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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 17:37
Rencontre-débat "Les jeunes s'impliquent pour faire face aux nouveaux défis de la Tunisie",
Participation du Président de l'ATF Mohamed-Lakhdar ELLALA à la rencontre-débat "Les jeunes s'impliquent pour faire face aux nouveaux défis de la Tunisie", le Samedi 19 Mars 2016 à 15h00, organisée par l'Ambassadeur de Tunisie à Paris, à la «Maison de Tunisie», sise au 45 Boulevard Jourdan 75014-Paris.

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 15:50

AFP | 22/03/2016 - 15:37

La Tunisie prolonge l'état d'urgence et mobilise ses voisins pour la Libye

Le chef de l'Etat Béji Caïd Essebsi "a décidé, après consultations, (...) de prolonger l'état d'urgence pour une période de trois mois à compter du 23 mars", a indiqué la présidence de la République. Il s'agit de la troisième prolongation depuis que la mesure a été réinstaurée le 24 novembre, au soir de l'attentat perpétré en plein Tunis contre un bus de la sécurité présidentielle (12 agents tués). Critiquée par des organisations de défense des droits de l'Homme, la mesure permet d'interdire les grèves et réunions "de nature à provoquer ou entretenir le désordre", de fermer provisoirement "salles de spectacle et débits de boissons" ou encore de "prendre toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et des publications". Si cette décision n'est pas une surprise, la dernière prolongation, le 22 février, ne prévoyait qu'une période d'un mois. Depuis, la Tunisie, à la fois pionnière et unique rescapée des Printemps arabes de 2011, a été frappée --le 7 mars-- par des attaques sans précédent de dizaines de jihadistes lourdement armés contre des installations sécuritaires de Ben Guerdane, une ville proche de la Libye. 13 membres des forces de l'ordre et sept civils sont morts, tandis que 49 extrémistes ont été tués. Ces attaques n'ont pas été revendiquées mais les autorités ont affirmé qu'elles visaient à instaurer un "émirat" du groupe Etat islamique (EI) dans le pays. Des opérations de ratissage ont encore lieu dans la région, où trois "terroristes" ont été abattus durant le week-end. Le ministère de l'Intérieur a aussi indiqué lundi qu'une "cellule" avait été démantelée à Tunis même. Certains de ses 12 membres "avaient aidé des terroristes arrêtés ou abattus récemment à Ben Guerdane à se rendre auparavant en Libye". La ville de Ben Guerdane, peuplée de 60.000 habitants, fait toujours l'objet d'un couvre-feu nocturne de 22H00 à 05h00 (21H00 à 04H00 GMT). Les postes-frontières avec la Libye, fermés depuis le 7 mars, ont eux rouvert mardi et le flux de voyageurs a repris progressivement. L'ouverture de ces points de passage est cruciale pour l'économie du sud-est de la Tunisie. - "Inquiétude extrême" - Confronté à un essor de la mouvance jihadiste depuis sa révolution de 2011, le pays compte plusieurs milliers de ressortissants dans les rangs d'organisations comme l'EI, en Syrie, en Irak mais aussi en Libye voisine. La situation s'est sensiblement dégradée l'an dernier avec trois attentats d'ampleur (au musée du Bardo, à Sousse et dans le centre de Tunis), tous revendiqués par l'EI, qui ont fait 72 morts au total dont 59 touristes étrangers, fragilisant encore davantage l'économie. Plusieurs des auteurs présumés s'étaient entraînés au maniement des armes en Libye, selon les autorités tunisiennes, qui expriment régulièrement leur inquiétude s'agissant de ce pays, où le chaos a permis à l'EI de prospérer. Ces derniers mois, elles ont érigé un "système d'obstacles" sur près de la moitié des 500 km de frontière commune. A l'initiative de la Tunisie, es pays voisins de la Libye se sont réunis mardi à Tunis en présence de représentants de l'ONU, de l'Union européenne (UE) et de l'Union africaine (UA). "La multiplication (...) des groupes terroristes et leur contrôle de certaines régions libyennes est une source d'inquiétude extrême", notamment pour "la stabilité des pays voisins", a relevé le chef de la diplomatie tunisienne, Khemaïes Jhinaoui. "La situation sécuritaire, humanitaire et économique difficile en Libye nous impose à tous davantage de coordination", a-t-il fait valoir. L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler, a de son coté réclamé un plein soutien de la communauté internationale au gouvernement d'union nationale issu du laborieux processus politique parrainé par les Nations unies. Ce gouvernement n'a toujours pas pu prendre ses fonctions à Tripoli en raison de l'opposition des autorités rivales libyennes actuelles.

AFP | 22/03/2016 - 15:37

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 16:44
rencontre de M. l'Ambassadeur de Tunisie à Paris avec un collectif d’Associations et de personnalités tunisiennes
rencontre de M. l'Ambassadeur de Tunisie à Paris avec un collectif d’Associations et de personnalités tunisiennes

Une délégation composée de Chérif MSADEK, Rabeh ARFAOUI, Mohez ELLALA, Nacer EL Fahem, Mohamed SMIDA et Mohamed-Lakhdar ELLALA, représentants de l'ATF, de l'Espace Fârâbî, d'IDEAL-92, ATF-Nord et de l'ATF-75 était présente à la rencontre.

Communiqué de Presse,

Le jeudi 10 mars 2016, un collectif d’Associations et de personnalités tunisiennes vivant en France ont rencontré S. Exc. M. Mohamed Ali CHIHI, Ambassadeur de la République Tunisienne en France et son équipe pour une réunion d’échange et de concertation sur les attentes des Tunisiens installés en France. Lors de cette rencontre, dont ils saluent l’initiative, les présents : - Expriment, à l’unanimité, leur ferme condamnation de l’attaque terroriste contre la ville de Ben Guerdane et contre la Tunisie ; - Saluent la résistance des forces de sécurité et de la population civile ; - Réitèrent leur solidarité avec les forces armées et de sécurité (Armée Nationale, Garde Nationale, Police Nationale et Douanes) et les citoyens de Ben Guerdane ; - Réaffirment leur mobilisation et leur disponibilité à agir pour défendre une Tunisie démocratique, ouverte et tolérante et appellent à la solidarité internationale pour soutenir la jeune démocratie tunisienne ; - S’inclinent devant la mémoire des martyrs tombés au cours de cette lâche agression et expriment leur sympathie et leur solidarité aux proches des victimes et des blessés. Paris, le 10 mars 2016

Communiqué de Presse, suite à la rencontre de M. l'Ambassadeur de Tunisie à Paris avec un collectif d’Associations et de personnalités tunisiennes
Communiqué de Presse, suite à la rencontre de M. l'Ambassadeur de Tunisie à Paris avec un collectif d’Associations et de personnalités tunisiennes

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 16:31

[trop-cest-trop] Manuel Valls a passé les bornes

Nous sommes profondément choqués par les propos du premier ministre Manuel Valls qui a affirmé, le 7 mars, lors du dîner du CRIF, que l’antisionisme est « tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël ». Il a repris les accusations de Benyamin Netanyahu prétendant que ceux qui critiquent sa politique de colonisation des territoires palestiniens occupés en 1967 sont des antisémites. Manuel Valls a aussi stigmatisé « l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée », faisant écho aux propos l’an dernier le président du CRIF qui attribuait « toutes les violences antisémites » en France aux « jeunes musulmans ». Cette accusation à l’emporte-pièce, comme l’assimilation de tout antisionisme à de l’antisémitisme, par lesquelles Manuel Valls cherche à imposer à la France des conceptions très personnelles, sont inadmissibles.

L’existence d’un mouvement juif antisioniste a marqué l’histoire du judaïsme européen au XXe siècle. En l’ignorant, Manuel Valls se fait manipuler par les gouvernants israéliens qui cherchent à cacher l’existence de cet antisionisme. L’antisionisme est une position politique qui n’a rien à voir historiquement et conceptuellement avec le racisme anti-juif, même si certains courants masquent leur antisémitisme par le recours à un langage antisioniste. Ses déclarations sont un poignard dans le dos des mouvements anticolonialistes israéliens affrontant aujourd’hui dans des conditions de plus en plus difficiles l’expansionnisme colonial du gouvernement Netanyahu qui les accuse de faire le jeu des antisémites. Confondre antisionisme et antisémitisme conduit à criminaliser des positions politiques, comme celles de la campagne BDS, Boycott, Désinvestissement, Sanctions. Cela revient à interdire tout débat sur la question israélo-palestinienne et son histoire.

Autant la vigilance est indispensable vis-à-vis de toute forme de racisme anti-juif qui se mêlerait au soutien des droits des Palestiniens, faisant alors du tort à leur cause, autant on ne peut jeter le discrédit sur les réactions de solidarité qu’expriment de nombreux de nos concitoyens héritiers de l’histoire coloniale. L’histoire de l’antisémitisme européen, le terme de sionisme et ses multiples usages jusqu’à aujourd’hui sont l’objet de deux contributions sur le site de « Trop, c’est trop ! »

Une troisième porte sur la nécessaire demande de suspension de l’Accord d’association de l’Union européenne avec Israël. C’est cette exigence de sanctions — qui correspond au S de BDS — dont nous souhaitons souligner l’importance aujourd’hui. Il est scandaleux que les campagnes de boycott des produits israéliens soient accusées d’être en elles-mêmes antisémites et poursuivies en France au mépris de la liberté d’expression. Nous protestons en particulier contre les atteintes à celle-ci intervenues récemment lors de trois manifestations parisiennes, suite à une prise de position scandaleuse du Conseil de Paris, de la part de la police contre des personnes portant un tee-shirt avec l’inscription « Boycott Israël ». Ces actes de répression, comme les arrêts de la Chambre criminelle de la Cour de cassation d’octobre 2015 sur lesquels ils se fondent, sont contraires aux droits de l’Homme. Le droit de manifester librement, de manière pacifique, hors de toute expression raciste ou antisémite, contre la politique de cet Etat, doit être fermement défendu.

Mais, pour notre part, nous préférons appeler à la suspension de l’Accord UE-Israël plutôt qu’au boycott des produits israéliens. La question du boycott est aussi choisie par les défenseurs de la politique de cet Etat comme un moyen d’instrumentaliser la peur de l’antisémitisme chez les Juifs de France pour tenter de leur faire défendre sa politique. La demande de suspension de cet accord, déjà votée en 2002 par le Parlement européen mais non suivi d’effet, et de l’arrêt de toute coopération militaire et sécuritaire, est non seulement la plus redoutée par cet Etat mais la plus efficace pour développer en France et en Europe la solidarité avec la Palestine, elle n’offre pas de prise à cette instrumentalisation par nos ennemis de réactions de crainte héritées de l’histoire européenne chez une partie des Juifs et de l’opinion. La suspension de l’Accord UE-Israël doit faire l’objet d’une vaste campagne fondée sur le droit international et l’appel à la raison pour que l’Union européenne ait le courage de prendre une telle décision.

Sophie Bessis, Alice Cherki, Suzanne Citron, Mohammed Harbi, Gilles Manceron, Véronique Nahum-Grappe et Bernard Ravenel.

Dernières publications sur le site trop-cest-trop.fr, à la rubrique « Contributions » :

- « Au croisement de trois histoires : antisémitisme, sionisme et droits des Palestiniens », par Gilles Manceron,

- « Racisme, antisémitisme et défense des droits des Palestiniens », par le Comité rennais de l’Association France Palestine Solidarité,

- « En finir avec l’impunité d’Israël : l’Europe doit suspendre son accord d’association avec cet Etat », par Bernard Ravenel.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 10:02

UJFP VALLS et le CRIF, ou comment développer l’antisémitisme en prétendant le combattre. VALLS et le CRIF, ou comment développer l’antisémitisme en prétendant le combattre.

Le diner du CRIF a été l’occasion d’un nouveau festival de déclarations scandaleuses et terriblement dangereuses, la pire étant probablement cette assimilation pure et simple de l’antisionisme à l’antisémitisme dans la bouche d’un Premier Ministre parlant es qualité. En effet, cette façon de faire des Juifs de France les enfants chéris de la République, et de la critique d’Israël la preuve d’une haine antisémite, est le moyen le plus sûr de développer l’antisémitisme. Sous prétexte qu’il parle au diner du CRIF, supposé être représentatif des Juifs de France, le Premier ministre disserte sur l’antisémitisme en lui donnant une place et un statut supérieurs à toute autre forme de racisme. Que Netanyahou trouve son compte dans un tel discours qui justifie son appel aux Juifs de France à rejoindre Israël, c’est évident. Certes il déclare que la France ne serait pas la France sans ses Juifs, un propos jamais tenu pour les autres composantes de la population de notre pays, et là encore il isole les Juifs dans la protection que la France leur doit. Il attise la concurrence des victimes en faisant des Juifs victimes de l’antisémitisme des victimes plus à protéger que les autres (au moment où les expulsions de Rroms se poursuivent dans un silence assourdissant du CRIF notamment, et où la France ne respecte pas ses obligations légales vis-à-vis des réfugiés). Et la campagne citoyenne et non violente "Boycott Désinvestissement Sanctions" serait antisémite, parce qu’elle délégitimerait Israël, alors qu’elle ne fait que mettre le doigt sur le fondement colonial et le système d’apartheid constitutifs de cet État. D’une certaine façon, après avoir fait porter la suspicion de terrorisme sur tous les "racisés", en particulier "arabo-musulmans", en enclenchant le débat foireux sur la déchéance de nationalité, il n’est pas loin d’encenser la double fidélité des Juifs de France à la France et à Israël. Nous espérons que cette fois beaucoup plus de Juifs comprendront que ce "philosémitisme" - ces déclarations d’amour aux Juifs de la part des autorités d’Etat -, loin d’être une protection, est le plus terrible ferment de développement de l’antisémitisme et même des théories du complot juif. Plus que jamais, la parole juive contre le racisme doit être une dénonciation de toutes les discriminations, et en particulier de celles dont l’État se rend coupable. Le Bureau national de l’UJFP, le 9 mars 2016. Vous êtes inscrit pour recevoir des nouvelles par mail de :

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 09:51

UJFP Appel juif pour le BDS PÉTITION ADRESSÉE À : Manuel Valls, Premier ministre

La guerre menée par l’État d’Israël contre le peuple palestinien n’est ni raciale, ni religieuse, ni communautaire : c’est une guerre coloniale.

Depuis des décennies, le peuple palestinien subit l’occupation, la colonisation, le blocus, la fragmentation, la négation de tout droit, l’emprisonnement massif, les destructions de maisons, les exécutions extrajudiciaires, le vol de la terre et de l’eau, les pires discriminations… Le fait d’être juif/ve n’implique aucune obligation d’allégeance à Israël ni à sa politique criminelle. Je suis juif/ve et avant tout attaché-e aux droits, aux libertés et à la justice pour tous. A ce titre, j’appelle : à boycotter Israël parce le crime prétend se faire en mon nom. Je refuse que le peuple palestinien paie pour des crimes (l’antisémitisme, le génocide nazi) commis par les sociétés européennes. à boycotter Israël parce que les dirigeants occidentaux sont complices de la politique israélienne et que, sans sanctions, le rouleau compresseur colonial se poursuivra. à boycotter Israël parce que je suis fidèle à une longue tradition de Juifs/ves considérant que la lutte pour leur émancipation et contre l’oppression qu’ils/elles ont subie est indissociable de la lutte pour l’émancipation de l’humanité. -* à boycotter Israël parce que la politique de ce pays n’est pas seulement criminelle contre les Palestiniens, elle met sciemment les Juifs/ves en danger. à boycotter Israël pour les mêmes raisons qu’on a boycotté I’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid. à boycotter Israël parce que la situation faite au peuple palestinien viole les droits humains les plus fondamentaux et qu’elle doit cesser. C’est le peuple palestinien qui a lancé cet appel au BDS et les anticolonialistes israéliens nous adjurent de boycotter leur pays. Je refuse la justice d’exception qui veut criminaliser le BDS et museler la solidarité envers les droits des Palestinien-ne-s. Pour signer la pétition sur Change.org Premiers signataires : Eitan Altman Eliane Bennarosh Rony Brauman Sonia Dayan-Herzbrun Sonia Fayman Georges Federmann Gisèle Felhender Jean-Guy Greilsamer Georges Gumpel Éric Hazan Samy Johsua Marcel-Francis Kahn Hubert Krivine Laurent Lévy Daniel Lévyne Gus Massiah Jean-Claude Meyer Maurice Rajsfus André Rosevègue Catherine Samary Michèle Sibony Pierre Stambul

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 13:36

L'Orient, le Jour

Mercredi 09 mars 2016

«Le pire est à venir pour la Tunisie»

Hier, à Ben Guerdane où ont eu lieu les attaques de l’EI.

Fathi Nasri/AFP ENTRETIEN EXPRESS

La Tunisie a subi hier des attaques simultanées sans précédent à Ben Guerdane, proche de la frontière avec la Libye. Celles-ci ont été attribuées à l'État islamique (EI). David Thomson, journaliste à RFI, spécialiste des mouvements jihadistes, répond aux questions de «L'Orient Le Jour».

Propos recueillis par Caroline HAYEK | OLJ08/03/2016 Mon OLJ Abonnez-vous à partir de 1$

Est-ce que les jihadistes circulent facilement entre la Libye et la Tunisie ?

La circulation a été extrêmement facile pour les jihadistes, notamment tunisiens, mais aussi français, entre la Tunisie et la Libye jusqu'à récemment, c'est-à-dire jusqu'au début d'année 2015. C'est ce qui a permis à plusieurs centaines de Tunisiens de regagner sans trop de mal le jihad, en particulier à partir de l'été 2013. À partir de 2015, les autorités tunisiennes mais aussi libyennes, en tout cas, la partie Fajr Libya, ont été beaucoup plus vigilantes. Mais les flux continuaient de passer. Aujourd'hui, les passages sont beaucoup plus difficiles, mais ils continuent d'aller et de venir, notamment en bénéficiant des réseaux de contrebande, dont le territoire se trouve aux frontières.

Quelle est l'importance de la ville de Ben Guerdane ? A-t-elle été un vivier de recrues jihadistes ?

Ben Guerdane, dans l'imaginaire jihadiste, est une ville qui a une importance particulière, en raison d'une phrase qui a été prononcée par Abou Moussab el-Zarqaoui, qu'on peut considérer comme le père spirituel de l'État islamique (EI). Après 2004, et la fameuse bataille de Falloujah en Irak, il avait dit dans l'un de ses messages audio : « Une ville en Tunisie s'appelle Ben Guerdane. Si elle avait été près de Falloujah, elle aurait libéré l'Irak. » Cela montre qu'à l'époque déjà il y avait beaucoup de Tunisiens dans le premier jihad irakien. Est-ce que cela voulait dire, dans son esprit, que la plupart des jihadistes tunisiens venaient de Ben Guerdane ou bien que ces derniers avaient beaucoup transité à Ben Guerdane pour se rendre en Libye, pour ensuite rejoindre l'Irak ? Je penche pour la seconde hypothèse. Dans l'imaginaire, elle a un rôle important, mais je ne suis pas certain que le taux de départ de jihadistes en Irak ou en Libye soit plus important à Ben Guerdane qu'à Sidi Bouzid ou Bizerte.

Est-ce que la fermeture des postes frontaliers et le renforcement des patrouilles, y compris aériennes, à sa frontière avec la Libye suffiront à endiguer la menace ? N'est-elle pas également interne ?

La « ligne Maginot » tunisienne, c'est-à-dire ce mur de sable le long de la frontière libyenne, qui a été construit après l'attentat de Sousse, est de mon point de vue un non-sens. D'abord, parce qu'il est extrêmement facile de le franchir, de le contourner. Ensuite, parce qu'il y a des jihadistes tunisiens pas forcément identifiés, qui, avec une simple carte d'identité ou un passeport tunisien, peuvent tout simplement passer par les deux postes-frontières de Ben Guerdane ou de Ras Jedir. Il faut également garder en tête qu'il y a encore un grand nombre de jihadistes qui sont sur le sol tunisien, qui se sont rasé la barbe et qui sont passés en clandestinité. Lors de la période où les autorités faisaient preuve d'une tolérance vis-à-vis des jihadistes entre 2011 et 2013, c'est à ce moment-là que les jihadistes tunisiens ont mis en place des trafics d'armement très importants, qui venaient de la Libye. Il y a plus de 5 000 ressortissants tunisiens qui sont partis faire le jihad en Syrie, en Irak et en Libye, qui vont revenir et qui ont des intentions terroristes très fortes contre la Tunisie. Même au-delà de ces individus-là, il y a un certain nombre de militants et de jihadistes tunisiens qui sont sur le sol tunisien, qui sont armés et déterminés, et qui peuvent passer à l'action. À mon avis, il y a beaucoup de jihadistes ayant mené l'attaque de Ben Guerdane qui sont dans ce cas de figure-là.

Les attaques d'hier sont-elles d'une ampleur inédite? Le pire est-il pourtant encore à venir ? L'épisode de Ben Guerdane est un indicateur de la dégradation sécuritaire qui est en cours depuis la fin 2012, et qui, à mon avis, ne va pas cesser de s'aggraver dans les prochains mois et dans les prochaines années. Je pense qu'un péril majeur plane sur la Tunisie, autrement dit une situation qui pourrait devenir à terme insurrectionnelle en Tunisie, avec le retour des jihadistes. Si l'on se fie aux dernières estimations de l'Onu, plus de 4 000 Tunisiens sont partis en Irak, 1 000 à 1 500 sont en Libye, et la plupart avec l'EI. Au sein de ce groupe, les Tunisiens sont ceux qui combattent le plus, qui sont les plus déterminés. Dans tous leurs communiqués et dans toutes leurs vidéos, ils manifestent clairement leur intention de mener des attaques terroristes en Tunisie. Le pire est à venir pour la Tunisie.

Y a-t-il eu des réactions de la part des mouvements jihadistes tunisiens par rapport à la polémique concernant le Hezbollah libanais ?

Pas encore. Pour l'instant, il n'y a pas eu de réactions officielles de l'État islamique ou de la branche tunisienne d'Aqmi (el-Qaëda au Maghreb islamique) par rapport à la polémique qu'il y a eu ces derniers jours en Tunisie au sujet du classement comme groupe terroriste du Hezbollah, lequel, évidemment, bénéficie d'un mouvement de sympathie important en Tunisie, qui a donné lieu à des réactions officielles, dont celle du ministère des Affaires étrangères qui a bien précisé que le Hezbollah n'était pas un mouvement terroriste.

Lire aussi Les États-Unis bombardent la Libye mais ne veulent pas y mettre les pieds

Une intervention militaire n’est pas d’actualité en Libye

La Libye, future base arrière de l'EI ?

En Tunisie, le contexte n'est pas le même qu'en 2011

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 18:01
Rencontre entre une délégation de l'ATF, Espace Farbi et IDEAL-92 et M le Consul Général de Tunisie à Paris
Rencontre entre une délégation de l'ATF, Espace Farbi et IDEAL-92 et M le Consul Général de Tunisie à Paris

Rencontre entre une délégation de l'ATF, Espace Farabi et IDEAL-92 et M le Consul Général de Tunisie à Paris

Le 26 février 2016 une délégation de l'Association des Tunisiens en France (ATF) composée de représentants du Bureau National de l'ATF ainsi que des responsables des associations affiliées IDEAL-92 et Espace Farabi en Ile de France, a rencontré Monsieur le Consul Général de Tunisie à Paris, Ali CHAALALI, Madame la Consule Dr; Najoua MAKHLOUF et Monsieur le Consul, Naoufel ZIADI au Consulat Général à Paris.

Les deux délégations se sont entretenues sur les activités de l'Association des Tunisiens en France, son implantation sur le territoire français, les thématiques développées par la fédération et ses associations affiliées pour mobiliser et accompagner les Tunisiennes et les Tunisiens en France et leurs familles et la défense et leurs droits :

à l'égalité des droits et à la citoyenneté en France et en Tunisie, les droits des femmes à l'égalité avec les hommes,

l'accompagnement des personnes âgées migrantes dans leurs droits sociaux et sanitaires ont été au cœur des échanges entre les deux délégations.

maintenir et développer les liens des Tunisiens-nes, en particulier les plus jeunes parmi eux/elles, avec leur pays d'origine, nécessitent:

le développement d'un partenariat actif entre les associations tunisiennes en France et les représentants de les administrations consulaires et centrales de l'Etat tunisiens et de revoir la gestion des centres tunisiens et les maisons du tunisien dans un but qui assure une participation des associations des Tunisiens à leur gestion.

La création d'un Institut culturel permettant l'accès à une culture digne de notre histoire et notre civilisation et l'échange interculturel. cette demande a été une des premières de nos revendications après la révolution dans le cadre de l'ancienne Dynamique citoyenne des Tunisiens à l'étranger (ex-DCTE).

La délégation de l'ATF a rappelé sa position et celle des associations amies exprimé dans deux documents envoyés au Gouvernement Jomoa et au Gouvernement ESSID (M.M. Habib ESSID, Ahmed-Ammar YENBAÏ ET Belgacem SABRI) en réitérant son attachement à l'indépendance du futur CNTE et à la nécessité à ce que le nombre des associations membres soit le plus large possible et représentant plus que 50% de ses membres.

La délégation de l'ATF a rappelé notre demande avec les associations partenaires, à voir l'Assemblée des représentants du peuple représentée par une délégation de députés-es n'excédant pas 7 députés-es.

Les deux délégations se sont quittées avec l'engagement mutuel de veiller au développement des partenariats et la multiplication des rencontres et actions communes.

P/° la Délégation Le Président de l'ATF Mohamed-Lakhdar ELLALA

Rencontre entre une délégation de l'ATF, Espace Farbi et IDEAL-92 et M le Consul Général de Tunisie à Paris

Rencontre entre une délégation de l'ATF, Espace Farbi et IDEAL-92 et M le Consul Général de Tunisie à Paris

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 17:56

INVITATION 8 Mars, Journée Internationale des Droits des Femmes

A l’occasion de la journée internatiobale des droits des femmes, l’Association des Tunisiens en France (ATF) a le plaisir de vous inviter à :

Projection-débat du film « De femmes d’immigrés à femmes immigrées » de Samia CHALA Animation : Sanhaja AKHROUF

Suivie d’une réception à l’honneur des femmes

Le 18 mars 2016 à partir de 18h30 à l’Espace Fârâbî, 3-5, rue Louis Blanc, 75010 Paris

M° Louis Blanc, Ligne 7 & M° Colonel Fabien, Ligne 2

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 17:49

Communiqué LDH Paris,

le 8 mars 2016

Un Premier ministre pyromane

Le Premier ministre vient d’assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme et à la haine d’Israël, lors du dîner annuel du Crif.

En se livrant à cet amalgame, le Premier ministre emboîte le pas à tous ceux qui, du Crif à Benjamin Netanyahou, tentent de faire taire ceux et celles qui critiquent la politique du gouvernement israélien.

Pire encore, il alimente de la pire manière qui soit l’idée selon laquelle soutenir les droits du peuple palestinien équivaut à délégitimer l’Etat d’Israël.

La lutte contre l’antisémitisme, comme contre toutes les formes de racisme, exige des pouvoirs publics qu’ils s’abstiennent d’alimenter des discours mensongers qui ne peuvent qu'alimenter haines et conflits.

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