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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 19:16

Janvier 2011/janvier 2012 : comprendre et apprendre

Le 14 janvier 2011 a constitué un tournant dans l’histoire récente de la Tunisie. Ce jour restera dans la mémoire collective des Tunisiens. Rien ne sera plus comme avant.

A l’origine, le jeune Mohamed BOUAZIZI victime de l’oppression et du chômage s’est immolé par le feu le 17 décembre 2010, déclenchant ainsi une révolte amplifiée au fil des jours pour se transformer en une révolution d’un type nouveau.

Son geste dramatique était un appel pour la liberté perdue, la dignité piétinée, le droit confisqué de travailler et vivre dans le pays en citoyen et homme libre.

27 jours de manifestations populaires et de résistances pacifiques héroïques à la répression sanglante et à toutes les intimidations, ont provoqué l’impensable départ de Ben Ali. Avec la fuite du dictateur, c’est l’effondrement de tout son système dictatorial qui a dominé notre pays pendant 23 ans.

C’est autour des revendications économiques et du droit au travail, de la justice sociale, de la liberté et du respect de la dignité que s’est forgée l’unité du peuple dans sa démarche de libération que la répression et les balles réelles des snipers du régime n’ont pas réussi à infléchir ou à briser.

Cette révolution était la réponse du peuple et de la jeunesse à la politique de marginalisation des régions internes du pays et le désespoir de larges franges des populations tunisiennes causant la rupture entre le peuple et le régime corrompu et sa chute.

L’onde de choc de la révolution pacifique tunisienne, avec son originalité inédite a eu des conséquences politiques majeures dans le monde arabe. Elle a bouleversé toutes les donnes politiques dans la région et le rapport des forces en faveur des peuples arabes contre les dictatures.

 

Un an après la chute du régime de Ben Ali, les revendications sociales continuent à peser, à mettre les nouveaux acteurs politiques sous pression et à marquer l’actualité dans les régions de la Tunisie de l’après Ben Ali et définissent les enjeux politiques du pays notamment en terme de réponses urgentes aux attentes des couches populaires.

Le caractère démocratique et social prédominant dans la révolution du 14 janvier et le poids, pèse toujours dans la contestation sociale non interrompue sur la seine politique actuelle.

Les revendications de la révolution du 14/01/2011 ne sont pas nouvelles. Elles sont enfuies dans la mémoire de notre peuple et l’histoire récente de la Tunisie. Depuis les années 60, les luttes pour la démocratie et le progrès social ont marqué l’histoire de notre pays.

1.       Le 26 Janvier 1978 une grève générale, la première depuis l’indépendance, a été dirigée par la centrale syndicale, l’UGTT, sur un fond de contestation économique et sociale et essentiellement pour la défense de l’autonomie de l’UGTT. Cette grève quia connu un grand succès a été réprimé dans le sang et sanguinaire sans précédant dans le pays. Des centaines de cadres et de dirigeants nationaux de l’UGTT, furent emprisonnés et trainés devant les tribunaux.

2.       - Le 3 janvier 1984 les émeutes du pain provoquées par le doublement des prix du pain et des produits céréaliers prend une forme d’affrontement entre les manifestants et les forces de l’Ordre et de l’armée aboutissant à un cahot sécuritaire avec des centaines d’hommes assassinés et des centaines de jeunes et moins jeunes condamnés à de lourdes peines de prison.

3.        Le 5 janvier 2008 un mouvement social a été déclenché dans le bassin minier en protestation contre l’injustice, la politique de l’emploi et la corruption. Ce mouvement a duré plus de 6 mois. La répression a été la seule réponse du pouvoir. Des procès s’ensuivirent à l’encontre des dirigeants et des militants de ce mouvement (en majorité syndicalistes) et se sont soldés par de lourdes peines d’emprisonnement. En fait, le pouvoir n’a jamais pu étouffer cette contestation. Elle a fait le tour de Tunisie jusqu'à la révolution. La contestation s’est développée dans toutes les régions de Tunisie à Kasserine (à Fériana), à Gabès (à Skhira), au Sahel (chez les ouvrières des ateliers de textiles), à Médenine (à Ben Garden), etc...

 

Tous ces soulèvements, ces révoltes et ces mouvements sociaux prouvent que la révolution du 14 janvier 2011 est le fruit de l’histoire récente de la Tunisie et des luttes du peuple tunisien et de sa jeunesse. Ce n’est en aucun cas un événement isolé. Les masses, qui ont bravé la mort, n’étaient pas des générations spontanées. Leur révolution est l’aboutissement logique des luttes de plusieurs générations de toutes les couches sociales.

 

Quatre revendications ont été récurrentes tout au long des cinq dernières décennies :

La lutte contre la surexploitation, la paupérisation et la marginalisation des régions intérieures pour :

  1. Le droit de travailler et vivre dans le pays
  2. L’accès au droit à la santé et à un enseignement démocratique et qualifiant
  3. L’accès à une citoyenneté pleine et entière
  4. L’accès à une démocratie réelle

 

Il est remarquable de constater que tous ces mouvements sociaux et ces soulèvements se sont produits durant le mois de janvier. Nous pouvons alors parler, sans s’aventurer, du JANVIER DES REVOLUTIONS, qui ont marqué l’histoire de la Tunisie.

 

Pré-projet :

Titre proposé : Janvier, mois des révolutions tunisiennes

 

Thématique : la révolution du 14 janvier 2011, couronnement de l’accumulation des luttes sociales et démocratiques en Tunisie.

 

A l’occasion de la célébration de l’an UN de la révolution tunisienne, et l’émergence d’une nouvelle réalité politique avec l’accès de forces conservatrices au pouvoir, nous proposons l’approfondissement d’une réflexion commune entre les acteurs de la société civile autour du janvier des révolutions. Nous devons tirer les leçons nécessaires à la construction de la Tunisie de demain.

Notre proposition consiste en l’organisation d’une série d’actions et de manifestations (expositions de photos, débats, manifestations artistiques et culturelles, …) qui seront organisés pendant le mois de janvier 2012 dans le but de revenir sur les événements qui ont précédé le 14 janvier et les inscrire dans leurs contextes politique, social et historique.

L’importance des luttes sociales sera particulièrement mise en exergues durant cette manifestation. Cette manifestation multiforme permettra la rencontre entre les composantes de la société civile tunisienne avec les tunisiens résidents en France et leurs associations de l’immigration afin d’approfondir le débat. Enfin, elle permettra de faire un échange entre les acteurs de la société civile en Tunisie et ceux basés en France afin de définir un partenariat inscrit dans la durée pour la valorisation de l’implication de l‘immigration dans le débat national et l’amélioration des droits sociaux des Tunisiens travaillant en France.

La manifestation aura lieu à Paris, en Banlieue et dans des villes en province (Toulon, Bordeaux, …)

A l’initiative de l’ATF , cette manifestation sera organisée par un collectif formé par des associations tunisiennes de l’immigration en France et en partenariat avec la centrale syndicale ouvrière (l’UGTT), et de plusieurs acteurs de la société civile à savoir la ligue Tunisienne des Droits de l’Homme en Tunisie (LTDH), l’institut Arabe des Droits de l’Homme (IADH),  l’Union Syndicale des Travailleurs du Maghreb Arabe (USTMA) et le Centre des Etudes et d’Activités Ouvrières (CEAO) ainsi que le syndicat étudiant, (l’UGET).

 

Objectifs :

·       faire inscrire, par des expositions, des documentaires et des conférences et débats, la révolution de janvier 2011 dans sa perspective historique, en tant qu’aboutissement et résultat de successions de luttes sociales des couches populaires tunisiennes et souligner que les révoltes marquantes de ces luttes se sont déroulées pendant le mois de janvier tout au long des quatre dernières décennies de l’histoire de la Tunisie.

·      Permettre aux tunisiennes et tunisiens en France et à l’opinion publique de mieux appréhender les caractéristiques spécifiques de la révolution tunisienne afin de mieux saisir le processus actuel de la transition démocratique.

·      Instaurer un travail sur la mémoire, des luttes démocratiques tant en Tunisie qu’en France, à l’adresse des tunisiennes et tunisiens des deuxièmes et troisièmes générations afin de réhabiliter les générations postcoloniales et développer chez eux un comportement citoyen basé sur les valeurs de la république civique, démocratique et égalitaire ici et la bas.

·       Promouvoir un travail partenarial entre les associations tunisiennes de l’immigration et les organisations de la société civile en Tunisie pour développer une citoyenneté agissante et des solidarités nouvelles par delà les deux rives de la méditerranée.

Contenu :

·      Donner une réception le 14 janvier pour une célébration solennelle de la victoire du peuple tunisien et sa jeunesse sur la dictature.

·      Organiser quatre expositions des mois de janvier 1978, 1984, 2008 et 2011

1.    26/01/1978 : les luttes syndicales pour défendre l’existence de l’UGTT

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 23:48

INVITATION

 

Les élections du 23 octobre 2011 de l'Assemblée Nationale Constituante tunisienne ont été pour les tunisiennes et les tunisiens vivant à l'étranger l'occasion d'élire pour la première fois dans l'histoire du pays, leurs représentants-es à cette assemblée qui a pour mission principale de proposer au pays une nouvelle constitution à même de permettre la réalisation des objectifs de la révolution de la dignité.

 

Ces élections ont porté, au sein de la constituante, uhe majorité et une opposition et se sont ttraduites par un mode de gouvernance qui ne fait pas consensus parmi les élus-es et au sein de la société civile.

Cette actualité mouvementée interpelle les Tunisiennes et les Tunisiens résidents en France, qui ont élu des représentants à cette assemblée et qui suivent avec intérêt les évolutions.

A l'occasion du rfetour en France de Madame CHAABANE, secrétaire générale de l'ATF et élue PDM  dans notre circonscription France-Nord, l'ATF vous invite à une rencontre-débat avec elle autour du thème :

"Assemblée constituante et processus démocratique en Tunisie"

Jeudi 12 janvier 2012 à 19h00

Espace Farabi

3, rue Louis Blanc 75010 Paris

Métro Colonel Fabien L 2

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 23:45

INVITATION

 

Les élections du 23 octobre 2011, de l’Assemblée Nationale Constituante tunisienne ont été pour les tunisiennes et les tunisiens vivant à l’étranger l’occasion d’élire leurs représentants-es à cette assemblée qui a pour mission principale de proposer au pays une nouvelle constitution à même de permettre la réalisation des objectifs de la révolution tunisienne.

 

Ces élections ont porté, au sein de la constituante, une majorité et une opposition et se sont traduites par un mode de gouvernance qui ne fait pas consensus parmi les élus et au sein de la société civile.

 

Cette actualité politique mouvementée interpelle les Tunisiennes et les Tunisiens résidents en France qui ont élus des représentants à cette assemblée et qui suivent avec intérêt les évolutions.

 

A l’occasion du retour en France de Madame Nadia CHAABANE, Secrétaire Générale de l’ATF, élue PDM dans notre circonscription France-Nord, l’ATF vous invite à une rencontre-débat avec elle autour du thème :

 

«Assemblée nationale constituante et processus démocratique en Tunisie »

 

Le jeudi 12 janvier 2012 à 19h00

À l’espace Farabi, 3, rue Louis Blanc, 75010 Paris

M° Colonel Fabien, Ligne 2 & M° Louis Blanc, M° ligne 7

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 11:08

 Dynamique Citoyenne des Tunisiens à l’Etranger (DCTE)

 

 

Le 05 août 2011, une délégation de la Dynamique Citoyenne des Tunisiens à l’étranger (DCTE) composée de Hédi SAÏDI, Sylvie HANNE, Taoufik KARBIA  et Mohamed-Lakhdar ELLALA , a rencontré Monsieur le Ministre des Affaires Sociales, Monsieur Mohamed  BEN NACEUR et son Directeur de cabinet, Monsieur Habib  LOUIZI,  en présence de Monsieur Mohamed-Salah KHERIGI, Membre du Comité directeur de la Ligue tunisienne de défense des Droits de l’Homme et de l’Institut arabe des Droits de l’Homme.

La délégation a présenté la plate forme de la DCTE, en particulier les trois axes relatifs à la citoyenneté, la Culture, les droits, la mémoire et le développement solidaire.

 

1/ Citoyenneté

 

  • La pérennisation de la représentation des Tunisiens-es à l’étranger

Tout en exprimant sa satisfaction de la prochaine participation des Tunisiens-es en tant qu’électeurs et éligibles aux élections des membres de la future assemblée nationale constituante, la délégation de la DCTE a exprimé sa demande de la pérennisation de la représentation des Tunisiens-es à l’étranger dans les assemblées législatives et d’être éligibles et électeurs.

·        Le HCTE              

Les membres de la délégation ont insisté sur la nécessité de la création du Haut Conseil des Tunisiens-es à l’étranger (HTCE) en tant que lieu d’échanges  et de dialogue entre le mouvement associatif tunisien immigré et le gouvernement,  les établissements publics et les administrations tunisiens qui sont en charge des questions des Tunisiens-es à l’étranger.

La délégation de la DCTE a réitéré sa proposition, à savoir : le conseil d’administration du HCTE doit être composé de trois collèges : les représentants des établissements publics et administrations concernées par la question immigrée, les représentants des associations des Tunisiens-es à l’étranger et un troisième collège composé de personnalités pour leurs compétences, résidentes à l’étranger et en Tunisie.

 

2/ La question culturelle, l’apprentissage de la langue arabe et le travail sur la mémoire

Notre délégation a révoqué la deuxième proposition de sa plate forme, la création d’un institut culturel tunisien qui aura pour mission la promotion de la grande culture tunisienne et arabe et qui aura des antennes dans les grandes capitales du monde. La délégation a demandé à ce que le gouvernement actuel et ceux qui lui succéderont, consacrent le budget culturel à la production artistique et culturelle de haut niveau pour encourager la production artistique et culturelle, valoriser notre culture auprès de nos enfants, auprès de  la jeunesse et des peuples des pays de résidence et développer les échange interculturels.

 Les membres de la délégation ont critiqué la politique et les conditions d’apprentissage de l’arabe et ont réclamé l’abandon des politiques suivies jusqu’à nos jours. La DCTE a proposé :

·         La création d’un institut de la langue arabe qui validera des diplômes de langue arabe,

·         La révision de la politique d’apprentissage de l’arabe actuelle afin que les cours ne soient plus sentis par les écoliers et les collégiens tunisiens en tant que sanctions.

·         La délégation a demandé  le développement d’un travail sur la mémoire auprès des jeunes tunisiens.

3/ Le développement solidaire

Le troisième point évoqué a été celui du développement solidaire. La délégation a demandé  la révision de la législation et la réglementation qui encadrent le développement solidaire afin de permettre à  des petits capitaux de participer à un développement solidaire et donner la chance aux Tunisiens à l’étranger de participer directement au  développement des projets villageois comme des projets nationaux. Les membres de la délégation ont rappelé que les Tunisiens à l’étranger doivent être rassurés quant à l’avenir de leurs avoirs. La délégation a demandé que le gouvernement tunisien exige de l’Union européenne d’aider les projets de développement solidaire.

 

4/ Les questions sociales

 

ü  Les Tunisiens-es de Lampedusa

La délégation a évoqué la situation des Tunisiens sans papiers en Europe dont ceux de Lampedusa et l’urgence de négocier avec les gouvernements italiens et français ainsi qu’avec la commission européenne l’application à ces concitoyens des accords signés avec la Tunisie.

La DTCE a proposé des mesures urgentes pour venir en aide à ceux qui désirent rentrer en Tunisie en particulier pour ceux qui résident en France.

Le gouvernement français doit honorer l’accord de 2008 qui prévoit l’entrée en France de 9000 Tunisiens avec des contrats. Or il se trouve qu’il y a un grand déficit dans l’application de cet accord puisqu’en 2009 moins de 3000 personnes ont bénéficié du dit accord bilatéral.

La délégation de la DCTE demande :

·          que le gouvernement français régularise la situation de nos concitoyens dans le cadre de l’accord de 2008 et d’élargir la liste des métiers auxquels les Tunisiens-ens peuvent accéder.

·         Pour ceux qui souhaitent rentrer en Tunisie nous proposons que les gouvernements français et italiens, avec l’aide de la commission européenne assurent une formation qualifiante à  ces personnes, dans des activités couvrant les besoins du marché d’emploi et le marché économique tunisien, et non des voies de garages.

·         La création d’un fond alimenté par les gouvernements européens ayant des accords bilatéraux avec la Tunisie et par la Commission européenne,  qui aidera les personnes candidates au retour volontaire à investir dans des projets économiques viables. Le Gouvernement tunisien doit participer à la création de ce capital d’investissement.

 

ü  L’insertion des femmes immigrées tunisiennes et le 3ième Âge immigré tunisien

Les membres de la délégation ont évoqué le taux important de l’échec scolaire des enfants des immigrés tunisiens et la nécessité d’un effort spécial pour des cours de soutien et d’aide scolaire. Et d’aide aux familles pour les inciter à s’approprier l’école et être des acteurs de la vie scolaire de leurs enfants.

Deux questions importantes ont été évoquées par les membres de la délégation :

·         L’apprentissage du français pour les mères en particulier. Ce qui permettra leur intégration sociale et aura des effets positifs sur le cursus scolaire de leurs enfants

·         La question du 3ième âge : La délégation a réclamé à ce que le gouvernement tunisien s’intéresse de prés à la situation des personnes âgées immigrées tunisiennes qui ont choisi de continuer à vivre en France et dont le nombre ne cesse de croitre,

 

Réponses du Ministre des affaires sociales et de son Directeur de cabinet

Après avoir entendu notre délégation Monsieur le Ministre a remercié notre collectif pour ces propositions. Il a promis la défense de la pérennisation de la participation des Tunisiens-es aux assemblées législatives.

Il a été sensible à l’intérêt d’une véritable vie associative indépendante, et souhaite engager un dialogue approfondi entre le gouvernement et le monde associatif, hors de toute logique purement descendante.

Le Ministre a reconnu l’importance de la culture et d’un lieu culturel d’envergure nationale. Il a cependant fait part des limites financières et de la nécessité de partager les moyens sur l’ensemble de ces besoins.

Monsieur le Ministre nous a informé que son Ministère prépare la refonte de la politique du gouvernement tunisien envers les Tunisiens-es à l’étranger afin d’adapter la politique gouvernementale aux évolutions que connaît l’immigration tunisienne, des aspirations des Tunisiens à l’étranger et l’émergence de nouvelles catégories sociales des Tunisiens à l’étranger. Il a annoncé que notre collectif la DCTE y serait associé.

L’objectif étant que les Tunisiens à l’étranger vivent pleinement leur citoyenneté et participent sur le même pied d’égalité à la construction de notre pays

Il a promis une présence forte de l’Etat à côté des associations des Tunisiens à l’étranger et d’en finir avec l’ancienne politique partisane.

Dans la réunion avec Monsieur le Directeur, M. Habib LOUIZI nous a informés que le Ministère des affaires sociales va bientôt proposer au gouvernement des nouvelles propositions qui feront la rupture avec l’ancienne politique. Il nous a indiqué que l’OTE doit soutenir activement le mouvement associatif immigré.

 

Nous remercions Monsieur Mohamed Ben NACEUR, Ministre des affaires sociales, Monsieur Habib LOUIZI, Directeur de son Cabinet pour nous avoir reçus ainsi que nos amis Messieurs Mohamed-Salah KHERIGI et Mourad ALLAL pour leur aide

 

Tunis, le 08 août 2001

DTCE

Associations Signataires

ALIF’S (Bordeaux) Association JISR (Lille), ATF-Aquitaine (Bordeaux), ATF-Haute Savoie Annecy) ATF-Nord Roubaix) , ATF-Var (Toulon), ATF-13 (Marseille), ATF -Bureau National,  (Paris )Association de Solidarité fraternité Méditerranéenne   ASFM, (Saint-Etienne) Citoyens Solidaires,  Compagnie Mare Nostrum,  Espace Farabi (75) ,  Filigrane (75) , IDEAL 92,  Le Repère Des Entrepreneurs (paris) , Le Réseau Euromaghrébin, Citoyenneté et Culture- REMCC (75)  UGET France (75),  Union des Tunisiens de l’EST (Montbéliard), Union pour la Tunisie (UNI’T)

Personnalités signataires

BARAKET Rafik (Paris 75),  BARIRA Mohamed (Marseille 13), BEL HAJ Aymen (Paris 75, jeune indépendant),  BEL HAJ Nouora (Nice 06), BEL HAJ Raouf (Seine et Marne 77),  BENHAMED Mohamed (Milan, Italie), BEN SALEM Abdellatif (Paris 75),  BOUALI Skander (Nantes 44), BOUALI Tahar (Padova, Italie), ELBAHRI Moncef (Paris 75), GHARBI Bechir (Haute-Savoie 74),  HAFSI Ammar (Paris 75),  HAFSI Naji (Ivry 94),  HAMROUNI Mohamed (Paris 75),  JABER Ali (Paris 75), JANI Belgacem (Val d'Oise 95),  JOUINI Mohamed (Paris 75), SENOUSSI Dalinda (Dunkerque 59), SENOUSSI Lamine (Dunkerque 59),  SLIMANI Mourad (Gennevilliers 92), TARHOUNI Nadia (Paris 75) , Makram ben Azzouz ( Québec Canada)  AMARA Ahmed (95)

 

http://www.facebook.        

http://www.facebook.com/dynamique.tunisie

 

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 19:37
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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 18:48

le-peuple-veut-copie-1.jpg

 

 

Exposition Graphique

 

"le peuple veut"

du 4 au 26 juillet 2011

du lundi au vendredi de 8h30 à 17h

le jeudi jusqu'à 19h00

le samedi de 9h00 à 12h30

 

Mairie du 10ème arrondissement

Salle des fêtes

72, rue du faubourg St Martin

métro : chateau d'eau / gare de l'est

 

Vernissage le 5 juillet à 19h30

 

Débat le 7 juillet à 19h00

"Tunisie, de la révolution à la constituante: les enjeux"

 

 

Exposition proposée par :

l'ATF, Centre de graphisme d'Echirolles, l'Ecole supérieur d'arts et média de Caen, Institut Français de Tunisie, Traversée,

et soutenue par la Mairie du 10ème.

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 23:58

 

 

 

A l'occasion de la semaine de l'égalité 2011, l'ATF organise


1- Une Exposition Photos :

"les femmes dans la révolution tunisienne"

du 16 au 21 mai  à l'Espace Farabi
3-5 rue Louis Blanc 75010 Paris

Métro Colonel Fabien

Accès libre
de 10h00 à 13h00 tous les jours sauf Samedi-Dimanche


2- Une conférence débat :

"Femmes tunisiennes discriminées  ici et là bas"

Le 20 mai 2011 à 19h00


avec la participation de :

Fériel Kachoukh

Wassila Ltaief

Nadia Chaabane


Mairie du 10ème salle des mariages
72, rue du Faubourg Saint Martin
75010 Paris

Métro Château d'Eau / Gare de l'Est

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 15:01

Vendredi 29 avril 2011, par Alain Gresh

Ils sont 30 000 Libyens à avoir fui les troubles, la pauvreté, l’incertitude. Ils se sont réfugiés en Tunisie. Ils n’ont pas été accueillis par les imprécations de Claude Guéant, les rafles policières, le racisme des dirigeants italiens. Si 2 500 d’entre eux vivent dans des camps de tentes, la grande majorité se sont installés dans des maisons, avec des familles, dans des villages – la région où ils sont hébergés ne compte que 150 000 habitants.

Le journaliste Scott Sayare, du New York Times (29 avril), rend compte, depuis la ville de Tataouine, de l’extraordinaire solidarité des Tunisiens (« Thousands Fleeing Qaddafi Bask in Tunisia’s Hospitality »). Il reprend les déclarations de Firal Kayas, porte-parole du Haut comité aux réfugiés des Nations unies, affirmant qu’il n’a jamais rien vu d’équivalent et que cette générosité des Tunisiens est d’autant plus remarquable que le pays vient de vivre une révolution.

Le journaliste raconte comment une famille a accueilli dix réfugiés libyens, les a installés dans les pièces qu’elle habitait et s’est contentée de la partie de la maison qui n’était pas encore terminée. Comme l’explique le maire de Tataouine, « la générosité et la fraternité ont pris le pas sur toute autre considération ». Pour M. Guéant, la fraternité est un simple mot creux inscrit sur les frontons de la République.

Bien sûr, explique le journaliste, des tensions existent. Mais les autorités ne les attisent pas et essaient de trouver des solutions concrètes.

A l’heure où l’Union européenne pousse à l’unisson de grands cris à l’idée d’accueillir quelques milliers de réfugiés, il faut souligner également que la Syrie et la Jordanie ont accueilli, sans bruit, 1,5 à 2 millions de réfugiés irakiens après l’invasion américaine de 2003 (lire Theodor Gustavsberg, « Silencieux exil des Irakiens en Syrie », Le Monde diplomatique, septembre 2008.)

Rappelons avec force : les réfugiés vivent au Sud et c’est le Nord qui a peur. L’Union européenne a installé à ses frontières un dispositif de mort (« Mourir aux portes de l’Europe »), ce qui ne l’empêche pas de multiplier les déclarations indignées sur les violations des droits humains.

Révoltes arabes. Une université populaire les 13 et 14 mai

Attention : nombre de places limité, inscription obligatoire : iremmo.up@gmail.com – ou 01 43 29 05 65

Vendredi 13 et samedi 14 mai 2011 Siège de l’iReMMO, 5, rue Basse des Carmes, Paris 5e (métro Maubert-Mutualité)

Alors que les peuples se soulèvent de la Tunisie à l’Egypte, du Maroc à la Syrie, de Bahreïn au Yémen, le blog Nouvelles d’Orient et l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) vous proposent un cycle de conférences sur les révoltes et révolutions dans le monde arabe.

Vendredi 13 mai, 18h - 20h
« Place du soulèvement de 2011 dans l’histoire du monde arabe »
Elizabeth Picard, directrice de recherches au CNRS

Samedi 14 mai, 10h30 - 12h30
« Révolte arabe, unité des aspirations, diversité des situations »
Alain Gresh, animateur du blog Nouvelles d’Orient

Samedi 14 mai, 14h -16h
« Où ont disparu les islamistes ? »
Burhan Ghalioun, directeur du Centre d’Etudes sur l’Orient Contemporain

Samedi 14 mai, 16h30-18h30
« Le rôle des armées et des services de sécurité »
Bassma Kodmani, directrice de l’Arab Reform Initiative

Participation : 8 euros par séance (5 euros pour les étudiants & chômeurs) ou 20 euros pour l’ensemble de la formation (12 euros étudiants & chômeurs) - Règlement sur place.
Source TERRA : http://blog.mondediplo.net/2011-04-29-Refugies-l-honneur-de-la-Tunisie

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 14:53

Je suis dans le métro de retour d'une visite aux réfugies tunisiens regroupes par centaines (peut être 500 ?) dans un square de la Porte de La Vilette jouxtant le périf.

Ils survivent en plein air, jour et nuit, dans des conditions d'hygiène déplorables et ne reçoivent comme aide alimentaire que des repas servis par l'association "la Chorba pour tous".  Il y a peu de présence d'acceuil francaise, juste quelques militant-e-s de partis politiques a gauche du PS, une assocation tunisiennne et "des barbus"  vivant en france assez nombreux.

Concernant les âges, il y a sans nul doute des mineurs. Le plus grand nombre a entre 18 et 35 ans. Il y a quelques hommes murs. Les 95% sont des hommes.

Ces personnes n'ont pas l'air déprimées. Elles affichent une belle solidarité entre elles, font de la musique traditionnelle et dansent ! Je me suis aventure jusque dans les fonds du square, je ne m'y suis pas senti en insécurité.

A ma question: "pourquoi venir en France au moment ou les choses vont changer en Tunisie", ils répondent qu'ils-elles ne croient pas au changement.

Je reviens dégouté et démoralisé par ce spectacle d'abandon. J'ai mal a ma France, honte du mépris du peuple français et de nos dirigeants minables au service d'eux-elles même.

Je suis rentré hier soir de Bulgarie ou j'ai a nouveau fait l'expérience concrète de la générosité des pauvres !

Sommes nous trop riches pour savoir être généreux !...

Je vous embrasse.

D., 1 mai 2011

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 14:37

Bonjour à tous,

Nous voilà rentrés de Tunisie où nous pensions passer une semaine de repos total à ne rien faire et à ne penser à rien... mais l'actualité en a décidé autrement !

Suite à la révolution tunisienne, les langues se sont déliées et les tunisiens sont ravis de pouvoir enfin dire aux touristes intéressés tout ce qu'ils ne pouvaient pas exprimer auparavant, et ils ont de quoi parler des heures et des heures ! Discussions passionnantes et interminables donc, mais ce n'est pas tout.

Dès le début de la semaine, nous avons vu débarquer 350 réfugiés à l'hôtel, venant tous de Lybie et n'ayant pas mangé depuis 5 jours... sacré choc pour nous autres ! J'ai réalisé en les regardant que je ne connaissais pas du tout la vraie faim.

En tentant de communiquer avec eux dans un anglais très accentué thaïlandais, nous avons compris qu'ils n'avaient eu le temps de rien récupérer avant de partir et qu'ils n'avaient même plus de papiers. Ils travaillaient en Lybie pour une grosse boîte allemande de BTP, qui a gardé tous leurs papiers et n'a pas pris en charge leur rapatriement vers la Thaïlande.

Nous avons ensuite compris que la ville de Zarzis vers laquelle nous nous trouvions était remplie de réfugiés également, dormant dans tous les lieux publics, les mosquées et même chez l'habitant.

Les tunisiens ont conscience d'être à l'origine de ces révolutions et prennent à cœur leur responsabilité en accueillant les bras ouverts  tous ces réfugiés. Ils étaient tous étrangers, employés en Lybie comme main d'oeuvre à très bas prix, la plupart par des entreprises européennes...

Mardi, les ONG n'étaient pas encore sur place, mais tout était pris en charge par l'armée et le peuple tunisien. Nous avons vu des familles entières dans Zarzis apporter leurs tapis et leurs matelas pour donner un lit aux réfugiés, les hommes distribuer les quelques médicaments qu'ils avaient, les femmes cuisiner des énormes couscous et distribuer des parts dans les rues, les hôtels organiser des distributions de sandwichs et ouvrir grand leurs portes (sauf le Club Med...).

Une belle leçon de solidarité...

Le mercredi sont arrivés à l'hôtel les représentants et coordinateurs de toutes les ONG présentes sur le terrain. 92 000 réfugiés avaient déjà passé la frontière, des campements de fortune installés tout le long des routes, et toujours pas d'eau. Deux enfants sont morts de froid dans la nuit du mardi au mercredi. Les premiers campements de l'UNHCR ont été montés et des listes circulaient pour toutes les denrées alimentaires manquantes.

Spontanément, chacun s'est mobilisé pour charger des voitures, des charrettes, des taxis et aller remplir les entrepôts des ONG.

C'était tout simplement incroyable.

A l'hôtel, les touristes aussi ont donné beaucoup d'argent. Jeudi, nous voilà donc partis, 4 touristes et 3 taxis, faire les courses avec cet argent, remplir les coffres pour aller déposer tout cela sur le campement de l'armée tunisienne à la frontière lybienne.

Mais nouvelle surprise : après les thaïlandais, les chinois et les égyptiens, les nouveaux arrivants venaient du Bengladesh. Ils étaient apparemment les plus exploités, les plus démunis et avaient fait la route à pied depuis Tripoli. Lorsque nous sommes arrivés sur place, une procession de 10 km d'hommes à la queue leu leu avait déjà passé la frontière dans un calme impressionnant. Ils nous rencontraient avec le sourire, tout étonnés d'être accueillis, prenant en s'excusant et en nous bénissant les bouteilles d'eau que nous leur tendions.

Samedi soir, plus de 100 000 réfugiés avaient déjà quitté l'aéroport de Djerba à destination principalement de leur pays d'origine, mais aussi quelques uns vers l'Europe. A Zarzis et Djerba, tout s'est passé dans le calme et la spontanéité. Personne n'avait peur de personne (sauf au Club Med...) et chacun s'est senti avant tout concerné et responsable de ce qui est en train de se passer.

J'espère que nous entendrons parler dans les médias où par internet de la réaction du peuple tunisien, et pas seulement des sondages qui annoncent que 67% des français ont déjà peur d'être envahis. Nous allons bientôt ouvrir un blog avec Nicolas, pour y déposer quelques photos et témoignages de touristes et de tunisiens qui ont tenu à parler et nous ont demandé de diffuser ce qu'ils avaient à dire. Nous vous donnerons l'adresse dès qu'il sera créé.

Ce mail est un peu long mais l'émotion a été très forte pendant toute cette semaine et j'avais besoin de la partager !

E. G., 3 mai 2011

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