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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 18:04

 

Face au Covid, les universités adaptent leurs modalités d'examens

Article
2 min de lecture

Contrôle continu, devoirs à la maison ou examens en ligne: les universités, fermées jusqu'à septembre, planchent sur la manière d'évaluer leurs étudiants de façon équitable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     AFP  20/04/2020 - 17:37   
 

 
Face au Covid, les universités adaptent leurs modalités d'examens

La rentrée universitaire ne se fera pas avant l'été, a annoncé Emmanuel Macron la semaine dernière.

Mais les examens de fin d'année ne sont pas pour autant annulés. Ils débutent à partir de la mi-mai dans la plupart des établissements du supérieur.

"Chaque matin, en ouvrant ma boîte mail, j'ai une bouffée de stress", confie Zakaria, étudiant en ingénierie au Havre. Il attend d'être fixé sur les passations des épreuves de fin d'année. "Si c'est en ligne, il risque d'y avoir une saturation des plateformes", craint-il.

"Chaque université a la charge de réviser ses modalités d'examen", explique Guillaume Gellé, le responsable formation de la conférence des présidents d'université (CPU). Une certitude: "il va être quasiment impossible d'organiser des évaluations en présentiel", c'est à dire en faisant se déplacer les étudiants dans des salles d'examen.

La loi impose de les prévenir quinze jours avant le début des examens des modalités décidées.

A l'université Lumière Lyon-2, les responsables de formations ont été "incités à privilégier le contrôle continu", explique sa présidente, Nathalie Dompnier.

Lorsque ce n'est pas possible, des épreuves seront organisées "à distance", mais en laissant la possibilité aux étudiants de les débuter à un moment de la journée qui les arrange, pas à un horaire contraint, poursuit-elle.

L'université a pris le soin d'identifier les jeunes ayant des problèmes de connexion ou des difficultés financières. "Pour ceux qui ne peuvent pas travailler correctement, on proposera de décaler les épreuves d'un mois", promet Mme Dompnier. 

A l'université de Poitiers, la priorité est aussi donnée "aux évaluations garantes d'une égalité de traitement". Le principe retenu est la validation du semestre grâce aux notes obtenues avant le confinement ou pendant, "si les conditions étaient les mêmes pour tous".

   - "Cadeau empoisonné" -

Pour les formations - sans contrôle continu applicable et sans évaluation à distance possible dans des conditions d'égalité de traitement - alors le semestre "ne sera pas pris en compte dans le calcul de la moyenne".

"L'idée, c'est d'essayer d'offrir à tous le maximum de chances de réussite", souligne aussi François Germinet, à la tête de l'université de Cergy-Pontoise. A distance, il y a de nombreuses possibilités d'évaluation, selon lui, outre le contrôle continu: des devoirs à la maison avec ou sans "ressources", des devoirs sur un temps imparti, des quiz, des QCM... 

"Si un étudiant est dans l'incapacité de se connecter, on proposera une alternative", assure-t-il.  

Pas question pour autant de donner les diplômes à tout le monde cette année. Ce serait "un cadeau empoisonnée", estime M. Germinet.

Le président de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Georges Haddad est du même avis: "Il ne s'agit pas de délivrer des diplômes qui n'auraient pas de sens et mettraient ensuite les élèves en difficulté". 

Il fait notamment référence à la demande du syndicat étudiant Unef qui souhaite que les universités mettent en place des devoirs-maison avec une date de rendu indicative et qui soient sanctionnés d'une note minimale de 10/20.

"Cela permettrait aux étudiants de bénéficier d'un filet de sécurité dans cette période exceptionnelle qui met au jour une rupture pédagogique importante et une fracture numérique avec des remontées qui nous donnent environ 15% des étudiants n'ayant pas accès à un ordinateur", assure Mélanie Luce, sa présidente.

A ce jour, l'organisation étudiante affirme que la faculté de droit de l'université de Lorraine a acté ce principe, ainsi que l'université d'Aix-Marseille. 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 16:47

 

 

الخارجية: تأمين عودة أبناء الجالية التونسية المقيمين بالخارج إلى دول الإقامة رهين فتح مجالها الجوي

تاريخ النشر : 12:51 - 2020/04/18

أكد المكلف بالإعلام بوزارة الشؤون الخارجية بوراوي الإمام، اليوم السبت، أن تنظيم رحلات تؤمن عودة أبناء الجالية المقيمين بالخارج والعالقين حاليا في تونس، إلى بلدان إقامتهم، رهين فتح المجال الجوي بهذه البلدان.
وأوضح الإمام، أنه لا توجد حد الساعة احصائيات دقيقة حول عدد المهاجرين التونسيين الراغبين في العودة الى بلدان الإقامة، مؤكدا أن السلطات التونسية مستعدة لتنظيم رحلات العودة حال مبادرة البلدان برفع قيودها على السفر.
وكان عدد من أبناء الجالية التونسية المقمين بالخارج ممن عادوا في زيارات قصيرة إلى تونس، وجدوا أنفسهم عالقين وغير قاردين على العودة إلى دول الاستقبال التي أغلقت حدودها ومجالاتها الجوية وكذلك الشأن بالنسبة لتونس، وذلك في اطار اجراءات التوقي من انتشار فيروس كورونا.
وقد ناشد عدد من التونسيين المهاجرين المتواجدين حاليا في تونس، السلطات التونسية، لبرمجة عملية عودتهم إلى دول الاستقبال ضمن رحلات إجلاء التونسيين غير المقمين العالقين خارج حدود الوطن والموجودين في وضعيات هشة وغير آمنة من انتشار عدوى فيروس كورونا.
ويشار إلى أن السلطات التونسية تعمل منذ انتشار جائحة "كورونا" على التكثيف من رحلات إجلاء التونسيين غير المقمين العالقين خارج حدود الوطن بالعديد من بلدان العالم، وذلك بالتنسيق مع جميع بعثاتها الدبلوماسية بالخارج.

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 09:57

Mohamed Larbi Bouguerra: Le coronavirus, révélateur de la politique d’apartheid d’Israël

 

 

Meyer Habib, ce curieux député des Français à l’étranger qui parle hébreu au Palais Bourbon, est confiné à Eilat en Israël, pas bien loin de son idole, Benjamin Netanyahou. Pandémie ou pas, sa haine des Palestiniens ne prend pas de quartiers. Nulle retenue ne le frôle. Il s’en prend une fois de plus aux Palestiniens qui recevraient des millions pour lutter contre le virus mais écrit-il, désappointé, dans un tweet : « Solidarité humaine oblige ! Ok. » en ajoutant aussitôt : « Il faudrait peut-être qu’ils commencent à respecter le confinement et les gestes barrières » en publiant deux photos, dont l’une montre des centaines de personnes dans une mosquée. En fait, le cliché est extrait d’une vidéo YouTube postée le … 9 novembre 2017. Deuxième tweet de ce député bien particulier : « Pour info, « Israël envoie tous les jours des camions humanitaires à Gaza et à l’Autorité Palestinienne ». En fait, nouvelle fake news de Habib : point d’aide israélienne aux Palestiniens mais des convois internationaux car le blocus inhumain dure depuis 13 ans et laisse le champ libre au coronavirus. (Lire Pierre Barbancey, « Le député Habib dépasse les bornes », L’Humanité, 14 avril 2020, p. 20)

Une communauté très sioniste

Mais tous les juifs français ne sont pas à Eilat comme le député planqué Habib.

Les juifs français sont furieux, écrit Shachar Peled (Haaretz, 12 avril 2020). Leurs idées reçues sont chamboulées puisqu’Israël n’est plus l’ultime refuge et le havre salutaire…. De plus, ils sont quatre fois plus victimes du coronavirus que la moyenne de la population.

Pour la première fois depuis sa fondation en 1948, Israël se ferme devant les juifs non-israéliens vivant à l’étranger…. Ce qui met dans une colère noire ses plus ardents défenseurs en France tel un certain Bernard Abouaf, journaliste à Radio Shalom, qui déclare : « Les gens sont choqués en France. C’est une question existentielle. Cela ne s’est jamais produit auparavant : les juifs qui contrôlent la terre disent à ceux qui n’ont pas ce pouvoir « vous ne pouvez pas venir parce que nous devons nous protéger ». » Abouaf a des parents en Israël mais n’est pas citoyen israélien. Il est particulièrement énervé par le fait qu’Israël envoie des avions pour ramener les Israéliens bloqués à l’étranger mais « laissent derrière » ses défenseurs les plus dévoués. « C’est un scandale » éructe-t-il. Et d’expliquer : « La communauté [juive] française est une communauté très sioniste. Il n’y a pas une unité de l’armée israélienne sans Français.

Il n’y a pas un district de Jérusalem ou de Tel Aviv sans Français et puis vous voyez tous ces avions d’El Al aller chercher des Israéliens pour les ramener à la maison en nous laissant sur le carreau…. L’intérêt pour Israël est si fort en France que je commence mon journal du soir par donner les nouvelles du corona en Israël avant de parler de celles de France. » Amer, Abouaf rappelle que la communauté juive de France a toujours volé au secours d’Israël et de son économie comme elle l’a fait lors de la seconde Intifada. Il insiste sur le fait qu’Israël viole la Loi du Retour en interdisant aux juifs français d’entrer maintenant en Israël. Cette Loi autorise les juifs à vivre en Israël et elle a permis durant des décennies de faire venir en Israël les juifs d’Ethiopie, d’Iran, du Yémen, d’Iran…. Abouaf déplore que de nombreux parents âgés français soient empêchés d’aller en Israël alors que leurs enfants servent dans l’armée d’occupation.

Le calvaire inhumain des palestiniens de Gaza

Côté palestinien, on est bien loin des états d’âme de M. Bernard Abouaf et de ces vieux juifs français dont les enfants servent de supplétifs dans l’armée d’occupation israélienne.  Nous avons plutôt une illustration particulièrement poignante de ce qu’endurent les Gazaouis et notamment les plus jeunes.

Etudiante palestinienne en langue anglaise née à Gaza - enclave assiégée par Israël depuis 1991 - et à présent confinée, seule, en Grande Bretagne, Randa déclare à Hiba M. Yazbek : « Finalement, le coronavirus donne l’occasion au monde entier de se rendre compte de ce que nous avons toujours enduré. » (Haaretz, 9 avril 2020). 

Sara est une étudiante gazaoui en art et en journalisme dans une université du Golfe grâce à une bourse américaine. Elle confesse : « Je vivais dans une grande prison. J’étais déprimée et je risquais de gros problèmes de santé mentale. Aujourd’hui, deux ans après mon départ de Gaza, je souffre du traumatisme légué par toutes les guerres que j’ai vécues. Je souffre d’être loin de ma famille et je suis encore émotionnellement instable… ». D’après le Centre gazaoui des Droits Humains Al Mizan, les troubles post-traumatiques sont particulièrement ressentis par la génération née lors de la première Intifada (1987-1993), qui a grandi au cours de la seconde Intifada (2000- 2005) et qui a vécu trois guerres en six ans. Cette génération souffre aussi beaucoup du chômage et du désespoir économique.

Un parcours du combattant

Pour Randa et Sara comme pour d’autres jeunes Gazaouis interrogés par Yazbek, quitter le confinement inhumain imposé par la soldatesque israélienne a été un rêve qu’ils n’ont cessé de caresser leur vie durant. Israël a la haute main sur la liberté de mouvement de 1,9 million de Palestiniens de Gaza. Israël décide qui doit entrer ou sortir du territoire et il limite ce droit à des circonstances très spéciales et très spécifiques.

Après la première Intifada, Israël a commencé à limiter les déplacements des Gazaouis vers Israël et vers la Cisjordanie. Cette politique est devenue de plus en plus restrictive, surtout après le départ de Gaza des colons et de l’armée israélienne en 2005. Le siège a atteint des sommets dans l’horreur quand les élections ont mis au pouvoir le Hamas et qu’Israël a réduit de façon drastique les mouvements tant des personnes que des marchandises.

Les jeunes Gazaouis qui veulent partir étudier à l’étranger doivent obtenir l’accord de pas moins de quatre autorités : le Coordonnateur israélien des Activités du Gouvernement dans les Territoires, le Comité Palestinien des Affaires Civiles, le Hamas et en fonction du point de sortie de Gaza (Rafaâ ou le pont Allenby via Erez) soit l’assentiment de l’Egypte soit celui de la Jordanie. Le refus d’une seule autorité met par terre toute la démarche ne laissant au candidat malheureux que la possibilité de refaire sa demande et espérer des réponses positives. Ce triste tonneau des Danaïdes peut prendre des années !

Quand tout s’emmanche, commence finalement le voyage physique. D’abord le Hamas, suspicieux, conduisant l’interrogatoire le plus long du candidat au départ et voyant en ces jeunes quittant le territoire des marginaux et des rebelles. Puis vient le contrôle de l’Autorité Palestinienne et pour finir Erez, celui d’Israël. Randa raconte : « Je suis passée par le contrôle des Israéliens avec tous mes bagages. Ils m’ont fait signer un papier en hébreu - dont je ne comprends ni ne lit un traître mot et, aujourd’hui encore, je ne sais pas ce que j’ai signé. »

Pour l’ONG Gisha, Israël a imposé de nouvelles restrictions sur les bagages au passage Erez en 2017 : un seul bagage à main, pas d’appareils électroniques sauf un téléphone. Pas d’aliments, pas de sandwichs ni d’eau minérale durant ce long périple. « J’ai dû laisser toutes mes affaires et tout racheter en Angleterre; ce qui a bien grevé mon budget » affirme Randa.

Home, Sweet Home

Mohammed, 27 ans, diplômé d’anglais, vit maintenant dans le Maryland. Cas unique au monde : Avoir un diplôme universitaire à Gaza est un vrai handicap pour dénicher un emploi. Après des années d’infructueuse recherche d’emploi, incapable de subvenir aux besoins des siens, en dernier recours, il a décidé de quitter Gaza. Et ce fut un cauchemar de plusieurs années qui lui coûta trois bourses d’études. Echouant plusieurs fois à quitter par la Jordanie, il essaya par l’Egypte… « mais il fallait avoir de l’argent car il faut graisser la patte des deux côtés ». Et c’est ainsi qu’il partit par l’Egypte pour atterrir au Chili, là où vit la plus grosse communauté palestinienne hors le Moyen-Orient. Il y vécut deux ans avant d’arriver aux Etats Unis.  

Quant à Randa, elle se bat avec la culpabilité d’avoir quitté les siens à Gaza. « Je sais, dit-elle, que si je retourne à Gaza, j’aurai à subir l’interrogatoire du Hamas. Ils sont très soupçonneux vis-à-vis des gens comme nous, ceux qui sont partis pour trouver de meilleures opportunités. Ils y voient un acte de défiance à leur encontre. Retourner à Gaza lui glace le sang car c’est faire face, une fois de plus, à un avenir incertain.

Sara, de son côté, affirme que retourner à Gaza est presque impossible et cela fait mal. « La famille et mes amis manquent. L’odeur de Gaza me manque. Comme me manque l’endroit où j’ai grandi. Mais je sais qu’un tel retour est dangereux car j’ai eu des activités politiques à l’étranger et sur les réseaux sociaux. Je pourrais finir en prison. Et puis, ce retour fera que je ne pourrai jamais plus quitter Gaza.

Elle ajoute : « Nulle part, je ne retrouverai ma maison et les miens. Vivre à l’étranger est une épreuve. Vivre loin des miens est un combat quotidien. Ne plus les revoir est épouvantable. Mais, au final, tout cela est plus supportable que de vivre dans une zone de guerre constante, avec une peur qui ne finit jamais, en voyant constamment la mort et la misère et en souffrant mentalement et émotionnellement pour le reste de mon existence.

Pour Sara, imaginer l’avenir est impossible : « J’ai horreur de penser à l’avenir. Il est inexistant. Quand mon visa expirera, je reviendrai à la case départ. Nous sommes enfermés à l’intérieur de Gaza. Quand nous quittons Gaza, nous restons emprisonnés dans la bureaucratie et les procédures. Naître à Gaza, c’est recevoir automatiquement une condamnation à mort. »

Malgré la pandémie, le blocus de Gaza continue et favorise la propagation du virus d’autant qu’Israël ne desserre pas l’étau arguant d’un soi-disant « double usage » du matériel - qui pourrait être utilisé dans des actions de résistance. Aucun soutien n’est fourni aux 2 millions de Gazaouis. Quoi qu’en dise Meyer Habib. Pire ! Le ministre israélien de la Défense, Naftali Bennett, subordonne toute aide à Gaza à la restitution des corps de deux soldats israéliens….

Le calvaire de Sara, de Randa, de Mohammed et de bien d’autres jeunes Gazaouis n’est pas prêt de s’achever. Pandémie ou pas, l’apartheid pratiqué par l’Etat sioniste perdure.

Mohamed Larbi Bouguerra

 

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 09:51
Par , le 16 avril 2020
Source : L'Express    
Accueil  Monde  Société

Les personnes âgées devraient rester confinées encore plusieurs mois

selon la Commission européenne

« Je sais que c’est difficile et que l’isolement pèse mais c’est une question de vie ou de mort"

 

Comme nous le savons tous, le président Macron a, ce lundi, annoncé qu’un déconfinement progressif pourrait avoir lieu à partir du 11 mai prochain. Nous pourrions donc sortir à nouveau, en continuant à prendre des précautions, bien évidemment. Cela étant dit, attention : ce ne serait pas le cas des personnes âgées. 

DES MESURES DE PROTECTION DES PERSONNES ÂGÉES

Les personnes âgées devront donc continuer à se protéger en restant chez elles, prévient l’Union européenne, sous les traits de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Elle estime ainsi que les contacts des personnes âgées avec l’extérieur, mais également avec leurs proches plus jeunes, devront rester limités. 

Elle ajoute que ces mesures de précaution prendront place jusqu’à la fin de l’année. Ce dimanche, elle a déclaré dans le quotidien Bild : « Je sais que c’est difficile et que l’isolement pèse mais c’est une question de vie ou de mort. Sans vaccin, il faut limiter autant que possible les contacts des seniors. » Ces propos s’adressent notamment aux personnes qui vivent dans des maisons de retraite. Finalement, elle a annoncé que « les enfants et les jeunes jouiront plus tôt de davantage de liberté de mouvement que les personnes âgées et celles avec des antécédents médicaux”.

Elle a également évoqué les attentes de l’Union européenne, notamment concernant la création d’un vaccin. Elle dit ainsi espérer “le développement d’un vaccin par un laboratoire européen vers la fin de l’année« . Elle a ajouté que “pour qu’on puisse rapidement vacciner, nous sommes déjà en discussion avec des fabricants sur des capacités de production mondiales”. Rappelons que de nombreux spécialistes, notamment l’Agence européenne des médicaments, estiment quant à eux qu’un vaccin ne sera pas disponible avant 1 ou 2 ans.

— Rawpixel.com / Shutterstock.com

LE RÔLE DE LA COMMISSION EUROPÉENNE DANS LA GESTION DU DÉCONFINEMENT

Le porte-parole de la Commission européenne, Eric Mamer, a voulu éclaircir les propos d’Ursula von der Leyen, et déclare que « la présidente n’a pas décidé de sa propre initiative que les maisons de retraite devaient rester confinées jusqu’à la fin de l’année : ce n’est pas sa prérogative et ce n’est pas ce qu’elle dit« . En revanche, notre bon sens peut nous faire comprendre que de telles mesures sont nécéssaires, puisque les personnes âgées sont beaucoup plus fragiles : « Cela semble d’une banalité absolue puisque ce sont des personnes à risque. »

La Commission européenne n’a pas le pouvoir de prendre de telles décisions. En revanche, les chefs d’État et de gouvernement lui ont fait une requête : réaliser une “feuille de route” expliquant la stratégie à suivre concernant la sortie des mesures de confinement et l’allègement des restrictions, notamment sur les points de santé, les questions économiques ou d’organisation sociale. Ursula von der Leyen doit donc présenter cette « feuille de route » au cours de la semaine. 

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 18:41

 

 

Communiqué de la FASTI

 Le 14 avril 2020
La régularisation de tou-te-s les sans-papiers : c’est maintenant !

La situation de crise sanitaire actuelle exacerbe encore plus les inégalités de droits que vivent les personnes en situation irrégulière en France et elle en augmente même la détresse. En effet, certain-e-s d’entre elles continuent à travailler. Ils et elles sont en première ligne dans les activités de nettoyage, de tri des déchets, d’aide à la personne, de l’agriculture, du commerce, de livraison et de la sécurité. Ces activités sont indispensables et essentielles en toute situation et ont un rôle essentiel que le contexte d’aujourd’hui révèle formidablement bien. Ils/elles sont aussi nombreux-ses dans les activités de l’hôtellerie et de la restauration, largement impactées par la crise sanitaire.
Ce sont des travailleurs et des travailleuses comme les autres sauf que, travaillant pour la plupart de manière non déclarée, ils/elles ne peuvent pas se prévaloir d’un droit de retrait, ni d’un chômage partiel. Ils/elles sont privé-e-s de toutes ressources, amplifiant l’angoisse et la détresse pour des personnes qui font vivre des familles.

Comme si l’exploitation de cette main d’œuvre corvéable ne suffisait pas, on voit ça et là des préfets appeler des demandeur-euse-s d’asile et des réfugié-e-s à l’aide en tant que saisonnier-e-s, poursuivant ainsi la logique utilitariste envers les personnes migrantes.


Ces personnes vivent et travaillent aux côtés des autres habitant-e-s mais la privation de leur « droit au séjour » les rend plus vulnérables. Comme tout le monde, ils/elles peuvent sortir pour aller faire des courses, une activité physique, s’occuper d’une personne vulnérable, etc… sauf que, sans titre de séjour, la crainte de se retrouver avec une OQTF ou en centre de rétention est une réalité que vivent plusieurs sans papiers. Cette crainte est d’autant plus présente que les contrôles policiers ciblent particulièrement les quartiers populaires dans lesquels vivent et/ou fréquentent beaucoup d’entre eux/elles.

Au-delà du fait que notre Mouvement se bat depuis toujours contre l’enfermement des personnes étrangères, la situation actuelle dans les CRA, véritables lieux de risques avérés de propagation du virus, devient de plus en plus indécente, dangereuse et même illégale, en l’absence de possibilité d’éloignement du territoire.

C’est le sens de la révolte de ce week-end dans les CRA. La FASTI condamne la répression dont sont victimes ces personnes qui demandent justement de ne pas être exposées à la mort. Nous réitérons l’exigence humanitaire et sanitaire de libérer toutes les personnes retenues. La FASTI se joint aux nombreuses voix qui s’élèvent pour la libération de tou-te-s les retenu-e-s et la fermeture des CRA.

Nous sommes aussi indigné-e-s du sort qui est réservé aux personnes vivant dans des campements à la suite des opérations de mise à l’abri. Ils/elles sont rassemblé-e-s dans des espaces collectifs, comme des gymnases, peu propices à endiguer l’infection au COVID 19. Cette mise à l’abri ressemble à une mise à l’écart et pourrait se révéler être une véritable mise en danger.
La FASTI est aussi inquiète des conditions de vie dans les foyers de travailleurs migrants et de tous les lieux d’habitation collective : surpopulation, promiscuité, absence de mise en place de mesures de protection. 
La FASTI demande que les personnes en grande précarité puissent vivre leur confinement dans des espaces décents et respectant les règles de précaution sanitaire aussi bien pour les personnes seules ou vivant en famille.

 

Cette situation de crise met une nouvelle fois en évidence l’arrogance et le mépris du pouvoir mais aussi son incapacité à prendre en compte la réalité de celles et ceux qui n’ont rien. Elle met cruellement en lumière la rupture de classe que produisent les politiques ultralibérales en œuvre depuis des décennies et accentue les inégalités en favorisant les classes supérieures, les patrons d’entreprises, les banques mais ne protège pas les travailleurs, les précaires, les migrant-e-s. 
Elle renforce les rapports asymétriques et de dominations entre les Nords et les Suds, entre les États qui possèdent les meilleures infrastructures de santé et de recherche et le budget pour faire face à la pandémie et les autres, et renforce le racisme envers ces pays et leurs ressortissant-e-s. 
Cette crise sanitaire montre l’échec d’une politique migratoire qui était mortifère avant, qui risque de l’être pendant. Il ne faut pas qu’elle le soit après.
Alors que nous faisons face à l’une des épreuves les plus difficile comme la mort d’un proche et de ne pas pouvoir assister aux funérailles, nous ne pouvons pas oublier celles et ceux qui continuent à mourir en Méditerranée, aux frontières de Europe, dans le désert, dans nos villes et dans les CRA. Et à leurs familles empêchées depuis des années de pouvoir faire le deuil par l’absence de procédure d’identification ou de rapatriement des corps.

C’est pour cela que nous considérons que la régularisation des sans papiers, la liberté de circulation et d’installation est plus que jamais d’actualité. Il faut régulariser les sans-papiers ! Une régularisation pleine et entière ‒ et non pas sélective et éphémère tel que le Gouvernement portugais l’a décidé ‒ une régularisation qui permet à chacun-e de se projeter dans un avenir communNous demandons la régularisation maintenant, et comme nous l'avons toujours fait, car la situation sanitaire a rendu visible, même aux yeux de celles et ceux qui ne veulent pas voir, l'indécence et l'inhumanité des conditions de vie faites aux personnes sans papiers.

Nous demandons la régularisation maintenant, et comme nous l'avons toujours fait, car la situation sanitaire a rendu visible, même aux yeux de celles et ceux qui ne veulent pas voir, les graves conséquences de l'absence d'accès aux droits.
Le simple fait d’évoquer un « jour d’après » est signe qu’il existe quelque chose de l’ordre de l’espoir, qui ne se faisait plus ressentir depuis un certain temps. Alors utilisons cet espace, soyons vigilant-e-s et repartons en lutte !

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 18:11
 

AFP, publié le mardi 14 avril

AFP, publié le mardi 14 avril 2020 à 16h29

 

Travailler plus après le confinement: le Medef referme le débat

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, confronté à l'hostilité des syndicats,

a refermé mardi le débat sur un allongement du temps de travail après le confinement

qu'il avait ouvert samedi.

Une augmentation du temps de travail "ne peut se faire que dans le dialogue social avec les syndicats, par

entreprise: j'ai lu leur réponse, donc le débat est clos d'une certaine manière, puisqu'ils ont tous répondu plus

ou moins fortement qu'il n'en était pas question", a expliqué sur Europe 1 le dirigeant de la principale

organisation patronale française.

"J'ai été un petit peu étonné de voir ce débat s'ouvrir, a indiqué ensuite Gilles Le Gendre, le chef de file des

députés LREM qui estime que "le moment n'est pas venu".

"L'esprit qui doit nous animer, cet esprit de rassemblement, de consensus large, de refondation, doit

commencer par une approche globale. Ensuite, on verra comment ça se décline", a-t-il ajouté.

Samedi, dans un entretien au journal Le Figaro, le patron des patrons avait jugé qu'"il (faudrait) bien se poser

tôt ou tard la question du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise économique et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire".

Car "l'important, c'est de remettre la machine économique en marche et de reproduire de la richesse en masse, pour tenter d'effacer, dès 2021, les pertes de croissance de 2020", évaluées à 8% du PIB français. 

 

"Cette proposition de travailler plus, c'est totalement indécent", s'était indigné dimanche sur France 2

le numéro 1 de la CFDT Laurent Berger, tandis que plusieurs syndicats critiquaient une initiative "déplacée".

"Sur le +travailler plus+, entendons-nous bien: ce que j'ai dit, c'est que j'espère que dans quelques mois

la demande repartira", s'est justifié M. Roux de Bézieux. 

"On peut espérer qu'après l'été ou en septembre, des entreprises auront du retard de production à rattraper.

Et l'idée était de travailler plus pour gagner plus, pas de travailler plus pour gagner moins, comme je l'ai lu",

a ajouté le patron du Medef, qui espère trouver "quand même un espace de discussion à la rentrée" avec

les syndicats.

Samedi, la secrétaire d'État à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, avait également pris position.

"L'enjeu, c'est de permettre à tout le monde de reprendre le travail plein pot. (...) Il faudra probablement plus

travailler que nous ne l'avons fait avant, il faut rattraper ce mois perdu, mais pour le faire il faut effectivement

donner de la trésorerie pour sortir la tête de l'eau des entreprises qui sont aujourd'hui à l'arrêt", avait-elle

estimé sur Franceinfo. 

Cette déclaration "n'était pas une réponse aux propos du président du Medef mais concernait la situation

des indépendants et des petites entreprises", a cependant précisé lundi à l'AFP le cabinet de la secrétaire

d'Etat..

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 22:24

Le Gouvernement pleinement mobilisé contre les violences conjugales et intrafamiliales

Le Gouvernement pleinement mobilisé contre les violences conjugales et intrafamiliales
25 mars 2020

Le contexte particulier de confinement, indispensable à l’endiguement de la pandémie de Covid-19, constitue malheureusement un terreau favorable aux violences conjugales et intrafamiliales: la promiscuité, les tensions, l’anxiété peuvent y concourir. Le Gouvernement y est particulièrement vigilant et pleinement mobilisé. Depuis le début du mandat, il s’est engagé avec la plus grande résolution pour lutter contre le fléau des violences intrafamiliales. Nicole Belloubet, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, Marlène Schiappa, secrétaire d’État au près du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations et Adrien Taquet, secrétaire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la santé en charge de l’enfance, tiennent à rappeler conjointement les dispositifs et mesures mis en œuvre.

Le traitement des affaires de violences conjugales continue d’être assuré par les juridictions, désormais fermées au public pour éviter la propagation du virus. Nicole Belloubet, ministre de la Justice, Garde des Sceaux a ainsi clairement rappelé que les audiences de comparutions immédiates devaient être maintenues afin de permettre la répression sans délai des conjoints violents. Par ailleurs, les juges aux affaires familiales continueront à assurer le prononcé des ordonnances de protection afin de garantir aux victimes une protection rapide et efficace. La Garde des Sceaux et Marlène Schiappa, secrétaire d’État au près du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations l’ont rappelé : l’éviction du conjoint violent doit être la règle. La lutte contre les violences faites aux femmes demeure une priorité de politique pénale clairement affirmée par le ministère de la Justice.

  • Le traitement des contentieux urgents est assuré, des permanences sont tenues dans les tribunaux pour enfants afin de prendre les mesures utiles de protection pour les enfants exposés à une situation de danger. En cas d’urgence, des ordonnances de placement provisoire peuvent être rendues par les magistrats pour garantir leur protection. L’accueil de ces enfants est assuré par les professionnels de la protection de l’enfance, dont la mobilisation doit être saluée en ce temps de crise sanitaire inédite.Des préconisations ont été adressées à ces professionnels, afin de garantir leur sécurité sanitaire et celle des enfants accueillis. Concernant la répression des violences faites aux enfants, les audiences de comparution immédiate ou les présentations devant le juge d’instruction qui s’imposent se tiendront.
  • Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, a demandé aux forces de l’ordre de rester pleinement mobilisées dans leur combat contre les violences intrafamiliales. Il convient de rappeler que pour tout cas de danger grave et immédiat, avec nécessité d’une intervention sur place, il convient de contacter les services de première urgence : Le 17 est évidemment à la disposition des victimes et doit impérativement être le moyen de contact utilisé en cas d’urgence. Il permet une action rapide de la police ou de la gendarmerie et que tout soit mis en place pour protéger la ou les victimes. Les services de police ou de gendarmerie (17 ou 112), les pompiers (18 ou 112) ou le Samu (15) restent mobilisés pour les situations d’urgence.
  • Durant toute la période du confinement, la plateforme de signalement des violences sexuelles et sexistes mise en place par le ministère de l’Intérieur pour signaler des violences et pouvoir bénéficier d’assistance et de conseils est pleinement opérationnelle, disponible sur arretonslesviolences.gouv.fr. Elle reste active 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et permet de dialoguer avec des forces de l’ordre formées aux violences sexistes et sexuelles de manière anonyme et sécurisée. Chacun peut diriger les victimes de violences conjugales vers cette plateforme, plus adaptée à la période.

En outre, dès le début de la période de confinement, la secrétaire D’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations a déployé un plan pour protéger les victimes de violences conjugales, annoncé le lundi 16 mars, en lien avec les différents ministères concernés. :

  • Le 3919, numéro d’écoute national, reste opérationnel et une écoute à distance a été mise en place. La secrétaire d’État tient à saluer la mobilisation des écoutantes, au domicile desquelles des téléphones portables ont été livrés afin de garantir une continuité de service dès le samedi 22 mars au matin. La ligne est ouverte du lundi au samedi de 9h à 19h.
  • En lien avec le Ministre chargé de la Ville et du Logement, la Secrétaire d'État a demandé que les accueils de nouvelles femmes puissent se poursuivre dans le respect des mesures barrières.
  • Pour chacun des départements, un état des lieux de la situation des associations locales et des centres d'hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences est régulièrement réalisé. Les directrices régionales et les déléguées départementales aux droits des femmes sont pleinement mobilisées pour assurer ce suivi et résoudre les problèmes rencontrés par les structures.

Une campagne de communication portée par des influenceurs pour faire mieux connaître la plateforme de signalement est en cours.

Adrien Taquet, secrétaire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la santé en charge de l’enfance, tient à saluer la mobilisation des professionnels qui permet au 119, numéro d’appel pour l’enfance en danger, de continuer à être joignable 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 en priorisant les appels d’enfants. L’ensemble de l’équipe du Groupement d’intérêt public enfance en danger (GIPED) maintient sa collaboration étroite avec les Cellules de recueil d’informations préoccupantes (CRIP) des conseils départementaux.

Le secrétaire d’État appelle à nouveau chacun à redoubler de vigilance pendant cette période, et à composer le 119 si l’on est témoin, même auditif, même dans le doute, de violence commise sur un enfant, quelle que soit sa nature. Cela vaut également pour les enfants et adolescents confrontés à une telle situation pour eux-mêmes ou pour un autre mineur en danger. L’appel, gratuit depuis tous les téléphones, n’apparaît sur aucun relevé téléphonique. Une campagne de sensibilisation à la question des violences faites aux enfants du ministère des Solidarités et de la Santé sera réactivée cette semaine, visant notamment à toujours mieux faire connaitre le 119.

Les associations de protection de l’enfance restent également, plus que jamais, à l’écoute pour fournir des conseils ou des orientations vers des services compétents, notamment :

  • La Voix De l’Enfant : 01 56 96 03 00
  • L’enfant Bleu – Enfants maltraités : 01 56 56 62 62
  • Colosse aux pieds d’argile : 07 50 85 47 10
  • Stop maltraitance / Enfance et Partage : 0 800 05 1234

Enfin, face au risque de burn out parental notamment lorsqu’un un enfant ou un bébé ne cesse de pleurer, des conseils existent :

  • Rompre l’isolement : joindre un proche ou quelqu’un de confiance au téléphone
  • Atténuer le sentiment de persécution par le bruit des pleurs : allumer la radio ou la télévision
  • Consulter le « guide des parents confinés : 50 astuces de pro » publié par le Secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, disponible sur www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/publications/droits-desfemmes/autres/guide-des-parents-confines-50-astuces-de-pro/ external link
  • Laisser l’enfant en sécurité dans son lit quitte à le laisser pleurer
  • Demander de l’aide par tous les moyens, y compris en contactant son médecin traitant son pédiatre, ou en appelant le 15

La mise en œuvre des travaux du Grenelle des violences conjugales n’est pas suspendue pendant le confinement, les administrations mobilisées poursuivent le travail. Dans cette période de confinement qui peut être un facteur de risque supplémentaire, la détermination du Gouvernement ne faiblit pas un instant, soulignent les ministres.

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 22:22

Permanence d’information et d’aide juridique

 

Avec le Coronavirus comme le reste de l’année, les personnes précaires, sans-domicile fixe, les sans-papiers restent les grands-es oubliés-es. Encore une fois le Gouvernement et les appareils de l’Etat français négligent ces populations que le système économique et social met à la marge.

 

Déjà fragilisées, ces populations sont pourtant celles qui affrontent le plus face aux risques sanitaires, et qui rencontrent le plus de difficultés lorsqu’il est question d’accès aux soins, à l’hygiène, au logement et à la nourriture.

 

Les travailleurs étrangers avec un titre de séjour ou sans papiers sont indispensables aujourd’hui et en première ligne. Sans leur présence tous les jours dans les activités Indispensables pour la vie de tous les jours comme le nettoyage, le ramassage et de tri de déchets, d’aide à la personne, d’agriculture, la restauration et les métiers de manutention dans de commerce. Ces travailleurs étrangers, souvent n’ont pas de titre de séjours 

 

L’Association des Tunisiens en France et l’Espace Fârâbî ont créé une permanence d’information et d’aide juridique en partenariat 

avec Maître Isabelle LENDREVIE, avocate à la Cour.

 

Pour la contacter vous devez lui écrire au mail suivant : lendrevie.avocat@gmail.com

 

Elle répondra à vos mails tous les lundis matin entre 8h 30 et 12h30 ;

 

Dans votre mail, veuillez donner votre nom, date de naissance et motifs juridiques du mail, en cas de recours devant un tribunal (précisez en quelques lignes l'affaire et la date de rejet), en cas d'urgence (précisez le téléphone et la raison juridique, familiale, médicale et éventuellement professionnelle de l'urgence)

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 22:20

Permanence de médiation, d'orientation et de recours d’urgence

 

Dans le cadre de notre participation à la campagne ‘’MOBILISÉ CONTRE LES VIOLENCES CONJUGALES ET INTRAFAMILALES’’ et dans la cadre la campagne du «collectif Associatifs Tunisiens à l'Etranger pour soutenir des actions de solidarité dans la lutte contre le Covid-19» que nous menons et devant la montée du nombre des femmes et de leurs enfants victimes de violences intrafamiliales, l’Association des Tunisiens en France et l’Espace Fârâbî ont décidé d’ouvrir une permanence hebdomadaire , ouverte à toutes et à tous dédiée à l’accueil.

Il ne s’agit pas d’une thérapie mais plus une permanence téléphonique d’écoute, d'orientation et de soutien et d’accompagnement auprès des autorités publiques, les assistantes sociales et les permanences des femmes et des enfants victimes des violences. C’est une permanence de médiation et de recours d’urgence pour éviter le pire.

 

Cette permanence est animée par Madame Abir GHALI-HAJ HASSEN, médiatrice sociale et juridique,

 

Elle se tiendra chaque mercredi de 10h00 à 11h30

 

Pour toute information et toute urgence appeler le téléphone : 075340852

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 09:41
 

Coronavirus : 104 parlementaires demandent à Edouard Philippe la régularisation des sans-papiers

INFO JDD - 104 parlementaires issus de 10 partis adressent une lettre à Edouard Philippe pour réclamer la régularisation des sans-papiers face à l'épidémie de Covid-19.

104 parlementaires écrivent à Edouard Philippe pour réclamer la régularisation des sans-papiers.
 
104 parlementaires écrivent à Edouard Philippe pour réclamer la régularisation des sans-papiers. (Sipa)
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Voici leur lettre : "Monsieur le Premier Ministre, dans le cadre des mesures d’urgence pour lutter contre le COVID-19 le gouvernement portugais a promulgué le samedi 28 mars différentes mesures d'ordre humanitaire, sanitaire et financier, dont la régularisation provisoire de tous les immigrés qui avaient introduit une demande afin d’obtenir les mêmes droits que les citoyens portugais pour l’accès aux soins et les aides financières. C'est une mesure de salubrité publique qui protège tous les habitants du Portugal.

Nous avons déjà alerté plusieurs fois le gouvernement sur la situation dramatique des sans-papiers et des sans-abris. La gravité de la crise sanitaire rend encore plus cruciale la prise en compte de leurs conditions de vie et de celles de leurs enfants. Nous demandons solennellement au gouvernement français de prendre les mêmes mesures que le gouvernement portugais. La catastrophe sanitaire que nous subissons nous oblige à agir avec responsabilité et sans délai, comme nos amis Portugais l’ont fait. Il en va, dans un premier temps, du devoir d’une société solidaire en temps de crise vis-à-vis de chacune et chacun, quelle que soit sa condition.

Cette régularisation permettrait aux enfants scolarisés de ne pas être encore davantage exclus du système scolaire

Cette régularisation permettra en outre d’améliorer la gestion de la crise sanitaire, en nous assurant que les personnes qui sont dans une situation qui ne leur permet pas d’accéder aux soins, voire qui sont hors des réseaux d’entraide, puissent être prises en charge au plus tôt en cas de maladie. Conformément à la stratégie définie par le gouvernement, nous ralentirons ainsi la diffusion du virus COVID-19 : en leur permettant de circuler sans crainte (dans les limites des déplacements dérogatoires autorisés) puisque possesseurs de documents ad ’hoc nous pourrons aussi prendre en charge au plus tôt ceux qui seraient malades et éviter un aggravement de leur santé, lequel entraînerait une hospitalisation lourde et longue encombrant de facto les hôpitaux.

Selon les recommandations de l’OMS, "les gouvernements doivent tout mettre en œuvre pour protéger les droits et la santé de chacun. La protection des droits et de la santé de tous permettra en réalité de contrôler la propagation du virus".

En outre, dans le cadre de la continuité pédagogique mise en place par le gouvernement, cette régularisation permettrait aux enfants scolarisés de ne pas être encore davantage exclus du système scolaire. Enfin, en abordant la question des sans-papiers nous souhaitons également que soient pris en compte, par une approche adaptée à cette population, les mineurs isolés étrangers dont la responsabilité incombe aux départements.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de nos salutations les plus respectueuses."

Les signataires :

François-Michel Lambert, député des Bouches du Rhône

Jean-Michel Clément, député de la Vienne

Bertrand Pancher, député de la Meuse

M’Jid El Guerrab, député des Français de l’étranger

Sandrine Josso, députée de Loire-Atlantique

Frédérique Dumas députée des Hauts de Seine

Paul Molac député du Morbihan

Fabien Roussel député du Nord

Joël Aviragnet député Haute Garonne

Michel Delpon député de Dordogne

Hubert Julien-Laferriere député de Lyon

Marie-Georges Buffet députée de Seine Saint Denis

Sébastien Nadot député de Haute-Garonne

Michèle Victory de l’Ardèche

Olivier Faure député de Seine et Marne

Sonia Krimi députée de la Manche

Loïc Prud’homme député de la Gironde

Régis Juanico député de la Loire

Caroline Fiat Députée de la Meurthe-et-Moselle

Jean-Paul Dufrègne député de l’Allier

Christine Pirès Beaune Députée du Puy-de-Dôme

Yves Daudigny, Sénateur de l'Aisne

Didier Marie, sénateur de Seine-Maritime

Luc Carvounas, député du Val-de-Marne

Gisèle Jourda Sénatrice de l’Aude

Nassimah Dindar, sénatrice de la Réunion

Danièle Obono Députée de Paris

Delphine Bagarry Députée des Alpes de Haute-Provence

Aurélien Taché, député du Val d'Oise

Joël Aviragnet Député de la Haute-Garonne

Clémentine Autain Députée de Seine-Saint-Denis

Joaquim Pueyo , député de l’Orne

Sylvie Tolmont Députéede la Sarthe

Laurence Dumont Députée du Calvados

François Bonhomme Sénateur de Tarn-et-Garonne

Sabine Rubin Députée de Seine-Saint-Denis

Mathilde Panot, députée du Val de Marne

André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme

Pierre Dharréville, député des Bouches-du-Rhône

Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine

Sébastien Jumel, député de Seine-Maritime

Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis

Fabien Roussel, député du Nord

Alain Bruneel, député du Nord

Jean-Paul Lecoq, député de Seine-Maritime

Hubert Wulfranc, député de Seine-Maritime

André Vallini, Sénateur de l'Isère

Guillaume Gontard, Sénateur de l’Isère

Erick Bareigts, députée de la Réunion

Marie-Noëlle Battistel, députée de l'Isére

Gisèle Biémouret, députée du Gers

Christophe Bouillon, député de Seine-Maritime

Jean-Louis Bricot, député de l’Aisne

Alain David, député de Gironde

Guillaume Garot, député de Mayenne

David Habib, député des Pyrénées-Atlantiques

Christian Hutin, député du Nord

Marietta Karamanli, députée de la Sarthe

Jérôme Lambert, député de Charente

Serge Letchimy, député de Martinique

Josette Manin, députée de Martinique

Georges Pau-Langevin, députée de Paris

Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle

Valérie Rabault, députée du Tarn-et-Garonne

Claudia Rouaux, députée d'Ille-et-Vilaine

Hervé Saulignac, député d'Ardèche

Cécile Untermaier, députée de Saône-et-Loire

Hélène vainqueur-Christophe, députée de Guadeloupe

Boris Valaud, député des Landes

Monique Lubin, sénatrice des Landes

Maurice Antiste, sénateur de la Martinique

Viviane Artigalas, sénatrice des Hautes-Pyrénées

David Assouline, sénateur de Paris

Jacques Bigot, sénateur du Bas-Rhin

Nicole Bonnefoy, sénatrice de la Charente

Martial Bourquin, sénateur du Doubs

Michel Dagbert, sénateur du Pas-de-Calais

Gilbert-Luc Devinaz, sénateur du Rhône

Jérôme Durain, sénateur de la Saône-et-Loire

Rémi Féraud, sénateur de Paris

Martine Filleul, sénatrice du Nord

Hervé Gillé, sénateur de la Gironde

Nadine Grelet-Certenais, sénatrice de la Sarthe

Annie Guillemot, sénatrice du Rhône

Laurence Harribey, sénatrice de la Gironde

Patrice Joly, sénateur de la Nièvre

Patrick Kanner, sénateur du Nord

Éric Kerrouche, sénateur des Landes

Claudine Lepage, sénatrice représentant les Français établis hors de France

Jacques-Bernard Magner, sénateur du Puy-de-Dôme

Christian Manable, sénateur de la Somme

Rachel Mazuir, sénateur de l'Ain

Michelle Meunier, sénatrice de la Loire-Atlantique

Marie-Pierre Monier, sénatrice de la Drôme

Angèle Préville, sénatrice du Lot

Sylvie Robert, sénatrice d'Ille-et-Vilaine

Sophie Taillé-Polian, sénatrice du Val-de-Marne

Rachid Temal, sénateur du Val-d'Oise

Jean-Claude Tissot, sénateur de la Loire

Nelly Tocqueville, sénatrice de la Seine-Maritime

Jean-Louis Tourenne, sénateur d'Ille-et-Vilaine

Sabine Van Heghe, sénatrice du Pas-de-Calais

Esther Benbassa, sénatrice de Paris

Joël Labbé, sénateur du Morbihan

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