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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 14:45

Les missions de Benalla au coeur des auditions au Sénat

AFP, publié le mercredi 12 septembre 2018 à 13h30

Les fonctions d'Alexandre Benalla à l'Elysée ont été mercredi au coeur des auditions de la commission d'enquête sénatoriale, qui poursuit ses travaux imperturbablement malgré la polémique sur l'audition à venir de l'ex-chargé de mission d'Emmanuel Macron.

"Nous poursuivons nos auditions pour tenter de lever des contradictions" et "établir le fonctionnement" des différents services de l'Etat, a déclaré Philippe Bas à l'ouverture des travaux. Il s'agit en particulier de déterminer le rôle qu'a pu avoir M. Benalla dans la sécurité du chef de l'Etat.

Placide, M. Bas n'a pas commenté l'attaque d'Alexandre Benalla qui l'a qualifié mardi soir de "petit marquis" après avoir fini par accepter de se rendre à une future convocation du Sénat, a priori prévue pour le 19 septembre.

Cette affaire éclabousse le président Emmanuel Macron qui a réfuté toute volonté de couvrir son ancien proche collaborateur, mis en examen pour des violences contre un manifestant le 1er mai à Paris. 

"Personne n'est dupe" de l'"instrumentalisation" politique de l'affaire Benalla depuis cet été, a affirmé de son côté la garde des Sceaux Nicole Belloubet. Egalement offensif, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux s'en est de nouveau pris au président de la commission, issu de l'opposition LR, Philippe Bas, jugeant qu'il "en fait une ambition politique personnelle".  

"M. Benalla est convoqué, il a des propos offensants. (...) Je ne laisserai pas insulter l'institution qu'est le Sénat. Cette commission est totalement souveraine, c'est elle qui écoutera, entendra et décidera", a rétorqué le président LR du Sénat Gérard Larcher sur LCI.

M. Benalla a annoncé mardi soir qu'il était "contraint" de se rendre devant la commission sénatoriale, pour éviter des "poursuites judiciaires".

Un refus de se présenter est punissable de deux ans d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende.

- "Charnière" -

Premier à être entendu mercredi matin, le chef de cabinet du président, François-Xavier Lauch, a estimé que M. Benalla, filmé le 1er mai en train de frapper un manifestant, avait eu "un comportement individuel fautif" et qu'il avait "à l'évidence agi en dehors de ses fonctions à la présidence de la République".

"J'ai entendu parler de milice" à la présidence. "Ce n'est absolument pas le cas", a assuré l'ex-supérieur hiérarchique de celui que certains ont qualifié de "Rambo" de l'Elysée.

Insistant à plusieurs reprises sur le fait qu'il était en voyage préparatoire en Nouvelle-Calédonie au moment des faits, M. Lauch a également souligné que "M. Benalla n'a pas exercé de mission de police" dans le cadre de ses fonctions à l'Elysée. 

Selon M. Lauch, les fonctions d'Alexandre Benalla étaient "extrêmement claires", "cadrées" : "l'organisation des déplacements nationaux du président de la République", "l'organisation des événements au palais de l'Elysée" et enfin "la coordination, sous l'autorité du directeur de cabinet, des deux services de sécurité de l'Elysée".

En l'occurrence "des choses très administratives", a-t-il pris soin de souligner, alors que la commission cherche à déterminer si M. Benalla n'a pas en fait rempli une fonction de protection personnelle du chef de l'Etat, tâche sensible qui incombe à des unités d'élite de la police et de la gendarmerie. 

"On apprend toujours quelque chose dans ce genre d'auditions. Là par exemple c'est la première fois qu'on nous dit que M. Benalla était chargé d'une mission de coordination", a commenté M. Bas à l'AFP à l'issue de l'audition.

La commission a ensuite entendu le commandant militaire de l'Elysée, le général Bio-Farina, selon qui Alexandre Benalla était "un petit peu la charnière entre ce que fait le GSPR et le commandement militaire", les deux unités en charge de la sécurité du président.  

En outre, "il avait l'approche humaine de ce que souhaitait le président pour sa sécurité", a-t-il ajouté et "participait aux travaux de réorganisation de la sécurité de l'Elysée".

Troisième et dernière audition au programme: celle de Maxence Creusat, commissaire de police à la direction de l'ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris. Il a été mis en examen notamment pour "violation du secret professionnel".

Emmanuel Macron a engagé une réforme de l'organisation de l'Elysée, son entourage reconnaissant des "dysfonctionnements".

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 06:19

Courroux des Palestiniens après l'arrêt des aides américaines aux réfugiés

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Une réfugiée palestinienne attend de passer un examen médical dans le centre de soins géré par l'Unrwa dans le camp de réfugiés d'Askar, près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée, le 1er septembre 2018
Une réfugiée palestinienne attend de passer un examen médical dans le centre de soins géré par l'Unrwa dans le camp de réfugiés d'Askar, près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée, le 1er septembre 2018
 
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© AFP, Jaafar ASHTIYEH

AFP, publié le samedi 01 septembre 2018 à 21h59

 

Les Palestiniens ont exprimé samedi courroux et désarroi après la décision américaine d'abandonner tout financement de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (Unrwa), dont l'aide à des millions de personnes se retrouve en péril.

Vendredi, les Etats-Unis, qui étaient de loin les plus grands contributeurs, ont annoncé qu'ils cessaient leur financement à l'Unrwa, aux activités qualifiées d'"irrémédiablement biaisées" par le département d'Etat.

Les relations sont au plus bas entre l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas et l'administration de Donald Trump accusée d'afficher un parti pris outrancièrement pro-israélien après sa décision rompant le consensus international de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

Les dirigeants palestiniens ont ensuite interrompu tout contact avec Washington, lui déniant tout rôle  dans le processus de paix avec Israël suspendu depuis 2014. En réponse, M. Trump a annoncé en janvier qu'il conditionnait le versement de l'aide aux Palestiniens à leur retour à la table des négociations.

Et son administration est progressivement passée à l'acte. D'abord en ne versant que 60 millions de dollars à l'UNRWA, contre 350 M en 2017. Ensuite, en annonçant l'annulation de plus de 200 M USD d'aide bilatérale aux Palestiniens -soit la quasi-totalité de l'assistance américaine hors coopération en matière de sécurité.

L'annonce de vendredi aggrave davantage la crise.

Pour une responsable de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Hanane Achraoui, la dernière décision américaine est "cruelle et irresponsable".

"Les réfugiés palestiniens sont déjà des victimes qui ont perdu leurs maisons, leurs moyens de subsistance et leur sécurité du fait de la création" d'Israël, a-t-elle dit dans un communiqué. "Une fois encore, ils sont la cible de l'administration américaine qui soutient Israël et ses dizaines d'années d'occupation".

- "Impact majeur sur les enfants" -

Pour l'ex-négociateur en chef palestinien Saëb Erakat, la décision américaine invalide des négociations futures en "préjugeant" des questions censées être examinées.

Le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina a dit que M. Abbas envisageait de contester cette décision à l'ONU, sans autre précision.

En revanche, Israël a salué cette décision, accusant l'Unrwa de "perpétuer le conflit" en entretenant l'idée -à laquelle il s'oppose- que de nombreux Palestiniens sont des réfugiés dotés du droit au retour sur les terres qu'ils ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création de l'Etat d'Israël en 1948.

L'Unrwa aide plus de trois millions de Palestiniens sur les cinq millions enregistrés comme réfugiés, notamment à travers ses écoles et ses centres de santé, dans les territoires palestiniens mais aussi au Liban, en Jordanie et en Syrie.

Craignant un manque de fonds, l'agence avait un temps évoqué devoir fermer de façon permanente les plus de 700 écoles qu'elle gère, après des fermetures temporaires.

Mahmoud Moubarak, directeur des comités populaires en charge des 19 camps de réfugiés en Cisjordanie occupée, accueillant environ 500.000 Palestiniens, a mis en garde contre des "répercussions très graves".

Dans la bande de Gaza, enclave surpeuplée sous blocus israélien où la plupart des enfants fréquentent les écoles de l'Unrwa, plusieurs Palestiniens ont exprimé leurs craintes.

"S'ils arrêtent complètement leur aide, cela aura un impact majeur sur nos enfants", a déploré Abou Mohammed Houweila, 40 ans, du camp de Jabaliya.

Pour ce père de neuf enfants ayant obtenu leur diplôme dans des écoles de l'Unrwa ou encore scolarisés, "les gens n'ont pas les moyens d'acheter des sacs d'école et des livres".

- "Chantage politique" -

Pour un autre habitant de Gaza, Hicham Saqallah, 55 ans, cette décision pourrait mener à des violences. "Arrêter l'aide aux écoles signifie détruire l'avenir d'un grand nombre d'élèves et les jeter à la rue", a-t-il dit en fustigeant un "chantage politique". 

"Priver les réfugiés des services de l'Unrwa va aggraver les sentiments de désespoir et exacerber les tensions", a dit de son côté le chef de la diplomatie jordanienne Aymane Safadi, en mettant en garde contre un "véritable danger".

Et l'Union européenne a appelé Washington à reconsidérer sa "décision regrettable".

Pour le porte-parole de l'Unrwa, Chris Gunness, "les gens vont devenir plus désespérés et marginalisés". Il a mis en garde contre des "conséquences dramatiques et imprévisibles" après avoir averti mercredi que l'agence "n'aura plus un sou" d'ici fin septembre.

Quelques initiatives ont émergé pour tenter de pallier le retrait américain. Berlin a annoncé une hausse "substantielle" de la contribution allemande à l'Unrwa et appelé ses partenaires européens à en faire autant.

La Jordanie a elle annoncé une conférence le 27 septembre à New York pour soutenir l'agence qui a besoin d'au moins 200 millions de dollars (170 millions d'euros) d'ici la fin de l'année.

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 18:03

 

Centre d’études et d’initiatives
de solidarité internationale

21 ter Rue Voltaire 75011 Paris, tel : 0143486279, cedetim.reseau-ipam.org

SIRET 415463400026

14 août 2018

Le CEDETIM salue la mémoire de Samir Amin 

Samir Amin (1931-2018), d’ascendance égyptienne et française, africain de cœur et de tous les tiers-mondes, militant altermondialiste de tous les combats contre l’impérialisme et les inégalités.

Il restera évidemment le théoricien du développement inégal. Une explication du monde, de la persistance et du développement des inégalité structurelles dans le système-monde entre le « centre » et les « périphéries », qu’il a  développé dans ses ouvrages des années  1970, comme L’accumulation à l’échelle mondiale (1970),  Le développement inégal (1973), la crise de l’impérialisme (avec A. Faire, M. Hussein et G. Massiah, en 1975), et surtout L’impérialisme et le développement inégal, (aux éditions de Minuit en 1976). Le « tiers-monde » post-colonial  n’est pas sous-développé, il est intégré de force au monde capitaliste , dans un système structurellement inégalitaire de développement du sous-développement. Samir Amin participera au renouvellement du marxisme et explorera des voies qui permettent de comprendre l’évolution du monde et de sa transformation. 

Comment rompre  cet engrenage ? C’est l’objet de La déconnexion : pour sortir du système mondial publié en 1986 à La découverte. Mais la chute du bloc soviétique n’a fait que renforcer ce système qui, pour lui est caractérisé par l’extrême centralisation du pouvoir dans toutes ses dimensions, locales et internationales, économiques, politiques et militaires, sociales et culturelles. Certes certains grands pays « émergent », et les rapports de forces se modifient, mais partout se creusent les inégalités, le processus de prolétarisation généralisée et s’aggravent les risques de la crise économique social et écologique constatait-il, en aout 2017 (Pour une internationale des peuples, 16 aout 2017)

Il ne faut pas oublier que Samir Amin  a aussi beaucoup étudié  les sociétés et économies du Maghreb, d’Afrique occidentale, d’Egypte, à partir de son premier livre, L’Egypte nassérienne (publié aux Editions de Minuit en 1964). Il a livré quelques analyses historiques et politiques lumineuses comme, La nation arabe, nationalisme et luttes de classes, aux Editions de Minuit, 1976.

Militant autant qu’analyste ou théoricien, Samir Amin n’a jamais cessé de proposer, d’enseigner et d’agir. De 1970 à 1980, il dirige l’IDEP (Institut Africain de Développement  Economique et de planification) ; il en fait un lieu d’excellence de la recherche africaine en économie politique et un accueil et un refuge pour les intellectuels africains engagés. En 1975 il a été parmi les fondateurs du Forum du Tiers Monde à Dakar.

Il contribue aux travaux du CETRI  (Centre Tricontinental), basé à Louvain-la-Neuve (Belgique) et animé par François Houtart (1925-2017), avec qui en 1996 il fonde le Forum Mondial des Alternatives, basé au Caire. Ce forum sera en 1999 à l’origine d’une initiative Anti-Davos, prélude à ce qui deviendra lors de sa première édition à Porto Alegre en 2001 le Forum social mondial, et bien entendu Samir Amin participera activement aux FSM suivants. Il sera aussi le président du Centre d'Etudes Africaines et Arabes du Caire, correspondant du Forum du tiers Monde de Dakar.

Il écrit des projets et manifestes, après la chute du bloc soviétique sa Critique de l’air du temps en 1997,(à l’occasion du 150ème anniversaire du manifeste communiste)  Pour la Cinquième Internationale, (éditions Le Temps des cerises 2006)., Ses interprétations de la géopolitique, ces propositions font débat dans le monde des militants altermondialistes. 

Les mouvements de contestation au XXIe siècle et singulièrement ceux du printemps arabe de 2011 l’interpelle ( Monde arabe : le printemps des peuples ? Le Temps des cerises, 2011), L'Implosion du capitalisme contemporain. Automne du capitalisme, printemps des peuples ? Éditions Delga, 2012).

Jusqu’au bout il participera (en 2018 de Salvador de Bahia à Zagreb) à des débats  et initiatives militantes, ne refusant jamais discussion ou polémique, exprimant toujours sa solidarité, tout en poursuivant études et réflexions. Il appelait quelques mois avant de nous quitter à la nécessaire  mise en route de la construction d’une nouvelle Internationale des travailleurs et des peuples

Samir Amin, notre camarade, a accompagné le CEDETIM depuis sa création, en lien avec un des groupes qui a participé à son lancement, en 1965 à Dakar. Depuis, il a toujours participé aux débats contradictoires qui ont traversé les mouvements porteurs des luttes anti-impérialistes avec le souci constant de l’émancipation, de la libération des peuples et de la solidarité internationaliste. 

 

 

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14 août 2018 2 14 /08 /août /2018 18:54

 

Décès de l'économiste Samir Amin, figure de l'altermondialisme

Décès de l'économiste Samir Amin, figure de l'altermondialisme
L'économiste égyptien Samir Amin à Bombay le 19 janvier 2004

AFP, publié le lundi 13 août 2018 à 17h53

L'économiste franco-égyptien Samir Amin, figure de proue de l'altermondialisme, est décédé dimanche à Paris à l'âge de 87 ans, suscitant des réactions de la part de personnalités du monde économique et politique. 

"La pensée économique contemporaine perd une de ses illustres figures", a affirmé le président sénégalais Macky Sall lundi sur son compte Twitter, présentant ses condoléances "au nom de toute la nation" et saluant un homme qui a "consacré toute sa vie au combat pour la dignité de l'Afrique, à la cause des peuples et aux plus démunis".  

M. Amin, qui vivait à Dakar, est décédé à Paris, selon un communiqué du président sénégalais publié dimanche. 

Il s'est éteint "après une brève période de perte de mémoire causée par une tumeur au cerveau et des souffrances", a écrit pour sa part l'économiste sénégalais Chérif Salif Sy sur le réseau social LinkedIn, soulignant que "le monde a perdu un grand penseur et militant". 

Présenté comme un théoricien des relations de domination Nord-Sud, du marxisme et du maoïsme, Samir Amin était l'une des figures de proue des mouvements altermondialistes.

Il a beaucoup écrit sur le droit, la société civile, le socialisme, le colonialisme et le développement, particulièrement en Afrique et dans le monde arabe. En 1973, il a notamment publié "Le Développement inégal: Essai sur les formations sociales du capitalisme périphérique". 

Né au Caire en 1931, formé à Paris dans les années 1950, Samir Amin a travaillé de 1957 à 1960 dans l'administration égyptienne du développement économique puis au sein du gouvernement malien, avant d'être nommé professeur aux universités de Poitiers, Dakar et Vincennes, selon le site des éditions de Minuit. 

En France, sa mémoire a été saluée par les communistes français:  "Les internationalistes que nous sommes se sentent aujourd'hui un peu orphelins", a indiqué Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, dans un communiqué. 

Il a rendu hommage à un "militant des luttes anti-coloniales et pour l'indépendance des peuples du +Tiers Monde+", qui a "contribué à briser le joug des aliénations sous toutes leurs formes".

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 11:38
[Ensmble FALDI FSM] Dominique Vidal: NAUFRAGE - Il a fallu vingt-quatre heures pour que la vague de condamnations monte. Dans la soirée du 30 avril, les Israéliens ont regardé massivement la présentation de leur premier ministre, Benyamin Nétanyahou, portant sur le programme nucléaire iranien. Au même moment à Ramallah, le président Mahmoud Abbas s’exprimait devant les centaines de délégués du Conseil national palestinien, le parlement de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Comme à l’accoutumée, il prononça un discours fleuve, mélant références millénaires et sujets d’actualité. Et au milieu, une diatribe sur les racines de l’antisémitisme. M. Abbas a prétendu s’appuyer sur des auteurs juifs, dont Karl Marx, qu’il a d’abord confondu avec Staline. Le vieux « raïs » a affirmé que la haine des juifs, « très répandue à travers l’Europe », concrétisée par de nombreux massacres « depuis le XIe siècle jusqu’à l’Holocauste », n’était
Mouhieddine Cherbib
jeudi 3 mai 2018 à 07:39
 
 
Dominique Vidal
  · 
 

NAUFRAGE

Il a fallu vingt-quatre heures pour que la vague de condamnations monte. Dans la soirée du 30 avril, les Israéliens ont regardé massivement la présentation de leur premier ministre, Benyamin Nétanyahou, portant sur le programme nucléaire iranien. Au même moment à Ramallah, le président Mahmoud Abbas s’exprimait devant les centaines de délégués du Conseil national palestinien, le parlement de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Comme à l’accoutumée, il prononça un discours fleuve, mélant références millénaires et sujets d’actualité. Et au milieu, une diatribe sur les racines de l’antisémitisme.

M. Abbas a prétendu s’appuyer sur des auteurs juifs, dont Karl Marx, qu’il a d’abord confondu avec Staline. Le vieux « raïs » a affirmé que la haine des juifs, « très répandue à travers l’Europe », concrétisée par de nombreux massacres « depuis le XIe siècle jusqu’à l’Holocauste », n’était pas historiquement de nature religieuse, mais s’expliquait par leur « fonction sociale, qui était liée à l’usure [prêts avec intérêt], à la banque, etc. » La preuve en serait, selon le leadeur palestinien, qu’en 1 400 ans, il n’y eut jamais le moindre crime commis contre les juifs dans le monde arabe.

Ces propos paraissent imputer la responsabilité des crimes commis à travers les siècles contre les juifs aux juifs eux-mêmes, pour leurs activités professionnelles liées à l’argent. Des propos, par ailleurs, qui sont hors sujet au vu de l’actualité dramatique qui concerne les Palestiniens : déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem le 14 mai, bilan terrible de la répression des manifestations le long de la bande de Gaza, isolement total de la direction palestinienne sous la pression des pays arabes pour accepter un éventuel plan de paix de l’administration Trump…

Mahmoud Abbas a aussi expliqué que les juifs ashkénazes n’étaient pas sémites et que les révolutions arabes étaient « une invention » des Etats-Unis. Enfin, il a répété, comme il l’avait déjà fait en janvier, qu’« Israël est un projet colonial destiné à implanter un corps étranger dans cette région ». « Mais je ne dis pas qu’Israël doit être délogé, a-t-il précisé, dans des propos rapportés par l’agence Wafa. Israël existe et tout ce que je veux, c’est un Etat pour que nous puissions tous ensemble vivre en paix. »

Avertissement

Car « l’autre » Abbas, le défenseur obstiné des négociations de paix et de la non-violence, a aussi pris la parole dans ce même discours. Il a réitéré son engagement en faveur de la solution à deux Etats, avec Jérusalem pour capitale, et son opposition au terrorisme et à la lutte armée. Il a aussi évoqué l’échec de la réconciliation à ce jour avec le Hamas, à Gaza, discutée sous l’égide de l’Egypte.

Tout en soutenant le principe de la résistance populaire, symbolisée par la « marche du grand retour » le long de la bande de Gaza, il a appelé à ne pas envoyer les enfants vers la clôture, pour ne pas créer une génération de handicapés. Un avertissement lancé à l’unisson avec les autorités israéliennes, à l’approche du 15 mai, pic de la marche, où une immense foule est attendue aux cinq points de rassemblement. L’armée craint que le Hamas appelle les protestataires à tenter de traverser la frontière après avoir découpé la clôture.

La journée de mercredi a été marquée par une succession de condamnations des propos de Mahmoud Abbas. Dans un communiqué, Benyamin Nétanyahou a souligné qu’« apparemment, le négationniste reste un négationniste ». Cette accusation escorte le président palestinien depuis la publication de sa thèse de doctorat, en 1983, dans laquelle il exprimait des doutes sur le nombre de victimes dans l’Holocauste et évoquait des formes de collaboration entre sionistes et nazis pour peupler la Palestine mandataire (sous mandat britannique) de juifs. Depuis, à plusieurs reprises, il avait tenté de corriger cette réputation. En 2014, par exemple, le raïs avait publié un communiqué dans lequel il qualifiait l’Holocauste de « crime le plus odieux commis contre l’humanité dans l’époque moderne ».

« Remarques inacceptables »

M. Nétanyahou a appelé « la communauté internationale à condamner l’antisémitisme radical d’Abou Mazen [le surnom de M. Abbas] ». David Friedman, l’ambassadeur américain en Israël, connu pour son hostilité à la solution à deux Etats et son engagement en faveur des colonies, a estimé que le président Abbas avait « atteint un nouveau fond ». « A tous ceux qui pensent qu’Israël est la raison pour laquelle nous n’avons pas la paix, réfléchissez à nouveau », écrit-il sur Twitter.

Le service d’action extérieure de l’Union européenne, pour sa part, a publié un communiqué mercredi.

« Le discours prononcé par le président palestinien Mahmoud Abbas le 30 avril contenait des remarques inacceptables concernant les origines de l’Holocauste et la légitimité d’Israël. Une telle rhétorique ne peut que jouer en faveur de ceux qui ne veulent pas de la solution à deux Etats, pour laquelle le président Abbas a plaidé de façon répétée. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/…/mahmoud-abbas-une-nouvelle-fois-mis…

http://abonnes.lemonde.fr/…/mahmoud-abbas-une-nouvelle-fois…

L’Union européenne dénonce des « remarques inacceptables » sur l’Holocauste et la légitimité d’Israël.

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 10:57

Boursier.com, publié le jeudi 03 mai 2018 à 10h27

Sondage : avis divergents sur l'action d'Emmanuel Macron

C'est l'heure du premier bilan près d'un an après l'élection d'Emmanuel Macron... Le président de la République divise le pays si l'on en croit les derniers sondages concernant sa politique de réformes.

Une politique injuste

Selon 72% des Français, la politique économique menée par le président de la République est "injuste socialement". Un sondage Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurances indique que 70% des personnes interrogées considèrent que sa ligne de conduite est favorable aux entreprises. Elle est également de droite pour 69% des Français.

Bien évidemment, la politique économique du président déplaît fortement aux sympathisants de la France insoumise (88%) et du Front national (15%). Ceux de La République en Marche la plébiscite en revanche à 92% !

Un président qui déçoit

Globalement, ce sont deux tiers des Français qui sont déçus par l'action d'Emmanuel Macron depuis son accession au pouvoir il y a un an. Parmi les personnes qui ont voté pour lui au premier tour de l'élection présidentielle, 76% restent tout de même satisfaits...

Du côté de gouvernement, les Français ont toujours du mal à juger les ministres, eux et leur action. Ils restent en effet, un an après leur nomination, d'illustres inconnus aux yeux de nombreuses personnes interrogées par Odoxa Dentsu-Consulting, pour 'Le Figaro' et 'Franceinfo'...

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 20:47

Cheminots et fonctionnaires convergent dans la rue contre les réformes du gouvernement

Manifestation de cheminots en juin 2014

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© AFP, Fred DUFOUR

Article

Cheminots et fonctionnaires convergent dans la rue contre les réformes du gouvernement

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Grève : la CFDT se demande si le gouvernement va savoir écouter

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La réforme de la SNCF, marchepied pour celles des retraites ?

AFP, publié le jeudi 22 mars 2018 à 04h35

Un trafic SNCF "très perturbé", des vols annulés, des écoles fermées: fonctionnaires et cheminots mèneront jeudi une première charge contre les projets de réforme du gouvernement, pour un service public de qualité et la défense de leur statut.

A ces enjeux communs s'ajoutent des revendications propres. Sept syndicats (sur neuf) de la fonction publique mobilisés (CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC), premiers à appeler à cette journée de grève, réclament notamment une hausse de leur pouvoir d'achat. Les cheminots, qui ont choisi le même jour pour défiler, défendent eux l'avenir du rail.

Leur "combat commun pour l'intérêt général" se traduira à Paris par des retrouvailles place de la Bastille, où convergeront deux cortèges: celui des cheminots, partant de gare de l'Est, et celui des fonctionnaires au départ de Bercy. 

En régions, les syndicats du secteur public prévoient environ 180 manifestations et rassemblements. Des cheminots grossiront les rangs.

Pour défendre le "service public" ferroviaire, une douzaine de partis de gauche - d'EELV au NPA en passant par le PCF et La France insoumise - défileront aux côtés des cheminots. Mais aussi Florian Philippot (ex-FN). 

Face à ce qui constitue un premier test social d'envergure, le gouvernement affiche sa "très grande détermination à poursuivre les transformations" de la France. "Notre préoccupation est de nous assurer que les fils du dialogue et de la concertation sont toujours là", a insisté le porte-parole Benjamin Griveaux, au sujet de la SNCF.

Quant aux fonctionnaires, des discussions sont prévues jusqu'à fin octobre, a rappelé le secrétaire d'État à la Fonction publique Olivier Dussopt, réitérant sa volonté d'être "à l'écoute" des syndicats et l'engagement du gouvernement envers un service public "de qualité".

- 'Coup de semonce' -

C'est la seconde fois depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron que les agents publics se mobilisent, après le 10 octobre où des centaines de milliers d'entre eux ont battu le pavé contre la suppression annoncée de 120.000 postes, le rétablissement du jour de carence et le gel des salaires.

Depuis, Édouard Philippe a dévoilé un projet de réforme qui prévoit un recours accru aux contractuels (agents non statutaires) et des plans de départs volontaires, ce qui fait craindre aux syndicats une fonction publique "morcelée" et "externalisée". 

"Nous sommes aujourd'hui à un tournant pour la fonction publique, avec des mesures structurantes" qui "auraient des conséquences très lourdes", a averti Bernadette Groison (FSU) au nom de l'intersyndicale.

Côté cheminots, la colère est vive face à la volonté du gouvernement de réformer la SNCF par ordonnances, en la transformant en société anonyme et en abandonnant le statut de cheminots à l'embauche.

Avant même la grève prévue entre début avril et fin juin, le trafic SNCF sera déjà "très perturbé" jeudi avec deux TGV sur cinq en circulation, un TER sur deux, un Transilien sur trois, un Intercité sur quatre, trois trains internationaux sur quatre.

La manifestation à Paris est "un coup de semonce" et "tout porte à croire qu'à partir du 3 avril, ce sera fort également", a averti Roger Dillenseger (Unsa). En faisant grève massivement jeudi, les cheminots dénoncent "la volonté de la ministre (des Transports Élisabeth Borne) de refuser de vraies négociations et de passer en force", selon Erik Meyer (SUD).

De son côté, l'appel à la grève dans la fonction publique entraînera des perturbations dans le trafic aérien, avec 30% des vols annulés au départ et à l'arrivée des aéroports de Roissy, Orly et Beauvais. Les contrôleurs aériens réclament en outre plus d'effectifs.

Dans les écoles maternelles et primaires, un enseignant sur quatre sera en grève en moyenne, d'après le SNUipp-FSU (1er syndicat), avec de fortes disparités selon les départements (20% en Dordogne, près de 55% en Seine-Saint-Denis). Dans le second degré, les professeurs ne sont pas tenus de se déclarer à l'avance.

Parmi les autres secteurs qui pourront être touchés figurent les crèches, l'examen du permis de conduire, les bibliothèques ou la collecte des ordures, à Paris notamment.

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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 16:08

L’Institut Européen des Politiques Publiques (IEPP), organisme agréé par le Ministère de l’Intérieur pour la formation des élu.e.s, vous propose de participer à son voyage d'étude en Israël et Palestine, du 20 au 27 octobre 2018, avec la participation de Dominique Vidal, historien et journaliste.

 

Israël/Palestine, la paix qui s’éloigne
du 20 au 27 octobre 2018,
avec la participation de Dominique Vidal, historien et journaliste.

Jamais la paix n’a paru plus éloignée entre Israéliens et Palestiniens. Le gouvernement israélien mise sur le soutien de l’administration Trump pour faire prendre au conflit un tournant décisif. Du côté palestinien, l’annonce d’un accord entre le Fatah et le Hamas tarde à se concrétiser, alors que la population exprime une défiance croissante envers ces appareils politiques. 
C’est dire que, plus que jamais, la clé d’une issue pacifique se trouve entre les mains de la communauté internationale, si elle veut faire prévaloir son droit. Mais elle se trouve aussi dans les sociétés civiles. 
S’il semble affaibli, le camp de la paix en Israël continue de se battre pour un règlement juste et durable. Et une nouvelle génération de cadres palestiniens remet en cause la stratégie de leurs aînés de l’OLP. 
Ce voyage vise à rencontrer les sociétés civiles des deux pays afin de comprendre les ressorts profonds qui empêchent un règlement pacifique du conflit. 

Programme non détaillé :


Samedi 20 octobre 2018 - Départ de Paris

 

Dimanche 21 Octobre 2018


Matin : rencontre avec Michel Warschawski et Avraham Burg.


Après-midi : visite du mémorial Yad Vashem.


Lundi 22 Octobre 2018
Matin : départ pour une visite guidée de la vieille ville de Jérusalem.


Après-midi : visite de Jérusalem, aperçu du mur et des colonies environnantes, avec les explications des enjeux avec Michel Warschawski.


Rencontre avec Meron Benvenisti, historien du Moyen Âge, politologue, ancien maire-adjoint de Jérusalem (de 1971 à 1978) et partisan depuis près de quinze ans d’un État binational démocratique.


Mardi 23 Octobre 2018
Matin : visite de Ramallah, capitale administrative de factode l’Autorité palestinienne, située à environ 15 km au nord de Jérusalem.


Après-midi : rencontre avec des acteurs de la société civile.


Mercredi 24 Octobre 2018


Matin : visite de Bethléem, ville située en Cisjordanie à environ 10 km au sud de Jérusalem. 
Déjeuner à Hébron.


Après-midi : visite d’Hébron, l’une des plus anciennes cités du Proche-Orient encore habitées et considérée comme une ville sainte par les trois grandes religions monothéistes.


Jeudi 25 Octobre 2018


Matin : Jacques Bendelac viendra nous éclairer sur l’économie actuelle d’Israël et de la Palestine en tant qu’économiste et chercheur en sciences sociales à Jérusalem.


Après-midi : discussion et échange avec un représentant du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).


Rencontre avec Charles Enderlin, journaliste, reporter et écrivain français, correspondant de France 2 à Jérusalem pendant trente-quatre ans.

 
Vendredi 26 Octobre 2018


Matin : rencontre avec des acteurs de la société civile israélo-palestinienne et visite de Saint Jean d’Acre, une ville d’Israëlà la population, où cohabitent juifs, chrétiens et musulmans.


Après-midi : rencontre avec les bloggeurs de +972 magazine.


Samedi 27 Octobre 2018


Retour en avion de Tel-Aviv à Paris.


Le programme est établi sous réserve de modifications. Un interprète traduira l’intégralité des échanges durant le séjour.


Nos équipes se tiennent à votre disposition pour toutes informations complémentaires.

 


Référente  :


Melek  EKIM
Chargée de développement
01.40.79.64.71

Merci de ne pas répondre à ce mail. Pour toute demande envoyez un mail à contact@iepp.fr.
Si vous ne souhaitez plus recevoir d'email de notre part, merci de cliquer sur ce lien


Institut Européen des Politiques Publiques
01 40 79 64 71
www.iepp.fr

 

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 17:00
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L'ambassade américaine sera à Jérusalem avant fin 2019, annonce Pence en Israël

L\'ambassade américaine sera à Jérusalem avant fin 2019, annonce Pence en Israël
 

Le vice-président américain Mike Pence a annoncé lundi sous un tonnerre d'applaudissements du Parlement israélien que l'ambassade des Etats-Unis ouvrirait à Jérusalem avant fin 2019, malgré la colère des Palestiniens et la réprobation internationale.
 

Signe de l'émoi et de la division que continue à semer la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, une douzaine de députés arabes israéliens (sur 120 parlementaires) ont été expulsés dans un grand brouhaha par les gardes de la Knesset à l'ouverture du discours de M. Pence, quand ils se sont levés pour brandir un tract proclamant que Jérusalem est la capitale de la Palestine.

La direction palestinienne a rapidement dénoncé le "discours messianique" de M. Pence, prouvant que "l'administration américaine fait partie du problème et non pas de la solution". Au même moment, le président palestinien Mahmoud Abbas cherchait à Bruxelles à rallier le soutien européen. 

Couvert d'honneurs par les Israéliens, vilipendé par les Palestiniens, M. Pence est arrivé dimanche soir à Jérusalem pour un séjour de moins de 48 heures placé sous le signe de la décision annoncée le 6 décembre par le président Donald Trump sur Jérusalem.

Cette rupture unilatérale avec des décennies de diplomatie américaine et avec le consensus international a provoqué le courroux des Palestiniens et des manifestations dans le monde arabe et musulman. Dix-huit Palestiniens et un Israélien ont été tués dans des violences depuis lors.

M. Trump a corrigé le 6 décembre "une injustice vieille de 70 ans", a déclaré M. Pence.

- Références bibliques -

"Jérusalem est la capitale d'Israël" et le président Trump a ordonné à ce titre de préparer le déménagement de l'ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, a-t-il dit. "L'ambassade des Etats-Unis ouvrira avant la fin de l'année prochaine" à Jérusalem, a-t-il dit, enchantant les députés israéliens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les membres du gouvernement.

Pour les Palestiniens, M. Trump a atteint le 6 décembre le summum du parti pris pro-israélien affiché au cours de sa première année de pouvoir, et discrédité les Etats-Unis dans le rôle de médiateur de l'effort de paix.

Les dirigeants palestiniens ont décidé de snober M. Pence qui, fait exceptionnel, ne rencontrera aucun d'entre eux au cours de cette ultime étape de sa première tournée dans la région. Elle l'a conduit auparavant en Egypte et en Jordanie.

M. Pence est un fervent évangéliste américain et passe pour avoir exercé une influence prépondérante sur la décision de M. Trump, largement interprétée comme une concession à cet électorat important pour le président.

"Nous pressons fortement la direction palestinienne de revenir à la table" des négociations, a dit M. Pence dans son allocution truffée de références bibliques et exaltant la création de l'Etat d'Israël. "La paix ne peut venir que par le dialogue", a-t-il dit.

Au même moment, le président palestinien, en quête de soutien, appelait à Bruxelles les 28 Etats membres de l'UE, "véritable partenaire et amie", à reconnaître "rapidement" la Palestine comme un Etat indépendant.

Israéliens et Palestiniens n'ont plus eu de négociations depuis 2014 et l'horizon est plus sombre que jamais pour la paix.

- 'Profonde gratitude' -

Le statut de Jérusalem est l'une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien. Israël qui s'est emparé de Jérusalem-Est par la force en 1967 l'a annexée et proclame toute la ville sa capitale indivisible. L'annexion est illégale pour l'ONU. Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

M. Trump a exprimé par le passé sa volonté de présider à l'accord diplomatique "ultime", sur lequel des générations de présidents et de diplomates se sont cassé les dents. M. Pence a réaffirmé l'engagement de M. Trump en ce sens, y compris si cela passe par la création d'un Etat palestinien, à condition que les deux parties en sont d'accord.

Le discours de M. Pence a été une déclaration de soutien inébranlable à Israël, confronté à de multiples menaces dans la région.

Il a de nouveau pourfendu l'Iran, grand ennemi d'Israël, et l'accord conclu en 2015 sous l'administration Obama entre les grandes puissances et la République islamique sur les activités nucléaires de cette dernière.

Cet accord est un "désastre" et les Etats-Unis s'en désengageront "immédiatement" s'il n'est pas amendé, a-t-il décidé.

Les Etats-Unis "ne permettront jamais à l'Iran d'acquérir une arme nucléaire", a-t-il dit.

Le Premier ministre israélien s'est, lui, répandu en expressions de reconnaissance envers l'administration Trump, laissant entendre qu'Israël n'avait jamais eu de meilleur soutien à la Maison Blanche.

"Je parle au nom de presque tout le monde, coalition et opposition réunies, quand je dis la profonde gratitude du peuple d'Israël envers le président Trump et vous-même pour une décision historique que nous n'oublierons jamais", a-t-il dit.

Les organisations palestiniennes ont appelé à la manifestation et à la grève générale mardi.

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 11:38

Optimisation fiscale: un "pur scandale" pour Clémentine Autain


La députée de La France insoumise Clémentine Autain a qualifié mardi de "pur scandale" l'optimisation fiscale pratiquée par certains grands groupes, et estimé qu'il fallait "modifier la loi" concernant l'harmonisation fiscale en Europe.
 

"L'évasion fiscale, qui coûte à notre pays entre 60 et 80 milliards d'euros de manque à gagner pour le budget de l'Etat est un pur scandale", a déclaré au micro de RMC Clémentine Autain, interrogée sur le montant des impôts payés par Airbnb en France.

"Il faut modifier la loi pour que ce type d'arrangement avec le système fiscal international ne puisse pas avoir lieu", a-t-elle ajouté.

"A l'échelle européenne évidemment qu'il faut une harmonisation fiscale (...) c'est un sujet français et international de souveraineté, de justice fiscale et sociale", a également déclaré Clémentine Autain.

Selon un article publié en début de semaine par Le Parisien, Airbnb a payé moins de 100.000 euros en 2016 au fisc, alors que plus de 10 millions de Français ont utilisé le site.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a jugé mardi "que quand vous travaillez en France - c'est le cas d'Airbnb - vous payez vos impôts en France avec le taux français".

Interrogé sur RTL, il a appelé les gouvernements européens à mettre en place une "assiette commune", tout en rejetant l'idée d'harmoniser le taux de l'impôt sur les sociétés entre les pays de l'Union européenne (UE), celui de la France étant particulièrement élevé à 33%.

Au-delà d'AirBnb, la plupart des grands groupes numériques - Amazon, Apple, Facebook, Google, etc. - se voient souvent reprocher d'utiliser leur activité dématérialisée pour payer peu d'impôts là où la fiscalité est plus lourde.

Du côté de La France insoumise, "nous attendons du sonnant et du trébuchant en termes de modification législative et de bataille à l'échelle européenne et internationale pour que ce type de pratique ne puisse plus avoir lieu", dit Mme Autain.

"Il faut mettre notre nez dans ce que le numérique et les réseaux sociaux ont permis d'apporter car il y a du mieux et du moins bien, il faut trouver un système juridique qui protège les salariés et qui permet de développer de nouvelles offres utiles aux citoyens et aux citoyennes", a-t-elle conclu.

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