Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Adresse : ATF, 5 rue Louis Blanc, 75010 Paris 

Tél. : 01.45.96.04.06, 

Fax. : 01.45.96.03.97,

Recherche

Liens

12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 10:30

Racisme, récupération et « bad buzz » publicitaire…

dimanche 9 avril 2017 
par  Damien Glez 
popularité : 32%
 

Les manifestations d’un racisme ordinaire se multiplient. Mais parfois, la bêtise et la trivialité semblent davantage en cause.

C’est à décourager d’être raciste ! Le politiquement correct soulève-t-il des lièvres perfides qui, jadis, passaient comme une lettre à la poste ? Ou y a-t-il réellement, comme le dénoncent nombre de militants antiracistes, une libération de la parole de ceux qui se sentent indisposés par les variations trop visibles des épidermes ?…

Bien sûr, le film À bras ouverts – intitulé d’abord « Sivouplééé ! » – présente la caricature grossière d’une famille de Roms envahissants. Mais n’est-ce pas le même réalisateur, Philippe de Chauveron, qui forçait le trait des clichés racistes, dans Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, pour mieux les dynamiter, faisant ainsi œuvre d’utilité publique ?

Bien sûr, l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing, dans un entretien télévisé en début de semaine, manipulait dangereusement la notion d’origine, expliquant son choix non-rancunier, dans l’affrontement électoral de Jacques Chirac et Edouard Balladur, en 1995. Les racines limousines du futur élu auraient rassuré VGE davantage que les origines orientales du battu. Pour autant, ne faut-il pas se contenter d’y voir les relents stériles et séniles d’un esprit anachronique ?

On pourrait ainsi renvoyer joyeusement dans les cordes la réactivité parfois trop… épidermiques de ceux qui souhaitent traquer la « racialisation » de tout discours. Pour autant, la date de péremption des politiciens ou l’immunité humoristique sont parfois des circonstances atténuantes un peu courtes. Au risque de réveiller Dieudonné Mbala Mbala…

Saint-Benetton, où es-tu ?

Quand Pepsi met en scène, dans un spot publicitaire trivial, une demi-sœur de la demi-vedette de télé-réalité Kim Kardashian, avec une séquence finale rappelant l’action de la manifestante noire Leshia Evans à Bâton Rouge en 2016, la marque ne peut nier – et ne nie plus – qu’elle récupère en l’instrumentalisant l’imagerie contestataire du mouvement « Black Lives Matter », dans le but d’écouler un soda aussi mauvais pour les artères que pour la culture protestataire. Saint-Benetton, où es-tu ?

Circonstances atténuantes ou pas, les lapsus et la candeur ont bon dos

Pire : quand la marque Nivea vend son déodorant « invisible for Black & White » en scandant le slogan « White is purity », n’alimente-elle pas le phénomène de la dépigmentation encore récemment dénoncé par la journaliste Laura Mel dans son reportage « les Ivoiriennes y laissent leur peau ! ». Car la naïveté supposée des créatifs commerçants devient le fouet que ceux-ci tendent pour se faire morigéner.

À moins que ce martinet ne soit justement l’instrument semi-masochiste d’un buzz programmé, ce qui n’est pas constitutif du registre habituel de Nivea, marque pourtant connue pour la valorisation d’individus hétéroclites, aussi bien en termes de couleurs de peau que de corpulences ou de tranches d’âge.

Circonstances atténuantes ou pas, les lapsus et la candeur ont bon dos, surtout quand on constate que la campagne de Nivea a formellement « enjaillé », sur les réseaux sociaux, les comptes de certains suprémacistes blancs.

 
Repost 0
Published by atf-federation - dans Lutte contre le racisme
commenter cet article
12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 10:27

En Tunisie, les panarabes bougent toujours

lundi 10 avril 2017 
par  Jules Crétois 
popularité : 33%
 

En Tunisie, les militants baathistes et nassériens sont toujours actifs et parviennent encore à attirer des jeunes. Ce alors même qu’à l’étranger, ces référentiels sont le plus souvent mis à mal depuis 2011. Décryptage d’un paradoxe.

Ils se sont rassemblés pour protester contre les bombardements américains sur la Syrie ce vendredi 7 avril, sur l’avenue centrale de Tunis. C’est un fait qui étonne souvent les voisins marocains et algériens : en Tunisie, les panarabes bougent toujours.

Baathistes, nassériens, socialistes arabes, « pros-syrien » ou « pros-irakien »… Ils sont encore des milliers de militants, répartis dans une myriade de petits partis, pour la plupart adhérents à la coalition de gauche, le Front Populaire. Et comptent des députés dans leurs rangs. À titre d’exemple, le Mouvement du peuple, nassérien, revendique quelques 16 000 adhérents d’après un décompte fait début mars 2017 lors de son congrès et a trois députés.

Comment expliquer le succès d’un mouvement dont on aurait pu penser que les bouleversements de 2011 remettraient en question le logiciel ?

Un attrait historique

« Historiquement, il y a toujours eu un attrait en Tunisie pour le mouvement panarabe », constate le sociologue et homme politique Salem Labiadh.

Chacun sait le soutien du président égyptien Gamal Abdel Nasser à la lutte tunisienne, ou même, avant cela, la solidarité des Tunisiens sous tutelle ottomane à la révolte arabe contre Constantinople. Les liens sont anciens et le mouvement national a été « profondément influencé par l’expérience nassérienne et les promesses du socialisme arabe », remarque le chercheur.

Dans le cadre de sa rivalité l’opposant à Bourguiba, le leader Salah Ben Youssef usera, de manière sincère pour certains, opportunément pour d’autres, d’un langage empreint d’accents panarabes, sentant bien la force de ce référentiel.

Bourguiba n’était pas un chaud partisan des idées panarabes ou baathistes, mais nous recevions tous des livres scolaires imprimés en Irak.

« Et le régime tunisien, durant l’ère Bourguiba, n’était pas non plus vierge de paradoxes » soulève Hassène Kassar, chercheur et ancien militant du Mouvement Baath tunisien. Ce dernier illustre : « Bourguiba n’était pas un chaud partisan des idées panarabes ou baathistes, mais nous recevions tous des livres scolaires imprimés en Irak, la gloire de la nation arabe. » En clair, les idées panarabes ont toujours nourri la vie intellectuelle et politique tunisienne.

Au point de former des cadres dynamiques et estimés même par leurs adversaires, à l’instar d’Ahmed Seddik, député du Parti d’Avant-garde arabe démocratique. Cette génération de cadres va, durant l’ère Ben Ali, nourrir le mouvement et entretenir sa flamme. Résultat : dans certaines corporations comme l’enseignement ou chez les avocats, dans quelques régions comme Gafsa et bien sûr au sein de la puissante Union générale tunisienne du travail (UGTT), les panarabes sont restés influents.

En 2011, si la révolution propulse des acteurs politiques jusqu’ici méconnus ou marginalisés, libéraux et islamistes en tête, les panarabes et baathistes sont là. Quelques analystes peu amènes sous-entendent que la survivance de mouvements d’inspiration panarabiste est peut-être due au « gel » de la vie politique sous Ben Ali.

Ce n’est pas le point de vue d’Abdennaceur Laaradh, militant au Mouvement du peuple, nassérien : « Les jeunes se forment au sein des syndicats étudiants et ils rejoignent vite un monde encadré par des partis d’obédience panarabe, ou au moins influencés par cette idée, comme le Watad. »

Les questions qu’ont posé les nassériens ou les baathistes sont toujours d’actualité et choquent toujours autant les Tunisiens

Et d’ajouter : « Par ailleurs, les questions qu’ont posé les nassériens ou les baathistes sont toujours d’actualité et choquent toujours autant les Tunisiens. Preuve en est, les mobilisations populaires contre les deux invasions de l’Irak et en solidarité avec la Palestine. » On se souvient à ces mots du martyr Chokri Belaïd, leader du Watad, des portraits de Saddam Hussein à la main dans les rues de Tunis.

Les meilleurs opposants des islamistes

Mais il n’y a pas que la réthorique anti-impérialiste qui explique l’influence toujours réelle de ce large mouvement en Tunisie. En observant bien, on remarque que ce dernier répond en fait à des attentes politiques nationales.

Nicolas Dot-Pouillard, chercheur qui étudie de près la gauche tunisienne, remarque : « Il y a en Tunisie, une gauche qu’on caricature facilement comme francophile, détachée des questions économiques et des classes populaires… À côté, les panarabes paraissent plus connectés au peuple, notamment grâce à leurs références culturelles, leur attachement à la langue arabe et leur présence dans l’UGTT. »

En Tunisie comme ailleurs au Maghreb, le camp progressiste apparaît en effet comme trop « hors sol ». Les panarabes, eux, sont bien « endogènes », jusque dans leurs apparitions publiques : les hommes portent souvent une moustache fournie, un certain nombre de militantes assument un port « culturel » du voile et les discours sont truffés de références historiques propre au monde arabo-musulman.

Face aux islamistes notamment, les panarabes apparaissent comme des opposants farouches.

« Face aux islamistes notamment, les panarabes apparaissent comme des opposants farouches. Ils sont favorables à la laïcité, tout en intégrant largement la culture islamique, et surtout, en la maîtrisant parfaitement » remarque Hassène Kassar.

Quant aux rêves d’union arabe, eux, ils peuvent aussi paraître toujours opérants : « Aujourd’hui, on peut très bien utiliser le lexique panarabe pour prôner, par exemple une meilleure intégration régionale, ou la création d’une union économique. C’est tout à fait moderne comme attente », plaide Abdennaceur Laaradh.

« Pas de révolution en Syrie »

Reste que l’année 2011, si elle a révélé les capacités toujours bien réelles de mobilisation d’un mouvement vieux de plusieurs décennies, l’a aussi mis à l’épreuve. La dynamique, en effet, pouvait paraître contre-intuitive : les artisans de la révolution tunisienne qui a inspiré les peuples de la région ont le plus souvent condamné sans appel le soulèvement syrien.

En 2013, à Tunis, le Forum social mondial a été le théâtre de bagarres entre des militants souvent étrangers et favorables à la révolution syrienne et des Tunisiens partisans du régime baathiste de Bachar al-Assad.

La Syrie est avant tout menacée par des acteurs étrangers.

Abdennaceur Laaradh, qui se revendique de Nasser et non du baathisme syrien reste pour autant prudent : « Certes, il y a eu une insurrection en Syrie, mais aujourd’hui, on ne peut pas parler de révolution : la Syrie est avant tout menacée par des acteurs étrangers. »

Le secrétaire général de son parti, Zouhair Maghzaoui, s’est rendu à Damas en 2016 pour une rencontre sur le terrorisme… « Chacun choisit ses ‘bonnes révolutions’ », remarque encore Nicolas Dot-Pouillard, qui ajoute : « On soutient un soulèvement quand le programme va avec. Et pour cette frange de la gauche tunisienne, ce soulèvement ne cadrait plus avec sa lecture anti-impérialiste. »

Les partis panarabes, eux, assument. Pas question de rompre avec leur référentiel.

Repost 0
Published by atf-federation - dans Echos de Tunisie
commenter cet article
7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 18:44

 

Merci de faire parvenir vos signatures rapidement à l'adresse à: 

atf.bn@wanadoo.fr 

Pas de réconciliation sans justice transitionnelle

Paris, le 03 avril 2017

 

 

لا مصالحة بدون محاسبة ولا لتقنين الفساد

تصر رئاسة الجمهورية على إعادة عرض مشروع ما سمي باطلا بقانون المصالحة الاقتصادية والمالية على أنظار مجلس نواب الشعب، بعد أن فشلت في تمريره في

مناسبتين منذ تقديمه في أوت 2015 وقد تصدت له القوى الديمقراطية والشبابية من أحزاب ومجتمع مدني.

ويتم تقديم مشروع تبييض الفساد على أنه الحل والمخرج الوحيد للنهوض بالاقتصاد وتحقيق التنمية، وذلك من خلال مصالحة مغشوشة بالعفو عمن تورطوا في الفساد المالي وسوء التصرف في المال العام من مسؤولين وموظفي الدولة ورجال الأعمال الضالعين في الفساد والنهب وحققوا ثروات طائلة تحت غطاء التهرب الضريبي والتهريب.

إن هذا المشروع يعد تهديدا لمسار العدالة الانتقالية المنبثق عن هيئات قانونية ودستورية ويتعارض مع اتفاقية مكافحة الفساد للأمم المتحدة (القرار 4/58 المؤرخ في 31 أكتوبر 2003) الذي صادقت عليه تونس في 2008.

إن هذا القانون، إن تمت المصادقة عليه، سيساهم في تواصل تكريس ثقافة الفساد والإفلات من العقاب وسيطرة عصابات و مافيات المال والاقتصاد (التي نخرت تنخر الاقتصاد الوطني والمال العام) لسنوات. كما أنه سيطلق عنان المال السياسي الفاسد لتشويه المشهد السياسي وتعطيل الانتقال الديمقراطي بما يستجيب الشعارات المركزية للثورة «شغل، .«حرية، كرامة وطنية

إن المصالحة الحقيقية لا يمكن أن تتحقق إلا في إطار احترام مسار العدالة الانتقالية الذي يضمن المساءلة، والمحاسبة، والاعتذار، وجبر الضرر ورد الاعتبار.

وعليه فإن قوى المجتمع المدني والأحزاب التقدمية التونسية بالهجرة

تستنكر إصرار رئاسة الجمهورية على تمرير قانون لتبييض الفساد الذي سبق وأن أسقط شعبيا وسياسيا، وتدعوها لسحبه الفوري ضمانة للسلم الاجتماعي

إطار تؤكد على تمسكها بالمصالحة بشرط المحاسبة والمكاشفة ومصارحة الشعب في مسار العدالة الانتقالية

توجه الدعوة لنواب الشعب، القوى السياسية التقدمية، المجتمع المدني والشخصيات الوطنية للتصدي لتمرير هذا المشروع

تدعو الحكومة إلى تفعيل شعار "مقاومة الفساد" وذلك بفتح الملفات المغلقة والكشف عمن يتستر عن الفساد وتفعيل آليات استرجاع المال العام المنهوب والمهرب

تؤكد على مواصلتها التنسيق مع كل القوى الوطنية والتقدمية بتونس وبالخارج لتوحيد الصفوف لإسقاط قانون المصالحة مع الفاسدين والانقلاب على مطالب الشعب التونسي في التغيير والانتقال الديمقراطي تحت شعار "لا مصالحة بدون محاسبة ولا لتقنين الفساد"

 

PREMIERS SIGNATAIRES

Repost 0
Published by atf-federation - dans Echos de Tunisie
commenter cet article
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 18:10

Le désarmement au service de la paix

 

Paris le 6 avril 2017,

Le processus de désarmement de l’ETA est une étape indispensable pour l’avenir du Pays Basque, en Espagne et en France. Alors qu’aucune contrepartie n’est demandée, les autorités françaises n’ont pour le moment pas donné suite aux demandes réitérées des Artisans de Paix - ainsi dénommés par la population à l’occasion des évènements de Louhossoa - et des élus locaux de s’impliquer dans ce processus de désarmement.

Refusant que la situation actuelle se prolonge 5 ans de plus et qu’elle empêche ainsi le processus de paix de progresser dans son ensemble ; les Artisans de la Paix ont décidé de faire du samedi 8 avril 2017 la journée du désarmement effectif.

Elu-e-s de toutes appartenances politiques, syndicalistes de toutes sensibilités, représentant-e-s de la société civile et d’associations importantes ont annoncé que des milliers de personnes réunies à Bayonne ce jour-là vont permettre dans les faits le désarmement total d’ETA.

Nous saluons cette initiative et demandons aux autorités françaises de ne pas faire obstacle au bon déroulement de cette journée, au soir de laquelle ETA sera une organisation complètement désarmée.

Premiers signataires

- Organisations :

AFD International ; L’Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (L’Acort) ; Assemblée européenne des citoyens (AEC) ; Association des Marocains en Farnce (AMF) ; L’Association des Tunisiens en France (ATF) ; Alternatiba ; ANV-COP21 ; Attac France ; Cedetim, Ipam (Initiative Pour un Autre Monde) ; Le Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid) ; Le Cercle Condorcet de Paris ; CNT ; Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) ; Commission action non-violente de l’Arche ; La Confédération paysanne nationale ; Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal) ; Droit au Logement ; Emmaüs France ; Ensemble ! ; Europe écologie les Verts (EELV) ; Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) ; Fondation Copernic ; Fondation Danielle Mitterrand France Libertés ; Fondation Frantz Fanon ; Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) ; FSU ; Jinov International ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Mouvement pour une alternative Non-violente (MAN) ; Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ; Observatoire international des prisons section française (OIP) ; Parti de Gauche ; Régions et peuples solidaires ; Réseau féministe « Ruptures » ; Sindicato Autotorganizzato Lavatori COBAS (SIAL COBAS – Italie) ; Sindicatu di i Travagliadori Corsi (STC – Corse) ; Sindikad Labourerien Breizh (SLB – Bretagne) ; Sortir du colonialisme ; Syndicat des avocats de France (Saf) ; Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) ; Syndicat des travailleurs du rail (Sytrail/UNTM) ; Union des démocrates et indépendants (UDI) ; Union syndicale de la psychiatrie (USP) ; Union syndicale Solidaires ; Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE – Kanaky).

- Personnalités :

Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble ! ; Geneviève Azam, membre d’Attac ; Claude Barbier, conseiller municipal, Viry, Savoie ; Francine Bavay ; Julien Bayou, porte-parole national EELV ; Eric Beynel, co-délégué général d’Union syndicale Solidaires ; Martine Billard, secrétaire nationale à l’écologie du PG ; Frédéric Bodin, secrétaire national d’Union syndicale Solidaires ; Delphine Boesel, présidente de l’Observatoire international des prisons section française (OIP) ; Pascal Boissel, vice-président de l’Union syndicale de la psychiatrie ; Jean-Marie Bonnemayre, président du Cnafal ; José Bové, député européen écologiste de la région Sud-Ouest ; Marie-Annick Butez, trésorière du Mrap ; Antoine Comte, avocat à la cour ; Eric Coquerel, conseiller régional Ile-de-France PG ; Karima Delli, députée européenne écologiste ; Bernard Dreano, président du Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (Cedetim) ; Jean-Pierre Dubois, président d’honneur de la LDH ; Jean-Michel Ducomte, universitaire ; Françoise Dumont, présidente de la LDH ; Pascal Durand, député européen écologiste ; Mireille Fanon Mendès France, présidente de la Fondation Frantz Fanon ; Natalie Francq, conseillère régionale PS ; Susan George, présidente d’honneur d’Attac ; Cécile Gondard Lalanne, co-délégué général d’Union syndicale Solidaires ; Augustin Grosdoy, co-présidente du Mrap ; Mikel Hiribarren, paysan Itxassou, membre du syndicat paysan basque ELB et secrétaire national de la Confédération paysanne ; Yannick Jadot, député européen écologiste ; Eva Joly, députée européenne écologiste ; Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France ; Thomas Lacoste, cinéaste La Bande Passante ; Jean-Christophe Lagarde, président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) ; Henri Leclerc, président d’honneur de la LDH ; Nicole Lefeuvre, Commission action non-violente de l’Arche ; Gilles Lemaire, écologiste altermondialiste ; Renée Le Mignot, co-présidente du Mrap ; Jan Malewski, rédacteur de la revue Inprecor ; Gilles Manceron, historien et membre du Comité central de la LDH ; Myriam Martin, porte-parole d’Ensemble ! ; Gustave Massiah, membre du Conseil international du Forum social mondial ; Corinne Morel Darleux, conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes ; André Paccou, membre du Comité central de la LDH section LDH de Corse ; Hervé Paris, président Altercarto ; Jean-François Pellissier, porte-parole d’Ensemble ! ; Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France ; Emmanuel Poilane, président du Crid et directeur de la Fondation Danielle Mitterrand France Libertés ; Michèle Rivasi, députée européenne écologiste ; Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse ; Danielle Simonnet, conseillère de Paris PG ; Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH ; Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France ; Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH ; Patrick Viveret, philosophe, co-fondateur des « Dialogues en humanité ».

 

Télécharger la liste des Premiers signataires

Appel à la journée du désarmement du 8 avril

Repost 0
Published by atf-federation - dans Solidarité internationale
commenter cet article
3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 17:59

Activités ATF-Charante et ATF-Aquitaine


Beaucoup d'effervescence aujourd'hui à Angoulême, une équipe du consulat de Tunisie à Toulouse épaulée par Madame Naima Nefzaoui, attachée sociale à Bordeaux s'est déplacée pour instruire les dossiers de passeport et autres sévices administratifs en faveur des Tunisiens vivant en Charente. Cette action a été réalisée avec le concours de l'ATF Charente présidée par le très engagé Chaker Kablouti. Un grand merci à M Sami Ben Sik Salem , consul à Toulouse pour cette initiative.
Image en ligne
 
Image en ligne
 
Image en ligne
 
Image en ligne
 
Image en ligne
 
Image en ligne
Repost 0
Published by atf-federation - dans Immigration
commenter cet article
31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 14:53

 

Le mardi 4 avril 2017 de 19h30 à 22h00

Centre International des Cultures Populaires (CICP)
21 Ter rue Voltaire 75011 Paris / Métro Rue de Boulets (ligne 9) ou Nation

Cet email ne s'affiche pas correctement ? Voir cette Infolettre dans votre navigateur.

UJFP

À Paris, le 4 avril 2017, rencontre avec Orly Noy « Dans la villa dans la jungle, nous n’avons même pas une étagère »

À L’INITIATIVE DE L’UJFP : Rencontre avec Orly Noy, militante politique israélienne, juive orientale cofondatrice de l’Orientale Commune, membre du front national démocratique Tajamo/Balad.

« Dans la villa dans la jungle, nous n’avons même pas une étagère »

Israël, une villa dans la jungle ? La métaphore d’une arrogance toute coloniale est de l’ex-Premier ministre travailliste Ehud Barak, mais l’intégralité de la classe politique sioniste aurait pu la faire sienne. Cependant il y a du rififi dans la villa, au sein même du foyer national des maîtres. Certains n’auraient même pas une étagère… Ce « nous » fait écho aux Mizrahim, ces Israéliens juifs dont les racines se trouvent dans les pays musulmans.

Leur lutte pour la dignité est aussi ancienne que leur présence en Israël. Elle a pris des formes variées : depuis les Panthères Noires – dont le projet radical s’attaquait aussi bien à la racine raciste du projet sioniste qu’aux inégalités sociales, tout en cherchant à établir des ponts avec les Palestiniens –, à Ars Poetica : ces poètes juifs orientaux marginalisés par l’establishment culturel ashkénaze prennent désormais la place qu’ils méritent sans plus attendre qu’on la leur attribue – et à l’Orientale Commune – qui propose une alliance politique des Juifs orientaux et des Palestiniens d’Israël autour d’un programme d’égalité des droits et de justice sociale.

Orly Noy, militante politique israélienne d’origine iranienne, journaliste, traductrice du persan en hébreu, membre du parti Tajamo/Balad (Front national démocratique) reviendra sur les luttes pour la dignité et l’égalité portées par les Mizrahim, dont elle est elle-même l’une des principales actrices, et nous dira en quoi l’Orientale Commune constitue une alternative pour la région au projet sioniste et à la structuration raciste de la société israélienne qui en découle.

Evènement facebook

Lire cette annonce sur notre site

Le mardi 4 avril 2017 de 19h30 à 22h00

Centre International des Cultures Populaires (CICP)
21 Ter rue Voltaire 75011 Paris / Métro Rue de Boulets (ligne 9) ou Nation



Repost 0
Published by atf-federation - dans Solidarité internationale
commenter cet article
28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 11:38

Chinois tué par la police: 35 arrestations après un rassemblement

Chinois tué par la police: 35 arrestations après un rassemblement

Des personnes écrivent avec des bougies allumées le mot "violence" sur la chaussée devant le commissariat du 19e arrondissement, le 27 mars 2017 à Paris, pendant un rassemblement pour protester contre la mort d'un...

 

Paris: 35 personnes arrêtées à la suite d'une manifestation pour protester contre la mort d'un Chinois tué lors d'une intervention policière

La police a arrêté 35 personnes lundi soir à la suite d'une manifestation destinée à protester contre la mort dimanche d'un Chinois tué lors d'une intervention policière, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture de police.

La Chine a demandé mardi à la France de protéger "la sécurité et les droits" de ses ressortissants.

Lors d'un point de presse, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a indiqué que Pékin avait officiellement protesté auprès des autorités françaises et "exigé" que Paris fasse "toute la lumière sur cette affaire".

"Trente-cinq personnes ont été arrêtées" lors du rassemblement d'environ 150 personnes "membres de la communauté asiatique" devant le commissariat du 19e arrondissement lundi soir, selon la préfecture de police de Paris (PP).

Vingt-six personnes ont été arrêtées pour participation à un groupement en vue de commettre des violences, trois pour violences sur agent de la force publique et dégradation d'un véhicule de police par engin incendiaire et six pour jets de projectiles, a rapporté la PP.

Trois policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI 75) ont été blessés légèrement.

Un véhicule de police a été endommagé par un engin incendiaire, ainsi que trois automobiles appartenant à des particuliers.

"Les autorités de police sur place ont confirmé leur volonté de recevoir une délégation de membres de la communauté asiatique afin d'apporter une réponse à leurs interrogations sur l'intervention policière du dimanche", a informé la préfecture de police. La rencontre n'a pas eu lieu, faute d'interlocuteur.

Dimanche soir, lors d'une intervention pour un "différend familial" dans une habitation du quartier Curial dans le 19e arrondissement, "dès l'ouverture de la porte", un homme s'est précipité pour agresser l'un des fonctionnaires, le blessant à l'arme blanche, avait relaté à l'AFP une source policière.

L'un de ses collègues a alors ouvert le feu, pour le protéger, blessant mortellement l'agresseur, avait-elle ajouté.

La famille de la victime "conteste totalement la version des faits, il n'a blessé personne", a déclaré lundi à l'AFP l'avocat des proches, Calvin Job.

"Un voisin a appelé la police en disant qu'il y avait des cris", mais selon eux il n'y a eu "aucun différend familial", a-t-il ajouté. 

L'homme, qui se trouvait avec ses quatre enfants âgés de 15 à 21 ans, était "en train de tailler des poissons avec des ciseaux", selon lui. 

"Les policiers ont ouvert de force la porte de l'appartement, ce qui l'a propulsé vers l'arrière". Le père de famille n'a "porté aucun coup" et "ne s'est pas précipité" sur les policiers qui auraient "tiré sans sommation", selon l'avocat.

La famille devait être entendue mardi après-midi par l'inspection générale de la police nationale (IGPN) selon l'avocat.

Le 2e district de police judiciaire et l'IGPN ont été saisis des enquêtes.

Repost 0
Published by atf-federation - dans Immigration
commenter cet article
23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 20:13

Cet email ne s'affiche pas correctement ? Voir cette Infolettre dans votre navigateur.

UJFP

Communiqué de l’UJFP : "Le mur colonial se lézarde"

La galaxie sioniste, dans toute la diversité de son expression, - des petites frappes racistes de ses groupuscules violents aux technocrates à col blanc de ses lobbies policés - est aux abois, sentant bien que le mur colonial se lézarde. Elle s’acharne à défendre becs et ongles l’impunité et les privilèges d’Israël et continue de semer la confusion en s’efforçant de délégitimer le mouvement de solidarité avec la Palestine.

100 ans après la promesse britannique d’établir un foyer national juif en Palestine, un rapport onusien conclut qu’« Israël a établi un régime d’apartheid » et que « Les institutions de la société civiles et les particuliers ont aussi le devoir moral et politique d’user des instruments à leur disposition pour faire prendre conscience de cette entreprise criminelle, et d’exercer des pressions sur Israël » L’ Anti-Defamation League, lobby sioniste états-unien, relayé avec ferveur par la nouvelle administration du Président Trump, a fait pression auprès du Secrétaire général des Nations Unies António Guterres pour qu’il enterre le rapport au plus vite. No us saluons le courage politique et humain de Rima Khalaf qui a préféré démissionner de son poste de responsable de la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (ESCWA) plutôt que de cautionner cet acte de censure.

En réaction sans doute, Israël attaque la tête du mouvement BDS. Alors que la corruption ronge le plus haut sommet de l’Etat, et que les scandales financiers se succèdent, les autorités fiscales israéliennes ont récemment longuement auditionné Omar Barghouti, co-fondateur du mouvement BDS ; comme elles s’étaient précédemment attaquées à quasiment toute la direction politique du parti Balad / Tajamo de la Liste Unifiée. Ces manœuvres de harcèlement s’inscrivent dans l’effort permanent de criminaliser BDS et ses militant-e-s, ici comme là-bas. Nous manifestons à Omar Barghouti, comme � � toutes les victimes palestiniennes de ce harcèlement, notre soutien sans faille.

On agresse aussi les militant-e-s ici en France : menaces de mort, insultes, tentatives d’humiliation, brutalité… L’extrême-droite sioniste s’en prend à celles et ceux qui ont la défense des droits humains des Palestiniens chevillée au corps. Nous pensons tout particulièrement à nos camarades de l’Association France Palestine Solidarité, de la campagne BDS France et du Mouvement des Jeunes Communistes de France qui, exposés à ce torrent de haine, continuent avec humilité et courage à combattre la violence d’Etat israélienne.

Le Bureau national de l’UJFP le 23-03-2017



Repost 0
Published by atf-federation - dans Solidarité internationale
commenter cet article
18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 18:04

Appel des associations et partis démocratiques tunisiens en France

Nous, associations organisations et partis politiques tunisiens en France, dénonçons les graves brutalités policières exercées contre beaucoup de jeunes et d’habitants des quartiers populaires. Ces brutalités sont indignes d’une police d’un état démocratique respectueux des droits, elles représentent des exactions racistes et xénophobes qui ont certaines fois causés la mort.

Les coupables sont rarement sanctionnés, ils sévissent dans une grande impunité dans le cadre d’un large recul des règles élémentaires du vivre ensemble et la montée des forces et idées réactionnaires d’intolérance et de chasse aux immigrés, aux arabes et aux musulmans dans une grande impunité.

La dégradation de la situation touche lourdement les immigrés ou d’origines immigrées, parmi eux figurent de nombreux citoyens tunisiens ou d’origine tunisienne.

Nous associations, organisations et partis politiques tunisiens en France, dénonçons ces brutalités et ceux qui les encourage et voir les applaudissent. Nous exigeons que les coupables soient traduits en justice et sanctionnés rapidement.

Nous exprimons notre entière solidarité aux familles et réclamons justice pour leurs morts et leurs victimes.

Nous rejetons le racisme sous toutes ses formes

Nous rejetons l’humiliation et la « hogra », il faut que cela cesse.

Nous voulons pour toutes et tous la dignité qui est due aux êtres humains.

Les horribles attentats, que nous dénonçons, qu’ont connue la France, les pays européens et de la région arabe du Machrek au Maghreb ne peuvent servir de prétexte pour exercer impunément cette terrible répression contre les arabes, les noirs les rroms et les musulmans.

Pour faire reculer ces inacceptables sévices, nous appelons tous les démocrates et tous les partisans du respect des droits de l’homme les plus élémentaires de rejoindre la marche du dimanche 19 mars 2017 à Paris pour la justice et la dignité.

Nous sommes tous concernés! Marchons ensemble pour :

POUR LA DIGNITÉ

NON A L’HUMILIATION ET AUX VICTIMES POLICIÈRES

LES ASSOCIATIONS ET PARTIS DÉMOCRATIQUES TUNISIENS EN FRANCE

Premiers signataires :
Associations : Association Démocratique Des Tunisiens En France (A.D.T.F.) - Association Des Tunisiens En France (A.T.F.) – A.I.D.D.A.-.Association Trait d’Union - Avenir Massy - Comité Pour Le Respect Des Libertés Et Des Libertés En France (C.R.L.D.H.T.) - Fédération Des Tunisiens Pour Une Citoyenneté Des Deux Rives (F.T.C.R.)
Organisations et partis politique :
Al Joumhouri France Nord - Al Massar France Nord - Alliance Démocratique - Attayar France - Ettakatol (Forum démocratique pour le travail et les libertés) France - Front Populaire Nord France - Harakat Echaab France
Ettakatol Résidence Omar, Bloc B, 1er étage Montplaisir 1001 Tunisia 
Unsubscribe
Email Marketing Powered by MailChimp
Repost 0
Published by atf-federation - dans Lutte contre le racisme
commenter cet article
18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 15:12
 

Ce qui était curieux dans l'émission de Sami Fehri sur la chaine Al Hiwar Altounssi, hier soir, c'est la mise en scène des personnes invitées. Vous aviez d'un côté tous les noirs qui donnent leurs témoignages et récits de vies et en face les "blancs" intellectuels, psychologues, sociologues, juristes... qui essayaient de donner une explication soit disant scientifique et académique au phénomène du racisme, avec des analyses très terre à terre et bien sûr gentilles, sans impliquer ou citer l'ETAT et les institutions, acteurs principaux dans la production et la continuité du racisme anti-noirs en Tunisie.
Cette mise en scène déjà m'a paru très "exposition Zoo Humain" désolée mais c'est un peu ça. 
Une émission qui n'a rien ajouté à ce qui a été dit durant les premiers mois de la révolution, quand les noirs se sont manifestés pour vider leur sacs et raconter leur oppression politico-économique et sociale. Cette présentation très primaire et naïve du racisme en Tunisie s'explique par deux choses:

- La première est que ceux qui ont préparé l'émission ne sont pas informés de ce qui s'est passé pendant ces sept dernières années et de la dynamique des mouvements sociaux, y compris celui des noirs ainsi que de la réaction de la société civile et de quelques institutions politiques ; et cela est un scandale car ils ne font pas bien leurs travail en tant que média : en effet ils n'ont pas actualisé leurs informations et ne les remettent pas dans leur contexte et dans leur processus logique de déroulement. 
- La deuxième, c'est qu'ils ferment les yeux sur tous ce que je viens de citer en haut et cela est un "foutage de gueule" et une présentation ridicule et banal d'un phénomène qui se dure depuis des siècles..

Déconstruire les vraie raisons qui maintiennent la continuité du racisme nécessite du courage et des gens qui osent et pas une approche superficielle qui occulte les causes réelles de ce phénomène pervers.

Repost 0
Published by atf-federation - dans Lutte contre le racisme
commenter cet article