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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 11:44


Vague de grèves annoncées en Tunisie

 

Bulletin Solidaires international n° 100

Bulletin de la commission internationale de Solidaires

Le 25 novembre, la Commission administrative nationale de l'UGTT a décidé d'appeler à une grève générale du secteur public pour le 8 décembre. Le but de celle-ci est de mettre un terme à la dégradation considérable du pouvoir d'achat des salarié-es ainsi qu'aux suppressions 'emplois par gel des recrutements. La détermination des syndicalistes tunisiens est d'autant plus forte qu'avait eu lieu, au premier semestre 2015, une vague historique de grèves dans le secteur public. Suite à celles-ci, des accords avaient été signés devant notamment permettre, dans ce secteur, un maintien approximatif du pouvoir d'achat sur plusieurs années. Mais le ouvernement néolibéral, pourtant dirigé par la même majorité politique qu'en 2015, refuse aujourd'hui obstinément d'appliquer les augmentations salariales prévues et publiées au Journal officiel.
Il est envisagé cet automne que l'ensemble des salariés du pays fassent grève simultanément. Cela n'avait pas été le cas en 2015 où les grèves avaient eu lieu successivement au premier semestre dans le public, et à l'automne dans le privé. A l'automne 2015 en effet, dans la foulée du succès des mobilisations du secteur public, un cycle de grèves générales régionales
tournantes avait été programmé dans le privé. La première d'entre elles, à Sfax le 19 novembre, avait eu une ampleur plus importante qu'en janvier 2011. Mais les grèves régionales suivantes avaient été brutalement stoppées suite à un attentat meurtrier de Daech en plein Tunis, à la veille de la grève générale prévue le 25 novembre dans cette région. Résultat, les avancées dans le privé ont été en 2015 plus limitées que dans le public.
Cette année, une grève avait été initialement envisagée dans le privé pour le 22 décembre. La Commission administrative nationale du 25 novembre a décidé de retenir le principe d'un appel à la grève dans le privé.
Mais elle a décidé de poursuivre les discussions au sein des structures syndicales du privé et du public pour voir s’il était possible que les deux secteurs fassent grève simultanément le 8 décembre.
En toile de fond de ces mobilisations, figure le refus de la politique du pouvoir néolibéral dirigé par des notables de l'ancien régime et les islamistes d'Ennahdha. Celui-ci veut faire voter un budget d'austérité en tous points conforme aux dogmes du FMI, de la Banque mondiale et
de l'Union européenne. Refusant de lutter contre la corruption, la contrebande, l’évasion fiscale, la fuite des capitaux, ainsi que de recouvrir ses créances auprès des entreprises et sociétés, les gouvernements qui se sont succédés depuis 2011, ont endetté lourdement le pays auprès de créanciers étrangers. De leur côté, les travailleurs et les travailleuses ont vu leur salaires
augmenter moins vite que l'inflation. En ce qui les concerne, ils n'ont eu aucune possibilité de se dérober à leurs obligations fiscales dans la mesure où leurs impôts sont prélevés à la source. Néanmoins, après avoir consciencieusement vidé les caisses de l'Etat, le pouvoir veut aujourd'hui présenter la note aux salarié-es en bloquant les salaires et les recrutements, ce qui ne peut qu'aggraver la crise économique et sociale majeure que traverse le pays.
Comment s'étonner dans de telles conditions que 549 suicides ou tentatives de suicides aient été recensés pour la seule année 2015, et qu'environ 40 000 tunisien-nes aient cherché depuis 2011 à émigrer clandestinement au péril de leur vie !

Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que les mouvements sociaux soient loin de se limiter aux seules grèves à venir :
 Pour préparer les grèves à venir, des rassemblements et des manifestations ont eu lieu un peu partout dans le pays le week-end du 26/27 novembre.
 Les enseignants du secondaire et du primaire seront dans la rue dès le mercredi 30 novembre sur les revendications générales et leurs revendications spécifiques.
 Depuis 6 ans, des diplômés-chômeurs bloquent périodiquement la production et/ou le transport du phosphate dans le bassin minier de Gafsa. Il en a été de même cette année pour le gaz extrait au large de l'île de Kerkennah.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 09:43

Message posthume de Lotfi Nagdh au président tunisien Béji Caid Essebsi

Le 19 octobre 2012, le lendemain de ma mort, «suite à une crise cardiaque» [1], fait que vous ignoriez à l’époque, vous avez tenu une conférence de presse pour qu’on reconnaisse en moi un martyr qui fut lynché par les milices de Rached Ghannouchi et consorts, Rached Ghannouchi, votre comparse d’aujourd’hui, avec lequel vous entretenez des relations contre nature trahissant tous ceux  qui ont fait de vous ce que vous êtes maintenant. Et, depuis l’acquittement de mes présumés meurtriers prononcé ce lundi 14 novembre 2016, vous vous faites petit  et semblez mal à l’aise, car, bien que croyant toujours à mon statut de martyr grâce au forfait de cette bande d’islamistes et leurs acolytes, vous n’avez osé émettre  aucun commentaire sur cet acquittement, probablement, de crainte de déplaire à votre dit comparse.

L’objet de ce message, Bajbouj [2], c’est de vous donner l’occasion de vous mettre bien à l’aise, et cela, en vous demandant de rendre public sur terre ma déclaration suivante, à l’attention, surtout, de ceux qui croient encore que je suis réellement un martyr qui fut liquidé par les islamistes d’Ennahdha et consorts, c’est-à-dire à l’attention de la quasi-totalité du peuple tunisien :

Arrêtez de me prendre pour un martyr, car, je ne le suis pas, puisqu’en vérité, sachez-le, quand j’ai senti la crise cardiaque m’envahir avec ses serrements et souffrances atroces dans ma poitrine, j’ai voulu en finir le plus rapidement possible en lui donnant un coup de main pour m’achever. Aussi, j’ai déchiré moi-même mes habits et mis mes vêtements en lambeaux, je me suis moi-même traîné face au sol, tout seul, je me suis donné moi-même des coups partout sur mon propre corps en le couvrant d’égratignures, de bleus, d’hématomes, d’œdèmes, de plaies, de traumatismes, de blessures béantes, sans oublier les fractures à 7 de mes propres côtes, confirmées ante-mortems, que je me suis faites moi-même etc. etc…., comme le montrent les vidéos et les autres photos qui ont circulé sur le net et comme le révèlera, par la suite, l’autopsie  pratiquée sur mon corps : le rapport du médecin légiste signale que mon corps porte rien moins que 27 coups.

Tiens, Bajbouj, voilà Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi - qui, eux, sont reconnus, pour le moment, comme vrais martyrs, jusqu’à nouvel ordre, c’est-à-dire, peut-être, au vu de mon propre cas, jusqu’à la fin des procès de leurs présumés meurtriers, toujours en cours - je disais donc, voilà Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi qui sont venus se joindre à moi pour vous dire à très très bientôt et qui me chargent de vous rappeler la promesse que vous leur avez faîte consistant à tout mettre en œuvre pour démasquer les commanditaires de leur assassinat, quels qu'ils soient, furent-ils nahdhaouis [3], pensiez-vous certainement !, promesse qui fut l’un des slogans phares de votre campagne présidentielle - ayant renforcé votre position et augmenté votre poids sur l'échiquier politique tunisien - et qui vous a certainement fait gagner des centaines de milliers de voix, disent-ils ! D’ailleurs, Chokri m’a montré la magnifique vidéo de votre dernier meeting de campagne qui a eu lieu sur l’avenue Habib Bourguiba, à Tunis,  je crois, où l’on vous voit sur l’estrade avec, à votre droite, Besma, son épouse [4].

Alors, avec eux, je vous dis à très bientôt, Bajbouj, Inch’Allah, mais, pas avant d'avoir élucidé  leur dernier voyage !

Références

[1]https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/151116/scoop-le-deces-de-lotfi-nagdh-revele-des-symptomes-inedits-de-la-crise-cardiaque

[2] Bajbouj est le sobriquet de Béji Caïd Essebsi, employé par ses sympathisants.

[3] Nahdhaoui : adjectif et nom  qui ont rapport à Ennahdha, le parti islamiste fondé et présidé par Rached Ghannouchi.

[4] Ci-dessous, une photo extraite de ladite vidéo :

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 09:43

Message posthume de Lotfi Nagdh au président tunisien Béji Caid Essebsi

Le 19 octobre 2012, le lendemain de ma mort, «suite à une crise cardiaque» [1], fait que vous ignoriez à l’époque, vous avez tenu une conférence de presse pour qu’on reconnaisse en moi un martyr qui fut lynché par les milices de Rached Ghannouchi et consorts, Rached Ghannouchi, votre comparse d’aujourd’hui, avec lequel vous entretenez des relations contre nature trahissant tous ceux  qui ont fait de vous ce que vous êtes maintenant. Et, depuis l’acquittement de mes présumés meurtriers prononcé ce lundi 14 novembre 2016, vous vous faites petit  et semblez mal à l’aise, car, bien que croyant toujours à mon statut de martyr grâce au forfait de cette bande d’islamistes et leurs acolytes, vous n’avez osé émettre  aucun commentaire sur cet acquittement, probablement, de crainte de déplaire à votre dit comparse.

L’objet de ce message, Bajbouj [2], c’est de vous donner l’occasion de vous mettre bien à l’aise, et cela, en vous demandant de rendre public sur terre ma déclaration suivante, à l’attention, surtout, de ceux qui croient encore que je suis réellement un martyr qui fut liquidé par les islamistes d’Ennahdha et consorts, c’est-à-dire à l’attention de la quasi-totalité du peuple tunisien :

Arrêtez de me prendre pour un martyr, car, je ne le suis pas, puisqu’en vérité, sachez-le, quand j’ai senti la crise cardiaque m’envahir avec ses serrements et souffrances atroces dans ma poitrine, j’ai voulu en finir le plus rapidement possible en lui donnant un coup de main pour m’achever. Aussi, j’ai déchiré moi-même mes habits et mis mes vêtements en lambeaux, je me suis moi-même traîné face au sol, tout seul, je me suis donné moi-même des coups partout sur mon propre corps en le couvrant d’égratignures, de bleus, d’hématomes, d’œdèmes, de plaies, de traumatismes, de blessures béantes, sans oublier les fractures à 7 de mes propres côtes, confirmées ante-mortems, que je me suis faites moi-même etc. etc…., comme le montrent les vidéos et les autres photos qui ont circulé sur le net et comme le révèlera, par la suite, l’autopsie  pratiquée sur mon corps : le rapport du médecin légiste signale que mon corps porte rien moins que 27 coups.

Tiens, Bajbouj, voilà Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi - qui, eux, sont reconnus, pour le moment, comme vrais martyrs, jusqu’à nouvel ordre, c’est-à-dire, peut-être, au vu de mon propre cas, jusqu’à la fin des procès de leurs présumés meurtriers, toujours en cours - je disais donc, voilà Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi qui sont venus se joindre à moi pour vous dire à très très bientôt et qui me chargent de vous rappeler la promesse que vous leur avez faîte consistant à tout mettre en œuvre pour démasquer les commanditaires de leur assassinat, quels qu'ils soient, furent-ils nahdhaouis [3], pensiez-vous certainement !, promesse qui fut l’un des slogans phares de votre campagne présidentielle - ayant renforcé votre position et augmenté votre poids sur l'échiquier politique tunisien - et qui vous a certainement fait gagner des centaines de milliers de voix, disent-ils ! D’ailleurs, Chokri m’a montré la magnifique vidéo de votre dernier meeting de campagne qui a eu lieu sur l’avenue Habib Bourguiba, à Tunis,  je crois, où l’on vous voit sur l’estrade avec, à votre droite, Besma, son épouse [4].

Alors, avec eux, je vous dis à très bientôt, Bajbouj, Inch’Allah, mais, pas avant d'avoir élucidé  leur dernier voyage !

Références

[1]https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/151116/scoop-le-deces-de-lotfi-nagdh-revele-des-symptomes-inedits-de-la-crise-cardiaque

[2] Bajbouj est le sobriquet de Béji Caïd Essebsi, employé par ses sympathisants.

[3] Nahdhaoui : adjectif et nom  qui ont rapport à Ennahdha, le parti islamiste fondé et présidé par Rached Ghannouchi.

[4] Ci-dessous, une photo extraite de ladite vidéo :

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 09:33
Rapport alternatif sur les DCP : la CMODH organise une conférence de presse
CMODH
19 nov. à 22:50
atf.bn@wanadoo.fr


دعوة لحضور ندوة صحفية

Invitation à une conférence de presse


 
La Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains organise une conférence de presse le mardi 22 novembre 2016, à 10h30, au siège du Syndicat National de la Presse Marocaine, situé à avenue Moulay Abdellah, en face de la gare de Rabat-ville.
La CMODH présentera son rapport parallèle au 6eme rapport gouvernemental relatif au pacte international des droits civils et politiques, et son rapport parallèle au rapport gouvernemental répondant à la liste des points à traiter, qu’elle a soumis au Comité des droits de l’Homme, respectivement, les 16 décembre 2015 et 17 septembre 2016.
La CMODH informera, au cours de cette conférence de presse, du déroulement de sa mission à Genève, les 24 et 25 octobre passé, et des interventions qu’elle a présentées et des priorités qu’elle a défendues.
Elle présentera aussi son analyse aux observations finales du comité, publiées le 4 novembre courant, destinées au gouvernement marocain et les points prioritaires qu’elles contiennent, auxquels le Maroc devra répondre dans une année.
La CMODH profitera de cette conférence de presse pour répondre aux campagnes de diffamation dont elle a fait objet depuis le dépôt de son premier rapport parallèle, et les formes de répression qu’elle subit depuis le renouvellement de son bureau en janvier 2015, et de la décision judiciaire du tribunal suite à la plainte qu’elle a déposée contre les autorités marocaines.
Cette invitation est destinée à tous les organes de presse, aux attachés de presse aux ambassades, et aux ONG des droits humains pour assister à la conférence le mardi 22 novembre à 10h30 au siège du SNPM.
Le secrétariat de la CMODH
La coordinatrice : Khadija Ryadi
 
تعقد التنسيقية المغاربية لمنظمات حقوق الإنسان ندوة صحافية يوم الثلاثاء 22 نونبر 2016، على الساعة العاشرة والنصف صباحا، بمقر النقابة الوطنية للصحافة المغربية، الكائن بشارع مولاي عبد الله، أمام محطة القطار الرباط-المدينة

ستقدم التنسيقية خلال هذه الندوة الصحافية مضامين تقريريها الموجهين للجنة حقوق الإنسان بجنيف في 16 دجنبر 2015 و17 شتنبر 2016، وهما تقريرها الموازي للتقرير الحكومي المغربي حول الحقوق المدنية والسياسية، والتقرير الموازي للتقرير الحكومي بخصوص الجواب على النقط المطروحة من طرف اللجنة الأممية، كما ستعرف بمسار إعداد هذين التقريرين

وستقدم التنسيقية أيضا نتائج المهمة التي قامت بها بجنيف يومي 24 و25 أكتوبر 2016، ، والمداخلات التي قدمتها أمام لجنة حقوق الإنسان بحنيف والأولويات التي ركزت عليها
ستقدم التنسيقية خلال هذه الندوة أيضا قراءتها للملاحظات الختامية التي قدمتها اللجنة الأممية للدولة المغربية والتي صدرت في 4 من الشهر الجاري، و الأولويات التي أبرزتها هذه اللجنة وطالبت بها الحكومة المغربية

وستعمل التنسيقية خلال الندوة الصحافية على الرد على حملات التشويش على عملها الذي تعرضت لها، والتعريف بمختلف أشكال الحصار والتضييق التي تستهدفها، والإخبار بقرار المحكمة في القضية التي رفعتها ضد السلطات المغربية

هذه الدعوة موجهة إلى كل المنابر الإعلامية والصحافية المغربية والدولية والملحقين الصحافيين بالسفارات، ولكل المنظمات الحقوقية الصديقة للحضور في الندوة الصحافية المنظمة يوم الثلاثاء 22 نونبر 2016 بمقر النقابة الوطنية للصحافة المغربية
 
 
 
 
 
 
 





 
 
 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 19:11

AFP, publié le mercredi 21 septembre 2016 à 13h55

Education: Najat Vallaud-Belkacem considère qu'allonger la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, serait "un souffle" contre le décrochage

Najat Vallaud-Belkacem, qui a lancé samedi l'idée d'une scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, contre 6 à 16 ans actuellement, a estimé mercredi que cette extension serait "un souffle" pour lutter contre le décrochage.

"Il n'agit pas d'une annonce de réforme pour la fin du quinquennat", a précisé d'emblée la ministre de l'Education nationale, lors d'un déplacement dans un collège de Créteil (Val-de-Marne). 

"Il s'agit de se donner une ambition pour les années qui viennent. Il y a un souffle qu'on peut donner à notre système scolaire", a-t-elle ajouté, sans préciser si cette proposition nourrirait le programme présidentiel de François Hollande, s'il venait à se représenter.

L'idée d'étendre la durée de la scolarité est d'"obliger l'Etat à trouver une solution à tous les élèves jusqu'à 18 ans", quand ils n'ont pas accès au marché du travail, faute de qualification, a expliqué la ministre. "Il ne s'agit pas d'obliger un élève détenteur d'un CAP, en apprentissage ou en service civique à retourner en cours".

Cette réforme, si elle était mise en oeuvre, obligerait à réintégrer 80.000 décrocheurs âgés de 16 et 18 ans dans le système scolaire, et nécessiterait la création de "5.000 à 7.000 postes de professeurs supplémentaires", selon Najat Vallaud-Belkacem.

"Evidemment que ça coûterait de l'argent", a concédé la ministre, tout en rappelant que chaque élève décrocheur coûte 230.000 euros à la collectivité.

François Hollande fixait il y a un an l'objectif de diplômer 60% d'une classe d'âge de l'enseignement supérieur. "Il faut amener le maximum de jeunes à ses portes", a souligné Najat Vallaud-Belkacem.

Interrogée sur la proposition de Nicolas Sarkozy de soumettre les jeunes sans emploi ou formation à un service militaire obligatoire, la ministre a fustigé "des discours de matador" qui considèrent les élèves comme "des sauvageons qui font exprès de décrocher".

Actuellement, 98% des élèves français commencent leur scolarité dès 3 ans, à l'école maternelle, et le nombre total d'élèves décrocheurs est estimé à 110.000 par an.

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 19:09

Le nombre de décrocheurs a « considérablement diminué », s’est félicitée ce lundi la ministre de l’Education.

La ministre de l'Education voit le verre à moitié plein. Najat Vallaud-Belkacem s'est réjouie, ce lundi, d'avoir fait baisser le nombre de décrocheurs à 98.000 par an, contre 140.000 en 2012. « Le taux de 18-24 ans sortants précoces (du système scolaire) a considérablement diminué, a-t-elle déclaré. La France s'était fixé l'objectif de passer sous les 9,5 % en 2020. Nous l'avons atteint et dépassé depuis l'an dernier, avec 9,3 %. »

Pour la ministre, la France fait mieux que l'Allemagne et le Royaume-Uni, et s'approche des résultats de la Finlande, « une référence en la matière ».

Droit au retour en formation

Pour expliquer ce résultat, Najat Vallaud-Belkacem a insisté sur le droit au retour en formation, « essentiel » car il signifie que « toute sortie de l'école n'est pas définitive ». Un autre dispositif contribue aux résultats : depuis septembre, les candidats qui ont échoué au baccalauréat, au BTS ou au CAP, peuvent redoubler une fois dans leur établissement d'origine et conserver leurs acquis.

La ministre a aussi mis en avant les structures de retour à l'école telles que les micro-lycées, passés de 12 à 42 depuis 2012. Ainsi que les bourses de 1.000 euros attribuées, depuis septembre, aux jeunes qui reviennent en formation. « Les premiers résultats sont là », a martelé Najat Vallaud-Belkacem.

Mais ils sont critiqués. D'abord parce que François Hollande avait promis de diviser le nombre de décrocheurs par deux durant son quinquennat. « La dynamique vertueuse » conduira à passer « sous la barre des 80.000 décrocheurs par an à la rentrée 2017 », réplique Najat Vallaud-Belkacem.

D'autres contestent les statistiques avancées par le ministère. Le chiffre de 140.000 décrocheurs par an date de 2010 et se fonde sur l'enquête emploi de l'Insee, comme celui de 2014 (110.000) et celui de 2015 (107.000). En revanche, le chiffre de 98.000 repose sur un indicateur du ministère de l'Education. Par ailleurs, pour définir les « décrocheurs », l'ex-ministre de l'Education Vincent Peillon parlait, en 2012, des « élèves de 16 à 25 ans qui quittent le système de formation initiale sans avoir obtenu de diplôme professionnel ni le baccalauréat ». Najat Vallaud-Belkacem retient « le taux de 18-24 ans sortants précoces ».

Lien entre l'école et les entreprises

Pour continuer d'enrayer la spirale du décrochage, la ministre mise sur les pratiques pédagogiques, la formation des enseignants et les alliances éducatives. « Le lien entre l'école et les entreprises n'a cessé de s'approfondir », a insisté Najat Vallaud-Belkacem en signant une convention avec l'association « C'Possible ». Son président François Vachey se fixe comme objectif d'avoir 100.000 tuteurs - « d'ici 4 à 5 ans » - pour « redonner confiance » à des jeunes de 15 ans identifiés comme décrocheurs potentiels. Les entreprises leur proposeront par exemple un stage de 15 jours, en lien avec un référent du lycée, un tuteur en entreprise et la famille.

Les élèves concernés resteront sous statut scolaire et pourront, selon la ministre, « retrouver le goût du travail et de l'effort avant de revenir en scolarité ». « Nous avons besoin des entreprises pour ouvrir la porte, accueillir les jeunes, le parcours scolaire n'est pas un corridor sans passerelles mais un parcours où on vous rattrape », a-t-elle ajouté. Le déploiement se fera d'abord en Île-de-France et en Pays de la Loire. Une soixantaine d'entreprises s'y sont engagées, parmi lesquelles Areva, Auchan, Carrefour, PSA, BNP Paribas, Sanofi ou Zara.

« La cause des décrocheurs doit être nationale, confie le président du conseil d'administration d'Areva, Philippe Varin, qui parle d'un stock d'un million de décrocheurs. Pour l'ex-numéro deux de Thales, François Gayet, « comprendre ce qu'est une entreprise peut changer le rapport à l'école pour certains élèves ». Chez Carrefour, où l'on travaille déjà avec des lycées en éducation prioritaire, le tutorat scolaire envisagé est accueilli comme « une évidence » pour « penser les parcours des élèves autrement ».


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0211491476369-le-plan-de-lutte-contre-le-decrochage-scolaire-semble-porter-ses-fruits-2042544.php?Uo08bQ1WfxpWcCEf.99

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 17:51

AFP, publié le dimanche 13 novembre 2016 à 14h17

Présidentielle: pour Taubira, la gauche aurait tort de "glisser dans la problématique identitaire" sur fond de poussée des "démagogues"

La gauche aurait tort de "glisser dans la problématique identitaire" sur fond de poussée des "démagogues" comme Donald Trump ou Marine Le Pen, a estimé dimanche l'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, appelant à "revenir à la question sociale".

"Glisser dans la problématique identitaire n'est pas une réponse. Ce n'est pas une réponse dans l'absolu, parce que ce n'est pas le sujet central. Ce n'est pas une réponse de la gauche, par rapport à son histoire, à sa raison d'être", a affirmé l'ancienne candidate à la présidentielle de 2002 sur France Inter.

Elle a appelé la gauche à revenir à la question sociale, qui est une question réelle, celle des revenus, des conditions du travail, celle des services publics".

La victoire de Donald Trump mardi à la présidentielle américaine a mis encore un peu plus au premier plan du débat politique français les questions liées à l'immigration et aux effets de la mondialisation, à l'approche de la présidentielle où les sondages prédisent tous la présence de Marine Le Pen au deuxième tour.

Le Premier ministre Manuel Valls, qui entend porter un discours de gauche sur les questions d'identité, a ainsi jugé mercredi à l'Assemblée nationale que l'élection de M. Trump marquait "le besoin de frontières" et "de réguler l'immigration" mais aussi de mieux protéger les classes moyennes dans la mondialisation.

"Mon souci ce n'est pas Manuel Valls, je ne suis pas en guerre contre Manuel Valls, je dis très clairement que la gauche a un idéal", a affirmé Mme Taubira dimanche. 

L'ancienne ministre de la Justice a également accusé le FN, qu'elle nomme "le parti démagogique", de "fourberie" et de "diversion", parce que selon elle il "n'a pas d'explication économisante" et se concentre sur le discours anti-immigration.

Le parti de Marine Le Pen fait effectivement ses meilleurs scores "dans les bassins de déshérence économique (...) là où il n'y a plus de perspective en matière économique. Mais le discours démagogique, il est sur l'identité, il est contre les étrangers, contre l'immigration, contre les musulmans", a-t-elle critiqué.

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 17:37
 
 

Reception du Quartet à l'Elysée par le Président Fraçois Hollande à l'occasion du Nobel de UGTT, UTICA, LTDH et Ordre des avocats de Tunisieen présence des représentants des associations des Tunisiens en France
 
 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 18:32

Près de Raqa, des combattantes veulent venger les femmes victimes de l'EI

AFP, publié le jeudi 10 novembre 2016 à 19h08

Syrie: près de Raqa, des combattantes veulent venger les femmes victimes de l'EI et prouver qu'elles ont un rôle à jouer

Dans un véhicule tout terrain, Kazîwar, combattante kurde de 23 ans, fonce dans le désert syrien au nord de Raqa pour rejoindre les premières lignes de combat contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

"Nous voulons prouver que nous sommes capables et que nous avons un rôle à jouer" dans la lutte contre l'EI, affirme la jeune femme mince aux cheveux châtains qui a adopté ce nom de guerre.

Elle fait partie des Unités de protection de la femme kurde (YPJ) qui combattent aux côtés de leurs compagnons d'armes masculins dans l'offensive déclenchée samedi par les Forces démocratiques syriennes (FDS) --une alliance arabo-kurde-- pour capturer Raqa, "capitale" de l'EI en Syrie.

Chaussée de baskets et portant une tenue de jogging sur son treillis en raison du froid, Kazîwar a pris les armes il y a plusieurs années et participé à maintes batailles contre les ultraradicaux.

Dans l'un de ces combats, elle a perdu son amie, sa "soeur d'armes", Baharine Jia, dont elle a accroché sa photo sur le rétroviseur de la voiture.

Elles sont plusieurs centaines à lutter sans merci contre les jihadistes qui sèment la terreur dans les territoires sous contrôle kurde en Irak et en Syrie, notamment au sein de la communauté hétérodoxe des Yézidis, réduisant leurs femmes à l'esclavage.

"Notre participation aux brigades féminines est une revanche pour toutes les femmes enlevées à Sinjar (en Irak)et vendues (comme esclaves sexuelles) sur les marchés", explique Kazîwar.

Elle arrive au hameau de Mazraat Khaled, à un km des combats opposant jihadistes et FDS et à une trentaine de km de Raqa.

- Nattes, youyous et mortier -

La jeune femme rejoint dans un immeuble en béton, perché sur une colline, sa chef Rojda Felat, 38 ans, qui fait partie du commandement de la bataille.

Les jihadistes "ont la hantise d'être tués par des femmes car ils estiment que c'est haram (prohibé par la religion)", se moque Kazîwar. "Quand ils entendent nos voix, ils ont très peur, tandis que nous, en première ligne, nous lançons des youyous après chaque victoire".

Pendant qu'elles discutent, les roquettes s'abattent près d'elles et les avions de la coalition internationale qui soutient les FDS frappent les positions jihadistes d'où s'élèvent des volutes de fumée grise.

Nattes brunes recouvertes d'un kéfié à damiers noirs et blancs, badge jaune des YPG sur l'épaule gauche, Rojda donne des ordres avec ses deux talkiewalkies aux combattants et combattantes qui se lancent à l'assaut des lignes ennemies.

Au bas de l'immeuble, des véhicules surmontés d'une douchka (mitrailleuse lourde de fabrication russe) sont à l'arrêt et à l'intérieur, des combattantes se reposent.

"Souvent, dans le domaine militaire, les gens regardent la femme avec condescendance, arguant que nous sommes trop sensibles, que nous n'osons pas porter un couteau ou un revolver", dit-elle.

"Mais vous pouvez voir qu'aux YPJ, nous manions la douchka, savons utiliser le mortier et sommes capables de déminer", assure-t-elle en riant.

- 'Peur de nos voix' -

Rojda montre du doigt un endroit où des habitants d'al-Hicha ont trouvé refuge et demande à ses subordonnés de les conduire en lieu sûr pour éviter qu'ils ne soient tués par les obus qui s'abattent près d'eux.

Dans ce village tenu par l'EI, à 40 km au nord de Raqa, 20 civils ont été tués mardi soir par des frappes de la coalition antijihadistes dirigée par Washington, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Une porte-parole des FDS, Jihan Cheikh Ahmad, a toutefois démenti, estimant que "ces accusations sont le fait de l'EI".

"Nous combattons pour sauver nos mères, nos sœurs. Les victoires que nous remportons sont historiques", assure Rojda. Elle rejoint des combattantes assises près d'un mur où elles ont posé leurs kalachnikovs, et s'accorde un moment de repos afin de manger son sandwich.

Chirine, 25 ans, originaire d'un village à la frontière turque, observe avec ses jumelles les combats. 

"Comme femme kurde au sein des YPJ, je suis ravie de participer à cette campagne pour vaincre ces mercenaires" dit-elle, riant de la peur qu'elle suscite chez l'ennemi. 

"Ils ont peur de nos voix. Ils ont peur qu'on les tue. Ils veulent que la femme soit toujours l'esclave de l'homme".  


"Je fulmine quand je vois des femmes portant le niqab et je suis contente quand je les vois le retirer", assure cette femme mince aux yeux marrons, portant sur la tête un foulard bordeaux brodé de fleurs multicolores.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 18:28

AFP, publié le jeudi 10 novembre 2016 à 17h20

Maison Blanche: la relation Obama-Trump en six invectives

Le président Barack Obama reçoit jeudi son successeur Donald Trump à la Maison Blanche pour assurer une transition en douceur. Pourtant les deux hommes n'ont cessé de s'invectiver pendant la campagne, s'accusant mutuellement de ne pas avoir les qualités nécessaires pour occuper cette fonction:

Obama sur Trump

- Twitter et les codes nucléaires

"Pendant le week-end, son équipe de campagne lui a repris son compte Twitter. Maintenant si vos plus proches conseillers ne vous font pas confiance pour tweeter, comment pouvez-vous lui faire confiance pour les codes nucléaires ?" 

Barack Obama le 6 novembre 2016 à un meeting en Floride.

- 'Pas qualifié pour être président'

"Le candidat républicain n'est pas qualifié pour être président" et il est "lamentablement mal préparé à occuper cette fonction".

Barack Obama le 2 août 2016 lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

- 'Arrêtez de pleurnicher'

"Vous commencez à pleurnicher alors que la partie n'est même pas terminée? Si quand les choses tournent mal pour vous (...) et que vous commencez à perdre, vous en rejetez le blâme sur autrui, alors vous n'avez pas l'étoffe pour faire ce boulot".

"Donc je conseillerais à M. Trump d'arrêter de pleurnicher et d'essayer de défendre ses opinions pour obtenir des suffrages".

Barack Obama le 18 octobre 2016 dans le Rose Garden de la Maison Blanche.

Trump sur Obama

- 'Le pire président' 

"+En politique, comme dans la vie, l'ignorance n'est pas une vertu+. C'est la principale raison pour laquelle le président Obama est le pire président de l'histoire des Etats-Unis!"

Donald Trump dans un tweet daté du 16 mai 2016.

- 'Le plus ignorant' des présidents

"Le président Obama est le plus ignorant des président de notre histoire (...) c'est le bazar sur la planète".

Donald Trump le 27 juillet 2016 lors d'une conférence de presse en Floride.

- Fondateur de l'EI

"A bien des égards, (les jihadistes de l'EI) respectent le président Obama" car Barack Obama "est le fondateur de l'Etat islamique. (...) C'est le fondateur. Il a fondé l'EI" et "je dirais que le co-fondateur est Hillary Clinton la crapule".

Donald Trump le 10 août 2016 lors d'un meeting en Floride.

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