inspiration panarabiste est peut-être due au « gel » de la vie politique sous Ben Ali.

Ce n’est pas le point de vue d’Abdennaceur Laaradh, militant au Mouvement du peuple, nassérien : « Les jeunes se forment au sein des syndicats étudiants et ils rejoignent vite un monde encadré par des partis d’obédience panarabe, ou au moins influencés par cette idée, comme le Watad. »

Les questions qu’ont posé les nassériens ou les baathistes sont toujours d’actualité et choquent toujours autant les Tunisiens

Et d’ajouter : « Par ailleurs, les questions qu’ont posé les nassériens ou les baathistes sont toujours d’actualité et choquent toujours autant les Tunisiens. Preuve en est, les mobilisations populaires contre les deux invasions de l’Irak et en solidarité avec la Palestine. » On se souvient à ces mots du martyr Chokri Belaïd, leader du Watad, des portraits de Saddam Hussein à la main dans les rues de Tunis.

Les meilleurs opposants des islamistes

Mais il n’y a pas que la réthorique anti-impérialiste qui explique l’influence toujours réelle de ce large mouvement en Tunisie. En observant bien, on remarque que ce dernier répond en fait à des attentes politiques nationales.

Nicolas Dot-Pouillard, chercheur qui étudie de près la gauche tunisienne, remarque : « Il y a en Tunisie, une gauche qu’on caricature facilement comme francophile, détachée des questions économiques et des classes populaires… À côté, les panarabes paraissent plus connectés au peuple, notamment grâce à leurs références culturelles, leur attachement à la langue arabe et leur présence dans l’UGTT. »

En Tunisie comme ailleurs au Maghreb, le camp progressiste apparaît en effet comme trop « hors sol ». Les panarabes, eux, sont bien « endogènes », jusque dans leurs apparitions publiques : les hommes portent souvent une moustache fournie, un certain nombre de militantes assument un port « culturel » du voile et les discours sont truffés de références historiques propre au monde arabo-musulman.

Face aux islamistes notamment, les panarabes apparaissent comme des opposants farouches.

« Face aux islamistes notamment, les panarabes apparaissent comme des opposants farouches. Ils sont favorables à la laïcité, tout en intégrant largement la culture islamique, et surtout, en la maîtrisant parfaitement » remarque Hassène Kassar.

Quant aux rêves d’union arabe, eux, ils peuvent aussi paraître toujours opérants : « Aujourd’hui, on peut très bien utiliser le lexique panarabe pour prôner, par exemple une meilleure intégration régionale, ou la création d’une union économique. C’est tout à fait moderne comme attente », plaide Abdennaceur Laaradh.

« Pas de révolution en Syrie »

Reste que l’année 2011, si elle a révélé les capacités toujours bien réelles de mobilisation d’un mouvement vieux de plusieurs décennies, l’a aussi mis à l’épreuve. La dynamique, en effet, pouvait paraître contre-intuitive : les artisans de la révolution tunisienne qui a inspiré les peuples de la région ont le plus souvent condamné sans appel le soulèvement syrien.

En 2013, à Tunis, le Forum social mondial a été le théâtre de bagarres entre des militants souvent étrangers et favorables à la révolution syrienne et des Tunisiens partisans du régime baathiste de Bachar al-Assad.

La Syrie est avant tout menacée par des acteurs étrangers.

Abdennaceur Laaradh, qui se revendique de Nasser et non du baathisme syrien reste pour autant prudent : « Certes, il y a eu une insurrection en Syrie, mais aujourd’hui, on ne peut pas parler de révolution : la Syrie est avant tout menacée par des acteurs étrangers. »

Le secrétaire général de son parti, Zouhair Maghzaoui, s’est rendu à Damas en 2016 pour une rencontre sur le terrorisme… « Chacun choisit ses ‘bonnes révolutions’ », remarque encore Nicolas Dot-Pouillard, qui ajoute : « On soutient un soulèvement quand le programme va avec. Et pour cette frange de la gauche tunisienne, ce soulèvement ne cadrait plus avec sa lecture anti-impérialiste. »

Les partis panarabes, eux, assument. Pas question de rompre avec leur référentiel.

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 18:44

 

Merci de faire parvenir vos signatures rapidement à l'adresse à: 

atf.bn@wanadoo.fr 

Pas de réconciliation sans justice transitionnelle

Paris, le 03 avril 2017

 

 

لا مصالحة بدون محاسبة ولا لتقنين الفساد

تصر رئاسة الجمهورية على إعادة عرض مشروع ما سمي باطلا بقانون المصالحة الاقتصادية والمالية على أنظار مجلس نواب الشعب، بعد أن فشلت في تمريره في

مناسبتين منذ تقديمه في أوت 2015 وقد تصدت له القوى الديمقراطية والشبابية من أحزاب ومجتمع مدني.

ويتم تقديم مشروع تبييض الفساد على أنه الحل والمخرج الوحيد للنهوض بالاقتصاد وتحقيق التنمية، وذلك من خلال مصالحة مغشوشة بالعفو عمن تورطوا في الفساد المالي وسوء التصرف في المال العام من مسؤولين وموظفي الدولة ورجال الأعمال الضالعين في الفساد والنهب وحققوا ثروات طائلة تحت غطاء التهرب الضريبي والتهريب.

إن هذا المشروع يعد تهديدا لمسار العدالة الانتقالية المنبثق عن هيئات قانونية ودستورية ويتعارض مع اتفاقية مكافحة الفساد للأمم المتحدة (القرار 4/58 المؤرخ في 31 أكتوبر 2003) الذي صادقت عليه تونس في 2008.

إن هذا القانون، إن تمت المصادقة عليه، سيساهم في تواصل تكريس ثقافة الفساد والإفلات من العقاب وسيطرة عصابات و مافيات المال والاقتصاد (التي نخرت تنخر الاقتصاد الوطني والمال العام) لسنوات. كما أنه سيطلق عنان المال السياسي الفاسد لتشويه المشهد السياسي وتعطيل الانتقال الديمقراطي بما يستجيب الشعارات المركزية للثورة «شغل، .«حرية، كرامة وطنية

إن المصالحة الحقيقية لا يمكن أن تتحقق إلا في إطار احترام مسار العدالة الانتقالية الذي يضمن المساءلة، والمحاسبة، والاعتذار، وجبر الضرر ورد الاعتبار.

وعليه فإن قوى المجتمع المدني والأحزاب التقدمية التونسية بالهجرة

تستنكر إصرار رئاسة الجمهورية على تمرير قانون لتبييض الفساد الذي سبق وأن أسقط شعبيا وسياسيا، وتدعوها لسحبه الفوري ضمانة للسلم الاجتماعي

إطار تؤكد على تمسكها بالمصالحة بشرط المحاسبة والمكاشفة ومصارحة الشعب في مسار العدالة الانتقالية

توجه الدعوة لنواب الشعب، القوى السياسية التقدمية، المجتمع المدني والشخصيات الوطنية للتصدي لتمرير هذا المشروع

تدعو الحكومة إلى تفعيل شعار "مقاومة الفساد" وذلك بفتح الملفات المغلقة والكشف عمن يتستر عن الفساد وتفعيل آليات استرجاع المال العام المنهوب والمهرب

تؤكد على مواصلتها التنسيق مع كل القوى الوطنية والتقدمية بتونس وبالخارج لتوحيد الصفوف لإسقاط قانون المصالحة مع الفاسدين والانقلاب على مطالب الشعب التونسي في التغيير والانتقال الديمقراطي تحت شعار "لا مصالحة بدون محاسبة ولا لتقنين الفساد"

 

PREMIERS SIGNATAIRES

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 18:10

 

Paris le 6 avril 2017,

Le processus de désarmement de l’ETA est une étape indispensable pour l’avenir du Pays Basque, en Espagne et en France. Alors qu’aucune contrepartie n’est demandée, les autorités françaises n’ont pour le moment pas donné suite aux demandes réitérées des Artisans de Paix - ainsi dénommés par la population à l’occasion des évènements de Louhossoa - et des élus locaux de s’impliquer dans ce processus de désarmement.

Refusant que la situation actuelle se prolonge 5 ans de plus et qu’elle empêche ainsi le processus de paix de progresser dans son ensemble ; les Artisans de la Paix ont décidé de faire du samedi 8 avril 2017 la journée du désarmement effectif.

Elu-e-s de toutes appartenances politiques, syndicalistes de toutes sensibilités, représentant-e-s de la société civile et d’associations importantes ont annoncé que des milliers de personnes réunies à Bayonne ce jour-là vont permettre dans les faits le désarmement total d’ETA.

Nous saluons cette initiative et demandons aux autorités françaises de ne pas faire obstacle au bon déroulement de cette journée, au soir de laquelle ETA sera une organisation complètement désarmée.

Premiers signataires

- Organisations :

AFD International ; L’Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (L’Acort) ; Assemblée européenne des citoyens (AEC) ; Association des Marocains en Farnce (AMF) ; L’Association des Tunisiens en France (ATF) ; Alternatiba ; ANV-COP21 ; Attac France ; Cedetim, Ipam (Initiative Pour un Autre Monde) ; Le Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid) ; Le Cercle Condorcet de Paris ; CNT ; Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) ; Commission action non-violente de l’Arche ; La Confédération paysanne nationale ; Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal) ; Droit au Logement ; Emmaüs France ; Ensemble ! ; Europe écologie les Verts (EELV) ; Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) ; Fondation Copernic ; Fondation Danielle Mitterrand France Libertés ; Fondation Frantz Fanon ; Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) ; FSU ; Jinov International ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Mouvement pour une alternative Non-violente (MAN) ; Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ; Observatoire international des prisons section française (OIP) ; Parti de Gauche ; Régions et peuples solidaires ; Réseau féministe « Ruptures » ; Sindicato Autotorganizzato Lavatori COBAS (SIAL COBAS – Italie) ; Sindicatu di i Travagliadori Corsi (STC – Corse) ; Sindikad Labourerien Breizh (SLB – Bretagne) ; Sortir du colonialisme ; Syndicat des avocats de France (Saf) ; Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) ; Syndicat des travailleurs du rail (Sytrail/UNTM) ; Union des démocrates et indépendants (UDI) ; Union syndicale de la psychiatrie (USP) ; Union syndicale Solidaires ; Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE – Kanaky).

- Personnalités :

Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble ! ; Geneviève Azam, membre d’Attac ; Claude Barbier, conseiller municipal, Viry, Savoie ; Francine Bavay ; Julien Bayou, porte-parole national EELV ; Eric Beynel, co-délégué général d’Union syndicale Solidaires ; Martine Billard, secrétaire nationale à l’écologie du PG ; Frédéric Bodin, secrétaire national d’Union syndicale Solidaires ; Delphine Boesel, présidente de l’Observatoire international des prisons section française (OIP) ; Pascal Boissel, vice-président de l’Union syndicale de la psychiatrie ; Jean-Marie Bonnemayre, président du Cnafal ; José Bové, député européen écologiste de la région Sud-Ouest ; Marie-Annick Butez, trésorière du Mrap ; Antoine Comte, avocat à la cour ; Eric Coquerel, conseiller régional Ile-de-France PG ; Karima Delli, députée européenne écologiste ; Bernard Dreano, président du Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (Cedetim) ; Jean-Pierre Dubois, président d’honneur de la LDH ; Jean-Michel Ducomte, universitaire ; Françoise Dumont, présidente de la LDH ; Pascal Durand, député européen écologiste ; Mireille Fanon Mendès France, présidente de la Fondation Frantz Fanon ; Natalie Francq, conseillère régionale PS ; Susan George, présidente d’honneur d’Attac ; Cécile Gondard Lalanne, co-délégué général d’Union syndicale Solidaires ; Augustin Grosdoy, co-présidente du Mrap ; Mikel Hiribarren, paysan Itxassou, membre du syndicat paysan basque ELB et secrétaire national de la Confédération paysanne ; Yannick Jadot, député européen écologiste ; Eva Joly, députée européenne écologiste ; Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France ; Thomas Lacoste, cinéaste La Bande Passante ; Jean-Christophe Lagarde, président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) ; Henri Leclerc, président d’honneur de la LDH ; Nicole Lefeuvre, Commission action non-violente de l’Arche ; Gilles Lemaire, écologiste altermondialiste ; Renée Le Mignot, co-présidente du Mrap ; Jan Malewski, rédacteur de la revue Inprecor ; Gilles Manceron, historien et membre du Comité central de la LDH ; Myriam Martin, porte-parole d’Ensemble ! ; Gustave Massiah, membre du Conseil international du Forum social mondial ; Corinne Morel Darleux, conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes ; André Paccou, membre du Comité central de la LDH section LDH de Corse ; Hervé Paris, président Altercarto ; Jean-François Pellissier, porte-parole d’Ensemble ! ; Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France ; Emmanuel Poilane, président du Crid et directeur de la Fondation Danielle Mitterrand France Libertés ; Michèle Rivasi, députée européenne écologiste ; Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse ; Danielle Simonnet, conseillère de Paris PG ; Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH ; Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France ; Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH ; Patrick Viveret, philosophe, co-fondateur des « Dialogues en humanité ».

 

Télécharger la liste des Premiers signataires

Appel à la journée du désarmement du 8 avril

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 17:59

Activités ATF-Charante et ATF-Aquitaine


Beaucoup d'effervescence aujourd'hui à Angoulême, une équipe du consulat de Tunisie à Toulouse épaulée par Madame Naima Nefzaoui, attachée sociale à Bordeaux s'est déplacée pour instruire les dossiers de passeport et autres sévices administratifs en faveur des Tunisiens vivant en Charente. Cette action a été réalisée avec le concours de l'ATF Charente présidée par le très engagé Chaker Kablouti. Un grand merci à M Sami Ben Sik Salem , consul à Toulouse pour cette initiative.
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 14:53

 

Le mardi 4 avril 2017 de 19h30 à 22h00

Centre International des Cultures Populaires (CICP)
21 Ter rue Voltaire 75011 Paris / Métro Rue de Boulets (ligne 9) ou Nation

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UJFP

À L’INITIATIVE DE L’UJFP : Rencontre avec Orly Noy, militante politique israélienne, juive orientale cofondatrice de l’Orientale Commune, membre du front national démocratique Tajamo/Balad.

« Dans la villa dans la jungle, nous n’avons même pas une étagère »

Israël, une villa dans la jungle ? La métaphore d’une arrogance toute coloniale est de l’ex-Premier ministre travailliste Ehud Barak, mais l’intégralité de la classe politique sioniste aurait pu la faire sienne. Cependant il y a du rififi dans la villa, au sein même du foyer national des maîtres. Certains n’auraient même pas une étagère… Ce « nous » fait écho aux Mizrahim, ces Israéliens juifs dont les racines se trouvent dans les pays musulmans.

Leur lutte pour la dignité est aussi ancienne que leur présence en Israël. Elle a pris des formes variées : depuis les Panthères Noires – dont le projet radical s’attaquait aussi bien à la racine raciste du projet sioniste qu’aux inégalités sociales, tout en cherchant à établir des ponts avec les Palestiniens –, à Ars Poetica : ces poètes juifs orientaux marginalisés par l’establishment culturel ashkénaze prennent désormais la place qu’ils méritent sans plus attendre qu’on la leur attribue – et à l’Orientale Commune – qui propose une alliance politique des Juifs orientaux et des Palestiniens d’Israël autour d’un programme d’égalité des droits et de justice sociale.

Orly Noy, militante politique israélienne d’origine iranienne, journaliste, traductrice du persan en hébreu, membre du parti Tajamo/Balad (Front national démocratique) reviendra sur les luttes pour la dignité et l’égalité portées par les Mizrahim, dont elle est elle-même l’une des principales actrices, et nous dira en quoi l’Orientale Commune constitue une alternative pour la région au projet sioniste et à la structuration raciste de la société israélienne qui en découle.

Evènement facebook

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Le mardi 4 avril 2017 de 19h30 à 22h00

Centre International des Cultures Populaires (CICP)
21 Ter rue Voltaire 75011 Paris / Métro Rue de Boulets (ligne 9) ou Nation



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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 11:38
Chinois tué par la police: 35 arrestations après un rassemblement
Chinois tué par la police: 35 arrestations après un rassemblement

Des personnes écrivent avec des bougies allumées le mot "violence" sur la chaussée devant le commissariat du 19e arrondissement, le 27 mars 2017 à Paris, pendant un rassemblement pour protester contre la mort d'un...

 

Paris: 35 personnes arrêtées à la suite d'une manifestation pour protester contre la mort d'un Chinois tué lors d'une intervention policière

La police a arrêté 35 personnes lundi soir à la suite d'une manifestation destinée à protester contre la mort dimanche d'un Chinois tué lors d'une intervention policière, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture de police.

La Chine a demandé mardi à la France de protéger "la sécurité et les droits" de ses ressortissants.

Lors d'un point de presse, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a indiqué que Pékin avait officiellement protesté auprès des autorités françaises et "exigé" que Paris fasse "toute la lumière sur cette affaire".

"Trente-cinq personnes ont été arrêtées" lors du rassemblement d'environ 150 personnes "membres de la communauté asiatique" devant le commissariat du 19e arrondissement lundi soir, selon la préfecture de police de Paris (PP).

Vingt-six personnes ont été arrêtées pour participation à un groupement en vue de commettre des violences, trois pour violences sur agent de la force publique et dégradation d'un véhicule de police par engin incendiaire et six pour jets de projectiles, a rapporté la PP.

Trois policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI 75) ont été blessés légèrement.

Un véhicule de police a été endommagé par un engin incendiaire, ainsi que trois automobiles appartenant à des particuliers.

"Les autorités de police sur place ont confirmé leur volonté de recevoir une délégation de membres de la communauté asiatique afin d'apporter une réponse à leurs interrogations sur l'intervention policière du dimanche", a informé la préfecture de police. La rencontre n'a pas eu lieu, faute d'interlocuteur.

Dimanche soir, lors d'une intervention pour un "différend familial" dans une habitation du quartier Curial dans le 19e arrondissement, "dès l'ouverture de la porte", un homme s'est précipité pour agresser l'un des fonctionnaires, le blessant à l'arme blanche, avait relaté à l'AFP une source policière.

L'un de ses collègues a alors ouvert le feu, pour le protéger, blessant mortellement l'agresseur, avait-elle ajouté.

La famille de la victime "conteste totalement la version des faits, il n'a blessé personne", a déclaré lundi à l'AFP l'avocat des proches, Calvin Job.

"Un voisin a appelé la police en disant qu'il y avait des cris", mais selon eux il n'y a eu "aucun différend familial", a-t-il ajouté. 

L'homme, qui se trouvait avec ses quatre enfants âgés de 15 à 21 ans, était "en train de tailler des poissons avec des ciseaux", selon lui. 

"Les policiers ont ouvert de force la porte de l'appartement, ce qui l'a propulsé vers l'arrière". Le père de famille n'a "porté aucun coup" et "ne s'est pas précipité" sur les policiers qui auraient "tiré sans sommation", selon l'avocat.

La famille devait être entendue mardi après-midi par l'inspection générale de la police nationale (IGPN) selon l'avocat.

Le 2e district de police judiciaire et l'IGPN ont été saisis des enquêtes.

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