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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 11:50

PETITION

 

Monsieur le Président de la République, 

Monsieur Mohamed Moncef MARZOUKI 

Palais présidentiel

Carthage – Tunis, 

Tunisie 

Nous célébrons ce 25 juillet le deuxième anniversaire de la République tunisienne d’après la Révolution de la dignité alors que le jeune Ghazi Beji, en fuite de la Tunisie depuis le 9 mars 2012, a réussi à obtenir l’asile politique en Roumanie, pour devenir le premier réfugié politique de la Tunisie post révolutionnaire. Son ami, le jeune Jaber Mejri n’a pas eu cette chance puisqu’il croupit en prison depuis le 5 mars. Les deux jeunes ont été condamnés à 7 ans et 6 mois de prison pour « atteinte à l’ordre public et aux bonnes mœurs ». Leurs délits : publication d’un livre de dérision intitulé « l’illusion de l’Islam » pour le premier et publication de caricatures sur le prophète et ses femmes pour le second. 

Or, comme le disait Youssef Chahine, le grand réalisateur égyptien, engagé dans le combat du fanatisme, « Un des moyens d’extirper la frustration est sans doute la dérision ». Le contexte que traverse le pays ne justifie-t-il pas la frustration des jeunes qui ont le sentiment que la révolution sociale et les aspirations à la liberté et le progrès sont détournées à des fins Islamo-politiques ? Les écrits de ces deux jeunes sur la religion ne méritaient pas, à notre sens, la peine de prison pour choquantes et provocatrices que soient les publications. 
La condamnation de ces deux jeunes pour ces faits est une sérieuse remise en cause de la liberté d’expression, acquise par les Tunisiens acteurs de la révolution du 14 janvier 2011 et chèrement payée. 


Elle porte atteinte à cette liberté dont la garantie fait partie de vos engagements et promesses lors de votre alliance avec les Islamistes d’Ennahdha au lendemain des élections du 23 octobre 2011. 

C’est un précédent lourd de significations, car la Tunisie n’a jamais connu de tels procès depuis l’indépendance avant l’installation-pourtant provisoire- au pouvoir de la coalition actuelle. 

Les condamnations pour « atteinte au sacré » se substituent-elles désormais aux peines de prison jadis utilisées par l’ancien régime pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » ? Les peines (7ans et demi de prison) prononcées à l’encontre de Ghazi Beji et Jaber Mejri sont en effet, sans commune mesure avec les délits reprochés et les sanctions prévues par le code pénal. 

Vous comprendrez, donc, Monsieur Le Président de la République, nous l’espérons, notre désarroi et notre inquiétude car sans la liberté d’expression et sans justice indépendante, notre révolution ne serait que du gâchis. 


Monsieur Le Président,

Jusqu’au 15 janvier vous étiez vous même réfugié en France parce que le système Ben Ali ne permettait pas la liberté d’expression et les esprits libres n’avaient pas la liberté de circulation dans le pays. Vous étiez, ainsi, obligé de vivre en exil parce que vous refusiez le conformisme politique qui dominait la Tunisie. Nous comprenons mal votre silence face à la condamnation à de lourdes peines de ceux qui refusaient le conformisme religieux dans la société Tunisienne.

Avec votre parcours, avec vos écrits, vos combats et votre profil de démocrate et moderniste, nous avons pensé que votre élection par l’Assemblée nationale constituante à la Présidence de la République, annonçait une exemplarité à l’échelle mondiale de la Tunisie en matière de garantie et de défense des libertés publiques et privées, de droits de l’Homme et d’encouragement de la créativité et de la production littéraire et artistique. 


Neuf mois après votre investiture, les constats ne sont guère encourageants et nos craintes ne cessent de grandir. 


Nous espérons, toujours, que vous n’avez pas renié les principes fondateurs de votre combat et vos engagement envers vos compagnons de l’opposition démocratique de l’ère Ben Ali : les militants des droits de l’homme, les syndicalistes, les intellectuels de Gauche et les artistes. 

Ni à l’occasion de l’agression des militants des droits de l’Homme le 9 avril ni suite au soulèvement des Salafistes contre les artistes de l’Espace Ebdelliya, nous n’avons entendu une parole présidentielle claire de défense des droits fondamentaux ni de condamnation des salafistes et autres ennemis de la liberté de culte et d’expression, vous comprendrez que cela nous inquiète ! 

 

Monsieur le président, 

A l’occasion de la fête de la République, un des acquis du peuple Tunisien, nous osons espérer un geste de grâce des deux jeunes Ghasi Beji et Jaber Mejri qui avaient eu le tort de s’exprimer librement. Ce geste serait fort en faveur de la liberté d’expression. Votre grâce Présidentielle est l’ultime recours dans l’attente de l’établissement d’une véritable justice indépendante. Un tel geste présidentiel marquera sans doute une des lignes rouges que nous devons tous ensemble veiller à ne pas franchir dans la Tunisie que nous voulons construire ensemble, la Tunisie de la liberté de la dignité et de la démocratie. link

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 12:03

Le Haut Conseil Des Tunisiens à l’étranger

Proposition ATF

 

Introduction :

 

1 155 634 de Tunisiens vivent à l’étranger dont 958606 résident en Europe soit 82,95% et parmi eux 625 864 résident en France, soit 54,16 du total). On compte 162 290Tunisiens dans le monde arabe dont 109674 au Maghreb (dont 91669 en Libye avant la révolution) et 48985 dans le reste du monde arabe, 1.054 en Afrique, 832 en Asie (hors pays arabes) et 24.655 en Amérique et Australie (1).

 

Cette présence relativement importante (1/10ème de la population totale) n’a jamais été sérieusement prise en compte dans toutes ses dimensions démographiques, sociologiques, économiques sociales culturelles et citoyennes par les autorités tunisiennes avant la révolution. L’immigration tunisiennes a été, hélas, constamment un objet de propagande politicienne au profit du Parti État de l’ancien régime.

 

Dans un contexte caractérisé par la montée des nationalismes et de la xénophobie en Europe de la mise en place de politiques européennes restrictives des libertés de circulation, les Tunisiens résidents à l’étranger ont plus que jamais besoin de la protection de l’État tunisien.

Les Tunisiens vivant à l’étranger entendent jouer pleinement leur rôle dans la reconstruction du pays après la révolution du 14 janvier 2011 et être associés dans les choix majeurs qui feront la société démocratique de demain.

 

Avec la révolution, une nouvelle page s’ouvre dans les relations entre les Tunisiens à l’étranger et la nation afin qu’ils puissent bénéficier, sur un même pied d’égalité des mêmes droits que les Tunisiens de l’intérieur.

 

Les Tunisiens résidents à l’étranger ont toujours contribué au développement politique, économique, social et culturel de la Tunisie. Nous souhaitons renforcer ce rôle en étroite collaboration ave l’Etat postrévolutionnaire.

 

Pour nous, Tunisiens à l’étranger, il est maintenant indispensable de reconstruire de nouveaux rapports avec les autorités politiques et administratives tunisiennes. A ce titre nous demandons :

La participation, en tant que citoyens à part entière, dans la construction de la Tunisie nouvelle par l’exercice du droit de vote et d’éligibilité à toutes les élections nationales et dans la vie politique du pays. La pérennisation de l’un des acquis de la révolution ; notre participation aux élections de l’Assemblée Nationale Constituante

La protection des Tunisiens à l’étranger face à la monté du racisme, de la xénophobie et de l’islamophobie et des égoïsmes nationaux en Europe. Dans les pays di Golfe, nous demandons l’abrogation du système du tutorat et la liberté de circulation et de travail pour les Tunisiens.

La renégociation  des conventions bilatérales avec les pays européens et du Golfe en matière de séjour de travail et de droits sociaux dans le sens d’un plus grand respect des droits des migrants tels que garantis par les instruments internationaux (Charte des migrants de 1991…)

L’encouragement (avec simplification des procédures administratives, transfert d’argent et emprunts bancaires, etc.) des investissements des Tunisiens à l’étranger en Tunisie

 

La réalisation de ces objectifs nécessite aussi la création d’un cadre institutionnel à caractère consultatif dans lequel seront représentés les acteurs issus des associations de l’immigration et des acteurs économiques, culturels et sociaux Tunisiens en Tunisie et à l’étranger.

 

I)     Missions et attributions :

A. Missions :

Le Haut Conseil des Tunisiens à l’étranger est un organe à caractère constitutionnel, jouissant de l’autonomie administrative et financière. Il est consultatif, sur les dispositifs et les politiques publiques migratoires de l’Etat tunisien

Institution de dialogue, d’échange, d’initiative et de proposition, le Haut Conseil des Tunisiens à l’étranger : a pour missions :

Assurer le suivi et l’évaluation des politiques migratoires

suscite et favorise toute initiative de nature à améliorer les conditions de vie des Tunisiens à l’étranger et de promouvoir la défense de leurs droits et intérêts matériels et moraux et à amplifier leur participation au développement politique, économique, culturel et social du pays.

  S’emploie à la promotion et la valorisation de la Culture tunisienne et à tisser les liens entre les générations issues de l’immigration tunisienne et la Tunisie et à valoriser le sentiment d’appartenance à la patrie tunisienne

 Il est par ailleurs chargé d’assurer des fonctions de veille et de prospective sur les problématiques migratoires et de contribuer au développement des relations entre la Tunisie et les gouvernements et les sociétés des pays de résidence des émigrés Tunisiens.

B. Attributions :

Le Gouvernement tunisien doit saisir le Haut conseil des Tunisiens à l’étranger pour avis notamment, avant promulgation :

-          Les avant-projets de textes législatifs ou réglementaires ayant pour objet les affaires de l’émigration et les questions concernant les Tunisiens résidant à l’étranger ;

-          Les projets de conventions bilatérales ou multilatérales relatives à l’émigration et à la coopération internationale

 -          Les mesures ayant pour but de garantir les droits et préserver les intérêts de Tunisiens résidant à l’étranger, notamment ceux en situation difficile ou précaire ;

-          Les principales orientations des politiques publiques permettant d’assurer aux Tunisiens résidant à l’étranger le maintien des liens étroits avec le pays, et plus particulièrement celles relatives à l’enseignement des langues, l’éducation, les actions culturelles et les liens de la jeunesse issue de l’immigration tunisien et la patrie tunisienne ;

-          Les moyens de renforcer la contribution des Tunisiens à l’étranger au développement des capacités de leur pays d’origine, au développement humain durable et à la modernisation de la société;

-          Le développement des stratégies modernes de communication, d’interaction et de coopération avec les pays d’accueil aux niveaux culturel, humain et économique.

 

II)    Composition et organisation :

Le Haut conseil est composé comme suit :

B.   les représentants des associations de l’immigration tunisienne

1- les représentants des associations de l’immigration tunisienne

La moitié (1/2) des sièges du Haut conseil des Tunisiens à l’étranger sera composée des représentants des associations de l’immigration tunisienne et des Tunisiens à l’étranger.

Les critères de choix des représentants des associations des migrants tunisiens à l’étranger :

Afin d’éviter les équivoques, la représentation des associations au HCTE, doit être négociée et partagée. Elle doit se faire selon des critères objectifs, mesurables, évaluables. Ainsi, nous proposons que les associations représentées doivent :

-       Justifier d’une existence légale (déclaration au Jo) et jouir de la personnalité juridique,   

-       Justifier d’un nombre de membres (à déterminer en commun) ;

-       Présenter une comptabilité certifiée et d’un rapport d’activité annuel ;

-       Etre reconnues par un certain nombre d’institutions publiques, comme associations actives et impliquées dans le champ de l’immigration

En plus des associations généralistes de l’immigration, nous demandons la représentation au sein du HCTE des associations féminines et féministes ainsi que de jeunesse.

 

Les représentants des Ministères et des administrations publiques

Le 1/4 des sièges du Haut conseil des Tunisiens à l’étranger sera composé des représentants des Ministères, des administrations et des offices publiques traitant de la question migratoire tels que les ministères des affaires étrangères, des affaires sociales du secrétariat d’Eta à l’émigration et des Tunisiens à l’étranger, de l’économie et des finances, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de l’Emploi et de la formation professionnelle et ministère de la famille et de la solidarité, de l’Office des Tunisiens à l’étranger etc.,

 

Les personnalités qualifiées

Le 1/4 des sièges du Haut conseil des Tunisiens à l’étranger sera composé de personnalités qualifiées représentant :

-           des Tunisiens acteurs dans les domaines économiques, sociaux, culturels, universitaires, syndicaux dans les pays de résidence.

-          des personnalités choisies pour leurs compétences et leur connaissance des questions migratoires et de développement vivant en Tunisie et/ou à l’étranger

-          des représentants du mouvement syndical des travailleurs, des organisations professionnelles patronales, organisations des agriculteurs et des organisations de la jeunesse et particulièrement les étudiants.

Mode de désignation des personnalités qualifiées

Les personnalités qualifiées doivent être désignées conjointement par les représentants des ministère, des administrations et des offices publiques traitant de la question migratoire et des représentants des associations de l’immigration tunisienne et des Tunisiens à l’étranger

 

III) Les organes du HCTE 

Pour assurer ses missions, le HCTE s’appuie sur les entités permanentes suivantes :

 

Le Bureau du Conseil.

 Composé du président, du secrétaire général, des présidents des groupes de travail, le bureau assiste le président dans la gestion des activités du Conseil.

 

 Le président : Nommé parmi les membres pour un mandat de 3 ans renouvelable, il assure la coordination des travaux du Conseil, de ses organes et de ses activités. Il est le porte-parole du Conseil, l’interlocuteur officiel auprès des autorités publiques nationales et des conseils similaires ainsi qu’auprès des institutions internationales concernées par le domaine de sa compétence.

 

 

Le secrétaire général : nommé pour une durée 3 ans, renouvelable, et choisi parmi les membres du Conseil, il est chargé de la gestion administrative et financière du Conseil.

 

Les groupes de travail. Constitués en assemblée plénière qui fixe leurs attributions, ils procèdent à l’élection d’un président et d'un rapporteur et rédigent un rapport d’activités annuel, intégré au rapport du Conseil. Six groupes de travail sont ainsi proposés :

Ø Citoyenneté et participation politique ;

Ø Cultures, éducation et identités ;

Ø Approche genre et nouvelles générations ;

Ø Administration, droits des usagers et politiques publiques ;

Ø Compétences scientifiques, techniques et économiques pour le développement solidaire ;

 

Des commissions ad hoc

Des commissions ad hoc chargées de l’étude d’une question déterminée peuvent également être créées

 

 L’assemblée plénière.

Composée de l’ensemble des membres du Conseil, elle délibère notamment sur :

Ø le programme annuel ou pluriannuel du Conseil, le règlement intérieur et le budget ;

Ø les projets de rapports, les recommandations et les avis consultatifs qui lui sont soumis ;

Ø les sollicitations du Président de la République et du gouvernement demandant au Conseil de délibérer sur une question relevant de ses missions.

 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 11:13

TUNISIE :

pour la révolution sociale, on marche !

 

La classe ouvrière et l'ensemble de la société civile tunisienne célèbrent cette année la fête du premier mai en défilant sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis. C’est dans cette avenue que le sort de Ben Ali a été définitivement scellé le 14 janvier 2011, avenue que le gouvernement a voulu interdire aux manifestants avant de reculer sous la pression de l’UGTT et de l’ensemble de la société civile. Les mots d’ordre de la révolution : Travail, Liberté et Dignité, sont toujours d’actualité. Le chômage continue à être une des préoccupations majeures dans le pays. Les grèves, les rassemblements, les sit-in et occupations se multiplient dans différentes régions du pays.

 

Le gouvernement de la coalition tripartite d’Ennahdha, Ettakatol et le CPR, loin de rompre avec le passé, continue la même politique économique et sociale du régime déchu, répondant encore et toujours aux injonctions, aux diktats de la Banque Mondiale, du FMI et aux accords déséquilibrés signés avec l’Union européenne au détriment de notre souveraineté nationale. Le fossé des inégalités sociales et régionales se creuse davantage et le gouvernement ne prend pas de mesures d’urgences indispensables et ne démontre pas avoir la volonté d'initier de vraies réformes.

A ce contexte social tendu, le gouvernement répond par la répression acharnée, la violence systématique et laisse faire les milices et les salafistes qui sèment le désordre et menacent les libertés individuelles et collectives. Cette répression touche toutes les catégories sociales à commencer par les travailleurs, les chômeurs, les journalistes, les artistes, les intellectuels, les étudiants y compris les blessés de la révolution et leurs proches. Ainsi, en plus des forces de l’ordre, des milices pro Ennahdha se sont déchaînées contre les manifestant-e-s, (Tunis le 9 avril 2012, Moulares, Radès…) faisant plusieurs blessés. Ces agissements visent à terroriser les citoyen-ne-s, museler toutes les voix de la société civile et avorter définitivement le processus révolutionnaire en cours. La passivité gouvernementale face au danger salafiste induit sa complicité. Les femmes, partie prenante de la révolution, des luttes sociales et syndicales sont particulièrement ciblées par les forces réactionnaires tant dans leurs acquis que dans leur intégrité physique et morale.  Incapable de répondre aux aspirations du peuple tunisien, le gouvernement répond aux revendications par la répression.

Les tentatives de bipolarisation de la scène politique entre les anciens Rcdistes et les islamistes sont le plus grand danger qui guette la révolution. Déterminé à mener sa révolution jusqu’au bout, le peuple tunisien dit non à la substitution d’une dictature par une autre

 

Tunisiennes et Tunisiens résidants à l’étranger, partie intégrante de la révolution, nous nous sentons exclus de tout débat, tout projet et toutes décisions qui concernent l’immigration et les Tunisiens à l’étranger. L'affaire des jeunes Harragas abandonné à leur sort illustre parfaitement les mauvais choix du gouvernement tunisien dans ce domaine. Nous refusons l’indifférence du gouvernement à l’égard de la situation de  milliers de nos compatriotes livrés aux politiques européennes anti-immigrés dictées par la crise économique, la montée des extrêmes droites, le racisme et la xénophobie et nous exigeons qu’il prenne sa responsabilité à cet égard et ne pas se contenter de mesures populistes qui ne répondent pas aux  besoins de vraies réformes structurelles. Nous, associations et militant-e-s de la société civile, travailleurs, étudiants, chômeurs, syndicalistes, sans papiers, fidèles aux revendications de la Révolution Tunisienne, nous exigeons de l’ANC

l’inscription des droits fondamentaux, sociaux et économiques ainsi que les moyens garantissant leurs applications dans la nouvelle Constitution

l’inscription du droit de vote et d’éligibilité des Tunisien-ne-s vivant à l’étranger dans toutes les élections nationales tunisiennes   

la constitutionnalisation des moyens de promotion des égalités régionales

l’inscription dans la Constitution des droits des femmes pour la citoyenneté et l’égalité

l’inscription dans la Constitution des garanties qui permettent l’exercice effectif des libertés et des droits fondamentaux 

Nous exigeons du gouvernement provisoire :

la garantie de la sécurité des citoyens et l’application de la loi à ceux qui usent de la violence sous toutes ses formes à l’encontre d’autres Tunisiens

la garantie du droit au Travail pour tous comme une priorité nationale.

la mise en place d'une justice transitionnelle indépendante et transparente

le déblocage rapide des différents projets de développement

 

Le peuple tunisien célèbre le 1er mai dans une situation mondiale marquée par la remise en question des acquis sociaux et ouvriers, la multiplication des interventions armées et le risque réel d’élargissement de la guerre à d’autres régions du monde. En refusant la substitution d’une dictature par une autre le combat du peuple tunisien s’inscrit dans les luttes économiques, politiques et sociales actuelles.  

Vive le 1er mai, Vive la solidarité Internationale

 

Premiers signataires : Association des Tunisiens en France ATF,  ATF-Nord,  ATF-Var,  Dynamique citoyenne des Tunisiens à l’Etranger,  Manifeste 20 mas,  UGET-France, Uni(e)-vers-elles.

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 12:37

COMMUNIQUE 

 

Dimanche 15 avril 2012, Mme Maya JRIBI, Secrétaire Générale du PDP a été agressée, par des individus se présentant comme des inconditionnels du parti Ennahdha et du Gouvernement.

Dés l’arrivée de la députée, à la cité El Mallaha, à proximité du port maritime de Rades, Banlieue sud de Tunis, pour se rendre visite aux habitants de ce quartier, victimes d’une intervention musclée de la part de la police samedi 14 avril, un groupe de gens l’a apostrophée en la bousculant fortement et en l’assommant copieusement par des insultes ordurières.

 

Plusieurs personnes l’ont encerclée et contrainte à ne pas s’éloigner de son véhicule pour l’obliger au final à quitter les lieux sous le regard passif des policiers.

 

Les agresseurs de Mme Maya JRIBI, les « Faiseurs de loi dans la nouvelle Tunisie », lui ont reproché, et à travers elle toute l’opposition Tunisienne, de « trop critiquer » le gouvernement et de l’empêcher de « faire son travail ». Une vidéo qui couvre cette agression circule dans les réseaux sociaux. Les scènes qu’elle nous livre sont d’une violence gestuelle et verbale telle que l’on comprend très mal l’attitude passive des policiers présents du début jusqu’à la fin.  

Lundi 16 avril, Deux députés du groupe démocratique, Mahmoud Al Baroudi et Iyed Dahmani, ont été agressés devant l’enceinte de l’assemblée constituante,

 

Ces évènements marquent une escalade dans le processus d’intimidation car les députés de l’opposition qui semblaient protégés jusque là, ne sont plus hélas à l’abri des tracasseries des miliciens et militants d’Ennahdha.

 

Après le passage à tabac des blessés de la révolution et des diplômés chômeurs et la vague de répression généralisée qu’à connu l’Avenue Habib Bourguiba le 9 avril 2012, la violence semble se propager au-delà de Tunis, la Capitale, pour s’étendre à la Banlieue et aux régions de la Tunisie, comme à Om Larayes et à EL-Gtar et n’épargne plus les élus du peuple.

Qui a intérêt à installer le chao et à qui profite cette situation ?

 

Il est légitime de se poser la question ? Pourquoi cette escalade au moment où les sit-in diminuent considérablement et au moment où une tendance semble se dessiner pour laisser sa chance au gouvernement pour présenter son programme économique et social tant attendu par les Tunisiens ?

A la place des salafistes apparaissent maintenant des milices qui « épaulent » les services de l’ordre en se livrant à tabasser et intimider les manifestants, les sit-inneurs et les militants et dirigeants de l’opposition démocratique.

 

S'agit-il d'une nième diversion du gouvernement pour faire passer des mesures impopulaires incompatibles avec les objectifs de la révolution ? Serait-ce plutôt le besoin d’instaurer un climat de violence et de peur « nécessaire » à tout parti réactionnaire pour s'installer durablement ? La frénésie du pouvoir s’est emparé aussi bien du gouvernement que du parti Ennahdha qui lâchent leurs ministres et leurs responsables dans une piteuse propagation de théorie du complots alimentant les tensions et multipliant les accusations à l’encontre des médias et des militants de l’opposition.

 

L’ATF condamne l’agression des députés Maya Jribi, Mahmoud Baroudi et Iyed Dahmani quels qu’en soient les auteurs, leur exprime sa solidarité et fait assumer au gouvernement le devoir de protéger les élus de la nation.

 

L’ATF considère que l’attitude du gouvernement et de la majorité actuelle favorise ce climat malsain alors que le pays a besoin de se rassembler pour relever les défis multiples et a besoin de concorde et d’unité pour assurer la transition démocratique.

 

                                                                                               Le Bureau  National de l’ATF

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 12:22

Ce 9 avril 2012, devait être un jour de fierté nationale, un jour de célébration par les Tunisiennes et Tunisiens des martyrs de 9 avril 1938 et de tous les autres qui ont donné leur vie depuis pour que notre chère Tunisie soit indépendante, libre et démocratique.

Ce fut malheureusement un jour de répression qui rappelle celle des pires moments de la dictature de Ben Ali.

A l’appel de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), de plusieurs partis démocratiques et associations qui l’avaient déclaré dans les règles au ministère de l’intérieur, des milliers de personnes s’étaient données RDV Avenue Habib Bourguiba ce 9 avril 2012 pour célébrer les Martyrs du 9 avril 1938.

C’est à l'Avenue Habib Bourguiba que les Tunisiens ont manifesté le 9 avril 1938 pour réclamer une constitution et l'indépendance de la Tunisie et c'est à la même avenue que des milliers de Tunisiennes et Tunisiens ont crié le fameux Dégage le 14 janvier 2011 et ont chassé Ben Ali. Depuis, l'Avenue Habib BOURGUIBA est le symbole des libertés arrachées par le peuple tunisien et sa jeunesse.

Ayant interdit toute manifestation à l'Avenue Habib Bourguiba, le Ministre de l’intérieur d'ENNAHDHA, qui avait pourtant longtemps laissé faire les Salafistes dans cette Avenue

a dès le début fait disperser les rassemblements pacifiques à coup de bombes Lacrymogènes et à coup de matraques qui se sont abattues sans distinction sur tout ce qui bougeait, même les journalistes n’y ont pas échappé qu’ils soient tunisiens ou étrangers.

Partout aux alentours et sur toutes les voies qui mènent à l’Avenue Habib Bourguiba c’était la même chose ; une violence aveugle s’est abattue sur les groupes de personnes qui voulaient rejoindre l’avenue. Policiers mais aussi des civils miliciens d’Ennahdha ont durant des heures agressé des manifestants pacifiques, frappé des femmes, des hommes, des jeunes et blessé de nombreuses personnes.

 L’Association des Tunisiens en France :

 

 Condamne avec la plus grande vigueur les violences commises aujourd’hui lundi 9 Avril 2012 par les policiers et les milices d'ENNAHDHA et fait assumer au gouvernement la responsabilité de ces agissements et leurs conséquences.

 Dénonce avec la plus grande fermeté la répression policière violente et aveugle qui s’est abattue sur les manifestations pacifiques à l’occasion de la célébration de la fête des martyrs.

 L’ATF condamne les agressions par détenteur de la force publique contre des députés de l’Assemblée Constituante, des syndicalistes, des militants des droits de l’homme, des militants et des dirigeants des partis politiques légaux ainsi que des centaines de citoyens anonymes qui manifestaient pour la démocratie et le droit d’expression et leur exprime  sa solidarité totale pour réclamer dignité, travail et démocratie.

 

L’ATF exprime sa vive inquiétude face à cette dérive sécuritaire que l’on croyait révolues après la révolution et met en garde le gouvernement contre le recours à la répression et à la violence et contre les risques d’escalade que cela peut entraîner.

 

L’ATF joint sa voix à la société civile tunisienne pour appeler à la plus grande vigilance contre ces dérives et contre ces atteintes aux libertés chèrement payées par le sang des martyrs.

 

Vive la Révolution tunisienne

Vive la Tunisie libre et démocratiquelink

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 13:59

 

Janvier, mois des révolutions tunisiennes

Le peuple tunisien fête cette année 2012, le premier anniversaire de la révolution de la dignité.

Le premier anniversaire de sa victoire sur un système tyrannique, corrupteur, népotiste et dictatorial.

Un système qui a vampirisé le peuple et le pays 23 ans durant, pour sur engraisser sept familles tentaculaires et « draculiennes. »

Le peuple tunisien, ses forces vives et en particulier sa jeunesse, ont réussi, grâce à leur mobilisation, leur union et leur détermination à faire dégager le dictateur et ses tentacules. Tout cela sans aucune direction d’un parti politique et encore moins d’une « personnalité charismatique ».

C’était le 14 janvier 2011

Depuis, et pendant un an, un processus de transition démocratique s’est instauré auquel les tunisiennes et tunisiens vivant à l’étranger ont pleinement participé. Son étape récente est l’élection de la deuxième assemblée constituante, dans l’histoire de notre pays, pour rédiger une nouvelle constitution et fonder la deuxième république tunisienne.

Alors qu'en est-il des revendications populaires des droits à la liberté, le travail et la dignité ?

Qu'en est-il des rêves de la jeunesse et des sacrifices de nos martyrs ?

Comment se dessinent les horizons de la république, de la liberté, de l'égalité et de la dignité ?

Quel rôle ont joué les organisations de la société civile dans l'avènement de cette réalité ?  Comment comptent-elles s'y prendre pour participer à finaliser la transition démocratique ?

 

Venez en débattre les 20, 26 et 28 janvier 2012 dans le cadre de la manifestation :   

Janvier, mois des révolutions tunisiennes

Organisée par des associations des Tunisiens en France

 

 

 

Jeudi 26 /01/2012 : Mairie de Paris 9ème

De 18h30 à 22h30

 Débat :

Rôles et poids de la société civile (syndicats, organisations, associations, partis politiques) dans la révolution tunisienne

 La relation entre les mouvements sociaux et la société civile

 

 

 

Samedi 28/01/2012

De 16h à 20h

Espace Famille

85, avenue de la République, Aubervilliers

Métro : quatre Chemins ligne 7

Manifestation culturelle de célébration de l'an un de la révolution du 14 janvier

 

 

 

 

Associations organisatrices : ATF, Cahier des Libertés, FTCR, Manifeste du 20 mars, Uni-vers-elles, UTIT.

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 19:25

«Janvier, mois des révolutions tunisienne

 

 

 

 

A l’occasion de la célébration de l’An un de la révolution tunisienne, et de l’émergence d’une nouvelle réalité politique avec l’accès de forces conservatrices au pouvoir, nous proposons l’approfondissement d’une réflexion commune entre les acteurs de la société civile autour du janvier des révolutions. Nous devons tirer les leçons nécessaires à la construction de la Tunisie de demain.

 

L’importance des luttes sociales sera particulièrement mise en exergue durant cette manifestation multiforme qui permet la rencontre entre les composantes de la société civile tunisienne avec les tunisiens résidents en France et leurs associations de l’immigration afin d’approfondir le débat. Enfin, elle permettra aussi un échange entre les acteurs de la société civile en Tunisie et ceux basés en France afin de définir un partenariat inscrit dans la durée pour la valorisation de l’implication de l‘immigration dans le débat national et l’amélioration des droits sociaux des Tunisiens travaillant en France.

 

Le 20 janvier 2012 de 19h à 22h00

 

La Maison des association du 3ième, Mairie de Paris 3ième, 5, rue Perrée, 75003 Paris

métro (Arts et métiers ou République)

 

Table-ronde organisée par des associations de l'immigration des Tunisiens en France[1]

 

Révolution tunisienne du 14 janvier 2011: ses significations et dimensions historiques.

 

Intervenants:

M, Hichem ABDESSAMAD, Historien

M. Noamane BOUAZIZ, Psychiatre

M.  Amor CHERNI, Professeur de philosophie

M, Gérard HADDAD, Psychiatre/psychanalyste

 

 

Associations organisatrices :

Association des Tunisiens en France, Cahiers de la Liberté, Manifeste du 20 mars, Uni-vers-elles, Union des travailleurs Immigrés Tunisiens

 

 

 


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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 19:16

Janvier 2011/janvier 2012 : comprendre et apprendre

Le 14 janvier 2011 a constitué un tournant dans l’histoire récente de la Tunisie. Ce jour restera dans la mémoire collective des Tunisiens. Rien ne sera plus comme avant.

A l’origine, le jeune Mohamed BOUAZIZI victime de l’oppression et du chômage s’est immolé par le feu le 17 décembre 2010, déclenchant ainsi une révolte amplifiée au fil des jours pour se transformer en une révolution d’un type nouveau.

Son geste dramatique était un appel pour la liberté perdue, la dignité piétinée, le droit confisqué de travailler et vivre dans le pays en citoyen et homme libre.

27 jours de manifestations populaires et de résistances pacifiques héroïques à la répression sanglante et à toutes les intimidations, ont provoqué l’impensable départ de Ben Ali. Avec la fuite du dictateur, c’est l’effondrement de tout son système dictatorial qui a dominé notre pays pendant 23 ans.

C’est autour des revendications économiques et du droit au travail, de la justice sociale, de la liberté et du respect de la dignité que s’est forgée l’unité du peuple dans sa démarche de libération que la répression et les balles réelles des snipers du régime n’ont pas réussi à infléchir ou à briser.

Cette révolution était la réponse du peuple et de la jeunesse à la politique de marginalisation des régions internes du pays et le désespoir de larges franges des populations tunisiennes causant la rupture entre le peuple et le régime corrompu et sa chute.

L’onde de choc de la révolution pacifique tunisienne, avec son originalité inédite a eu des conséquences politiques majeures dans le monde arabe. Elle a bouleversé toutes les donnes politiques dans la région et le rapport des forces en faveur des peuples arabes contre les dictatures.

 

Un an après la chute du régime de Ben Ali, les revendications sociales continuent à peser, à mettre les nouveaux acteurs politiques sous pression et à marquer l’actualité dans les régions de la Tunisie de l’après Ben Ali et définissent les enjeux politiques du pays notamment en terme de réponses urgentes aux attentes des couches populaires.

Le caractère démocratique et social prédominant dans la révolution du 14 janvier et le poids, pèse toujours dans la contestation sociale non interrompue sur la seine politique actuelle.

Les revendications de la révolution du 14/01/2011 ne sont pas nouvelles. Elles sont enfuies dans la mémoire de notre peuple et l’histoire récente de la Tunisie. Depuis les années 60, les luttes pour la démocratie et le progrès social ont marqué l’histoire de notre pays.

1.       Le 26 Janvier 1978 une grève générale, la première depuis l’indépendance, a été dirigée par la centrale syndicale, l’UGTT, sur un fond de contestation économique et sociale et essentiellement pour la défense de l’autonomie de l’UGTT. Cette grève quia connu un grand succès a été réprimé dans le sang et sanguinaire sans précédant dans le pays. Des centaines de cadres et de dirigeants nationaux de l’UGTT, furent emprisonnés et trainés devant les tribunaux.

2.       - Le 3 janvier 1984 les émeutes du pain provoquées par le doublement des prix du pain et des produits céréaliers prend une forme d’affrontement entre les manifestants et les forces de l’Ordre et de l’armée aboutissant à un cahot sécuritaire avec des centaines d’hommes assassinés et des centaines de jeunes et moins jeunes condamnés à de lourdes peines de prison.

3.        Le 5 janvier 2008 un mouvement social a été déclenché dans le bassin minier en protestation contre l’injustice, la politique de l’emploi et la corruption. Ce mouvement a duré plus de 6 mois. La répression a été la seule réponse du pouvoir. Des procès s’ensuivirent à l’encontre des dirigeants et des militants de ce mouvement (en majorité syndicalistes) et se sont soldés par de lourdes peines d’emprisonnement. En fait, le pouvoir n’a jamais pu étouffer cette contestation. Elle a fait le tour de Tunisie jusqu'à la révolution. La contestation s’est développée dans toutes les régions de Tunisie à Kasserine (à Fériana), à Gabès (à Skhira), au Sahel (chez les ouvrières des ateliers de textiles), à Médenine (à Ben Garden), etc...

 

Tous ces soulèvements, ces révoltes et ces mouvements sociaux prouvent que la révolution du 14 janvier 2011 est le fruit de l’histoire récente de la Tunisie et des luttes du peuple tunisien et de sa jeunesse. Ce n’est en aucun cas un événement isolé. Les masses, qui ont bravé la mort, n’étaient pas des générations spontanées. Leur révolution est l’aboutissement logique des luttes de plusieurs générations de toutes les couches sociales.

 

Quatre revendications ont été récurrentes tout au long des cinq dernières décennies :

La lutte contre la surexploitation, la paupérisation et la marginalisation des régions intérieures pour :

  1. Le droit de travailler et vivre dans le pays
  2. L’accès au droit à la santé et à un enseignement démocratique et qualifiant
  3. L’accès à une citoyenneté pleine et entière
  4. L’accès à une démocratie réelle

 

Il est remarquable de constater que tous ces mouvements sociaux et ces soulèvements se sont produits durant le mois de janvier. Nous pouvons alors parler, sans s’aventurer, du JANVIER DES REVOLUTIONS, qui ont marqué l’histoire de la Tunisie.

 

Pré-projet :

Titre proposé : Janvier, mois des révolutions tunisiennes

 

Thématique : la révolution du 14 janvier 2011, couronnement de l’accumulation des luttes sociales et démocratiques en Tunisie.

 

A l’occasion de la célébration de l’an UN de la révolution tunisienne, et l’émergence d’une nouvelle réalité politique avec l’accès de forces conservatrices au pouvoir, nous proposons l’approfondissement d’une réflexion commune entre les acteurs de la société civile autour du janvier des révolutions. Nous devons tirer les leçons nécessaires à la construction de la Tunisie de demain.

Notre proposition consiste en l’organisation d’une série d’actions et de manifestations (expositions de photos, débats, manifestations artistiques et culturelles, …) qui seront organisés pendant le mois de janvier 2012 dans le but de revenir sur les événements qui ont précédé le 14 janvier et les inscrire dans leurs contextes politique, social et historique.

L’importance des luttes sociales sera particulièrement mise en exergues durant cette manifestation. Cette manifestation multiforme permettra la rencontre entre les composantes de la société civile tunisienne avec les tunisiens résidents en France et leurs associations de l’immigration afin d’approfondir le débat. Enfin, elle permettra de faire un échange entre les acteurs de la société civile en Tunisie et ceux basés en France afin de définir un partenariat inscrit dans la durée pour la valorisation de l’implication de l‘immigration dans le débat national et l’amélioration des droits sociaux des Tunisiens travaillant en France.

La manifestation aura lieu à Paris, en Banlieue et dans des villes en province (Toulon, Bordeaux, …)

A l’initiative de l’ATF , cette manifestation sera organisée par un collectif formé par des associations tunisiennes de l’immigration en France et en partenariat avec la centrale syndicale ouvrière (l’UGTT), et de plusieurs acteurs de la société civile à savoir la ligue Tunisienne des Droits de l’Homme en Tunisie (LTDH), l’institut Arabe des Droits de l’Homme (IADH),  l’Union Syndicale des Travailleurs du Maghreb Arabe (USTMA) et le Centre des Etudes et d’Activités Ouvrières (CEAO) ainsi que le syndicat étudiant, (l’UGET).

 

Objectifs :

·       faire inscrire, par des expositions, des documentaires et des conférences et débats, la révolution de janvier 2011 dans sa perspective historique, en tant qu’aboutissement et résultat de successions de luttes sociales des couches populaires tunisiennes et souligner que les révoltes marquantes de ces luttes se sont déroulées pendant le mois de janvier tout au long des quatre dernières décennies de l’histoire de la Tunisie.

·      Permettre aux tunisiennes et tunisiens en France et à l’opinion publique de mieux appréhender les caractéristiques spécifiques de la révolution tunisienne afin de mieux saisir le processus actuel de la transition démocratique.

·      Instaurer un travail sur la mémoire, des luttes démocratiques tant en Tunisie qu’en France, à l’adresse des tunisiennes et tunisiens des deuxièmes et troisièmes générations afin de réhabiliter les générations postcoloniales et développer chez eux un comportement citoyen basé sur les valeurs de la république civique, démocratique et égalitaire ici et la bas.

·       Promouvoir un travail partenarial entre les associations tunisiennes de l’immigration et les organisations de la société civile en Tunisie pour développer une citoyenneté agissante et des solidarités nouvelles par delà les deux rives de la méditerranée.

Contenu :

·      Donner une réception le 14 janvier pour une célébration solennelle de la victoire du peuple tunisien et sa jeunesse sur la dictature.

·      Organiser quatre expositions des mois de janvier 1978, 1984, 2008 et 2011

1.    26/01/1978 : les luttes syndicales pour défendre l’existence de l’UGTT

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 23:48

INVITATION

 

Les élections du 23 octobre 2011 de l'Assemblée Nationale Constituante tunisienne ont été pour les tunisiennes et les tunisiens vivant à l'étranger l'occasion d'élire pour la première fois dans l'histoire du pays, leurs représentants-es à cette assemblée qui a pour mission principale de proposer au pays une nouvelle constitution à même de permettre la réalisation des objectifs de la révolution de la dignité.

 

Ces élections ont porté, au sein de la constituante, uhe majorité et une opposition et se sont ttraduites par un mode de gouvernance qui ne fait pas consensus parmi les élus-es et au sein de la société civile.

Cette actualité mouvementée interpelle les Tunisiennes et les Tunisiens résidents en France, qui ont élu des représentants à cette assemblée et qui suivent avec intérêt les évolutions.

A l'occasion du rfetour en France de Madame CHAABANE, secrétaire générale de l'ATF et élue PDM  dans notre circonscription France-Nord, l'ATF vous invite à une rencontre-débat avec elle autour du thème :

"Assemblée constituante et processus démocratique en Tunisie"

Jeudi 12 janvier 2012 à 19h00

Espace Farabi

3, rue Louis Blanc 75010 Paris

Métro Colonel Fabien L 2

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 23:45

INVITATION

 

Les élections du 23 octobre 2011, de l’Assemblée Nationale Constituante tunisienne ont été pour les tunisiennes et les tunisiens vivant à l’étranger l’occasion d’élire leurs représentants-es à cette assemblée qui a pour mission principale de proposer au pays une nouvelle constitution à même de permettre la réalisation des objectifs de la révolution tunisienne.

 

Ces élections ont porté, au sein de la constituante, une majorité et une opposition et se sont traduites par un mode de gouvernance qui ne fait pas consensus parmi les élus et au sein de la société civile.

 

Cette actualité politique mouvementée interpelle les Tunisiennes et les Tunisiens résidents en France qui ont élus des représentants à cette assemblée et qui suivent avec intérêt les évolutions.

 

A l’occasion du retour en France de Madame Nadia CHAABANE, Secrétaire Générale de l’ATF, élue PDM dans notre circonscription France-Nord, l’ATF vous invite à une rencontre-débat avec elle autour du thème :

 

«Assemblée nationale constituante et processus démocratique en Tunisie »

 

Le jeudi 12 janvier 2012 à 19h00

À l’espace Farabi, 3, rue Louis Blanc, 75010 Paris

M° Colonel Fabien, Ligne 2 & M° Louis Blanc, M° ligne 7

 

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