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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 12:46

AFP, publié le mardi 18 juillet 2017 à 12h13 

 

 

 

détention de la directrice d'Amnesty en Turquie ainsi que de plusieurs militants des droits de l'Homme, l'ONG dénonçant un "affront à la justice".

Turquie: la directrice d'Amnesty placée en détention

Au total, six militants des droits de l'Homme, dont Idil Eser, directrice d'Amnesty pour la Turquie, ont été incarcérés dans l'attente de leur procès à une date inconnue, a indiqué mardi matin à l'AFP Andrew Gardner, chercheur spécialiste de la Turquie à Amnesty.

Quatre autres militants des droits de l'Homme qui avaient été interpellés en même temps ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

"Ils sont accusés d'avoir commis un crime au nom d'une organisation terroriste, sans en être membre", a déclaré M. Gardner, qualifiant la décision de "choquant simulacre de justice".

L'expression "organisation terroriste" désigne le plus souvent pour les autorités turques les partisans du prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'avoir fomenté le putsch manqué de 15 juillet 2016, ou les séparatistes kurdes du PKK.

Leur placement en détention survient alors que les autorités turques ont lancé, après le putsch avorté du 15 juillet 2016, des purges d'une ampleur sans précédent dans l'histoire moderne de la Turquie qui ont suscité l'inquiétude des partenaires occidentaux d'Ankara.

Au-delà des putschistes présumés, ces purges ont touché des opposants politiques prokurdes, des médias critiques et plusieurs ONG, et les détracteurs du président Recep Tayyip Erdogan l'accusent de profiter de l'état d'urgence en vigueur pour étouffer toute voix dissonante.

"L'incarcération des six défenseurs des droits de l'Homme est un effroyable affront à la justice", a dénoncé Amnesty International dans un communiqué mardi.

Les six militants des droits de l'Homme écroués mardi avaient été interpellés avec quatre autres activistes lors d'un atelier de formation à la sécurité informatique et à la gestion des données sur l'île de Büyükada, au large d'Istanbul.

Parmi les six personnes incarcérées figurent un Suédois et un Allemand, tous deux formateurs lors de cet atelier.

- 'Chasse aux sorcières' -

"Après cette décision, aucun de ceux qui défendent les droits de l'Homme en Turquie, que ce soit Amnesty International ou d'autres organisations, n'est en sécurité dans ce pays", a déclaré à l'AFP M. Gardner.

Les 10 militants avaient été présentés lundi à un procureur pour la première fois depuis leur interpellation. Parmi eux figurent également Ilknur Ustün, de l'ONG Coalition des Femmes, et Veli Acu, de la Fondation des droits de l'Homme.

La semaine dernière, M. Erdogan avait publiquement accusé les militants arrêtés de mener des activités s'inscrivant "dans la continuité du (putsch du) 15 juillet", sans autre précision.

Selon Amnesty, il s'agissait d'un atelier de routine sur les droits de l'homme comme l'ONG en organise régulièrement partout dans le monde.

"Ce n'est pas une enquête légitime, c'est une chasse aux sorcières politiquement motivée qui préfigure un avenir effrayant pour les droits en Turquie", a déclaré le secrétaire général d'Amnesty Salil Shetty, cité dans le communiqué de l'ONG.

Depuis le putsch avorté, plus de 50.000 personnes, dont des opposants du président Erdogan, des membres d'ONG et des journalistes ont été arrêtés.

Le mois dernier, le président d'Amnesty en Turquie, Taner Kiliç, avait également été arrêté, accusé d'être un partisan du prédicateur Gülen.

Les vagues d'arrestations depuis le putsch manqué ont suscité l'inquiétude de partenaires occidentaux de la Turquie et d'ONG, mais le gouvernement turc a jusqu'à présent rejeté toute critique et dénoncé un "manque d'empathie".

L'état d'urgence, promulgué quelques jours après la tentative de putsch du 15 juillet, a été prolongé de trois mois supplémentaires, lundi, et le président Erdogan a plusieurs fois répété qu'il ne serait levé "que lorsque tous les troubles auront disparu";


Dans son communiqué, Amnesty exhorte les dirigeants internationaux à "faire pression" pour obtenir la remise en liberté des militants des droits de l'Homme, "immédiatement et sans condition".

fo-gkg/ezz/cr

 

 

 
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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 09:43

Message posthume de Lotfi Nagdh au président tunisien Béji Caid Essebsi

Le 19 octobre 2012, le lendemain de ma mort, «suite à une crise cardiaque» [1], fait que vous ignoriez à l’époque, vous avez tenu une conférence de presse pour qu’on reconnaisse en moi un martyr qui fut lynché par les milices de Rached Ghannouchi et consorts, Rached Ghannouchi, votre comparse d’aujourd’hui, avec lequel vous entretenez des relations contre nature trahissant tous ceux  qui ont fait de vous ce que vous êtes maintenant. Et, depuis l’acquittement de mes présumés meurtriers prononcé ce lundi 14 novembre 2016, vous vous faites petit  et semblez mal à l’aise, car, bien que croyant toujours à mon statut de martyr grâce au forfait de cette bande d’islamistes et leurs acolytes, vous n’avez osé émettre  aucun commentaire sur cet acquittement, probablement, de crainte de déplaire à votre dit comparse.

L’objet de ce message, Bajbouj [2], c’est de vous donner l’occasion de vous mettre bien à l’aise, et cela, en vous demandant de rendre public sur terre ma déclaration suivante, à l’attention, surtout, de ceux qui croient encore que je suis réellement un martyr qui fut liquidé par les islamistes d’Ennahdha et consorts, c’est-à-dire à l’attention de la quasi-totalité du peuple tunisien :

Arrêtez de me prendre pour un martyr, car, je ne le suis pas, puisqu’en vérité, sachez-le, quand j’ai senti la crise cardiaque m’envahir avec ses serrements et souffrances atroces dans ma poitrine, j’ai voulu en finir le plus rapidement possible en lui donnant un coup de main pour m’achever. Aussi, j’ai déchiré moi-même mes habits et mis mes vêtements en lambeaux, je me suis moi-même traîné face au sol, tout seul, je me suis donné moi-même des coups partout sur mon propre corps en le couvrant d’égratignures, de bleus, d’hématomes, d’œdèmes, de plaies, de traumatismes, de blessures béantes, sans oublier les fractures à 7 de mes propres côtes, confirmées ante-mortems, que je me suis faites moi-même etc. etc…., comme le montrent les vidéos et les autres photos qui ont circulé sur le net et comme le révèlera, par la suite, l’autopsie  pratiquée sur mon corps : le rapport du médecin légiste signale que mon corps porte rien moins que 27 coups.

Tiens, Bajbouj, voilà Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi - qui, eux, sont reconnus, pour le moment, comme vrais martyrs, jusqu’à nouvel ordre, c’est-à-dire, peut-être, au vu de mon propre cas, jusqu’à la fin des procès de leurs présumés meurtriers, toujours en cours - je disais donc, voilà Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi qui sont venus se joindre à moi pour vous dire à très très bientôt et qui me chargent de vous rappeler la promesse que vous leur avez faîte consistant à tout mettre en œuvre pour démasquer les commanditaires de leur assassinat, quels qu'ils soient, furent-ils nahdhaouis [3], pensiez-vous certainement !, promesse qui fut l’un des slogans phares de votre campagne présidentielle - ayant renforcé votre position et augmenté votre poids sur l'échiquier politique tunisien - et qui vous a certainement fait gagner des centaines de milliers de voix, disent-ils ! D’ailleurs, Chokri m’a montré la magnifique vidéo de votre dernier meeting de campagne qui a eu lieu sur l’avenue Habib Bourguiba, à Tunis,  je crois, où l’on vous voit sur l’estrade avec, à votre droite, Besma, son épouse [4].

Alors, avec eux, je vous dis à très bientôt, Bajbouj, Inch’Allah, mais, pas avant d'avoir élucidé  leur dernier voyage !

Références

[1]https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/151116/scoop-le-deces-de-lotfi-nagdh-revele-des-symptomes-inedits-de-la-crise-cardiaque

[2] Bajbouj est le sobriquet de Béji Caïd Essebsi, employé par ses sympathisants.

[3] Nahdhaoui : adjectif et nom  qui ont rapport à Ennahdha, le parti islamiste fondé et présidé par Rached Ghannouchi.

[4] Ci-dessous, une photo extraite de ladite vidéo :

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 09:43

Message posthume de Lotfi Nagdh au président tunisien Béji Caid Essebsi

Le 19 octobre 2012, le lendemain de ma mort, «suite à une crise cardiaque» [1], fait que vous ignoriez à l’époque, vous avez tenu une conférence de presse pour qu’on reconnaisse en moi un martyr qui fut lynché par les milices de Rached Ghannouchi et consorts, Rached Ghannouchi, votre comparse d’aujourd’hui, avec lequel vous entretenez des relations contre nature trahissant tous ceux  qui ont fait de vous ce que vous êtes maintenant. Et, depuis l’acquittement de mes présumés meurtriers prononcé ce lundi 14 novembre 2016, vous vous faites petit  et semblez mal à l’aise, car, bien que croyant toujours à mon statut de martyr grâce au forfait de cette bande d’islamistes et leurs acolytes, vous n’avez osé émettre  aucun commentaire sur cet acquittement, probablement, de crainte de déplaire à votre dit comparse.

L’objet de ce message, Bajbouj [2], c’est de vous donner l’occasion de vous mettre bien à l’aise, et cela, en vous demandant de rendre public sur terre ma déclaration suivante, à l’attention, surtout, de ceux qui croient encore que je suis réellement un martyr qui fut liquidé par les islamistes d’Ennahdha et consorts, c’est-à-dire à l’attention de la quasi-totalité du peuple tunisien :

Arrêtez de me prendre pour un martyr, car, je ne le suis pas, puisqu’en vérité, sachez-le, quand j’ai senti la crise cardiaque m’envahir avec ses serrements et souffrances atroces dans ma poitrine, j’ai voulu en finir le plus rapidement possible en lui donnant un coup de main pour m’achever. Aussi, j’ai déchiré moi-même mes habits et mis mes vêtements en lambeaux, je me suis moi-même traîné face au sol, tout seul, je me suis donné moi-même des coups partout sur mon propre corps en le couvrant d’égratignures, de bleus, d’hématomes, d’œdèmes, de plaies, de traumatismes, de blessures béantes, sans oublier les fractures à 7 de mes propres côtes, confirmées ante-mortems, que je me suis faites moi-même etc. etc…., comme le montrent les vidéos et les autres photos qui ont circulé sur le net et comme le révèlera, par la suite, l’autopsie  pratiquée sur mon corps : le rapport du médecin légiste signale que mon corps porte rien moins que 27 coups.

Tiens, Bajbouj, voilà Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi - qui, eux, sont reconnus, pour le moment, comme vrais martyrs, jusqu’à nouvel ordre, c’est-à-dire, peut-être, au vu de mon propre cas, jusqu’à la fin des procès de leurs présumés meurtriers, toujours en cours - je disais donc, voilà Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi qui sont venus se joindre à moi pour vous dire à très très bientôt et qui me chargent de vous rappeler la promesse que vous leur avez faîte consistant à tout mettre en œuvre pour démasquer les commanditaires de leur assassinat, quels qu'ils soient, furent-ils nahdhaouis [3], pensiez-vous certainement !, promesse qui fut l’un des slogans phares de votre campagne présidentielle - ayant renforcé votre position et augmenté votre poids sur l'échiquier politique tunisien - et qui vous a certainement fait gagner des centaines de milliers de voix, disent-ils ! D’ailleurs, Chokri m’a montré la magnifique vidéo de votre dernier meeting de campagne qui a eu lieu sur l’avenue Habib Bourguiba, à Tunis,  je crois, où l’on vous voit sur l’estrade avec, à votre droite, Besma, son épouse [4].

Alors, avec eux, je vous dis à très bientôt, Bajbouj, Inch’Allah, mais, pas avant d'avoir élucidé  leur dernier voyage !

Références

[1]https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/151116/scoop-le-deces-de-lotfi-nagdh-revele-des-symptomes-inedits-de-la-crise-cardiaque

[2] Bajbouj est le sobriquet de Béji Caïd Essebsi, employé par ses sympathisants.

[3] Nahdhaoui : adjectif et nom  qui ont rapport à Ennahdha, le parti islamiste fondé et présidé par Rached Ghannouchi.

[4] Ci-dessous, une photo extraite de ladite vidéo :

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 16:14

Des journalistes, militants pour les droits de l'Homme, écrivains et universitaires du Maghreb et du Machrek dénoncent dans une pétition l’assassinat de l’écrivain Nahed Hattar, le dimanche 25 septembre devant le palais de justice à Amman. Ils mettent en cause la responsabilité du gouvernement jordanien pour son refus d’assurer la protection de l’écrivain alors qu’il savait qu’il "était menacé".. Voici le texte de la pétition et les premiers signataires.

.

Protestation contre l'assassinat de Nahed Hattar

Le journaliste et écrivain jordanien Nahed Hattar a été assassiné à Amman, dimanche 25 septembre 2016, devant le palais de justice où il se rendait pour son procès. Il avait été arrêté en août dernier pour blasphème, et libéré en septembre. Son crime : avoir repris, dans sa page Facebook, une caricature qui moque le « dieu des daechistes », les terroristes et leur conception du paradis.

Menacé à l’intérieur même de la prison, il a publié sur sa page Facebook une mise au point distinguant les croyants honnêtes, qui auraient pu être choqués par la caricature et auxquels il devait respect et considération, et les terroristes de Daech, qui en ont profité pour régler des comptes politiques, sans rapport avec ce qu’ils prétendent.

Encore une fois, l’islamisme radical et fanatisé assassine un intellectuel pour interdire toute liberté de pensée et de création, sur la base de contre-vérités, afin d’assoir son pouvoir par l’ignorance et la terreur.

Les signataires dénoncent l’attitude du gouvernement jordanien qui a engagé des poursuites contre Nahed Hattar pour « insulte à l’égard de l’islam », et refusé d’assurer sa protection à la demande de sa famille, en sachant qu’il était menacé.

Premiers signataires

Maha Abdelhamid (doctorante en géographie sociale),
Fouad Abdelmoumni (militant associatif),
Tewfik Aclimandos (Sanhadja Akrouf (militante associative),
Hala Alabdalla (cinéaste),
Mourad Allal (directeur d'organisme de formation),
Tewfik Allal (responsable associatif),
Bahman Amini (éditeur),
Linda Amiri (historienne),
Samia Ammour (militante féministe),
Abderrahmane Arkoub (commerçant),
Maryam Ashräfi (photographe),
Malika Bakhti-Dahmani (enseignante),
Mehrdad Baran (professeur de musique),
Sidi-Mohammed Barkat (philosophe),
Tahar Bekri (écrivain),
Yahia Belaskri (écrivain),
Souâd Belhaddad (journaliste auteur, responsable associative),
Akram Belkaïd (écrivain),
Farouk Belkeddar (militant associatif),
Ali Ben Ameur (enseignant universitaire),
Ghaleb Bencheikh (écrivain),
Mounia Ben Jémia (professeure des universités),
Dounia Benqassem (historienne de l'art),
Ali Bensaad (professeur des universités),
Fethi Benslama (professeur des universités),
Rachid Benzine (islamologue),
Mohammed Bhar (artiste musicien),
Àlima Boumediene-Thiery (avocate, militante associative),
Nadia Chaabane (militante féministe, ancienne députée de l'ANC),
Hédi Chenchabi (militant associatif et des droits humains),
Mouhieddine Cherbib (militant des droits humains),
Alice Cherki (psychanalyste),
Ahmed Dahmani (universitaire),
Kamel Daoud (écrivain),
Jocelyne Dakhlia (historienne),
Nacer Djabi (sociologue),
Habiba Djahnine (cinéaste),
Javad Djavahery (écrivain),
Mohsen Dridi (militant associatif),
Mohamed-Lakhdar Ellala (économiste, responsable associatif ),
Sepideh Farsi (cinéaste),
Chérif Ferjani (professeur émérite Lyon-II),
Claudette Ferjani (militante associative),
Abdelouhab Fersaoui (militant associatif),
Ali Guenoun (historien),
Khalid Gueddar (dessinateur de presse),
Hubert Haddad (écrivain),
Tewfik Hakem (producteur radio),
Mohammed Hamrouni (responsable associatif),
Mohammed Harbi (historien),
Ahmed Henni (économiste, professeur des universités),
Abdelhamid Hihi (médecin, militant associatif),
Mahmoud Hussein (écrivain),
Ahmet Insel (professeur à l'Université Galatasaray),
Kamel Jendoubi (militant des droits humains, ancien ministre),
Aïssa Kadri (sociologue),
Aziz Krichen (écrivain),
Kamal Lahbib (militant associatif),
Karim Lahidji (juriste, ancien président de la Fédération internationale des droits de l’homme-FIDH),
Larbi Maaninou (militant des droits humains),
Abdou Menebhi (militant associatif),
Karim Messaoudi (militant associatif),
Umit Metin (responsable associatif),
Ali Mezghani (professeur des universités),
Fatéma Meziane (professeure agrégée d'arabe),
Khaled Osman (traducteur),
Cécile Oumhani (écrivain),
Nasser Pakdaman (professeur émérite des universités),
Malika Rahal (historienne),
Rahim Rezigat (responsable associatif),
Lana Sadeq (militante associative),
Saïd Salhi (responsable associatif),
Bernard Schmid (juriste, militant associatif),
Brahim Senouci (écrivain),
Noureddine Senoussi (responsable associatif),
Mohammed Smida (militant politique et associatif),
Taoufiq Tahani (enseignant chercheur),
Souha Tarraf (chercheure en sciences sociales),
Tarek Toukabri (responsable associatif),
Limam Wajdi (responsable associatif),
Abdallah Zniber (militant associatif).

Pour signer : manifeste@manifeste.org

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 18:03

Bonjour,

Vous trouverez ci-joint le document d’analyse du régime juridique de l’état d’urgence et des enjeux de sa constitutionnalisation dans le projet de loi dit « de protection de la nation ».

Ce document est le fruit d’un travail collectif de juristes réunis à l’initiative du Syndicat de la magistrature. Ses auteurs y ont pris part soit à titre personnel soit comme représentants d’une association ou d’une organisation syndicale.

A diffuser largement dans vos réseaux !

Le bureau du Syndicat de la magistrature

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 12:37
السعودية: تجلد المدونين وتعدم المعارضين
أقدمت السلطات السعودية على تنفيذ حكم الإعدام في حق المعارض السياسي ورجل الدين الشيعي نمر باقر النمر مع 46 شخصا، معظمهم من المشتبه في انتمائهم إلى تنظيم القاعدة.
وقد اتهمت السلطات الشيخ النمر بالخروج "عن طاعة ولي الأمر وإثارة الفتنة" وبث "خطاب يهدد وحدة المجتمع السعودي" وذلك اثر تأييده المطلق للحركة الاحتجاجية التي انطلقت في المنطقة الشرقية للمملكة سنة 2011 والتي رفعت شعار "إنهاء واقع التهميش."
إن الجمعيات والمنظمات الممضية أسفله:
-تندد بحملة الإعدامات المرعبة التي افتتحت بها المملكة سنة 2016 والتي جاءت اثر محاكمات لم تتوفر فيها الشفافية والعدل ومبادئ المحاكمة العادلة، وذلك بشهادة كل الملاحظين والمراقبين،
- تؤكد أن إعدام السيد النمر هو تصفية حسابات سياسية استعملت خلالها "مقاومة الإرهاب" كذريعة،
-تدعو إلى عدم الانجرار وراء الخطابات الطائفية التي تروج لها بعض الأنظمة والرموز الدينية في المنطقة
- تطالب الحكومة التونسية التي يجب أن تحمل مبادئ ثورة الحرية والكرامة وحقوق الإنسان بأن لا تصمت تجاه الانتهاكات المتتالية التي ترتكب في المملكة العربية السعودية
كما تطالب المجتمع الدولي بتحمل مسؤولياته التاريخية عبر اتخاذ مواقف حازمة تجاه نظام ما انفك يعتدي على أدنى مبادئ حقوق الإنسان باحتقاره للمرأة ورفضه حقها في المواطنة وجلد المدونين وإعدام المعارضين وضرب الحريات العامة والخاصة.
-الرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان
اللجنة من اجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس
النقابة الوطنية للصحفيين التونسيين -
- جمعية يقظة من اجل الديمقراطية والدولة المدنية
- الجمعية التونسية للنساء الديمقراطيات
- المنتدى التونسي للحقوق الاقتصادية والاجتماعية
-Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives FTCR
-Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens UTIT
-Association Démocratiques des Tunisiens en France - ADTF
-Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture REMCC
-Collectif des Femmes Tunisiennes France
-Le Pont de Genève
-Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie - Bruxelles
-Association des Tunisiens en France ATF

- C.I.T.i.I. (Comitato Immigrati Tunisini in Italia)

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 11:02

Association des Tunisiens en France

L’article de loi 52

La prohibition n'est pas la solution.

L'ATF et ses militants à travers son réseau national se mobilisent pour la libération de tous les prisonniers tunisiens jugés pour des délits en lien avec la loi 52.

Cet article de loi a la fois archaïque et inefficace, permet de condamner à un an de prison et de priver de leur liberté de simples consommateurs de cannabis. Cette aberration légale, souvent utilisée sans hésitation par les tribunaux, brise nombre de jeunes et des familles entières. Qu'elle concerne des artistes, des étudiants ou des chômeurs, le constat est le même, une privation de liberté disproportionnée au regard de l’acte commis et de son impact en termes de troubles à l’ordre public. Combien de vies brisées, de carrières professionnelles détruites et de familles éclatées pour simple consommation.

Combien de vies brisées, de carrières professionnelles détruites et de familles éclatées. L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) se doit de regarder la société tunisienne d’un angle de vue lucide et non biaisé par un filtre conservateur et électoraliste. Le cadre légal de notre pays se doit d'évoluer pour s'adapter au quotidien des Tunisiens-es Nos parlementaires se doivent de dépasser les réflexes conservateurs et réactionnaires pour cesser tous ces décalages entre le pouvoir législatif et la vie quotidienne des Tunisiens-es.

Nous avons souffert pendant les années de Ben Ali, d'une infantilisation systématique de notre peuple. Le retrait aux Tunisiennes et aux Tunisiens de leur statut de citoyens s'exprimait par une mise sous tutelle des Tunisiens-es par le parti- Etat qui décidait à notre place de notre manière de vivre, de notre liberté du corps, et notre liberté d'expression.

Nous militants et adhérents de l'ATF demandons

  • L’abrogation totale de la loi 52 pour les simples consommateurs, avec effet rétroactif.
  • La libération de tous les prisonniers jugés dans le cadre de cette loi.
  • L'abrogation des lois liberticides vestiges de l'ancien régime et de la troïka.

Paris, le 22/12/2015

Association des Tunisiens en France

ATF-Haute Savoie

Espace Farabi

"Jasmin solidarité Aix en Provence Marseille

ATF-Haute Garonne

Association ALIF’S

ATF-Bouches du Rhône

Association IDEAL,

ATF-34

ATF-Bouches du Rhône

Association IDEAL,-92

ATF-Nord

AST

ATF-Charente

ATF-Aquitaine

___________________________________________________________________________

Association des Tunisiens en France. 5, rue Louis Blanc 75010 Paris.

Tél. : 01.45.96.04.06 Fax : 01.45.96.03.97, Email atf.bn@wanadoo.fr

Site http://www.atf-federation.org

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