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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 21:15

L'Association des Tunisiens en France (ATF) et le Réseau euro maghrébin citoyenneté et culture (REMCC) 

 
Appellent tous les républicains, démocrates et les humanistes de France à participer à la cérémonie de l'hommage national à Samuel Party, enseignant décapité le vendredi 16/10/2020, par un djihadiste, le mercredi 21/10/2020 dans la cour de la Sorbonne à la fin de l'après midi, pour défendre la liberté d'expression, de pensée et de conscience et exprimé leur volonté de combattre les terroristes et le racisme et la haine, 
 
Paris, le 20/10/2020


Communiqué : Nous n’admettons aucune justification à la violence et à la barbarie

 

 

 Depuis le vendredi 16 octobre 2020, la France est plongée dans l’effroi après la décapitation du professeur d’histoire-géographique Samuel Paty près d’un collège de Conflans-Sainte-Honorine, par un terroriste islamiste russe d’origine tchétchène, au motif que la victime avait montré des caricatures dans un cours sur la liberté d’expression

.

Cet assassinat a suscité dans notre association et chez nos adhérents-es un sentiment de sidération, d’émotion et de révolte contre ce crime hideux qui porte la signature de Daech.

 

Le Bureau National et le Conseil National de l’ATF, qui depuis sa création, lutte contre tous les intégristes et les jihadistes et leurs projets :

·   Condamnent avec force le crime barbare

·   Présentent ses sincères condoléances à la famille du professeur Samuel Paty et à ses collègues enseignants et leur expriment leur solidarité totale dans ces moments difficiles,

·   Rappellent que les premières victimes des violences des jihadistes extrémistes sont les populations musulmanes et/ou de culture musulmane, qu’ils vivent dans les pays arabes et musulmans, en Europe, ou bien aux Etats unis et ailleurs et qui paient un prix fort.

·   Appellent les républicains, démocrates et les humanistes de France à refuser le discours de haine et de racisme et à ne pas faire assumer aux Français musulmans et les populations immigrées musulmanes ou de culture musulmane la responsabilité de cet assassinat.

Nous invitons, plus particulièrement, tous les musulmans, les imams et les théologiens à théologiens à s’engager et à combattre le faux argument des terroristes usurpateurs de l’islam et selon lequel « une offense au prophète Mohammed mérite punition » et donner un avis clair sur la liberté d’expression et de la liberté de conscience.

 

-    Nous refusons tous les fanatismes

-    Nous refusons le jihadisme

-    Nous combattons l’obscurantisme et l’ignorance

-    Nous n’admettons aucune justification à la violence et la barbarie

Paris, le 19 octobre 2020

 

Le Bureau National et le Conseil National de l’ATF et le Bureau du  REMCC

 
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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 13:54
Petite contribution à votre réflexion
REACTION AU DISCOURS D'E. MACRON AU SUJET DU "SEPARATISME DE L'ISLAM POLITIQUE RADICAL"
Interview accordée à Christian Verdet d'ITV le 4 octobre 2020
Pour Cherif Ferjani (*) le problème c’est qu’Emmanuel Macron, qui veut une reconquête de la République, ne dit pas pourquoi celle-ci a perdu des territoires. Le professeur de science politique et d’islamologie a l’impression que le président met tout sur le dos de l’islam politique radical, qui doit être combattu mais qui n’est pas à l’origine de tous les problèmes de la France comme le laissent entendre les solutions préconisées par Macron. Le chef de l’État semble oublier qu’il y a d’autres facteurs, notamment la remise en cause des services publics depuis plusieurs décennies. « Le chef de l’État se doit de réunir, d’apaiser la peur et transcender les clivages. Pour proposer de vraies solutions il doit proposer un vrai diagnostic, or le sien est sournois », analyse l’enseignant qui propose des pistes de réflexions autour de quelques mots-clés.
Néolibéralisme : « Depuis les années 1980 le néolibéralisme c’est traduit par moins d’État, moins de services publics. Si le communautarisme a gagné du terrain, c’est parce que les gens n’avaient plus d’autres choix que se tourner vers les solidarités de leur communauté et que ceci a été instrumentalisé par des gens qui avaient d’autres desseins que l’aide sociale. Macron surfe sur une opinion pour la caresser dans le sens du poil, il s’adresse à une population qui a peur de ce qui se passe en Lybie, ou en Syrie et sur divers fronts du jihadisme attirant des jeunes et des moins jeunes radicalisés. Rien n’est dit sur les droits sociaux, économiques remis en cause par le néolibéralisme ? Le Président a parlé, durant la crise du Covid, d’un retour de l’État providence , et là on l’oublie, on détourne l’attention des vrais problèmes. »
Séparatisme : « Le terme séparatisme n’est pas nouveau. Il a été utilisé pour les Basques, les Corses, les Catalans, voire dans les Antilles, dans les années 60, par le général De Gaulle. Le concept du séparatisme a aussi été utilisé en 1939, après l’échec du Front populaire, pour interdire les communistes, accusés d’être à la solde de l’URSS, d’où cette impression qu’il s’agit plus de faire peur que de s’attaquer aux vrais problèmes qui menacent le vivre ensemble. »
Carence : « Ce qui est préconisé en terme de lutte contre ce qui est désigné comme du séparatisme existe déjà. Il suffirait de mettre en œuvre les lois qui existent, montrer les insuffisances s’il y en a avant de proposer une loi qui désigne une partie de la population. Le discours de Macron est un discours qui manipule des peurs sans poser les vrais problèmes. La vraie question serait : quelles sont les insuffisances de la législation et comment y remédier ? »
Imams et éducation : « Depuis des années nous, enseignants et militants associatifs, nous disons que les imams formés à l’extérieur n’arriveront à rien. Un imam, en France, doit tenir compte de la diversité culturelle er religieuse de la société française, de l’histoire, de la législation, de la laïcité. Depuis les années 1990 nous avons soumis l’idée d’un enseignement scientifique concernant les religions. Avec l’institut supérieur des religions et de la laïcité (ISERL), nous avons développé l’idée d’un endroit où des cadres religieux pourraient être formés à une meilleure compréhension de la religion dans la société, en respectant les lois de la République. C’est resté lettre morte ; et maintenant on agite l’islamisme comme une menace, afin de proposer cette loi sur le séparatisme. En ce qui concerne les cours d’arabe, malgré nos alertes et nos demandes répétées, les pouvoirs publics ont profité de l’enseignement dispensé par les associations pour fermer des classes dans les écoles publiques. »
Responsabilités : « Le responsable de cette situation ce n’est pas l’Islam politique radical, qui n’a fait que surfer sur un terrain vacant, sur des besoins de la population. Le vrai problème c’est le néolibéralisme et sa volonté de suppression des services publics. On l’a vu lors de la crise du COVID, avec le recul du service public dans la santé. On peut également le voir dans divers secteurs où les acteurs sociaux et culturels n’ont plus les moyens de jouer leur rôle. Mais tout cela est oublié, et on ne désigne qu’un responsable : l’islam politique radical. Il ne faut pas, bien sûr minimiser la menace que représente cette mouvance, comme toutes les autres tentations de repli identitaires, mais il convient de bien prendre en compte le recul, le déficit de services publics pour combattre de façon efficace tous ces replis. »
Repli identitaire : « Pourquoi ne parle-t-on pas de l’extrême-droite dans ces menaces pour le vivre ensemble ? Il n’y a pas que l’islam radical. Bien sûr il faut lutter contre le radicalisme islamiste ; mais pas seulement. Il faut lutter contre toutes les idéologies bâties sur des replis identitaires qui, encore une fois, n’auraient pas le succès qu’elles ont si on avait continué à développer les services publics. »
(*) Cherif Ferjani habite dans les Monte du Lyonnais. Il a été professeur de science politique et d’islamologie à Lyon 2. Il est, par ailleurs, membre du comité de pilotage de l’institut supérieur d’étude du religieux et de la laïcité. Professeur honoraire de l’Université Lyon2, Président du Haut-Conseil de Timbuktu Institute-African Center for Peace Studies, chercheur associé de plusieurs laboratoires et centres de recherches dont, l’ISERL à Lyon, et Dirasset Maghrébines et l’IRMC à Tunis ; auteur de travaux concernant l’étude comparée des religions et des systèmes politiques, la gestion de la diversité culturelle et religieuse, la sécularisation et la laïcité, les droits humains, l’histoire des idées politiques et religieuses, dont : De l’islam d’hier et d’aujourd’hui, Nirvana Editions et Presses de l’Université de Montréal, 2019, Pour en finir avec l’exception islamique, Éditions Nirvana, Tunis 2017, Al-'almana wa'l-'almâniyya fî'l-fadhâ'ât al-islâmiyya (Sécularisation et laïcité dans les espaces musulmans), Dâr al-Tanweer, Beyrouth, 2017, Religion et démocratisation en Méditerranée, Éditions Riveneuve, Paris 2015/ Nirvana, Tunis 2016, Le politique et le religieux dans le champ islamique, Fayard, Paris 2005, Islamisme, laïcité et droits humains, Amal Éditions, Tunis, 2012 (l’Harmattan, Paris, 1992), Les voies de l’islam, approche laïque des faits islamiques, Le Cerf, Besançon/Paris, 1996, et d’un livre autobiographique : Prison et liberté, Mots Passants, Tunis, 2015, Nirvana, 2019
Mohamed Chérif FERJANI
Professeur Honoraire de l'Université Lyon2, Président du Haut Conseil Scientifique de Timbuktu Institute, African Center for Peace Studies
https://timbuktu-institute.org/ VDN derrière OCHA – Sacré-Coeur 3 – BP 15177 CP 10700 Dakar Fann – SENEGAL.
Tel (+33)637656631

 

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 13:16

Tribune collective signée par la LDH

LIRE LA TRIBUNE DANS MEDIAPART

La question des squats revient périodiquement sur la scène médiatique, s’agissant soit d’occupation d’immeubles vacants par des sans-logis, soit d’occupations illégales du « domicile d’autrui ». En septembre, un débat a été lancé à la suite de l’occupation d’une résidence secondaire à Théoule-sur-Mer. Quelques autres affaires médiatisées les jours suivants ont fait enfler la polémique, et ont conduit le rapporteur de la loi Asap (accélération et simplification de l’action publique) à présenter un amendement contre le squat de résidences secondaires avec le soutien du Gouvernement.

Personne n’y aurait trouvé à redire s’il s’était agi uniquement de mieux protéger le domicile d’autrui, y compris sa résidence secondaire, et de renforcer l’obligation du Préfet à agir, c’est-à-dire activer une procédure d’expulsion en quelques jours et sans jugement pour régler ces situations somme toute très rares.

La grande majorité des sans-logis s’abrite dans des locaux vacants. Comment le leur reprocher, alors que les pouvoirs publics laissent des dizaines de milliers de personnes dans la rue en dépit de leurs obligations légales, que la crise du logement continue de s’aggraver avec au moins 250 000 personnes sans domicile et que l’INSEE a recensé 3,1 millions de logements vacants ?

Pourtant, à quelques jours de l’adoption définitive du projet de loi – dont certains amendements très dangereux ont pu être écartés- nous restons gravement préoccupés par trois aspects de ces nouvelles dispositions dites “anti-squat”, car elles peuvent s’appliquer aux occupants de logements et locaux vacants.

Le texte ajoute une notion floue précisant que l’expulsion administrative ou extra-judiciaire, c’est à dire sans jugement et sur décision du préfet, peut être employée en cas d’introduction et de maintien dans le domicile d’autrui, « même quand il ne s’agit pas de sa résidence principale ». Cette formulation peut entrainer des interprétations excessives et être détournée au profit de propriétaires de logements vacants, de bailleurs peu scrupuleux qui louent leur logement « au noir » ou de marchands de sommeil qui présenteraient leurs locataires comme des squatteurs pour obtenir une expulsion expéditive.

Il faut donc encadrer de façon stricte ces termes pour limiter au maximum ces expulsions extrajudiciaires, véritable recul de démocratie. En effet, l’absence du juge dans cette procédure remet en cause les droits fondamentaux des occupants, qui n’auront pas la possibilité de faire entendre leur cause en amont de l’expulsion. Il faudrait aussi donner des instructions nécessaires à la poursuite des auteurs d’expulsions illégales de leurs locataires, délits bien plus fréquents et trop souvent passés sous silence.

Le texte permet aussi à « toute personne agissant dans l’intérêt et pour le compte » du propriétaire de demander au préfet l’expulsion sans jugement et sans délai. Cette formulation, vague à nouveau, permet à une personne qui n’est ni le propriétaire ni l’usufruitier, ni l’occupant de bonne foi, d’agir au nom de leur intérêt alors même que ceux-ci, n’ont pas choisi d’engager cette procédure accélérée. Nous demandons le retrait de ces deux formulations, dangereuses car trop floues lors de la Commission mixte paritaire du 28 octobre.

Enfin, nous sommes extrêmement préoccupés par le triplement des sanctions pénales visant les squatteurs, car il ouvre la possibilité, sur décision du parquet, d’arrêter l’ensemble des occupants de locaux vacants en attendant de les déférer en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Cette mesure traduit le climat très agressif à l’égard des occupants sans titre qui a entouré ce débat : surmédiatisation d’affaires certes préoccupantes mais marginales, appels à la criminalisation des squatteurs à l’Assemblée nationale par certains députés.

Est-il nécessaire de rappeler que certaines personnes sans-logis sont contraintes de « squatter » faute de logement disponible pour elles, dans un pays où le nombre de sans-abris explose, et alors même qu’elles ont parfois engagé toutes les démarches en vue de leur relogement, voire que l’Etat peut avoir été condamné à les reloger dans le cadre du droit au logement opposable ? Il nous semble absurde de durcir la législation en pleine crise sanitaire, alors que celle-ci a démontré à quel point le logement était un déterminant essentiel de la santé.

Nous attendons des parlementaires et du gouvernement qu’ils s’attachent à résoudre la crise du logement, cause majeure des difficultés que prétendent traiter ces modifications législatives, qu’ils mettent en place de véritables outils pour lutter contre des conditions de vie et d’habitat toujours plus indignes dans notre pays et qu’ils appliquent et renforcent les lois protégeant les sans-logis, les mal -logés et les locataires, telles que la loi DALO du 5 mars 2007, le droit à l’hébergement, la mobilisation des logements vacants, l’encadrement des loyers ….

Le projet de loi de finances 2021 qui sera bientôt débattu au Parlement offre une réelle opportunité à nos élus de lutter bien plus efficacement contre la pauvreté et la crise du logement pour celles et ceux qui n’ont pas d’autre refuge que le squat : construire 200 000 logements sociaux dont 60 000 logements très sociaux, renforcer le « Logement d’abord » , rétablir les APL, taxer les profits immobiliers, financer un moratoire sur les expulsions sans relogement, investir davantage dans la résorption des bidonvilles, financer la domiciliation… La mobilisation des parlementaires et du gouvernement sur de tels enjeux permettrait de commencer à réparer le problème plutôt que d’aggraver encore la situation.

Paris, le 18 octobre 2020

LIRE LA TRIBUNE DANS MEDIAPART

Signataires : AC!, AFVS, Aitec, Association Dalo, ATD Quart monde, ATMF, Attac, CGT, CNL, Collectif national droits de l’Homme Romeurope, Coordination nationale Pas sans nous, Copaf, Dal, Fasti, Fédération nationale des Samu sociaux, Femmes Égalité, Halem, Indecosa-CGT, LDH, MDM, RESF, Secours catholique, Solidarités nouvelle pour le logement, Syndicat de la magistrature, UJFP, Union syndicale Solidaires, ACDL, Collectif du 5 novembre-Noailles en colère (Marseille), Collectif logement Paris 14, Collectif Chabatz d’entrar, Collectif Sortir du silence, Paris d’exil, RUSF 13, RUSF 14, Un centre ville pour tous (Marseille)

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17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 18:02

Santé

Palpitations du coeur : quand faut-il s'inquiéter ?

 

Des palpitations fréquentes chez une personne âgée doivent pousser à consulter un médecin.

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© Adobe Stock, Dragana Gordic

Annabelle Iglesias

Quand le cœur se met à battre trop vite ou de façon irrégulière sans effort physique particulier, cela peut inquiéter. Ces troubles du rythme cardiaque ne sont généralement pas graves. Certains signes doivent toutefois pousser à consulter.

On parle de palpitations quand le coeur se met à battre trop vite, à savoir plus de 100 battements par minute ou de façon irrégulière, ce qu'on appelle aussi arythmie. Dans la plupart des cas, ces épisodes sont brefs et provoqués par l'anxiété ou l'émotion. Chez une personne en bonne santé, ils n'ont aucune incidence grave. Et plus on avance en âge, plus les palpitations sont fréquentes.

Quelles sont les causes des palpitations ?

Le stress, le surmenage ou encore le manque de sommeil peuvent être à l'origine de palpitations. La consommation d'excitants comme le café, les boissons énergisantes et la nicotine sont des facteurs de risque de palpitations. Les troubles du rythme cardiaque sont également favorisés par certains médicaments (antidépresseurs) et la déshydratation. Enfin, certains troubles comme l'anémie, une forte fièvre, l'hypoglycémie et l'hyperthyroïdie peuvent être responsables de palpitations.

Gare aux palpitations qui s'accompagnent d'autres symptômes !

Dans certains cas, les palpitations doivent être prises au sérieux car elles constituent des signes avant-coureurs de problèmes plus graves. Il est conseillé de consulter rapidement un médecin si :

• Les palpitations sont fréquentes ou s'intensifient dans le temps.

• Elles s'accompagnent d'autres symptômes tels qu'un essoufflement, des douleurs dans la poitrine, un malaise général et une confusion.

• S'il y a des antécédents cardiaques dans la famille ou personnels.

• La personne est âgée.

"S'il existe des antécédents, les palpitations sont potentiellement dangereuses et peuvent être des signes avant-coureurs d'un malaise cardiaque", avertit le Dr Kouakam, cardiologue, interrogé par Lefigaro.fr. En effet, elles peuvent être le signe d'une tachycardie ventriculaire pouvant conduire à une fibrillation ventriculaire susceptible de provoquer un arrêt cardiaque.

Pour s'assurer qu'il n'y a pas de problème grave, le médecin procède à un interrogatoire du patient, un examen clinique et un électrocardiogramme.

Que faire en cas de palpitations ?

Dans la plupart des cas, les palpitations disparaissent d'elles-mêmes. Elles peuvent être atténuées grâce à des techniques de gestion du stress comme la sophrologie, la respiration, le yoga... Chez les personnes anxieuses sujettes aux palpitations, des anxiolytiques peuvent être prescrits. Le sport reste aussi un bon moyen d'évacuer le stress et d'éviter la survenue de palpitations. La santé du coeur étant en partie influencée par l'hygiène de vie, il est important d'en prendre soin en modérant sa consommation d'excitants, en arrêtant le tabac et en bougeant !

Sources : Fédération française de cardiologie (FFC) / Lefigaro.fr

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 11:44

Pour signer cet appel envoyez un e-mail à fondationffanon@gmail.com

 

 

 
« Chaque fois qu’un homme a fait triompher la diginité de l’esprit, chaque fois qu’un homme a dit non à une tentative d’asservissement de son semblable, je me suis senti solidaire de son acte » Peau noire, masques blancs
 
 
En soutien à Danièle Obono, contre le racisme décomplexé de Valeurs Actuelles

 

Rassemblement au Trocadéro
 
Samedi 5 septembre 17h !

 

Une députée noire portant les chaînes de l’esclavage au cou !

 

C’est par cette image que Valeurs Actuelles a illustré son roman-fiction de cette semaine, intitulé « Danièle Obono au temps de l’esclavage ».

Le « journal » d’extrême-droite, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de racisme, pousse ici sa nostalgie du colonialisme et de la mise en esclavage à son paroxysme, entre iconographie esclavagiste et révision de l’Histoire.

 

Alors que cet essai-fiction a pour objet d’imaginer que « chaque semaine, un personnage emprunte les couloirs du temps », Valeurs Actuelles choisit, pour le premier personnage Noir de cette série, de le renvoyer en Afrique au temps de l’esclavage et de lui faire porter les chaînes.

 

L’Afrique y est ici décrite selon les clichés européens les plus communs : elle réunit des femmes dont les lèvres sont écartelées et des hommes rétrogrades, au milieu de cafards grouillants et de tam-tam chantant.

 

Des silhouettes d’Africains ornent la mise en page du roman, des femmes et des hommes nus autour d’un feu de bois, d’autres marchant les poings liés et Danièle Obono la chaîne autour du cou.

 

Aussi, le récit fictif se vautre dans le révisionnisme et le négationnisme historique, puisqu’il exonère les Européens de toute responsabilité dans la traite transatlantique négrière.

 

Plus encore, c’est finalement un chrétien Français qui sauvera Danièle Obono de sa condition, un comble pour qui sait que c’est au nom de la chrétienté que l’Europe mit en esclavage aussi bien les Noirs que les Indigènes, ce qui fût consacré en France en 1685 par le Code Noir de Colbert qui les relégua au statut de « biens meubles ».

 

Alors qu’un Afro-Américain vient de recevoir sept balles dans le dos par un policier Blanc et qu’en France des dizaines de milliers de personnes se sont réunies à plusieurs reprises ces derniers mois contre le racisme, c’est ainsi que Valeurs Actuelles réagit aux mobilisations récentes des Black Lives Matter : en mettant les chaînes à une députée Noire à qui il compte faire payer ses positions courageuses sur le racisme en France et son soutien à ses victimes.

 

Valeurs Actuelles, dont Geoffroy Lejeune, son rédacteur en chef, est recruté sur C8 à partir de septembre, insère par ailleurs ce roman-fiction dans un numéro consacré à « l’ensauvagement », thématique chère à l’extrême-droite et au gouvernement de Macron, pointant du doigt les Noirs et les Arabes de France en feignant d’oublier que ce sont avant tout les orientations ultra libérales du gouvernement ainsi que le racisme structurel et systémique qui ensauvagent la société dans son ensemble.

 

En soutien à Danièle Obono, et pour lutter contre la banalisation du discours raciste et de ses promoteurs médiatiques*,

 

nous appelons à

 

un large rassemblement samedi 5 septembre, Trocadero, 17h !

 

 

Fondation Frantz Fanon


*Caroline Fourest et Alain Finkielkraut rejoignant la chaîne LCI à la rentrée, aux côtés d’Éric Zemmour déjà présent sur CNews et Paris Première.

 

 

Organisations signataires : ACOR – Association contre le racisme, AFA Action Antifasciste, Alternatives et Autogestion, Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association femmes plurielles, Ateliers Artelle coopérative, ATTAC, Brigade Anti Negrophobie (BAN), Bruxelles Panthères, CCIF, CEDETIM, Collectif de Défense des Jeunes du Mantois, Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), CRAN, Décolonial News, Decoloniser les Arts, FASTI, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Femmes Egalité, Fondation Frantz Fanon, FUIQP, La Question Noire, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Marche des solidarités, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Paroles d’Honneur, Parti des Indigènes de la République (PIR), PEPS 81 (Pour une Ecologie Populaire et Sociale), Peps pour une écologie populaire et sociale, revue Mouvements, Section LDH de Clichy-la-Garenne, Tarn Alternatives et Autogestion, Union communiste libertaire (UCL), Union des Tunisiens pour l’action Citoyenne (UTAC), Union Juive Française pour la paix (UJFP), Union Syndicale Solidaires

 

 

 

 

Pour signer cet appel envoyez un e-mail à fondationffanon@gmail.com

 

Premiers signataires

 

Kader Attia

Norman Ajari

Jawad Bachare, CCIF

Bertrand Badie, professeur des universités

Yessa Belkhodja, Collectif de défense des jeunes du Mantois

Amal Bentounsi, Collectif UNPA

Olivier Besancenot

Houria Bouteldja

Patrick Braouezec, membre honoraire du Parlement

Judith Butler

Michel Cahen, Directeur de recherche émérite au CNRS, Bordeaux

Annick Coupé

Christian Delorme, prêtre du diocèse de Lyon

Doudou Diene, Ancien Rapporteur Special des Nations Unies sur les Formes Contemporaines de racisme

Eli Domota, UGTG LKP

Mireille Fanon Mendès-France, ex UN-expert

Jacques Gaillot, évêque de Partenia

Nacira Guénif, universitaire, Paris 8

Cédric Hérou

Anasse Kazib

Pierre Khalfa, Fondation Copernic

Yala Kisudiki, philosophe

Franco Lollia, Brigade Anti Negrophobie

Achille Mbembe

Marwan Muhammad

Pap Ndiaye

Younous Omarjee, député européen LFI

Paul Preciado, philosophe

Joël Roman, Président de la Ligue de l’enseignement.

Louis Sala-Molins

Michèle Sibony, UJFP

Maboula Soumahoro

Lilian Thuram

Aurélie Trouvé, porte parole d’Attac

Ghyslain Vedeux, président du CRAN et Vice-président d’ENAR.

Françoise Vergès

Marie-Christine Vergiat, LDH

Judith Abitbol

Gamal Abina, militant associatif antiraciste.

Abderrahim AFARKI, bibliothécaire, Paris

Lucile Artaud 

Marijosé Alie

Yvette André-Fabre, Attac Dijon, Ensemble

Emmanuel Arvois, enseignant, militant et représentant syndical CGT dans l’éducation, Marseille.

Stéphane Arnoux, cinéaste

Ana Azaria, présidente de femmes Egalité

Remy Azipenza-dema 

Ludivine Bantigny, historienne

Kamel Barkaoui

Eléonore Bassop, journaliste

Henri Baviera

Leila Baviera 

Stefan Bekier, interprète de conférence, militant d’Ensemble !

Adda Bekkouche, Juriste

Raymond BENHAIM 

Youcef Bendada

Tarek Ben Hiba, militant associatif, ancien Conseiller Régional

Ile-de-France

Ahmed Ben Mustapha

Mohamed BEN SAID, (militant associatif)

Sophia Bensedrine

Soha Ben Slama, Coordinator ITE (International Tribunal on Evictions)

Alain Bertho anthropologue, St Denis

Pierre BILLAUD 

Marianne Blin

Odile Bohet

Pascal Boissel, psychiatre, vice-président de l’Union syndicale de la psychiatrie.

Olivier BONFOND 

Véronique Bontemps, anthropologue

Said Bouamama, FUIQP

Martine Bouchier

Rosemarie BOURREAU

Sabrina Bousekkine, La Démocratie Représentative 

Kader Bousselma 

Nacera Brik 

Sebastian Budgen, Verso Books

Marie-Christine Callet

Lamine Camara, Conseiller régional Ile-de-France Adjoint au Maire Grigny.

Laurent Ceballo 

Philippe Charrier

Mouhieddien Cherbib, Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie 

Ismahane Chouder, féministe antiraciste

Odile Clemente

Véronique Clette-Gakuba, sociologue ULB, Présence Noires,

Jim Cohen

Marie-France COHEN-SOLAL, Association France Palestine Solidarité Paris-Sud

Chrystel COLOMB

Diones Correntino

Geneviève Coudrais

Patrice Coulon, Militant des droits de l’Homme et contre le racisme

Monique Crinon, féministe

Alain Cyroulnik syndicaliste, Ensemble

Hendrik Davi

Sonia Dayan-Herzbrun, Professeure émérite à l’université de Paris

Laurence De Cock, historienne

Christian Delarue, MRAP

Gilles Deloustal

Frederic Despet 

Yacine Diop

Carmen Diop 

Karima Dirèche, historienne, CNRS, Aix-en-Provence

Abdoulaye Oumar Djigo

Etienne Doussain 

Bernard Dreano

Chayma Drira, chercheuse

Sophie Dunston 

Yves DURIEUX

Georges Duriez, Lyon

Ulrich Ekodo

Colin Falconer, militant d’Ensemble

Eric Fassin

Gianfranco Fattorini, Ancien Co-président MRAP

Jean-François FEUNTEUN 

Virginie Foloppe (chargée de cours en cinéma à la Sorbonne Nouvelle, psychologue)

Aldo Fotso, Directeur Exécutif d’Africangels

Georges Franco, Artiste peintre

Jean FRANVILLE

Pascale Fromentiere

Isabelle Garo (enseignante, philosophe).

Sabine Gautier, Orléans

Carole Gentié 

Sylvie Geoffroy-martin

Jean-Bernard Gervais journaliste, auteur.

Ahmed GHOUATI

Jean-Christophe Goddard – Université de Toulouse 2

Nancy GRANVORKA

Corinne Grassi

Frederic Grimaud, Adjoint délégué à l’Education Populaire, Martigues

Karl Grünberg, militant associatif

Moncef Guedouar, immigré arabe 

Catherine Guérineau 

Georges Gumpel

Malika HAMIDI, sociologue

François Héran, démographe

Michel Husson (économiste)

Martine Isnard

Alain Jacques

David Jamar, Prof. Sociologie, Université de Mons, Belgique 

Sylvain JAY.

Fanny Jedlicki, maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Rennes 2.

Emmanuelle JOHSUA. Enseignante, syndicaliste. Marseille.

Yves Joubert

Nicole Kahn, UJFP69

Frédéric Khodja, Artiste et enseignant 

Stefan Andreas Kipfer, York University, Toronto

Regine Komokoli 

Pierre Langlois

Capucine Larzillière, enseignante, Montreuil.

Cecil LHUILLIER, activiste

M’Baïreh LISETTE

Bernard Lombardo

Seloua Luste Boulbina, philosophe

Jean Malifaud, Maitre de conférences retraité

Jean-Claude Mamet, militant d’Ensemble!

Richard MAR militant Queer decolonial

Franck MARCHAND

Joëlle Marelli, traductrice, autrice, chercheuse indépendante

Vicente Marguerite

Samuel Marie-Fanon

Denis MARX, Lyon.

Jamila Mascat, philosophe, Université d’Utrecht

Gus Massiah, économiste

Martine MICHAUDET

Ibrahim Mbamoko 

Achille Mbembe, historien, philosophe

Marilza de Melo Foucher, économiste et journaliste

Georges Menahem, Sociologue économiste, Directeur de recherche CNRS – MSH Paris Nord

Patrice Moingeon Dreuil

Manon Monmirel, militante intersectionnelle

Denise Moreau, Annecy

Aldjia Moulaï, militante

Laila MOURAD

Dominique Natanson, porte-parole de l’Union juive française pour la paix

Seydou Nourou Ndiaye, Directeur des Editions Papyrus Afrique, Dakar 

Adrien Nicolas, collectif Ni guerre ni Etat de Guerre

Lucie NICOLAS-ASSELINEAU

Dominique NOLY, retraité,  militant associatif

Pascale OBOLO, commissaire d’exposition Afrikadaa. 

Paule Scholastique Okome Ndong

Perrine Olff-Rastegar  (UJFP Alsace)

Béatrice Orès, UJFP

Michel Ouaknine, UJFP

Christine Pagnoulle, ATTAC Liège, CADTM, Université de Liège

Aline Pailler, journaliste ancienne députée européenne

Ugo Palheta 

Isaac Paul, La Question Noire

Jacqueline Pénit, militante altermondialiste:

Katia Philippe, Conseillère régionale Front de Gauche 2004-2010  déléguée à la jeunesse et la lutte contre les discriminations.  

Carlos PEREZ GOMEZ.

Jacques Perreux

Nicole Peskine

Alexandre Piettre, Professeur de philosophie et chercheur en sciences sociales, GSRL/EPHE-CNRS, Paris.

Ali Rastegar, (Strasbourg)

Gianfranco Rebucini, Anthropologue

Mouhad Reghif, porte-parole de Bruxelles Panthères

Jacqueline Roche

Michel Reinette, journaliste 

Pierre Reinette, Administrateur-Consultant

Luc Reinette

Lionel Reinisch

Matthieu Renault, enseignant-chercheur en philosophie, Université Paris 8

André Rosevègue, UJFP Aquitaine

Marguerite Rollinde, militante des droits humains

Théo Roumier, syndicaliste et libertaire

Bruno Roux

Nordine Saidi, militant Décolonial et membre de Bruxelles Panthères

Olivier SALLES

Catherine Samary, économiste altermondialiste

Stephane Sander

Edwige Sane 

Rabah Saoudi (militant politique, Lille)

Josèphe Saura

Patrick Saurin

Nicole Schmidt

Patrick Silberstein

Robert SIMON, section LDH Paris centre et militant Génération-s

Omar Slaouti, Collectif Ali Ziri

Jean-Louis Sounes

Anouchka Stevellia Moussavou Nyama, Université d’Aix-Marseille

Maimouna SY 

Jean René Tanguy,Enseignant, Militant FSU/SNUipp, membre du PCF

Isabelle Théaud-Bettinger

Alain Thomasson

Mijilette Toumani

Eric Toussaint, porte-parole  du CADTM 

José TOVAR,  Syndicaliste, militant à Ensemble !

Hadama TRAORE, La Révolution Est En Marche

Maryse Tripier, sociologue, Professeur émérite Université Paris Diderot

Elisa Moris Vai, artiste

Daniel VALLEIX

Martin Vander Elst, anthropologue, UCLouvain, Belgique.

Jean Paul VANHOOVE 

Patrick VASSALLO

Sylvie Vassard, Psychologue clinicienne, Paris XIV.

Jacques Vialle

Marie Pierre Vieu Martin, editrice ancienne députée européenne  

Louis Weber

Patricia Weibel

Frédéric Yermia, Enseignant-Chercheur en Physique subatomique 

Sophie Zafari, syndicaliste

Atman Zerkaoui, professeur de mathématiques

Nessim Znaien

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11 août 2020 2 11 /08 /août /2020 07:50
 
NEWS - 16.08.2020
Migration clandestine - Deux ministres italiens et deux commissaires européens à Tunis, ce lundi : tiendront-ils leurs engagements
Migration clandestine - Deux ministres italiens et deux commissaires européens à Tunis, ce lundi : tiendront-ils leurs engagements

Inédit dans les relations de la Tunisie avec l’Italie et l’Europe. Une délégation conjointe composée des ministres italiens des Affaires étrangères et de la coopération internationale et de l’Intérieur et des commissaires européens à l'Élargissement et à la Politique européenne de voisinage aux Affaires intérieures, et de proches collaborateurs, est attendue lundi matin. A l’ordre du jour : la lutte contre la migration clandestine à partir des rivages tunisiens vers l’Italie.

  • L’esprit : exprimer une appréciation des efforts récents déployés par le président Kais Saïed et réitérer la mise en œuvre imminente des engagements financiers pris tant par l’Italie que l’Europe en faveur de la Tunisie.
  • Le concept : transformer la crise actuelle en opportunité effective de collaboration étroite.
  • Le levier : entrainer l’Union européenne en soutien aux actions entreprises par l’Italie.

Cette importante visite intervient moins de trois semaines seulement, après celle effectuée à Tunis par la ministre italienne de l’Intérieur, Luciana Lamorgese. Reçue par le président Kais Saïed, et son homologue tunisien, Hichem Mechichi, elle était porteuse d’un signal d’alerte. Quelques jours seulement après, le président du Conseil des ministres, Giuseppe Conté avait adressé une lettre dans le même sens « en toute courtoisie », au président de la République.

Au programme, ce lundi, des entretiens de haut niveau à Carthage, suivis d’une séance de travail avec les ministres tunisiens de l’Intérieur et des Affaires étrangères par intérim.

Un timing sous haute pression

Pourquoi en ce moment précis alors que le nouveau gouvernement n’est pas encore investi et entré en fonction ? C’est sans doute la forte pression interne que subit le gouvernement italien et la sensibilité de la question pour l’Europe.

La composition de la délégation conjointe est significative. Le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Mayo, sera accompagné par son chef de cabinet, Secchi (ancien ambassadeur à Pékin) et de la secrétaire générale du ministère, Elisabetta Belloni, véritable numéro 2. De son côté, la ministre de l’Intérieur, Luciana Lamorgese, fera venir avec elle, le Chef de la Police, Franco Gabrielli, et son conseiller diplomatique, Triticco.

Olivér Várhelyi (Hongrois), Commissaire européen à l'Élargissement et à la Politique européenne de voisinage et Ylva Johansson (Suédoise) Commissaire européenne aux Affaires intérieures, marqueront l’importance au plus haut de l’UE.

Des décaissements urgents à obtenir d'urgence

Les engagements sont substantiels. L’Italie avait déjà signé un accord de coopération avec la Tunisie, lors de la visite à Rome du Président Béji Caïd Essebsi, en février 2017, notamment d’un montant de 30 millions d’euros sur les trois années 2020 – 2021 et 2022. Un montant initial de 11 millions d’euros serait mobilisable dès le début de cette année, sans aucun décaissement intervenu. Aussi, une enveloppe de 3,5 millions d’euros devait être mobilisée pour l’acquisition de nouveaux équipements et la maintenance des vedettes déjà livrées. Les appels d’offres lancés par la Tunisie à cet effet, ayant été déclarés infructueux, il s’agit de les relancer de suite. Pour sa part, l’Union européenne avait annoncé un don de 600 millions d’euros en appui à la Tunisie.

Il appartient donc au gouvernement tunisien d’accélérer au plus vite les décaissements. La balle est donc dans les services concernés et la diplomatie pour s’y mettre activement. Bien que notre ambassade à Bruxelles attend son nouveau titulaire.

Reprise des rapatriements

Actuellement, les flux de migration clandestine, qui ont culminé fin juillet dernier (Plus de 5700 migrants) et plus de 6300 à mi-août), semblent se ralentir. En raison de l’encombrement des prisons italiennes et des protocoles sanitaires, deux navires ont été affrétés au large de la Sicile, pour y maintenir des contingents de migrants étrangers de diverses nationalités dont 40% de ressortissant Tunisiens. En considération des aspects humanitaires, leur gestion a été confiée à la Croix rouge italienne et non à la police. Aussi, le rythme des rapatriements vers la Tunisie a été intensifié, portant depuis les semaines dernières à deux vols hebdomadaires de 40 personnes chacun, soit 80 au total, en moyenne.

Les mesures énergiques de Kais Saïed

Édifié par la démarche italienne, le président Kais Saïed avait donné des instructions très fermes aux ministres de l’Intérieur et de la Défense nationale, pour intensifier la traque des organisateurs des traversées clandestines, le démantèlement des réseaux de passeurs et la surveillance vigoureuse en mer. Plus encore, bravant la trêve de l’Aïd, il s’était rendu lui-même le dimanche 2 août aux ports de Sfax et de Mahdia, dénoncer ce drame humanitaire et exhorter les forces sécuritaires et armées à redoubler de vigilance. L’Italie pouvait-elle s’attendre à un signal plus fort ? « C’est très apprécié, déclare à Leaders, une source romaine. Maintenant, nous devons aller plus loin en apportant tout notre soutien aux autorités tunisiennes. »

C’est dans cet esprit que s’inscrit la délégation italo-européenne dépêchée d’urgence ce lundi à Tunis. L’Italie et l’Europe doivent tenir leurs engagements. Et à la Tunisie d’urger les décaissements promis, bien que les montants restent insuffisants face à l’ampleur de ce fléau, et aux besoins en développement.

Taoufik Habaieb
 

 

 

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6 août 2020 4 06 /08 /août /2020 16:42
Nos équipes ont déployé des actions en urgence pour prendre en charge la population à Beyrouth.
Si ce message ne s'affiche pas correctement, suivez ce lien
Médecins du monde
Médecins du monde
Bonjour 

Nous revenons vers vous aujourd’hui, pour vous informer de nos premières actions à Beyrouth.

Trois jours après l'explosion, nous avons commencé à proposer un soutien psychologique aux personnes touchées :
  • Un accueil d'urgence a été mis en place au centre communautaire de santé mentale de l’hôpital Rafic Hariri,
  • Une clinique mobile gérée avec notre partenaire libanais, fournit un soutien psychologique et des services médicaux, paramédicaux dans les zones les plus impactées,
  • Des visites psychosociales sont également réalisées à domicile.
Des kits médicaux (médicaments et matériel) pour 20 000 personnes ainsi que des masques et du matériel de protection contre le Covid-19 seront également livrés cette semaine.

Nous aurons de nouveaux besoins dans les prochaines semaines, aidez-nous à prendre en charge les victimes de l’explosion dans la durée :
JE FAIS UN DON
Nous vous remercions de nous permettre d’agir auprès d'eux.
Docteur Philippe de Botton

Docteur Philippe de Botton
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6 août 2020 4 06 /08 /août /2020 16:40

 

 

في عيد المرأة التونسية:

 

جمعيات تدعو الى الاطلاع على تجارب حكومات ناجحة تقودها نساء في عدد من الدول

 

 

     تُذكّر الجمعيات التونسية المُوقّعة أسفله بأن الدول الأكثر نجاحا في حماية الحقوق السياسية والاقتصادية والاجتماعية و الثقافية، وضمان مُستوى عال من الرفاهية لشعوبها، هي الأحرص على تحقيق المُساواة الكاملة والشاملة بين المواطنات والمواطنين، وتوسيع دائرة مشاركة المرأة في الشأن العام وحوكمة مؤسسات الدولة، وذلك حسب دراسات علمية وتقارير تنشرها سنويا مُنظمات أممية ودولية غير حكومية.

 

     وتدعو المثقفات والمثقفين والأكاديميات والأكاديميين والصحفيات والصحفيين التونسيات والتونسيين الى إلقاء الضوء على ما حققته حكومات أجنبية - تقودها حاليا نساء - من نجاحات ومكاسب لشعوبها، في وقت يستمر فيه عجز الأحزاب السياسية التونسية،  المشاركة في الحكم منذ 2011 والمؤثرة في مجلس نواب الشعب، عن إيجاد حلول ناجعة لمشاكل اقتصادية واجتماعية وثقافية تتضاعف حدّتها بسبب وباء كوفيد-19.

 

      وتحذّر الجمعيات المُمضية من خطورة تمادي هذه الأحزاب في إعلاء أطماعها فوق مصالح أغلبية  التونسيات والتونسيين، وتلويثها للمشهد السياسي بمُناورات ومُشاحنات وعنتريات  تبعث على الاشمئزاز والانشغال. كما تُشكّل تهديدا كبيرا لما تحقّق في تونس منذ الاستقلال من مكاسب ثمينة في مختلف المجالات، من بينها ما يتعلّق بحماية حقوق المرأة واشعاعها العلمي والمهني في شتى الاختصاصات ، وخُطوات هامّة على طريق الاصلاح السياسي منذ 2011.

 

     وتعتقد الجمعيات المُوقعة أن خير سبيل لحماية هذه المكاسب الثمينة والخطوات الهامة وتطويرها، وكذلك للتصدّي للعنف الجسدي واللفظي المُتكاثر ضد المرأة ، رغم مرور ثلاث سنوات على سن القانون الأساسي عدد 58 لسنة 2017 المتعلق بالقضاء على العنف ضد المرأة، خاصة منذ انتشار وباء كوفيد-19؛ مما يستوجب مزيد التنسيق بين مُنظمات المجتمع المدني، والتشاور مع العديد من المُثقفات والمثقفين،  والتخطيط والعمل من أجل محاصرة جيوب العنف والتمييز ضد المراة، ومواصلة مسيرة الاصلاح السياسي والانتقال الديمقراطي.

 

الجمعيات الموقعة:

 

  • الائتلاف التونسي لإلغاء عقوبة الاعدام 
  • جمعية افاق العامل التونسي
  • الجمعية التونسية للدفاع عن القيم الجامعية  
  • جمعية التونسيين بفرنسا
  • جمعية المواطنة والتنمية والثقافات والهجرة بالضفتين
  • جمعية بيتي
  • جمعية تالة المتضامنة 
  • جمعية تفعيل الحق في الاختلاف
  • جمعية خلق و ابداع من اجل التنمية و التشغيل
  • جمعية فنون وثقافات بالضفتين
  • الجمعية  التونسية  للدفاع عن الحريات الفردية
  • جمعية يقظة من أجل الديمقرتطية والدولة المدنية
  • رابطة الكتاب التونسيين الاحرار 
  • الرابطة  التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان
  • لجنة اليقظة من اجل الديمقراطية في تونس- بلجيكا
  • اللجنة من اجل احترام الحريات و حقوق الانسان بتونس
  • المرصد الوطني للدفاع عن مدنية الدولة
  • مركز تونس لحرية الصحافة
  • مركز دعم التحول الديمقراطي وحقوق الانسان (دعم)
  • منتدى التجديد للفكر المواطني والتقدمي
  • منظمة 10_23 لدعم مسار الانتقال الديمقراطي
  • المنظمة التونسية لمناهضة التعذيب
  • مؤسسة احمد التليلي للثقافة الديمقراطية
  • مؤسسة حسن السعداوي للديمقراطية و المساواة

 

 

 

 

 

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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 14:05

Communiqué commun

Le 10 juillet 2020, un exilé soudanais a été retrouvé noyé dans le canal Saint-Denis près de Paris, non loin du campement où il vivait avec des centaines d’autres.

Ce n’est pas la première fois et, si l’Etat et les collectivités locales ne déploient pas les moyens nécessaires au respect des droits fondamentaux des personnes exilé-e-s, ce ne sera certainement pas la dernière fois qu’un tel drame se produit.

Pourtant, les exilé-e-s, les collectifs et les associations dénoncent depuis des années ces conditions de vie désastreuses, inhumaines et dégradantes auxquelles sont soumises les personnes en procédure d’asile. Régulièrement, ils rappellent à l’Etat son obligation de leur octroyer un hébergement et celle de mettre à l’abri toute personne en situation de précarité.

Le 2 juillet 2020, la Cour européenne des droits de l’Homme a d’ailleurs condamné la France pour son manque d’assistance aux demandeurs d’asile, contraints de vivre « dans la rue » et « privés de moyens de subsistance », constitutif d’un traitement inhumain et dégradant contraire à l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Plus la situation se dégrade, plus la réponse de l’Etat est grotesque, inaudible et dangereuse.

Quand les personnes exilé-e-s demandent un hébergement, l’Etat répond en expulsant les campements qui constituent leurs seuls lieux de vie possibles, les dispersent et détruit leurs biens. Que ce soit à Paris, à Aubervilliers, à Calais ou ailleurs, ces opérations s’accompagnent, de surcroît, d’une violence systématique et extrême de la part de la police.

Pourtant, ces opérations sont inutiles et fragilisent chaque fois davantage la situation des exilé-e-s, déjà contraintes de vivre dans une situation de très grande précarité, « dans la rue, sans ressources, sans accès à des sanitaires, ne disposant d’aucun moyen de subvenir à leurs besoins essentiels et dans l’angoisse permanente d’être attaqués et volés. », ce qui induit des « sentiments de peur, d’angoisse ou d’infériorité propres à conduire au désespoir » (Arrêt CEDH, 2 juillet 2020, N.H. et a. c/ France, §184).

Par ailleurs, même lorsque l’Etat français héberge des personnes en procédure d’asile, ce n’est que temporairement. La liste des personnes en attente est longue, de sorte que certaines sont expulsées pour que d’autres puissent, pour quelques jours, être mises à l’abri. En somme, on chasse les uns pour faire de la place aux autres.

En ne réglant rien, cette situation ubuesque s’inscrit dans la logique de dissuasion qui caractérise depuis de longues années la politique française à l’égard des personnes en demande d’asile. Cette politique ira-t-elle jusqu’à l’annihilation des exilé-e-s, jusqu’à les faire sombrer dans la folie ?

À ce jour, l’Etat français est responsable du désespoir, des blessures et des morts des personnes exilé-e-s.

Cette politique meurtrière doit s’arrêter !

Paris, le 27 juillet 2020

Signataires : Gisti, Droits d’urgence, Ligue des droits de l’Homme, Solidarité Migrants Wilson, Watizat

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 15:55

A l’attention de Jean Castex, Premier ministre

Paris, le 22 juillet 2020

Monsieur le Premier ministre,

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) regrette profondément le projet de transfert de la Miviludes, placée sous votre autorité, au secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR), intégré au ministère de l’Intérieur.

Comme nous l’avions exprimé à votre prédécesseur, avec de nombreuses associations et des parlementaires de quasiment toutes les familles politiques, ce transfert marque « un changement d’orientation du gouvernement et le primat accordé à la lutte contre la radicalisation plutôt qu’à l’emprise sectaire. Faut-il le rappeler ici, la radicalisation est un phénomène récent, qui, s’il emprunte certaines techniques de mise sous emprise au phénomène sectaire, relève de buts premiers biens différents, à savoir des objectifs géographico-économiques ».

Cette nouvelle donne appelle à la vigilance de la LDH, en concertation avec de nombreuses associations, sur plusieurs points, à savoir :
– une augmentation notable du nombre de postes de conseillers et conseillères de la mission, afin que la qualité du travail réalisé soit en adéquation avec l’ampleur de la tâche qui leur est actuellement confiée,
– l’octroi d’un budget fortement accru qui permette un  fonctionnement correct et une politique de prévention en accord avec l’importance grandissante du phénomène,
– la mise à disposition de locaux leur permettant de travailler sereinement, avec un accès direct à leurs archives, et de recevoir leurs visiteurs dans des conditions dignes, tout en préservant l’anonymat des victimes,
– le maintien de la possibilité de contact direct avec les conseillers et conseillères de la Miviludes, que ce soit par l’intermédiaire du site, par courrier ou par téléphone, dont les réponses circonstanciées sont très précieuses,
– le maintien de l’acronyme « Miviludes » qui permet l’identification et la mémorisation du rôle de cette institution,
– le maintien du site Internet, source précieuse d’informations,
– la sauvegarde et le secret des sources de toutes les archives, que ce soit sous la forme papier ou numérique,
– l’ouverture d’une réflexion de nature législative qui permette de graver la mission dans la loi et de renforcer les textes qui définissent les phénomènes d’emprise mentale afin qu’ils soient adaptés à l’évolution de la problématique, telle qu’observée aujourd’hui.

La LDH rappelle que la Miviludes doit conserver sa dimension interministérielle et rester impérativement un des outils privilégiés de la protection que la République doit aux plus faibles et aux plus vulnérables.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, en l’expression de ma haute considération,

Roland Biache
Secrétaire général de la LDH

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