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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 17:02

Dans le cadre du deuxième anniversaire de la révolution tunisienne, les associations Solidarité Jasmin Marseille, Association des Tunisiens en France (bureau national), ATF- 13 et ATF –Toulon organisent une :

Conférence-Débat

 « Constat et analyse de la transition démocratique en Tunisie deux ans après la révolution »

Le samedi 12 janvier 2013 à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme à Aix-en-Provence.

Le Dimanche 13 janvier 2013 à Toulon, ATF espace méditerranée traverse de la visitation Toulon.


• Le rôle de la société civile dans la transition démocratique en Tunisie
• Les droits des femmes et l’égalité des genres dans le projet de la constitution tunisienne
• le projet de la constitution répond-il aux aspirations du peuple tunisien à une société démocratique et aux exigences de la révolution ?

Avec


- Saloua Guiga : Présidente coalition pour les femmes en Tunisie
- Amin Mahfoudh : Maître de conférences agrégé en Droit public, membre de l’Association Tunisienne de Droit Constitutionnel, membre de la Commission des Experts relevant de la Haute Instance pour la Réalisation des Objectifs de la Révolution, la Réforme Politique et la Transition Démocratique
- Mohamed Lakhdar ELLALA : Président de l’association des tunisiens en France(ATF),
et la participation de Syhem BELKHODJA (Artiste et chorégraphe)

Pour tout complément d’information contacter

M. Kamel Yousfi,  kyousfi14@gmail.com/

 

Tel: 06 60 38 40 52

Ezzddine Bouachir

Tel : 04.94.89.42.45

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 23:18

 

 

Les associations : ATF, ATMF Paris 75, Appel égalité et Uni(e)s-vers –elles,

ont le plaisir de vous inviter à la table ronde :

"Regards croisés sur les violences faites aux femmes: Constat, analyse et perspectives de luttes"

Le Vendredi 30 Novembre 2012 à 18:30,

 

Mairie du 10ième arrondissement de Paris,

72 rue du Faubourg Saint-Antoine, 75010 Paris 

Metro Château d’Eau Ligne 4 

Première Partie:

Violences dans la société, Violences dans la Loi (cas du Maroc, et de l’Algérie)

Modératrice : Fatima Har

Intervenantes:

* Amina Khaled: militante féministe

* Fériel Lalem: militante féministe et sociologue

 

Deuxième Partie:

Violences dans la société, Violences dans la Loi (cas de la Tunisie et la France)

Modératrice: Sanhadja Akhrouf

Intervenantes:

* Latifa Ben Rezigue ; Juriste (

* Suzy Raijman: militante féministe, CNDF

table ronde pour internet

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 11:17

TUNISIE :

pour la révolution sociale, on marche !

 

La classe ouvrière et l'ensemble de la société civile tunisienne célèbrent cette année la fête du premier mai en défilant sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis. C’est dans cette avenue que le sort de Ben Ali a été définitivement scellé le 14 janvier 2011, avenue que le gouvernement a voulu interdire aux manifestants avant de reculer sous la pression de l’UGTT et de l’ensemble de la société civile. Les mots d’ordre de la révolution : Travail, Liberté et Dignité, sont toujours d’actualité. Le chômage continue à être une des préoccupations majeures dans le pays. Les grèves, les rassemblements, les sit-in et occupations se multiplient dans différentes régions du pays.

 

Le gouvernement de la coalition tripartite d’Ennahdha, Ettakatol et le CPR, loin de rompre avec le passé, continue la même politique économique et sociale du régime déchu, répondant encore et toujours aux injonctions, aux diktats de la Banque Mondiale, du FMI et aux accords déséquilibrés signés avec l’Union européenne au détriment de notre souveraineté nationale. Le fossé des inégalités sociales et régionales se creuse davantage et le gouvernement ne prend pas de mesures d’urgences indispensables et ne démontre pas avoir la volonté d'initier de vraies réformes.

A ce contexte social tendu, le gouvernement répond par la répression acharnée, la violence systématique et laisse faire les milices et les salafistes qui sèment le désordre et menacent les libertés individuelles et collectives. Cette répression touche toutes les catégories sociales à commencer par les travailleurs, les chômeurs, les journalistes, les artistes, les intellectuels, les étudiants y compris les blessés de la révolution et leurs proches. Ainsi, en plus des forces de l’ordre, des milices pro Ennahdha se sont déchaînées contre les manifestant-e-s, (Tunis le 9 avril 2012, Moulares, Radès…) faisant plusieurs blessés. Ces agissements visent à terroriser les citoyen-ne-s, museler toutes les voix de la société civile et avorter définitivement le processus révolutionnaire en cours. La passivité gouvernementale face au danger salafiste induit sa complicité. Les femmes, partie prenante de la révolution, des luttes sociales et syndicales sont particulièrement ciblées par les forces réactionnaires tant dans leurs acquis que dans leur intégrité physique et morale.  Incapable de répondre aux aspirations du peuple tunisien, le gouvernement répond aux revendications par la répression.

Les tentatives de bipolarisation de la scène politique entre les anciens Rcdistes et les islamistes sont le plus grand danger qui guette la révolution. Déterminé à mener sa révolution jusqu’au bout, le peuple tunisien dit non à la substitution d’une dictature par une autre

 

Tunisiennes et Tunisiens résidants à l’étranger, partie intégrante de la révolution, nous nous sentons exclus de tout débat, tout projet et toutes décisions qui concernent l’immigration et les Tunisiens à l’étranger. L'affaire des jeunes Harragas abandonné à leur sort illustre parfaitement les mauvais choix du gouvernement tunisien dans ce domaine. Nous refusons l’indifférence du gouvernement à l’égard de la situation de  milliers de nos compatriotes livrés aux politiques européennes anti-immigrés dictées par la crise économique, la montée des extrêmes droites, le racisme et la xénophobie et nous exigeons qu’il prenne sa responsabilité à cet égard et ne pas se contenter de mesures populistes qui ne répondent pas aux  besoins de vraies réformes structurelles. Nous, associations et militant-e-s de la société civile, travailleurs, étudiants, chômeurs, syndicalistes, sans papiers, fidèles aux revendications de la Révolution Tunisienne, nous exigeons de l’ANC

l’inscription des droits fondamentaux, sociaux et économiques ainsi que les moyens garantissant leurs applications dans la nouvelle Constitution

l’inscription du droit de vote et d’éligibilité des Tunisien-ne-s vivant à l’étranger dans toutes les élections nationales tunisiennes   

la constitutionnalisation des moyens de promotion des égalités régionales

l’inscription dans la Constitution des droits des femmes pour la citoyenneté et l’égalité

l’inscription dans la Constitution des garanties qui permettent l’exercice effectif des libertés et des droits fondamentaux 

Nous exigeons du gouvernement provisoire :

la garantie de la sécurité des citoyens et l’application de la loi à ceux qui usent de la violence sous toutes ses formes à l’encontre d’autres Tunisiens

la garantie du droit au Travail pour tous comme une priorité nationale.

la mise en place d'une justice transitionnelle indépendante et transparente

le déblocage rapide des différents projets de développement

 

Le peuple tunisien célèbre le 1er mai dans une situation mondiale marquée par la remise en question des acquis sociaux et ouvriers, la multiplication des interventions armées et le risque réel d’élargissement de la guerre à d’autres régions du monde. En refusant la substitution d’une dictature par une autre le combat du peuple tunisien s’inscrit dans les luttes économiques, politiques et sociales actuelles.  

Vive le 1er mai, Vive la solidarité Internationale

 

Premiers signataires : Association des Tunisiens en France ATF,  ATF-Nord,  ATF-Var,  Dynamique citoyenne des Tunisiens à l’Etranger,  Manifeste 20 mas,  UGET-France, Uni(e)-vers-elles.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 15:51

Nous avons appris par un mail daté du 17 septembre qu’un calendrier a été fixé par le Secrétariat d’Etat à l’immigration et aux Tunisiens à l’étranger pour «le processus de consultation sur le Haut conseil consultatif de l'émigration».

Cette information est accompagnée d’un compte rendu de la réunion du 9 juillet 2012 à Ghamarth en Tunisie qui se veut synthétique et qui en fait est confus et répétitif

Le calendrier décidé se limite à préciser les dates et les villes de prochaines réunions et qui auront lieu dans les villes de Lyon, Marseille, Nantes, Lille et Bruxelles.

Outre le fait que ce calendrier soit incomplet, nous ne comprenons pas la méthode adoptée pour mener cette consultation.

En effet, à part les dates, nous n’avons ni le lieu ni l’horaire de ces réunions et nous ne savons rien sur la forme de ces consultations (réunions publiques, rencontres avec les associations, ateliers de travail etc).

Nos associations déplorent qu’une fois de plus, comme pour l’organisation du séminaire du 9/07/2012, elles n’ont pas été consultées sur l’organisation de cette consultation.

Nos associations considèrent que pour assurer une efficacité à cette consultation et rompre avec les anciennes méthodes qui ont montré leur illégitimité et leur inefficacité, il est nécessaire de changer d’approche et de méthode.

A cet effet, nous demandons :

A/ La création d’un comité composé de représentants du Secrétariat d’Etat à l’émigration et des Tunisiens à l’Etranger, représentants de l’UGTT, de la LTDH et de certains experts tunisiens dans  les questions d’émigration résidant en Tunisie et à l’étranger;

B/ Pour le calendrier annoncé nos associations demandent au gouvernement ;

1-   D’établir dans les plus brefs délais les lieux, les dates et les horaires de toutes les réunions dans tous les pays et les villes de l’émigration tunisienne et en particulier les pays et les villes où il y a une concentration de la communauté tunisienne. Nous demandons que ces réunions aient lieu dans les villes où il y a un consulat ou un consulat général.

2-   L’organisation de la consultation sous formes de :

a) réunions publiques faisant participer les migrantes et les migrants tunisiens

b) réunions rassemblant les représentants des associations des migrants les plus présentes sur le terrain et en particulier les associations qui ont joué un rôle militant dans la révolution, les associations  féminines et féministes et les associations de jeunesses

 

Les associations signataires :

 

ATF-Aquitaine

ATF-Bureau National

Association des démocrates tunisiens au BNELUX

ATF-Charente

Association Echange-solidarité PACA/Tunisie

Association Solidarité Jasmin Marseille

Association JISR (le Pont)

ATF-Haute Savoie

ALIF’S

ATF-Nord

ATF-Var

ATF -13

IDEAL

IDEAL-92

Unis (es) Vers Elles 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 11:50

PETITION

 

Monsieur le Président de la République, 

Monsieur Mohamed Moncef MARZOUKI 

Palais présidentiel

Carthage – Tunis, 

Tunisie 

Nous célébrons ce 25 juillet le deuxième anniversaire de la République tunisienne d’après la Révolution de la dignité alors que le jeune Ghazi Beji, en fuite de la Tunisie depuis le 9 mars 2012, a réussi à obtenir l’asile politique en Roumanie, pour devenir le premier réfugié politique de la Tunisie post révolutionnaire. Son ami, le jeune Jaber Mejri n’a pas eu cette chance puisqu’il croupit en prison depuis le 5 mars. Les deux jeunes ont été condamnés à 7 ans et 6 mois de prison pour « atteinte à l’ordre public et aux bonnes mœurs ». Leurs délits : publication d’un livre de dérision intitulé « l’illusion de l’Islam » pour le premier et publication de caricatures sur le prophète et ses femmes pour le second. 

Or, comme le disait Youssef Chahine, le grand réalisateur égyptien, engagé dans le combat du fanatisme, « Un des moyens d’extirper la frustration est sans doute la dérision ». Le contexte que traverse le pays ne justifie-t-il pas la frustration des jeunes qui ont le sentiment que la révolution sociale et les aspirations à la liberté et le progrès sont détournées à des fins Islamo-politiques ? Les écrits de ces deux jeunes sur la religion ne méritaient pas, à notre sens, la peine de prison pour choquantes et provocatrices que soient les publications. 
La condamnation de ces deux jeunes pour ces faits est une sérieuse remise en cause de la liberté d’expression, acquise par les Tunisiens acteurs de la révolution du 14 janvier 2011 et chèrement payée. 


Elle porte atteinte à cette liberté dont la garantie fait partie de vos engagements et promesses lors de votre alliance avec les Islamistes d’Ennahdha au lendemain des élections du 23 octobre 2011. 

C’est un précédent lourd de significations, car la Tunisie n’a jamais connu de tels procès depuis l’indépendance avant l’installation-pourtant provisoire- au pouvoir de la coalition actuelle. 

Les condamnations pour « atteinte au sacré » se substituent-elles désormais aux peines de prison jadis utilisées par l’ancien régime pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » ? Les peines (7ans et demi de prison) prononcées à l’encontre de Ghazi Beji et Jaber Mejri sont en effet, sans commune mesure avec les délits reprochés et les sanctions prévues par le code pénal. 

Vous comprendrez, donc, Monsieur Le Président de la République, nous l’espérons, notre désarroi et notre inquiétude car sans la liberté d’expression et sans justice indépendante, notre révolution ne serait que du gâchis. 


Monsieur Le Président,

Jusqu’au 15 janvier vous étiez vous même réfugié en France parce que le système Ben Ali ne permettait pas la liberté d’expression et les esprits libres n’avaient pas la liberté de circulation dans le pays. Vous étiez, ainsi, obligé de vivre en exil parce que vous refusiez le conformisme politique qui dominait la Tunisie. Nous comprenons mal votre silence face à la condamnation à de lourdes peines de ceux qui refusaient le conformisme religieux dans la société Tunisienne.

Avec votre parcours, avec vos écrits, vos combats et votre profil de démocrate et moderniste, nous avons pensé que votre élection par l’Assemblée nationale constituante à la Présidence de la République, annonçait une exemplarité à l’échelle mondiale de la Tunisie en matière de garantie et de défense des libertés publiques et privées, de droits de l’Homme et d’encouragement de la créativité et de la production littéraire et artistique. 


Neuf mois après votre investiture, les constats ne sont guère encourageants et nos craintes ne cessent de grandir. 


Nous espérons, toujours, que vous n’avez pas renié les principes fondateurs de votre combat et vos engagement envers vos compagnons de l’opposition démocratique de l’ère Ben Ali : les militants des droits de l’homme, les syndicalistes, les intellectuels de Gauche et les artistes. 

Ni à l’occasion de l’agression des militants des droits de l’Homme le 9 avril ni suite au soulèvement des Salafistes contre les artistes de l’Espace Ebdelliya, nous n’avons entendu une parole présidentielle claire de défense des droits fondamentaux ni de condamnation des salafistes et autres ennemis de la liberté de culte et d’expression, vous comprendrez que cela nous inquiète ! 

 

Monsieur le président, 

A l’occasion de la fête de la République, un des acquis du peuple Tunisien, nous osons espérer un geste de grâce des deux jeunes Ghasi Beji et Jaber Mejri qui avaient eu le tort de s’exprimer librement. Ce geste serait fort en faveur de la liberté d’expression. Votre grâce Présidentielle est l’ultime recours dans l’attente de l’établissement d’une véritable justice indépendante. Un tel geste présidentiel marquera sans doute une des lignes rouges que nous devons tous ensemble veiller à ne pas franchir dans la Tunisie que nous voulons construire ensemble, la Tunisie de la liberté de la dignité et de la démocratie. link

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 12:03

Le Haut Conseil Des Tunisiens à l’étranger

Proposition ATF

 

Introduction :

 

1 155 634 de Tunisiens vivent à l’étranger dont 958606 résident en Europe soit 82,95% et parmi eux 625 864 résident en France, soit 54,16 du total). On compte 162 290Tunisiens dans le monde arabe dont 109674 au Maghreb (dont 91669 en Libye avant la révolution) et 48985 dans le reste du monde arabe, 1.054 en Afrique, 832 en Asie (hors pays arabes) et 24.655 en Amérique et Australie (1).

 

Cette présence relativement importante (1/10ème de la population totale) n’a jamais été sérieusement prise en compte dans toutes ses dimensions démographiques, sociologiques, économiques sociales culturelles et citoyennes par les autorités tunisiennes avant la révolution. L’immigration tunisiennes a été, hélas, constamment un objet de propagande politicienne au profit du Parti État de l’ancien régime.

 

Dans un contexte caractérisé par la montée des nationalismes et de la xénophobie en Europe de la mise en place de politiques européennes restrictives des libertés de circulation, les Tunisiens résidents à l’étranger ont plus que jamais besoin de la protection de l’État tunisien.

Les Tunisiens vivant à l’étranger entendent jouer pleinement leur rôle dans la reconstruction du pays après la révolution du 14 janvier 2011 et être associés dans les choix majeurs qui feront la société démocratique de demain.

 

Avec la révolution, une nouvelle page s’ouvre dans les relations entre les Tunisiens à l’étranger et la nation afin qu’ils puissent bénéficier, sur un même pied d’égalité des mêmes droits que les Tunisiens de l’intérieur.

 

Les Tunisiens résidents à l’étranger ont toujours contribué au développement politique, économique, social et culturel de la Tunisie. Nous souhaitons renforcer ce rôle en étroite collaboration ave l’Etat postrévolutionnaire.

 

Pour nous, Tunisiens à l’étranger, il est maintenant indispensable de reconstruire de nouveaux rapports avec les autorités politiques et administratives tunisiennes. A ce titre nous demandons :

La participation, en tant que citoyens à part entière, dans la construction de la Tunisie nouvelle par l’exercice du droit de vote et d’éligibilité à toutes les élections nationales et dans la vie politique du pays. La pérennisation de l’un des acquis de la révolution ; notre participation aux élections de l’Assemblée Nationale Constituante

La protection des Tunisiens à l’étranger face à la monté du racisme, de la xénophobie et de l’islamophobie et des égoïsmes nationaux en Europe. Dans les pays di Golfe, nous demandons l’abrogation du système du tutorat et la liberté de circulation et de travail pour les Tunisiens.

La renégociation  des conventions bilatérales avec les pays européens et du Golfe en matière de séjour de travail et de droits sociaux dans le sens d’un plus grand respect des droits des migrants tels que garantis par les instruments internationaux (Charte des migrants de 1991…)

L’encouragement (avec simplification des procédures administratives, transfert d’argent et emprunts bancaires, etc.) des investissements des Tunisiens à l’étranger en Tunisie

 

La réalisation de ces objectifs nécessite aussi la création d’un cadre institutionnel à caractère consultatif dans lequel seront représentés les acteurs issus des associations de l’immigration et des acteurs économiques, culturels et sociaux Tunisiens en Tunisie et à l’étranger.

 

I)     Missions et attributions :

A. Missions :

Le Haut Conseil des Tunisiens à l’étranger est un organe à caractère constitutionnel, jouissant de l’autonomie administrative et financière. Il est consultatif, sur les dispositifs et les politiques publiques migratoires de l’Etat tunisien

Institution de dialogue, d’échange, d’initiative et de proposition, le Haut Conseil des Tunisiens à l’étranger : a pour missions :

Assurer le suivi et l’évaluation des politiques migratoires

suscite et favorise toute initiative de nature à améliorer les conditions de vie des Tunisiens à l’étranger et de promouvoir la défense de leurs droits et intérêts matériels et moraux et à amplifier leur participation au développement politique, économique, culturel et social du pays.

  S’emploie à la promotion et la valorisation de la Culture tunisienne et à tisser les liens entre les générations issues de l’immigration tunisienne et la Tunisie et à valoriser le sentiment d’appartenance à la patrie tunisienne

 Il est par ailleurs chargé d’assurer des fonctions de veille et de prospective sur les problématiques migratoires et de contribuer au développement des relations entre la Tunisie et les gouvernements et les sociétés des pays de résidence des émigrés Tunisiens.

B. Attributions :

Le Gouvernement tunisien doit saisir le Haut conseil des Tunisiens à l’étranger pour avis notamment, avant promulgation :

-          Les avant-projets de textes législatifs ou réglementaires ayant pour objet les affaires de l’émigration et les questions concernant les Tunisiens résidant à l’étranger ;

-          Les projets de conventions bilatérales ou multilatérales relatives à l’émigration et à la coopération internationale

 -          Les mesures ayant pour but de garantir les droits et préserver les intérêts de Tunisiens résidant à l’étranger, notamment ceux en situation difficile ou précaire ;

-          Les principales orientations des politiques publiques permettant d’assurer aux Tunisiens résidant à l’étranger le maintien des liens étroits avec le pays, et plus particulièrement celles relatives à l’enseignement des langues, l’éducation, les actions culturelles et les liens de la jeunesse issue de l’immigration tunisien et la patrie tunisienne ;

-          Les moyens de renforcer la contribution des Tunisiens à l’étranger au développement des capacités de leur pays d’origine, au développement humain durable et à la modernisation de la société;

-          Le développement des stratégies modernes de communication, d’interaction et de coopération avec les pays d’accueil aux niveaux culturel, humain et économique.

 

II)    Composition et organisation :

Le Haut conseil est composé comme suit :

B.   les représentants des associations de l’immigration tunisienne

1- les représentants des associations de l’immigration tunisienne

La moitié (1/2) des sièges du Haut conseil des Tunisiens à l’étranger sera composée des représentants des associations de l’immigration tunisienne et des Tunisiens à l’étranger.

Les critères de choix des représentants des associations des migrants tunisiens à l’étranger :

Afin d’éviter les équivoques, la représentation des associations au HCTE, doit être négociée et partagée. Elle doit se faire selon des critères objectifs, mesurables, évaluables. Ainsi, nous proposons que les associations représentées doivent :

-       Justifier d’une existence légale (déclaration au Jo) et jouir de la personnalité juridique,   

-       Justifier d’un nombre de membres (à déterminer en commun) ;

-       Présenter une comptabilité certifiée et d’un rapport d’activité annuel ;

-       Etre reconnues par un certain nombre d’institutions publiques, comme associations actives et impliquées dans le champ de l’immigration

En plus des associations généralistes de l’immigration, nous demandons la représentation au sein du HCTE des associations féminines et féministes ainsi que de jeunesse.

 

Les représentants des Ministères et des administrations publiques

Le 1/4 des sièges du Haut conseil des Tunisiens à l’étranger sera composé des représentants des Ministères, des administrations et des offices publiques traitant de la question migratoire tels que les ministères des affaires étrangères, des affaires sociales du secrétariat d’Eta à l’émigration et des Tunisiens à l’étranger, de l’économie et des finances, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de l’Emploi et de la formation professionnelle et ministère de la famille et de la solidarité, de l’Office des Tunisiens à l’étranger etc.,

 

Les personnalités qualifiées

Le 1/4 des sièges du Haut conseil des Tunisiens à l’étranger sera composé de personnalités qualifiées représentant :

-           des Tunisiens acteurs dans les domaines économiques, sociaux, culturels, universitaires, syndicaux dans les pays de résidence.

-          des personnalités choisies pour leurs compétences et leur connaissance des questions migratoires et de développement vivant en Tunisie et/ou à l’étranger

-          des représentants du mouvement syndical des travailleurs, des organisations professionnelles patronales, organisations des agriculteurs et des organisations de la jeunesse et particulièrement les étudiants.

Mode de désignation des personnalités qualifiées

Les personnalités qualifiées doivent être désignées conjointement par les représentants des ministère, des administrations et des offices publiques traitant de la question migratoire et des représentants des associations de l’immigration tunisienne et des Tunisiens à l’étranger

 

III) Les organes du HCTE 

Pour assurer ses missions, le HCTE s’appuie sur les entités permanentes suivantes :

 

Le Bureau du Conseil.

 Composé du président, du secrétaire général, des présidents des groupes de travail, le bureau assiste le président dans la gestion des activités du Conseil.

 

 Le président : Nommé parmi les membres pour un mandat de 3 ans renouvelable, il assure la coordination des travaux du Conseil, de ses organes et de ses activités. Il est le porte-parole du Conseil, l’interlocuteur officiel auprès des autorités publiques nationales et des conseils similaires ainsi qu’auprès des institutions internationales concernées par le domaine de sa compétence.

 

 

Le secrétaire général : nommé pour une durée 3 ans, renouvelable, et choisi parmi les membres du Conseil, il est chargé de la gestion administrative et financière du Conseil.

 

Les groupes de travail. Constitués en assemblée plénière qui fixe leurs attributions, ils procèdent à l’élection d’un président et d'un rapporteur et rédigent un rapport d’activités annuel, intégré au rapport du Conseil. Six groupes de travail sont ainsi proposés :

Ø Citoyenneté et participation politique ;

Ø Cultures, éducation et identités ;

Ø Approche genre et nouvelles générations ;

Ø Administration, droits des usagers et politiques publiques ;

Ø Compétences scientifiques, techniques et économiques pour le développement solidaire ;

 

Des commissions ad hoc

Des commissions ad hoc chargées de l’étude d’une question déterminée peuvent également être créées

 

 L’assemblée plénière.

Composée de l’ensemble des membres du Conseil, elle délibère notamment sur :

Ø le programme annuel ou pluriannuel du Conseil, le règlement intérieur et le budget ;

Ø les projets de rapports, les recommandations et les avis consultatifs qui lui sont soumis ;

Ø les sollicitations du Président de la République et du gouvernement demandant au Conseil de délibérer sur une question relevant de ses missions.

 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 11:13

TUNISIE :

pour la révolution sociale, on marche !

 

La classe ouvrière et l'ensemble de la société civile tunisienne célèbrent cette année la fête du premier mai en défilant sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis. C’est dans cette avenue que le sort de Ben Ali a été définitivement scellé le 14 janvier 2011, avenue que le gouvernement a voulu interdire aux manifestants avant de reculer sous la pression de l’UGTT et de l’ensemble de la société civile. Les mots d’ordre de la révolution : Travail, Liberté et Dignité, sont toujours d’actualité. Le chômage continue à être une des préoccupations majeures dans le pays. Les grèves, les rassemblements, les sit-in et occupations se multiplient dans différentes régions du pays.

 

Le gouvernement de la coalition tripartite d’Ennahdha, Ettakatol et le CPR, loin de rompre avec le passé, continue la même politique économique et sociale du régime déchu, répondant encore et toujours aux injonctions, aux diktats de la Banque Mondiale, du FMI et aux accords déséquilibrés signés avec l’Union européenne au détriment de notre souveraineté nationale. Le fossé des inégalités sociales et régionales se creuse davantage et le gouvernement ne prend pas de mesures d’urgences indispensables et ne démontre pas avoir la volonté d'initier de vraies réformes.

A ce contexte social tendu, le gouvernement répond par la répression acharnée, la violence systématique et laisse faire les milices et les salafistes qui sèment le désordre et menacent les libertés individuelles et collectives. Cette répression touche toutes les catégories sociales à commencer par les travailleurs, les chômeurs, les journalistes, les artistes, les intellectuels, les étudiants y compris les blessés de la révolution et leurs proches. Ainsi, en plus des forces de l’ordre, des milices pro Ennahdha se sont déchaînées contre les manifestant-e-s, (Tunis le 9 avril 2012, Moulares, Radès…) faisant plusieurs blessés. Ces agissements visent à terroriser les citoyen-ne-s, museler toutes les voix de la société civile et avorter définitivement le processus révolutionnaire en cours. La passivité gouvernementale face au danger salafiste induit sa complicité. Les femmes, partie prenante de la révolution, des luttes sociales et syndicales sont particulièrement ciblées par les forces réactionnaires tant dans leurs acquis que dans leur intégrité physique et morale.  Incapable de répondre aux aspirations du peuple tunisien, le gouvernement répond aux revendications par la répression.

Les tentatives de bipolarisation de la scène politique entre les anciens Rcdistes et les islamistes sont le plus grand danger qui guette la révolution. Déterminé à mener sa révolution jusqu’au bout, le peuple tunisien dit non à la substitution d’une dictature par une autre

 

Tunisiennes et Tunisiens résidants à l’étranger, partie intégrante de la révolution, nous nous sentons exclus de tout débat, tout projet et toutes décisions qui concernent l’immigration et les Tunisiens à l’étranger. L'affaire des jeunes Harragas abandonné à leur sort illustre parfaitement les mauvais choix du gouvernement tunisien dans ce domaine. Nous refusons l’indifférence du gouvernement à l’égard de la situation de  milliers de nos compatriotes livrés aux politiques européennes anti-immigrés dictées par la crise économique, la montée des extrêmes droites, le racisme et la xénophobie et nous exigeons qu’il prenne sa responsabilité à cet égard et ne pas se contenter de mesures populistes qui ne répondent pas aux  besoins de vraies réformes structurelles. Nous, associations et militant-e-s de la société civile, travailleurs, étudiants, chômeurs, syndicalistes, sans papiers, fidèles aux revendications de la Révolution Tunisienne, nous exigeons de l’ANC

l’inscription des droits fondamentaux, sociaux et économiques ainsi que les moyens garantissant leurs applications dans la nouvelle Constitution

l’inscription du droit de vote et d’éligibilité des Tunisien-ne-s vivant à l’étranger dans toutes les élections nationales tunisiennes   

la constitutionnalisation des moyens de promotion des égalités régionales

l’inscription dans la Constitution des droits des femmes pour la citoyenneté et l’égalité

l’inscription dans la Constitution des garanties qui permettent l’exercice effectif des libertés et des droits fondamentaux 

Nous exigeons du gouvernement provisoire :

la garantie de la sécurité des citoyens et l’application de la loi à ceux qui usent de la violence sous toutes ses formes à l’encontre d’autres Tunisiens

la garantie du droit au Travail pour tous comme une priorité nationale.

la mise en place d'une justice transitionnelle indépendante et transparente

le déblocage rapide des différents projets de développement

 

Le peuple tunisien célèbre le 1er mai dans une situation mondiale marquée par la remise en question des acquis sociaux et ouvriers, la multiplication des interventions armées et le risque réel d’élargissement de la guerre à d’autres régions du monde. En refusant la substitution d’une dictature par une autre le combat du peuple tunisien s’inscrit dans les luttes économiques, politiques et sociales actuelles.  

Vive le 1er mai, Vive la solidarité Internationale

 

Premiers signataires : Association des Tunisiens en France ATF,  ATF-Nord,  ATF-Var,  Dynamique citoyenne des Tunisiens à l’Etranger,  Manifeste 20 mas,  UGET-France, Uni(e)-vers-elles.

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 12:37

COMMUNIQUE 

 

Dimanche 15 avril 2012, Mme Maya JRIBI, Secrétaire Générale du PDP a été agressée, par des individus se présentant comme des inconditionnels du parti Ennahdha et du Gouvernement.

Dés l’arrivée de la députée, à la cité El Mallaha, à proximité du port maritime de Rades, Banlieue sud de Tunis, pour se rendre visite aux habitants de ce quartier, victimes d’une intervention musclée de la part de la police samedi 14 avril, un groupe de gens l’a apostrophée en la bousculant fortement et en l’assommant copieusement par des insultes ordurières.

 

Plusieurs personnes l’ont encerclée et contrainte à ne pas s’éloigner de son véhicule pour l’obliger au final à quitter les lieux sous le regard passif des policiers.

 

Les agresseurs de Mme Maya JRIBI, les « Faiseurs de loi dans la nouvelle Tunisie », lui ont reproché, et à travers elle toute l’opposition Tunisienne, de « trop critiquer » le gouvernement et de l’empêcher de « faire son travail ». Une vidéo qui couvre cette agression circule dans les réseaux sociaux. Les scènes qu’elle nous livre sont d’une violence gestuelle et verbale telle que l’on comprend très mal l’attitude passive des policiers présents du début jusqu’à la fin.  

Lundi 16 avril, Deux députés du groupe démocratique, Mahmoud Al Baroudi et Iyed Dahmani, ont été agressés devant l’enceinte de l’assemblée constituante,

 

Ces évènements marquent une escalade dans le processus d’intimidation car les députés de l’opposition qui semblaient protégés jusque là, ne sont plus hélas à l’abri des tracasseries des miliciens et militants d’Ennahdha.

 

Après le passage à tabac des blessés de la révolution et des diplômés chômeurs et la vague de répression généralisée qu’à connu l’Avenue Habib Bourguiba le 9 avril 2012, la violence semble se propager au-delà de Tunis, la Capitale, pour s’étendre à la Banlieue et aux régions de la Tunisie, comme à Om Larayes et à EL-Gtar et n’épargne plus les élus du peuple.

Qui a intérêt à installer le chao et à qui profite cette situation ?

 

Il est légitime de se poser la question ? Pourquoi cette escalade au moment où les sit-in diminuent considérablement et au moment où une tendance semble se dessiner pour laisser sa chance au gouvernement pour présenter son programme économique et social tant attendu par les Tunisiens ?

A la place des salafistes apparaissent maintenant des milices qui « épaulent » les services de l’ordre en se livrant à tabasser et intimider les manifestants, les sit-inneurs et les militants et dirigeants de l’opposition démocratique.

 

S'agit-il d'une nième diversion du gouvernement pour faire passer des mesures impopulaires incompatibles avec les objectifs de la révolution ? Serait-ce plutôt le besoin d’instaurer un climat de violence et de peur « nécessaire » à tout parti réactionnaire pour s'installer durablement ? La frénésie du pouvoir s’est emparé aussi bien du gouvernement que du parti Ennahdha qui lâchent leurs ministres et leurs responsables dans une piteuse propagation de théorie du complots alimentant les tensions et multipliant les accusations à l’encontre des médias et des militants de l’opposition.

 

L’ATF condamne l’agression des députés Maya Jribi, Mahmoud Baroudi et Iyed Dahmani quels qu’en soient les auteurs, leur exprime sa solidarité et fait assumer au gouvernement le devoir de protéger les élus de la nation.

 

L’ATF considère que l’attitude du gouvernement et de la majorité actuelle favorise ce climat malsain alors que le pays a besoin de se rassembler pour relever les défis multiples et a besoin de concorde et d’unité pour assurer la transition démocratique.

 

                                                                                               Le Bureau  National de l’ATF

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 12:22

Ce 9 avril 2012, devait être un jour de fierté nationale, un jour de célébration par les Tunisiennes et Tunisiens des martyrs de 9 avril 1938 et de tous les autres qui ont donné leur vie depuis pour que notre chère Tunisie soit indépendante, libre et démocratique.

Ce fut malheureusement un jour de répression qui rappelle celle des pires moments de la dictature de Ben Ali.

A l’appel de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), de plusieurs partis démocratiques et associations qui l’avaient déclaré dans les règles au ministère de l’intérieur, des milliers de personnes s’étaient données RDV Avenue Habib Bourguiba ce 9 avril 2012 pour célébrer les Martyrs du 9 avril 1938.

C’est à l'Avenue Habib Bourguiba que les Tunisiens ont manifesté le 9 avril 1938 pour réclamer une constitution et l'indépendance de la Tunisie et c'est à la même avenue que des milliers de Tunisiennes et Tunisiens ont crié le fameux Dégage le 14 janvier 2011 et ont chassé Ben Ali. Depuis, l'Avenue Habib BOURGUIBA est le symbole des libertés arrachées par le peuple tunisien et sa jeunesse.

Ayant interdit toute manifestation à l'Avenue Habib Bourguiba, le Ministre de l’intérieur d'ENNAHDHA, qui avait pourtant longtemps laissé faire les Salafistes dans cette Avenue

a dès le début fait disperser les rassemblements pacifiques à coup de bombes Lacrymogènes et à coup de matraques qui se sont abattues sans distinction sur tout ce qui bougeait, même les journalistes n’y ont pas échappé qu’ils soient tunisiens ou étrangers.

Partout aux alentours et sur toutes les voies qui mènent à l’Avenue Habib Bourguiba c’était la même chose ; une violence aveugle s’est abattue sur les groupes de personnes qui voulaient rejoindre l’avenue. Policiers mais aussi des civils miliciens d’Ennahdha ont durant des heures agressé des manifestants pacifiques, frappé des femmes, des hommes, des jeunes et blessé de nombreuses personnes.

 L’Association des Tunisiens en France :

 

 Condamne avec la plus grande vigueur les violences commises aujourd’hui lundi 9 Avril 2012 par les policiers et les milices d'ENNAHDHA et fait assumer au gouvernement la responsabilité de ces agissements et leurs conséquences.

 Dénonce avec la plus grande fermeté la répression policière violente et aveugle qui s’est abattue sur les manifestations pacifiques à l’occasion de la célébration de la fête des martyrs.

 L’ATF condamne les agressions par détenteur de la force publique contre des députés de l’Assemblée Constituante, des syndicalistes, des militants des droits de l’homme, des militants et des dirigeants des partis politiques légaux ainsi que des centaines de citoyens anonymes qui manifestaient pour la démocratie et le droit d’expression et leur exprime  sa solidarité totale pour réclamer dignité, travail et démocratie.

 

L’ATF exprime sa vive inquiétude face à cette dérive sécuritaire que l’on croyait révolues après la révolution et met en garde le gouvernement contre le recours à la répression et à la violence et contre les risques d’escalade que cela peut entraîner.

 

L’ATF joint sa voix à la société civile tunisienne pour appeler à la plus grande vigilance contre ces dérives et contre ces atteintes aux libertés chèrement payées par le sang des martyrs.

 

Vive la Révolution tunisienne

Vive la Tunisie libre et démocratiquelink

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 13:59

 

Janvier, mois des révolutions tunisiennes

Le peuple tunisien fête cette année 2012, le premier anniversaire de la révolution de la dignité.

Le premier anniversaire de sa victoire sur un système tyrannique, corrupteur, népotiste et dictatorial.

Un système qui a vampirisé le peuple et le pays 23 ans durant, pour sur engraisser sept familles tentaculaires et « draculiennes. »

Le peuple tunisien, ses forces vives et en particulier sa jeunesse, ont réussi, grâce à leur mobilisation, leur union et leur détermination à faire dégager le dictateur et ses tentacules. Tout cela sans aucune direction d’un parti politique et encore moins d’une « personnalité charismatique ».

C’était le 14 janvier 2011

Depuis, et pendant un an, un processus de transition démocratique s’est instauré auquel les tunisiennes et tunisiens vivant à l’étranger ont pleinement participé. Son étape récente est l’élection de la deuxième assemblée constituante, dans l’histoire de notre pays, pour rédiger une nouvelle constitution et fonder la deuxième république tunisienne.

Alors qu'en est-il des revendications populaires des droits à la liberté, le travail et la dignité ?

Qu'en est-il des rêves de la jeunesse et des sacrifices de nos martyrs ?

Comment se dessinent les horizons de la république, de la liberté, de l'égalité et de la dignité ?

Quel rôle ont joué les organisations de la société civile dans l'avènement de cette réalité ?  Comment comptent-elles s'y prendre pour participer à finaliser la transition démocratique ?

 

Venez en débattre les 20, 26 et 28 janvier 2012 dans le cadre de la manifestation :   

Janvier, mois des révolutions tunisiennes

Organisée par des associations des Tunisiens en France

 

 

 

Jeudi 26 /01/2012 : Mairie de Paris 9ème

De 18h30 à 22h30

 Débat :

Rôles et poids de la société civile (syndicats, organisations, associations, partis politiques) dans la révolution tunisienne

 La relation entre les mouvements sociaux et la société civile

 

 

 

Samedi 28/01/2012

De 16h à 20h

Espace Famille

85, avenue de la République, Aubervilliers

Métro : quatre Chemins ligne 7

Manifestation culturelle de célébration de l'an un de la révolution du 14 janvier

 

 

 

 

Associations organisatrices : ATF, Cahier des Libertés, FTCR, Manifeste du 20 mars, Uni-vers-elles, UTIT.

 

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