Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Adresse : ATF, 5 rue Louis Blanc, 75010 Paris 

Tél. : 01.45.96.04.06, 

Fax. : 01.45.96.03.97,

Recherche

Liens

30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 11:33

Orange avec AFP, publié le vendredi 30 juin 2017 à 11h17

DISPARITION. Simone Veil est morte le 30 juin 2017 à Nice, à l'âge de 89 ans, annonce sa famille.

L'ex-ministre de la Santé, figure du féminisme, qui fit légaliser l'interruption volontaire de grossesse, malgré l'opposition d'une partie de sa famille politique, était l'une des personnalités préférées des Français. Elle était aussi l'une des figures de la Shoah en France, déportée avec sa famille durant la Seconde Guerre mondiale. Emmanuel Macron salue la mémoire du "meilleur de la France". 

Ministre de la Santé de 1974 à 1979, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, elle s'est illustrée pour avoir fait adopter la loi portant son nom sur la dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse. "Ma mère est morte ce matin à son domicile. Elle allait avoir 90 ans le 13 juillet", a indiqué à l'AFP son fils, l'avocat Jean Veil. Elle était rescapée des camps de la mort, où elle avait été déportée à 16 ans, et incarnait pour les Français la mémoire de la Shoah.

"Très vives condoléances à la famille de Simone Veil. Puisse son exemple inspirer nos compatriotes, qui y trouveront le meilleur de la France", a immédiatement réagi le président de la République Emmanuel Macron vendredi sur Twitter. 

Charismatique et populaire, Simone Veil s'était engagée, tout au long de sa vie marquée par sa déportation à Auschwitz, dans les combats emblématiques de son époque, de la condition des femmes à l'Europe. Attachée aux valeurs morales et républicaines, cette féministe inflexible a été la première femme secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature, la première à être ministre d'État ainsi que présidente du premier Parlement européen. Parfois surnommée "Momone", chignon noué et tailleur Chanel, elle apparaissait rassurante et maternelle de prime abord. Mais son regard vert acéré était parfois traversé d'éclairs. Ils en disaient long sur son caractère, exigeant, passionné, autoritaire, voire "épouvantable" selon certains, sur son esprit prompt à la rébellion et à la colère. 

Ses parents et son frère morts dans des camps de concentration

Elle naît le 13 juillet 1927 à Nice, au sein d'une famille juive et laïque. Son père, homme rigoureux et architecte de profession, pousse ses quatre enfants à lire les classiques : Montaigne, Racine ou Pascal. Toute la famille est déportée en 1944. Le père et le frère, Jean, en Lituanie, sa soeur aînée Denise (résistante) à Ravensbruck, sa mère, sa soeur Milou et elle-même à Auschwitz. Seules les trois soeurs reviendront. "Je crois être une optimiste, mais, depuis 1945, je suis dénuée d'illusions", dira cette ennemie de la langue de bois qui n'oubliera jamais de reprocher à certains "amis" politiques leurs "dérives 'extrêmes droitières'". 

Elle rencontre en 1946 à Sciences-Po Antoine Veil, futur directeur général de la compagnie aérienne UTA. Le couple a trois fils, dont le célèbre avocat Jean Veil. Un des enfants est disparu en 2002. Antoine est mort en avril 2013. Magistrate, Simone Veil rejoint en 1956 l'administration pénitentiaire puis s'occupe des problèmes d'adoption. Sa maison est déjà un salon politique, où se côtoient gaullistes et centristes. 

Attaques violentes dans son propre camp durant les débats sur l'IVG

Elle entre en politique en 1974 comme ministre de la Santé dans le gouvernement Chirac. Son combat pour faire adopter la loi - contre une partie de la droite - sur l'interruption volontaire de grossesse, fait d'elle pour longtemps la personnalité politique la plus populaire de France. Les attaques qu'elle subit sont violentes. "On avait inscrit sur la porte de mon domicile: 'Veil = Hitler'", se rappellera-t-elle. Il restera, dans la mémoire collective, l'image d'une femme touchée, fin 1974, en pleine Assemblée nationale mais ne cédant pas. 

En juin 1979, Simone Veil est élue présidente du Parlement de Strasbourg, jusqu'en 1982. De 1984 à 1989, elle est à la tête du groupe libéral, démocratique et réformateur. "Le fait d'avoir fait l'Europe m'a réconciliée avec le XXe siècle", assurait cette pionnière. Dans le gouvernement Balladur de 1993, elle devient ministre d'État, chargée des Affaires sociales, Santé et Ville. Partisane (sans trop d'enthousiasme) de Raymond Barre à la présidentielle de 1988, elle soutient Édouard Balladur dans la course à l'Elysée en 1995. 

Singularité politique

En 1997, elle préside le Haut conseil à l'intégration et, en 1998, siège au Conseil constitutionnel, jusqu'en 2007. Elle a incarné, comme ministre, la fibre sociale et a parfois pris des positions proches de la gauche sur des sujets sociétaux. Son soutien - parfois critique - à Nicolas Sarkozy en 2007, au détriment de François Bayrou, illustre sa singularité dans le paysage politique qui explique en partie sa popularité. 

Avec un tel parcours, pourquoi n'a-t-elle jamais brigué l'Élysée ? "Je ne me suis jamais sentie la capacité d'exercer un tel pouvoir. "Je suis trop indépendante pour cela", a-t-elle expliqué de sa voix claire, au débit rapide, inflexible. Personnalité féminine préférée des Français, selon un sondage de 2014, elle a été élue en 2008 à l'Académie française, devenant alors la sixième femme à rejoindre les Immortels.

Mon père, "disparu dans les pays baltes, révérait la langue française", a-t-elle souligné dans son discours de réception. Profondément marquée par sa déportation à Auschwitz, dont elle avait fait un récit émouvant dans son autobiographie, "Une vie" (2007), elle était devenue présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah dont elle était restée présidente d'honneur. Simone Veil ou une femme de France dans ses combats et parfois ses paradoxes.

Repost 0
Published by atf-federation - dans Droits des femmes
commenter cet article
8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 12:00
 

Service de presse de la Ville de Paris
Communiqué de presse - Mercredi 7 juin

 

 

 

Le Conseil de Paris réaffirme son engagement
contre le harcèlement de rue

 

Le Conseil de Paris a voté à l’unanimité un vœu de l’Exécutif municipal relatif à la lutte contre le harcèlement de rue à Paris ce mercredi 7 juin 2017.

 

La Ville de Paris a fait de la prévention et de la lutte contre les violences faites aux femmes un axe central de ses politiques publiques, avec notamment la création en novembre 2014 de l’Observatoire parisien des violences faites aux femmes.

La récente polémique autour de la Chapelle et la pétition lancée par deux associations de riverain-e-s pour alerter les pouvoirs publics sur l'insécurité vécue ou ressentie dans le quartier, ont remis en lumière les défis économiques et sociaux quotidiens auquel il est confronté et les enjeux plus généraux des violences faites aux femmes dans l'espace public.

La lutte contre le harcèlement de rue constitue l’un des enjeux de l’approche sur le genre et l’espace public lancée par la Ville de Paris au titre de l’égalité entre les femmes et les hommes, et dans la perspective de faire de Paris un exemple de ville inclusive, plus agréable et adaptée à tou-te-s.

Dans le cadre de cette approche, un travail a commencé avec des marches exploratoires de femmes, accompagnées d’associations spécialisées et de services de la Ville, organisées dans plusieurs arrondissements, dont deux récemment dans le 18e arrondissement, pour aboutir à des plans d’actions, mais aussi avec un guide référentiel sur le genre et l’espace public réalisé à destination des professionnel-le-s de l’urbanisme et de l’aménagement et une campagne de prévention contre le harcèlement de rue lancée pour rappeler les sanctions encourues, orienter vers des associations dédiés et informer sur des applications destinées à renforcer la prévention situationnelle.

La Ville de Paris tient cependant à rappeler que cette insécurité ou ce sentiment d’insécurité ne doivent cependant pas être exagérés dans une dimension géographique ni sur-interprétés dans un contexte électoral, ni ramenés à la présence de réfugié-e-s. Ces difficultés sont traitées dans leur globalité parisienne.

Le Conseil de Paris a unanimement voté ce matin un vœu, présenté par Anne Hidalgo et son adjointe Hélène Bidard au nom de l'exécutif municipal, qui reflète la variété des interventions déployées pour lutter en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes dans l’espace public. Il demande :

  • que la Préfecture de Police maintienne dans la durée une présence policière accrues dans la continuité de son engagement actuel,
  • que la création du groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) par le Parquet de Paris soit mise en œuvre dans les meilleurs délais
  • que la formation des forces de l’ordre et agents de prévention à la prise en compte des violences faites aux femmes soit soutenue et que la Ville de Paris poursuive son renforcement du nombre d’intervenant-es sociaux dans les commissariats (comme c’est déjà le cas dans le 18e)
  • que la campagne de lutte contre le harcèlement de rue de la Ville soit déployée dans l’ensemble de l’espace public et équipement parisiens
  • que la Ville de Paris renforce ses actions d’éducation et de prévention des stéréotypes et violences sexuelles et sexistes de manière intégrée dans toutes ses politiques publiques dont la présentation de son budget
  • que le bilan des réaménagements urbains réalisés ou en cours de réalisation suite aux recommandations des marches exploratoires soit effectué.

Téléchargez ce communiqué (pdf).

 

 

Pour vous désinscrire de
notre liste de diffusion
cliquez ici

Service de presse de la Ville de Paris
presse@paris.fr - 01.42.76.49.61
5, rue Lobau 75004 Paris

Repost 0
Published by atf-federation - dans Droits des femmes
commenter cet article
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 18:40

Harcèlement et violences faites aux femmes : des déclarations aux actes !

Mme Hélène Bidard
Adjointe (PCF) à la Maire de Paris,
chargée de l'égalité femmes-hommes,
de la lutte contre les discriminations et des droits humains

Au détour d'un article de journal et d'une pétition rapidement lancée sur Internet, le pays vient de
s'enflammer à propos d'une zone d'à peine cent mètres carrés au coeur du 18ème arrondissement de
Paris. Les femmes y seraient « une espèce en voie de disparition » car « harcelées » par des
« groupes d’hommes seuls » en particulier des « migrants » nombreux à se regrouper dans le
secteur.
Les violences sexuelles et sexistes sont un sujet grave. C'est un fléau connu et vécu par toutes les
femmes en France : 100% d'entre elles ont déjà été harcelées ou agressées dans les transports en
commun selon le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes et 76% déjà été suivies
dans la rue. Trop souvent minimisé, banalisé ou tourné en dérision, le harcèlement est pourtant puni
par la loi. Rappelons-le : baisers forcés, mains aux fesses et autres frottements, qualifiables
d'agressions sexuelles, font en effet encourir jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros
d'amende à leurs auteurs.
Le sujet est donc sérieux. Trop sérieux en tout cas pour la droite qui l'a aussitôt exploité en totale
contradiction avec ses actes. Valérie Pécresse, « fière de ses valeurs », n'a pas hésité à en faire un
thème national de la campagne des législatives LR-UDI, semblant oublier qu'elle a elle-même
coupé plus de la moitié des subventions aux associations agissant pour l'égalité femmes-hommes
lorsqu'elle a accédé à la présidence de la région Île-de-France. Une situation également récupérée
par le groupe LR parisien qui s’est pourtant systématiquement opposé en Conseil de Paris aux
actions menées sur le sujet : « des études aux implications mineures » selon leurs propres
déclarations publiques.
L'extrême droite s'est encore une fois empressée d'utiliser les violences et le sentiment d'insécurité
vécus par les femmes pour déployer les amalgames les plus racistes et occulter que 74 % des viols
sont en réalité commis par une personne connue de la victime. Si le quartier La Chapelle,
prétendument « interdit aux femmes » la passionne soudain dans une stigmatisation inadmissible, au
parlement européen, Marine Le Pen vote contre les textes visant à faire progresser l'égalité femmeshommes
!
Les violences sexuelles et sexistes sont un sujet sérieux et massif. A Paris, avec Anne Hidalgo, nous
avons lancé en 2014 l'Observatoire parisien des violences faites aux femmes sur le modèle de celui
créé en Seine-Saint-Denis. Il permet de constater que ces violences sont malheureusement
commises dans tous les quartiers, dans tous les milieux sociaux, par des hommes de toutes
origines !
Si on prend le sujet au sérieux et comme un sujet de politique publique, des solutions existent ! Pour
combattre les violences subies dans la rue et les transports mais aussi l'ancestrale assignation des
femmes à l'espace privé, j’ai initié dès 2015 une démarche autour du « genre et de l'espace public »
avec l'ambition que Paris devienne une figure de proue sur ce sujet.
Des marches exploratoires ont déjà été organisées dans sept arrondissements avec des femmes qui
ont eu le courage de s’engager contre le harcèlement et l'insécurité vécue ou ressentie grâce à
l'accompagnement d'associations spécialisées et de services de la Ville. Ces études sont majeures.
Elles permettent de mettre des mots et de produire des données sur des situations auxquelles sont
confrontées les femmes depuis la nuit des temps. Avec le concours d'acteurs institutionnels et
associatifs, français et étrangers, elles ont non seulement permis d'établir des programmes d'actions
destinés à faire de chaque quartier concerné un espace plus égalitaire, partagé, plus sûr et plus
accessible, y compris les sept grandes places parisiennes en cours de réaménagement, mais aussi à
réaliser un guide référentiel à destination des professionnels de l’urbanisme et de l’aménagement,
pour favoriser la mixité de l’espace public et rendre les villes inclusives et plus adaptées à tous les
usages.
A l'occasion de la dernière journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la
Ville de Paris a également lancé une grande campagne spécifique contre le harcèlement de rue pour
en montrer le caractère inacceptable, rappeler la loi, mais aussi pour soutenir les victimes et les
témoins dans leur affirmation du droit à la ville sans violence sexuelle et sexiste, faire de
l’éducation à l’égalité et lutter contre le sexisme omniprésent dans l’espace public. Cette campagne
est largement diffusée depuis et est à disposition de tous ceux qui souhaitent s'en saisir ! Nous avons
aussi initié des partenariats avec des femmes qui développent des applications contre le harcèlement
de rue !
Cette polémique éclate alors que nous venons d’apprendre les premiers renoncements du Président
Emmanuel Macron, en ce qui concerne l’égalité femmes-hommes ! Le Premier ministre est
finalement un homme, l’égalité femmes-hommes n'a hérité que d’un secrétariat d’État…
Marlène Schiappa a désigné la lutte contre le harcèlement de rue comme une priorité de son action
et préconisé que toutes les politiques d'urbanisme comportent un volet concret de prévention des
violences sexuelles et sexistes. Mais la perspective de mettre fin aux violences faites aux femmes
demandera en réalité des décisions et moyens humains et financiers exceptionnels. L’État a
consacré seulement 27 millions d’euros l'année dernière aux droits des femmes, soit 0,0066% du
budget général, alors que l'on sait que le coût financier des violences pour la société française est de
2,5 milliards d’euros par an. Arrêtons l’hypocrisie : un ministère dédié et des moyens décuplés sont
la seule voie pour agir de façon transverse dans tous les domaines, c'est à dire l'éducation, la police,
la justice, la santé, etc.
La perspective de mettre fin aux violences faites aux femmes et à la domination patriarcale, à la
Chapelle et partout, demandera plus que des déclarations opportunistes et la mobilisation d'un jour
de candidat-e-s en campagne, elle demandera de vrais politiques publiques et des actes !
Hélène Bidard
Adjointe (PCF) à la Maire de Paris,
chargée de l'égalité femmes-hommes,
de la lutte contre les discriminations
et des droits humains

Repost 0
Published by atf-federation - dans Droits des femmes
commenter cet article
19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 11:59

NOUVELLES ADHÉSIONS

COLLECTIF POUR L’ABROGATION DE LA CIRCULAIRE DU MINISTRE DE LA JUSTICE DU 5 NOVEMBRE 1973

(MARIAGE DES TUNISIENNES AVEC DES NON MUSULMANS)

PLATEFORME du COLLECTIF

Les 11 juillet et 10 aout 2016 se sont tenues deux réunion au siège de la FTCR - Tunisie ayant pour objet la circulaire du ministre de la justice en date du 5 novembre 1973 relative au mariage des tunisiennes musulmanes ou présumées tel avec des non musulmans ou présumés tel.

Cette circulaire est contraire à la constitution et aux conventions internationales ratifiées par l’État tunisien en matière de libertés individuelles et d’égalité hommes-femmes.

La constitution tunisienne du 27 janvier 2014 garantit dans :

- son préambule l’égalité des citoyennes et des citoyens en droits et en devoirs,

- son article 6 la liberté de croyance, de conscience et d’exercice des cultes,

- son article 21 l’égalité des citoyennes et des citoyens en droits et en devoirs et devant la loi sans discriminations.

- son article 46 la protection, la consolidation et l’amélioration des droits acquis des femmes.

Cette mesure discriminatoire est anticonstitutionnelle et contraire au code de statut personnel qui ne prévoit aucun empêchement explicite du mariage entre tunisienne musulmane et non-musulman. Elle remet en cause un droit fondamental de tout être humain : la liberté du choix du conjoint.

La circulaire du 5 novembre 1973 est contraire à la convention des Nations Unies sur le consentement au mariage, à l’âge minimum et à l’enregistrement des mariages, ratifiée par la Tunisie en 1968 et à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes dans sa disposition du libre choix du conjoint ratifiées par la Tunisie respectivement en 1968 et en 1985

Cette prohibition est vécue par beaucoup de tunisiennes et plus précisément celles vivant à l’étranger qui se trouvent empêchées de transcrire leur mariage à l’état civil tunisien.

Les participantes et participants ont décidé de créer un collectif ouvert à toutes les associations et aux personnes qui le souhaitent pour demander l’abrogation de cette circulaire liberticide.

Elles et ils appellent toutes et tous les démocrates à participer à ce collectif en vue de l’organisation d’une campagne nationale et internationale pour abroger la circulaire du 5 novembre 1973 du ministre de la justice qui interdit le droit des Tunisiennes à épouser des conjoints non-musulmans.

Pour rejoindre cette initiative, merci de contacter la FTCR – Tunisie, 11 avenue Habib Thameur, Tunis 71 353 827 mail : ftcr.tunisie@gmail.com

Abderrazak KITAR (24537378 et 0033660158773) - Tarek BEN HIBA (tél : 28072655 et 0033646190915)

Premiers signataires :

1.Association Aigle de Carthage.

2.Association Cultures des deux Rives (ACDR).

3.Association Citoyenne pour la Démocratie Participative (ACDP)

4.Association Tunisienne de Défense des Libertés Individuelles (ADLI).

5.'Association des Démocrates Tunisiens au Benelux (ADTB).

6.Association Femme et Citoyenneté (AFC).

7.Association APEL-Egalité.

8.Association Tunisienne de Conseils et Orientation ographique Numérique (ATCOGEN).

9.Association Tunisie Culture et Solidarité (ATCS).

10.Association Tunisie Terre des Hommes (ATTH).

11.Association des Tunisiens en France (ATF).

12.Association des Tunisiens en France Haute-Savoie (ATF - Haute Savoie).

13.Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD).

14.Association des Tunisiens de l'Isère Citoyens des Deux Rives (ATI-CDR).

15.Association des Tunisiens du Nord de la France (ATNF).

16.Association Tunisienne de Soutien des Minorités (ATSM).

17.Association des Tunisiennes et tunisiens de Suisse (ATTS).

18.Beity.

19.Coalition Tunisienne Contre la Peine de Mort.

20.Collectif des Femmes Tunisiennes (CFT).

21.Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT).

22.Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie (CVDT).

23.Citoyens et Solidaires.

24.Citoyennes des 2 Rives (C2R).

25.Coalition pour les femmes de Tunisie (CFT).

26.Dynamique Citoyenne des Tunisiens en France (DCTV).

27.Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR).

28.Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux (FTDES).

29.Association Français du monde (ADFE – Tunisie).

30.Horra - bureau régional de Tunis.

31.Association IMAGECOM.

32.Ligue des Electrices Tunisienne (LET).

33.Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme (LTDH).

34.Mouvement Citoyen des Tunisiens en France (MCTF).

35.Organisation Contre la Torture en Tunisie ( O C T T ).

36.Réseau Euroméditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH).

37.Groupe Tawhida Ben Cheikh - Recherche & Action pour la santé des femmes.

38.Tunisie France Culture (Clermont-Ferrand).

39.Union Nationale de la Femme Tunisienne (UNFT).

40.Association VENUS pour la culture et l'arts.

41.Vigilance pour la Démocratie et l’Etat Civil (Yaquadha).

42.Association Jasmin Yasamine Méditerranée.

Personnalités :

1.Hafedh AFFES – militant associatif.

2.Najoua AGREBi - juriste

3.Abdelkrim ALLAGUI – universitaire, défenseur des droits de l’Homme.

4.Mourad ALLAL – militant associatif.

5.Ahmed AMARA - militant politique et associatif.

6.Abderrahmane AZAIEZ - militant associatif.

7.Nasr AZAIEZ – Avocat.

8.Mounira B'CHIR – Directrice Patio des Ainés Café Social D'ailleurs et d'Ici Lyon.

9.Souad BAKALTI – historienne.

10.Houcine BARDI – Avocat.

11.Jean BELLANGER – militant associatif.

12.Essia BELHASSEN – militante des droits de l'Homme.

13.Ghislain BELLORGET militant associatif.

14.Hana Ben AMARA - Pharmacienne & Ingénieure.

15.Ali BEN AMEUR – militant associatif.

16.Nejia BEN ABDELHAFIDH - députée de l’assemblée des représentants du peuple.

17.Mohamed BEN HENDA – militant asociatif.

18.Hedi ben kraiem –Universitaire.

19.Tahar BEN MEFTAH – enseignant.

20.Emna BEN MILED - Psychologue et universitaire.

21.Dalila BEN OTHMAN - Enseignant-chercheur retraitée, militante politique.

22.Abdeltif BEN SALEM – militant associatif.

23.Feti BEN SLAMA - psychanalyste et professeur à l'université.

24.Nacer BENRAJEB - Militant associatif.

25.Sophie BESSIS – économiste, essayiste et journaliste.

26.Mohamed BHAR - artiste musicien.

27.Annie BOUGUERRA - universitaire.

28.Larbi BOUGUERRA - membre Académie Baït al Hikma Carthage.

29.Hela BOUSSETTA - docteure ingénieure, féministe et militante associative.

30.Nadia CHAABANE – ancienne députée, militante associative.

31.Fathi CHAMKHI - député, Assemblée des représentants du peuple.

32.Mounira Chapoutot-Remadi – universitaire.

33.Abdelmajid CHARFI - président de l'académie tunisienne Beit al-Hikma.

34.Noureddine CHATTI – militant associatif.

35.Tahar CHEGROUCHE – sociologue et militant des droits de l’homme.

36.Alya CHERIF CHAMARI – avocate.

37.Mehdi CHEBBI – militant associatif.

38.Zeyneb CHOUAIEB artiste interprète Franco- tunisienne.

39.Mohamed DAMAK – militant associatif.

40.Béchir DHAYAA – cadre retraité.

41.Mohsen DRIDI - militant associatif.

42.Najia DRIDI – militante associative

43.Aïda EL AMRI - médecin radiologue, militante associative.

44.ANOUAR EL BASSI – avocat.

45.Nadia EL FANI – cinéaste.

46.Fethi EL HADJALI - militant associatif.

47.Raoudha FAOUEL – militante associative.

48.Mouldi FEHRI - militant associatif.

49.Chérif FERJANI – universitaire.

50.Claudette FERJANI – militante associative.

51.Noureddine FERSI – citoyen.

52.Francis GAIRAUD – ancien Maire.

53.Ahmed GALAI. - défenseur des droits humains.

54.Alia GANA - directrice de recherche au CNRS.

55.Amna GUEDOUAR-MOHAMED – militante des luttes des femmes tunisiennes.

56.Moncef GUEDOUAR – président de la FTCR.

57.Azze'dine GUELLOUZ - universitaire.

58.Suzanne GUELLOUZ – universitaires.

59.Saloua GUIGA - militante féministe.

60.Selma HAJRI – militante associative.

61.Khaled HAMIDA – médecin, militant associatif.

62.Mohamed HAMROUNI - militant associatif.

63.Radhia HAMROUNI POTHIER – militante associative.

64.Aïcha HAMZA SAFI - professeur universitaire agrégée.

65.Salah HORCHANI – professeur universitaire.

66.Alain ISOLPHE - enseignant retraité et militant associatif.

67.Houcine JAÏDI - professeur à l'université de Tunis.

68.Nacer JALLOUL – militant associatif.

69.Mounira JAMELEDDINE – militante associative.

70.Wafa JAOUA - doctorante.

71.Noureddine JOUINI - professeur d’université.

72.Saloua KAMMARTI – militante associative.

73.Anouar KANZARI – militant associatif.

74.Nédra KARRAY - BEN SMAIL - Psychanalyste.

75.Hassane KARKAR – universitaire.

76.Samia KCHAOU - gestionnaire.

77.Chokri Latif - écrivain et militant associatif.

78.Yann LE HUEROU - militant associatif et politique.

79.Jalel LOUSSAIEF – militant associatif.

80.Leïla LOUSSAÏEF – citoyenne.

81.Adel LTIFI – historien.

82.Fida MAALEM - militante associative et politique.

83.Mohamed MAALI - journaliste et écrivain démocrate.

84.Mohamed MANSAR - militant associatif.

85.Néji MARZOUK - éditeur, directeur de magazine.

86.Mouna MATHARI - Consultante et militante associative.

87.Jalel MATRI - président de l'ass. le Pont Genève.

88.Samia MEJRI – citoyenne.

89.Belgacem MELKI - militant associatif.

90.Najet MILED – libraire.

91.Hend MIZOUNI - militante associative

92.Anouar MOALLA - Enseignant universitaire – Consultant.

93.Noureddine NAJAR - banquier retraite-militant politique.

94.Mohamed NACHI – sociologue.

95.Radhia NASRAOUI – avocate.

96.Abir NAZER ép. DANDURAND – citoyenne.

97.Annie NOVELLI – militante associative.

98.Hichem OSMAN - militant des droits humains.

99.Hamadi REDISSI - professeur de sciences politiques.

100.Youness RHOUMA – militant associatif.

101.Mahfoudh ROMDHANI – député honoraire Bruxelles.

102.Nathalie SAADALLAH – militante associative.

103.Slimane SEDIRI - militant associatif.

104.Hichem SKIK – universitaire.

105.Hassen SLAMA, universitaire.

106.Abdallah SLIM – directeur d’agence.

107.Souha SLIM - présidente TFC.

108.Mohamed SMIDA - militant politique et associatif.

109.Jean-Claude SOUFIR – médecin.

110.Belgacem TEBOURBI – militant associatif.

111.Fatima TITOUH - psychiatre psychanalyste.

112.Ridha TLILI – universitaire, fondat. Ahmed TLILI pour la culture démocratique.

113.Mokhtar TRIFI – avocat.

114.Amira TURKI - designer Plasticienne.

115.Martine VAUTRIN DJEDIDI - conseiller consulaire élu.

116.Marie-Christine VERGIAT – députée européenne.

117.Mehrez YACOUBI - président de l'ass. VENUS pour la culture et l'arts

118.Houda ZEKRI – militante associative.

119.Abdelkader ZITOUNI – militant politique.

120.Leila ZAIBI – militante associative.

121.Arous ZOUBIR - directeur de recherche.

Repost 0
Published by atf-federation - dans Droits des femmes
commenter cet article
15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 13:26

Défendons toutes et tous le droits des femmes tunisiennes et exigeons une réforme progressiste du code du statut personnel



Le 13 août 2016, les Tunisiennes et les Tunisiens de Tunisie ainsi que celles et ceux de l’étranger et en particulier celles et ceux de France, fêtent avec les femmes et les hommes du Maghreb et de France le 60ième anniversaire de la promulgation du code de statut personnel par le premier gouvernement de l’Indépendance de la Tunisie dirigé par Habib BOURGUIBA, le 13 août 1956.

Cette loi révolutionnaire fut la concrétisation de la lutte de plusieurs générations de Tunisiennes et Tunisiens et des intellectuels tunisiens dont Tahar HADDAD était la figure de proue et le précurseur de la défense des droits des femmes depuis les années 20 du siècle dernier.


Cette loi a été un tournant dans la marche du peuple tunisien vers la liberté et la modernité et a marqué la nature du nouvel Etat tunisien.


Malgré l’opposition des forces rétrogrades de l’époque et de toujours et, particulièrement après le 14 janvier 2011 à cette loi, les Tunisiennes et les progressistes tunisiens ont pu préserver cet acquis social et sociétal majeur et imposer, depuis 60 ans des nouveaux acquis et des nouvelles réformes démocratiques et progressistes et élargir les champs de l'égalité des hommes et des femmes et les droits des femmes.


Elles et ils ont fait échouer tous les desseins, les manœuvres et les tentatives des réactionnaires et les ennemis du progrès social dont l'objectif principal est la mise en cause cette loi de liberté et imposer des mœurs moyenâgeuses et d'esclavagisme des femmes.


Soixante ans après, les femmes tunisiennes de Tunisie et à l’étranger continuent à lutter contre toute utilisation des droits des femmes comme alibis pour justifier la dictature et le non-respect des libertés et les droits de l’Homme.


Depuis la promulgation du CSP, la Constitution de janvier 2014 est venue consolider les droits acquis des femmes et consacrer le principe de l’égalité entre les hommes et des femmes, mais l’égalité entre les femmes et les hommes est encore loin d’être réelle et généralisée et reste un objectif à atteindre dans de larges secteurs.


L’égalité reste un objectif pour les femmes de la campagne et les femmes issues des couches et des classes populaires. L'égalité des salaires entre les hommes et les femmes dans les secteurs industrielles comme dans le secteur agricole n'existe pas.


Comme le font remarquer les associations féminines et féministes tunisiennes, le statut du code du statut personnel comporte toujours des injustices et des discriminations légales envers les femmes surtout en matière d’héritage et dans la pratique, l’administration et les officiers d’état civil continuent à ne pas reconnaître les mariages de femmes tunisiennes avec des non-musulmans à l’étranger et refusent de les inscrire même si ni la loi ni la constitution ne les interdisent n’interdisent. Question épineuse dont sont victimes en particulier les jeunes femmes et filles tunisiennes à l’étranger ainsi que leurs enfants.

Par ailleurs, le père reste le seul tuteur des enfants mineurs ; malgré quelques aménagements à la marge.


Pour l'Association des Tunisiens en France, la Tunisie doit adapter le statut du code personnel pour qu'il soit conforme à la nouvelle constitution et réponde aux nouveaux défis sociétaux et sociaux.

Une réforme en profondeur de ce code s'impose aujourd'hui comme seul barrage aux tentations rétrogrades et comme réponse aux desseins qui veulent imposer une morale moyenâgeuse et priver les femmes tunisiennes de leurs droits et de leur citoyenneté.


Paris, le 13 août 2016

P/°l'ATF

Le Président

Mohamed-Lakhdar ELLALA

Repost 0
Published by atf-federation - dans Droits des femmes
commenter cet article
6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 20:51

INVITATION

A l’occasion du 60ième anniversaire de la promulgation du code du statut personnel* en Tunisie le 13 août 1956 par le Président BOURGUIBA en Tunisie, visant à l’instauration de l’égalité entre l’homme et la femme dans nombre de domaines, l’Association des Tunisiens en France (ATF) a le plaisir de vous inviter à

Une rencontre avec Madame Nadia CHAABANE, ancienne membre de l’Assemblée Constituante tunisienne

et universitaire et Madame Abir GHALI, Juriste

Au tour du thème :

Les droits des femmes et en particulier les femmes de l’immigration entre la réalité vécue au quotidien et l’application effective les droits des femmes acquis et les lois promulguées depuis et l’adoption par la majorité des pays membres de l’ONU de la CEDAW et les divers conventions et protocoles internationaux*, en France et dans les pays d’origine :

lecture comparative entre la situation en France et en Tunisie :

lutte contre les violences faites aux femmes et égalité des droits hommes-femmes.

Lieu : Espace Fârâbî, 3-5, rue Louis Blanc, 75010 Paris

M° : Colonel Fabien, Ligne 2 & M° Louis Blanc, Ligne 7

le samedi 13 août 2016 à partir de 19h00

  • Le code de statut personnel tunisien reste sans égal dans le monde arabe et musulman
  • Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDAW), le Protocole additionnel à la convention des Nations Unies contre la Criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, et le Protocole facultatif à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes

Le Bureau National de l’ATF

Repost 0
Published by atf-federation - dans Droits des femmes
commenter cet article
8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 17:56

INVITATION 8 Mars, Journée Internationale des Droits des Femmes

A l’occasion de la journée internatiobale des droits des femmes, l’Association des Tunisiens en France (ATF) a le plaisir de vous inviter à :

Projection-débat du film « De femmes d’immigrés à femmes immigrées » de Samia CHALA Animation : Sanhaja AKHROUF

Suivie d’une réception à l’honneur des femmes

Le 18 mars 2016 à partir de 18h30 à l’Espace Fârâbî, 3-5, rue Louis Blanc, 75010 Paris

M° Louis Blanc, Ligne 7 & M° Colonel Fabien, Ligne 2

Repost 0
Published by atf-federation - dans Droits des femmes
commenter cet article
30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 14:28

La cellule "droits des femmes" organise un diner convivial entre femmes

Bonjour à toutes,

Nous sommes quelques unes (Abir Kréfa, Salima, Rania, Imen, Fathia, Leila, Malika...) à vouloir organiser un diner convivial entre femmes le 04 juillet 2015 à partir de . L'amie Naila Wardi nous propose de voir ensemble le nouveau film de Adel Bakri, TERRE DE FEMMES (le premier, Thala rébellion éternelle.)

Toutes celles qui souhaiteraient participer à cette soirée sont appelées à indiquer leur préférence pour les dates, les horaires.. et pourquoi pas les plats à partager !

Vous disposez de tout le week end pour vous décider !

Bonne journée à toutes

Repost 0
Published by atf-federation - dans Droits des femmes
commenter cet article
25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 16:02

La Tunisie continue à «faire l’exception» dans les pays des révolutions arabes en réussissant «sa transition démocratique sans beaucoup de violence.» Les femmes tunisiennes continuent, elles aussi, à être « enviées » pour la parité et l’égalité citoyenne contre la « complémentarité » prônée lors de l’écriture de la Constitution… Mais la réalité du pays et de ses femmes ne semble pourtant pas aussi lisse. Les revendications des femmes pour l’égalité, la justice et la dignité demeurent plus que jamais d’actualité, quatre ans après la révolution du 17 décembre 2010-14 janvier 2011.

Karima Amami, originaire de Sidi Bouzid et militante d’une association locale Victoire de la femme rurale créée au lendemain de la révolution, retracera le parcours des ouvrières dans le secteur agricole. Elle nous éclairera sur le travail informel sous payé, les conditions déplorables du transport sur les lieux de travail, l’absence de couverture sociale et sur l’inégalité des salaires et du temps du travail interminable pour les femmes…

Des ouvrières des exploitations agricoles perdent leur vie lors du trajet. Juin 2015

Soyons nombreuses et nombreux à cette rencontre pour rendre hommage à ces femmes qui participent à nous nourrir au prix de leur vie !

Jeudi 25 juin 2015 à partir de 18h30

au siège de l’ATF-Farabî, 5 rue Louis Blanc

Metro Colonel Fabien

Avec le soutien de :

CGET, Région Ile de France, Mairie de Paris, Observatoire égalité hommes-femmes (Mairie de Paris), et Mairie du 10ième arrondissement de Paris

Repost 0
Published by atf-federation - dans Droits des femmes
commenter cet article