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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 13:20

 

POUR UN ACCUEIL DIGNE ET SOLIDAIRE DES EXILÉS

En janvier 2019 ce sont 2000 enfants, femmes et hommes qui survivent dans les campements du nord-est parisien (10e, 18e et 19e arrondissements). L’État français, par la voix du Préfet, refuse d’assurer sa mission de mise à l’abri inconditionnelle de toutes et de tous.

En Méditerranée c’est par centaines que se noient les migrants que rejettent tous les États : aucune intervention de notre gouvernement pour redonner un pavillon français à l’Aquarius pour venir en aide aux migrants et, depuis fin décembre, mise à quai forcée également pour le navire Albrecht Penck ; et, de façon éhontée, des palabres sans fin entre les pays européens quand il s’agissait d’accueillir moins de 50 personnes sauvées des eaux.

En France c’est une levée de boucliers de la part des droites  concernant le Pacte de Marrakech, reposant sur une lecture erronée et  injustifiée (lire au dos).

D’autant que l’Europe est loin d’être le continent le plus accueillant : la majorité des 258 millions de migrants internationaux réside dans un État proche de leur région de naissance. Par exemple près de 53% des 36 millions d’Africains qui ont quitté leur pays en 2017 sont restés sur leur continent.

Nous sommes face à des discours xénophobes ainsi qu’à l’utilisation politicienne de la question de l’immigration. Ceci aboutit  à la stigmatisation et à l’exclusion d’une partie de la population et à amplifier la fragmentation  de la société française.

Depuis plusieurs années nous nous sommes constitués en Collectif pour défendre les solidarités et la démocratie.

Nous voulons faire de la France un pays accueillant et solidaire.

Nous rappelons que la France, puissance mondiale, a les moyens d’accueillir dignement toutes celles et tous ceux que les guerres ou les crises économiques et climatiques poussent à fuir leur pays.

Nous refusons la criminalisation de la solidarité.

Nous rappelons que le 10e a toujours eu cette vocation d’accueil.

En 2018, dans notre arrondissement, nous avons lutté contre la Loi Asile et Immigration portée à l’Assemblée Nationale par la députée LREM de la circonscription et avons en particulier :

  • organisé une réunion publique le 25 mai,
  • participé à la marche solidaire du 17 juin : sur notre proposition, la Maire du 10e a accueilli des représentants de la marche en Mairie,
  • déposé une question à nos élus au Conseil d’arrondissement du 18 juin.

 

Aujourd’hui, face aux choix politiques du gouvernement qui restreignent le droit d’asile, il est nécessaire de poursuivre laction.

C’est pourquoi nous invitons toutes et tous les habitant-e-s du 10e
à renforcer le combat contre le racisme et les discriminations
pour porter les valeurs de solidarité, d’accueil et d’égalité dans notre arrondissement.

 

Le Collectif de mobilisation du 10e  vous invite à participer à une réunion/débat/concert*
à partir de 19h le mercredi 24 avril 2019
à la Scène du Canal
116 quai de Jemmapes 75010 Paris

*Organisée dans le cadre de la 10e édition de la Petite Istanbul en Fête

Le Collectif de mobilisation du 10e pour un accueil digne et solidaire des exilés regroupe des habitant-es  et  les organisations du 10e:

Assemblée Citoyenne des ORiginaires de Turquie (L’ACORT)
Association Culturelles des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT)
Association des Tunisiens en France (ATF)
Association Elle tourne la page
Association Robert Desnos
ATTAC Paris Centre
Comité Solidarité Migrant Paris Centre (CSMPC)
Ensemble !
Espace Fârâbî
Ensemble, nous sommes le 10e
Espace Universel
Europe Ecologie Les Verts (EELV)
LDH Paris 10-11,
Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié des Peuples ( MRAP Paris)
Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
Parti Communiste Français (PCF)
Parti Communiste  des Ouvriers de France (PCOF)
Parti Socialiste (PS 10e )
UL CGT 10
Union Culturelle Française des Arméniens de France ( UCFAF)
Ville Mains Jardins
Pour nous rejoindre:
Email: collectifmobilisation10e@gmail.com

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 16:10

 

 

 

L’Appel solennel de Grigny

 

#EtatsGenerauxDeLaVille

 

Lundi 16 octobre 2017

 

Nous, Maires de villes, en charge de quartiers prioritaires de la politique de la ville,

 
Nous, associations de terrain, travaillant auprès de la jeunesse et des populations fragiles,
 
Nous sommes réunis spontanément et sans aucune idée partisane pour lancer au Président de la République et, à travers lui à toute la nation, un appel solennel.

 

Nous assumons la responsabilité de quartiers caractérisés par une population extrêmement jeune, des familles aux origines très diverses, aux cultures, religions, ethnies, langues parfois, différentes. Les quartiers présentant un cumul de handicaps extraordinaires doivent être traités par la nation de manière particulière, spécifique au regard de la situation.

 

Ces quartiers, jeunes et dynamiques, connaissent un bouillonnement de vies, d’initiatives, d’élus, d’associations. Mais ces quartiers présentent un cumul de handicaps extraordinaires qui doivent être traités par la nation de manière spécifique et extraordinaire.

 

Parmi ces handicaps, la difficulté des mamans isolées, l’échec scolaire et parfois la déscolarisation, une part de personnes pauvres très élevée (42% en moyenne, soit plus de trois fois la moyenne nationale ; et certains quartiers prioritaires connaissent des situations bien pires avec des taux de 60 à 70%), un taux de chômage approchant 30% et 50% pour les jeunes, des rapports jeunes-polices complexes et tendus – et nous assistons à une offensive de radicalisation massive et à un repli communautaire.

 

Une telle concentration de difficultés demande une concentration ciblée en termes humains et financiers de toutes les forces vives de la nation. L’héritage est connu : création de cités urbaines enfermées sur elles-mêmes au moment de leur conception, lieu d’accueil de migrations du travail,devenues des migrations familiales, coïncidant à la fermeture des grands sites industriels à proximité et donc à du chômage massif.

 

A deux reprises déjà, la Nation s’est rassemblée pour faire un effort spécifique, notamment en 2005 : un grand programme de Rénovation Urbaine, un effort de la DSU de 600 millions par an, des internats d’excellence, des équipes de réussite éducative, les EPID, les fonds d’amorçage, les efforts spécifiques des Maisons de l’emploi et de l’ANPE.

 

C’est donc possible. Mais l’effort doit être constant, permanent, en évolution en fonction des nouvelles problématiques, alors qu’il s’est relâché depuis quelques années. Il est entré dans une phase critique et de désespérance après les dernières décisions gouvernementales.

 

Nous n’avons cessé d’alerter, depuis des années, et plus récemment par une lettre officielle d’association d’élus au Président de la République le 1er août, sans réponse à ce jour. De nombreux élus et collectifs d’associations ont écrit une tribune au 17 août 2017, sans réponse. Stupéfaction lors de l’annonce, quelques jours après :

  • Baisse des dotations de l’Etat aux communes dramatique pour les Villes les plus pauvres
  • Fin des contrats aidés
  • Réduction immédiate en cours d’année des aides à la politique de la ville – c’est-à-dire, pour l’essentiel, aux actions sociales, éducatives et de proximité ; une première dans notre histoire
  • Baisse des APL.
  • Enfin, le Congrès HLM s’est mal passé.

 

L’ensemble des Maires et des associations sont dans une inquiétude forte ; certains sont déjà dans une colère républicaine mais froide. Nous nous sommes réunis de manière spontanée et volontaire – une trentaine de maires dans un premier temps – pour échanger, comprendre, partager les inquiétudes.

 

La France ne peut pas continuer à voir s’aggraver les inégalités territoriales : le chômage des jeunes est pandémique, les phénomènes de délinquance juvénile gagnent du terrain, le repli communautaire – et parfois la radicalisation – s’amplifient.

 

Nous, élus, portons quotidiennement physiquement, moralement, et politiquement cette situation. Nous, élus, lançons cet appel. Ces quartiers sont une chance pour notre nation, à la condition d’un véritable sursaut national que les institutions de la République se doivent de porter. Il faut rompre avec le poison du doute. Cette journée constitue le point de départ du rétablissement du dialogue, d’un travail avec le gouvernement, et de moyens prioritaires pour les quartiers populaires.

 

A la suite de nombreuses rencontres bilatérales, multilatérales, formelles et informelles, des retours d’expériences issus des innovations que les mairies soutiennent partout, animés d’espoir et de pragmatisme, nous lançons cet appel solennel. Nous voulons maintenant :

  • Des mesures préalables d’urgence concrètes avant le budget 2018 ;
  • Un plan national de solidarité, établi dans un délai de 3 mois.

Le constat est partagé par tous les maires et associations de terrain : la situation est devenue critique.

  1. Les mesures préalables d’urgence à mettre en œuvre avant le budget 2018
  1. La suspension immédiate de la réduction des contrats aidés, leur maintien et leur renouvellement.
  1. Le rétablissement immédiat des financements de la politique de la ville, réduits arbitrairement et unilatéralement en cours d’année pendant l’été.
  1. Un fond d’urgence immédiat doté de 100 millions d’euros pour 100 quartiers parmi ceux connaissant les plus grandes difficultés, tout en préservant les 150 millions de la DPV.
  1. Le doublement du budget de la politique de la ville (à 1 milliard d’euros)pour relancer ce droit à l’expérimentation qu’est la politique de la ville, simplifier le soutien à la vie associative (via les dispositifs des collectivités, de l’Etat et de l’Europe),flécher de manière accentuée les crédits ministériels au sein des QPV.
  1. Le fléchage, de manière transparente, des moyens de la formation professionnelle (2 milliards d’euros sur les 15 annoncés) pour les rendre utile à la nation et aux QPV. L’objectif est d’axer l’action sur la remobilisation professionnelle, de flécher a) sur les publics les plus éloignés de l’emploi – là où la formation initiale est défaillante, là où le besoin de sécurisation professionnelle est le plus important – b) sur des secteurs qui peuvent être mobilisés comme les métiers du numérique, du sport et de l’aide à la personne, c’est-à-dire des métiers en développement et en devenir.
  1. Le rétablissement et le renforcement, dans les territoires les plus fragiles, des effectifs de police et de moyens de justice qui ont été petit à petit retirés.
  1. Un signal politique fort : la désignation d’un Ministre de la Ville ayant rang de Ministre d’Etat et le poids institutionnel et politique pour notamment :
  • Contraindre l’ensemble des ministères à apporter leurs contributions spécifiques aux quartiers prioritaires ;
  • Etre en capacité pour mobiliser l’ensemble des forces vives de la nation, régions, départements, agglomérations, communes, chambres consulaires, les partenaires sociaux et les associations.
  1. La désignation, enfin, d’un Président de l’ANRU qui rendra à l’Agence sa vocation initiale, instance souple en dialogue direct avec les élus et en soutien des projets : suppression des règles précédemment instaurées, complexes et bureaucratisées, imposées à l’Agence. L’Agencedoit être capable de mobiliser et débloquer dès maintenant l’ensemble des financements prévus initialement et obtenir une sanctuarisation de ceux de l’Etat.
  1. Le lancement, avec l’aide du Parlement et de l’Etat, des territoires d’expérimentations de projets et de reconquête républicaine, avec un effort adapté concentré et évalué notamment de l’Education nationale, de la Police, de l’emploi, de la culture et du sport.
  1. La création d’une plateforme nationale qualifiée de recensement des solutions et initiatives issues des quartiers, d’un réseau accélérateur de ces solutions avec les régions, d’un fonds un fond de développement et d’essaimage des solutions accélérées de 100 millions d’euros.

II.       Un plan national de solidarité : 3 mois

 

Une réunion des Etats Généraux chaque mois, regroupant toutes les forces vives de la nation pour définir un plan structuré, crédible, transparent, solide et raisonnable pour réussir cette ambition.

 

Il devra changer la donne, entre autres autour des domaines suivants :

  • Soutien aux mamans isolées,
  • Renforcement en qualité et en quantité des effectifs de sécurité,
  • Amélioration de la relation jeunesse police, jeunesse justice,
  • Amélioration au renforcement du système judiciaire, prévention, accompagnement, suivi et traitement judiciaire,
  • Moyens massifs et adaptés aux quartiers de la formation professionnelle
  • Aide à l’insertion et à la sortie du système judiciaire,
  • Mesures préventives de délinquance,
  • Renforcement massif de l’aide aux associations de terrain,
  • Aides spécifiques à l’embauche et programme innovant d’accompagnement et d’insertion des chercheurs d’emploi
  • Engagement des Chambres Consulaires,
  • Programme spécifique des Caisses d’Allocation Familiale,
  • Moyens spécifiques aux collectivités de la Politique de la Ville,
  • Programme précis et détaillé de chaque Ministère,
  • Programme précis et détaillé des régions, départements et intercommunalités
  • Programme de lutte contre la radicalisation.

Tous les ans un rapport sera fait par le Ministre de la Ville, Ministre d’Etat, sur les points d’avancée de chacun des ministères et de chacune des autres institutions indispensables à la réussite du plan (régions, départements, intercommunalités, chambres consulaires, partenaires sociaux, acteurs majeurs au titre du paritarisme).

 

Un débat aura lieu chaque année au Parlement. *

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 22:14

https://www.humanite.fr/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-revenez-sur-lannulation-des-credits-politique-de-la

Lettre ouverte au Président de la République. Revenez sur l’annulation des crédits « politique de la ville » du budget 2017 de l’État

Vendredi, 11 Août, 2017- L'Humanité.

 

L'annonce de l'annulation soudaine et immédiate des 46,5 millions d'euros de crédit dédiés à la politique de la ville fait réagir nombre d'élus locaux. Cinquante maires sont les premiers signataires d'une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron dans les pages de l'Humanité. 

Monsieur le président de la République,

Élus communaux et intercommunaux, nous sommes stupéfaits et atterrés par l’annonce de l’annulation des 46,5 millions d’euros de crédits du programme 147 du budget 2017 de l’État non encore engagés au 1er juillet, destinés aux programmes d’actions des associations intervenant, dans le cadre des « contrats de ville », en faveur des populations les plus fragiles du pays résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

Ces actions concourent à rétablir l’égalité républicaine par la fraternité solidaire de la nation, s’appuyant sur une stratégie de « cohésion des territoires » à laquelle vous avez choisi de dédier un ministère. Elles se déclinent en programmes vers l’économie et l’emploi, la formation, la lutte contre l’illettrisme, l’éducation scolaire et des temps libres, l’accès aux sports et à la culture, la solidarité, la prévention sanitaire et la santé, le vivre-ensemble dans la cité, les mobilités, la vie sociale de l’habitat, la prévention de la délinquance et des radicalisations, l’accès à la justice et au droit, l’aide aux victimes, la citoyenneté, notamment celle des conseils citoyens, et la démocratie de proximité.

En plein milieu d’exercice budgétaire, les conséquences du décret 2017-1182 du 20 juillet du ministre de l’Action et des Comptes publics, conduisant à la perte de 11 % des crédits découlant de l’engagement contractuel de l’État, peuvent être catastrophiques pour la survie des associations qui garantissent la cohésion sociale, pour les bénéficiaires de leurs actions, et plus globalement pour les 5 millions d’habitants des QPV, ainsi que, par voie de conséquence, pour les populations des territoires urbains qui les abritent.

Elles risquent en outre d’entraîner, dans certains territoires, un désengagement de collectivités cosignataires des « contrats de ville » qui accroîtra le danger de rupture grave du climat urbain.

Nous sommes d’autant plus préoccupés que, outre le programme 147, le même décret annule dangereusement les crédits de nombre d’autres missions de l’État indispensables à la prévention de la fracture sociale : l’embauche dans les petites et moyennes entreprises (– 80 millions d’euros), l’intégration et l’accès à la nationalité française (– 40,5 millions d’euros), la police nationale, dont les réservistes volontaires (– 110 millions d’euros), les concours financiers aux communes, dont la « dotation politique de la ville » destinée à soutenir les villes pauvres abritant des populations pauvres (– 209 millions d’euros), l’amélioration de l’habitat (– 130,5 millions d’euros), l’accès au droit et à la justice (– 10 millions), la protection judiciaire de la jeunesse (– 16,8 millions d’euros), l’égalité entre les femmes et les hommes (– 7,5 millions d’euros), la prévention, la sécurité sanitaire et l’offre de soins (– 24,5 millions d’euros), les politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative (– 69,7 millions d’euros), les services de transport (– 194,7 millions d’euros), la démocratisation de la culture (– 39 millions d’euros).

En cette année 2017, où l’État a chargé le commissariat général à l’Égalité des territoires (CGET) de célébrer le 40e anniversaire de la politique de la ville, nous tenons à vous rappeler que, la seule année, 2005, en quatre décennies où les quartiers populaires ont eu à subir pareil désengagement de la puissance publique, a été celle qui les a vus s’enflammer et connaître les violences urbaines sans précédent qui demeurent dans les mémoires.

Nous vous demandons donc solennellement de faire revenir dans l’urgence le gouvernement sur sa décision d’annulation de ces crédits indispensables à l’équilibre républicain des territoires.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le président de la République, l’expression de notre haute considération.

Les signataires :

Gérard Allard, maire de Rezé, Marie-Hélène Aimable, maire de Bagneux, Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, François Asensi, maire de Tremblay-en-France, Françoise Baud, maire de Valenton, Patrice Bessac, maire de Montreuil, Jean-Pierre Bosino, sénateur maire de Montataire, Philippe Bouyssou, maire d’Ivry-sur-Seine, Patrick Braouezec, conseiller municipal de Saint-Denis, Damien Carême, maire de Grande-Synthe, Alain Cazabonne, maire de Talence, Gérard Cosme, maire du Pré-Saint-Gervais, Meriem Derkaoui, maire d’Aubervilliers, Patrick Douet, maire de Bonneuil-sur-Marne, Driss Ettazaoui, conseiller municipal d’Évreux, Patricia Fernandez-Pédinielli, maire de Port-de-Bouc, Michel Fourcade, maire de Pierrefitte-sur-Seine, Patrick Jarry, maire de Nanterre, Jean-Claude Kennedy, maire de Vitry-sur-Seine, Bertrand Kern, maire de Pantin, André Laignel, maire d’Issoudun, Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers, Gilles Leproust, maire d’Allonnes, Jean-Michel Longueval, maire de Bron, Françoise Marhuenda, maire des Ulis, J ean-Louis Marsac, maire de Villiers-le-Bel, Christian Métairie, maire d’Arcueil, André Molino, maire de Septèmes-les-Vallons, Jean-Marc Nicolle, maire du Kremlin-Bicêtre, Michèle Picard, maire de Vénissieux, Marie-Line Pichery, maire de Savigny-le-Temple, Gilles Poux, maire de La Courneuve, Bernard Pasciuto, maire de Cournon-d’Auvergne, François Pupponi, député maire de Sarcelles , Marjolaine Rauze, maire de Morsang-sur-Orge, Philippe Rio, maire de Grigny, Clément Rossignol-Puech, maire de Bègles, Christophe Rouillon, maire de Coulaines, Laurent Russier, maire de Saint-Denis, Nicolas Sansu, maire de Vierzon, Renzo Sulli, maire d’Échirolles, Azzédine Taïbi, maire de Stains , Rodolphe Thomas, maire d’Hérouville-Saint-Clair, Frédéric Vigouroux, maire de Miramas, Jean-Claude Villemain, maire de Creil, Marc Vuillemot, maire de La Seyne-sur-Mer, Gérard Weyn, maire de Villers-Saint-Paul.

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 11:33
 

Donald Trump s’attaque aux villes qui protègent des immigrés sans papiers

Le président menace de couper les vivres aux villes qui refusent de coopérer avec la police fédérale sur l’immigration.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)

 

 

Des travailleurs mexicains passent la frontière à pied dans la banlieue de Tijuana.

Depuis l’investiture de Donald Trump, Greisa Martinez sait qu’un couperet risque de tomber d’un jour à l’autre. « Je me réveille, je ne sais pas comment ma vie va changer. » Responsable d’une association de défense des immigrants, elle est l’une des quelque 740 000 « dreamers », de jeunes étrangers qui sont arrivés enfants aux Etats-Unis et n’ont jamais obtenu de papiers d’identité.

En 2012, Barack Obama avait régularisé leur situation par décret. Avant de quitter la Maison Blanche, le 20 janvier, il a mis en garde son successeur contre la tentation de le révoquer. Mercredi 25 janvier, Donald Trump n’a pas directement modifié la situation des « dreamers » dans sa série de mesures sur l’immigration. Mais il a décidé de s’en prendre aux « villes sanctuaires », ce qui pour les jeunes immigrants, revient à s’attaquer à leurs parents.

« Trump dit qu’il ne va expulser que les criminels, mais il lui suffit de déclarer que nos familles sont en infraction. Une attaque contre l’un de nous est une attaque contre tous », dénonce Greisa Martinez, la responsable de l’association United we Dream à Washington.

Lire aussi : « Obamacare », libre-échange, avortement… Les premières mesures prises par Donald Trump

300 villes et quatre Etats « sanctuaires » aux Etats-Unis

Les villes « sanctuaires » sont quelque trois cents aux Etats-Unis, dans vingt-cinq Etats. Ces localités protègent les immigrants sans papiers en refusant de coopérer avec la police fédérale, qui est l’autorité chargée de l’immigration. Dans ces villes (ou comtés), les agents municipaux ont interdiction de vérifier le statut des habitants au regard de l’immigration. Un policier appelé dans un foyer pour une question de violence domestique, par exemple, n’est pas censé contrôler les titres de séjour.

Les autorités locales estiment que cette mesure permet d’améliorer la confiance de la population dans la police. Les immigrants n’ont pas peur d’inscrire les enfants à l’école ou de signaler les crimes dans leur quartier. Quatre Etats – démocrates – sont entièrement « sanctuarisés » (Californie, Connecticut, Nouveau-Mexique et Colorado). Un choix décidé pour nombre de municipalités sous l’administration Obama pour faire face à l’intensification des expulsions (2,5 millions entre 2009 et 2015). Les maires ont alors ordonné à leurs polices de ne pas servir d’auxiliaires aux forces de l’ordre chargées de l’immigration (ICE), sauf dans le cas d’affaires criminelles.

Pendant sa campagne, Donald Trump a fait de la lutte contre ces « sanctuaires » une priorité. Dès juillet 2015, six mois avant le début de la primaire, il avait saisi le prétexte du meurtre d’une promeneuse à San Francisco par un sans-papiers mexicain, qui avait déjà été expulsé cinq fois des Etats-Unis, pour dénoncer les immigrants qui apportent « la drogue, le crime et les viols ». L’affaire avait entraîné un débat dans la ville californienne sur les excès de prudence et de rétention de l’information dus à la « sanctuarisation ». Au plan national, les collectivités « refuges » ont rejeté depuis 2014 plus de 21 000 demandes de la police de l’immigration de détenir des clandestins accusés de crime ou considérés comme des menaces.

Lire aussi : Des villes américaines se font sanctuaires pour les sans-papiers

Réduire les subventions aux collectivités qui ne signalent pas les clandestins

Elu président, M. Trump en a fait une promesse d’action pour ses cent premiers jours, à la satisfaction de la base « nativiste » qui en a fait depuis longtemps l’un de ses chevaux de bataille. Mission accomplie : dans son décret présidentiel, il ordonne au département de la sécurité intérieure d’étudier les moyens de réduire les subventions aux collectivités qui ne signalent pas les clandestins aux autorités fédérales. Les militants anti-immigration n’ont pas obtenu en revanche dès mercredi la mise à l’index des « dreamers ».

La priorité a été donnée aux « gens qui posent une menace », a expliqué Sean Spicer. Le sujet n’est que reporté : la Maison Blanche prépare « un plan pour avancer » sur le sujet, a-t-il ajouté. Et « le président comprend l’ampleur du problème. Il a grand cœur ».

Légalement, cependant, rien n’oblige les collectivités locales à consacrer une partie de leur budget « sécurité » à aider les opérations de la police de l’immigration dans les quartiers latinos. Les municipalités, généralement républicaines, qui ont accepté de collaborer, ont dû d’ailleurs conclure au préalable un mémorandum de coopération avec le gouvernement (appelé programme 287G). D’où la menace du président Trump de recourir à l’arme financière.

« Anticonstitutionnel »

Le Congrès avait déjà essayé en 2015 de faire adopter une loi coupant les ressources des villes sanctuaires. Les démocrates avaient pu s’y opposer au Sénat. Cette fois, l’administration Trump dispose de tous les leviers du pouvoir. San Francisco, qui abrite quelque 44 000 sans-papiers, pourrait perdre 1 milliard de dollars sur un budget de 9,6 milliards. Le métro, l’aide aux sans-abri, l’assurance santé des plus pauvres pourraient être affectés.

A New York, où la population sans papiers est estimée à 574 000 personnes, l’aide fédérale s’élève à 6 milliards de dollars, soit 9 % du budget, dont l’essentiel est consacré à l’aide temporaire aux familles dans le besoin. Certaines des municipalités visées ont déjà préparé leur défense : couper les fonds est « anticonstitutionnel », a rétorqué Kevin de Leon, le chef démocrate du sénat de Californie. « A bientôt au tribunal. »

Malgré les menaces, des centaines de collectivités se sont déclarées « sanctuaires » depuis l’élection de M. Trump. Vingt-six villes, de New York à Los Angeles, ont réaffirmé leur engagement à rester « sanctuaire ». Les maires de San Francisco, Seattle, Boston, Santa Fe, Denver, Washington et d’une dizaine d’autres villes ont exprimé leur refus de participer aux éventuelles « déportations » de clandestins. « La dernière chose que nous voulons, c’est nous tourner contre nos voisins », a déclaré le maire de Seattle, Ed Murray.

« Nous ferons tout ce que nous pouvons pour résister »

Le chef de la police de Los Angeles, Charlie Beck, a réaffirmé que ses agents n’entendaient pas se priver des renseignements obtenus dans les quartiers, grâce aux immigrants, en participant à des raids qui leur aliéneraient la communauté hispanique. « J’ai besoin qu’ils travaillent avec leur commissariat de quartier, qu’ils témoignent en cas de crime violent. Jouer le rôle de police de l’immigration déchire ce tissu social. »

Le maire de New York, Bill de Blasio, a même assuré qu’il détruirait la banque de données où sont portés les noms des sans-papiers bénéficiant de cartes d’identité de la ville (qui leur permettent d’ouvrir des comptes bancaires), si l’administration Trump cherchait à s’en emparer. « Nous n’allons pas sacrifier un demi-million de personnes qui vivent parmi nous, a-t-il dit. Nous ferons tout ce que nous pouvons pour résister. »

Sur les campus, un vaste mouvement de solidarité s’est également mis en place en faveur des « dreamers ». Les étudiants se demandent avec angoisse s’ils doivent tenter de renouveler leur permis venu à expiration, au risque de se signaler aux autorités. S’ils doivent renoncer à leur semestre d’études à l’étranger, sans avoir la certitude de pouvoir revenir. Si les policiers fédéraux ont le droit d’entrer sur les campus, etc. « Il ne faut surtout pas paniquer, essaie de rassurer Greisa Martinez. On a le pouvoir du nombre. On va s’organiser. »

 

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/25/donald-trump-s-attaque-aux-villes-qui-protegent-des-immigres-sans-papiers_5069161_3222.html#iKXT37o76kt3kujE.99

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 13:03
Résultats du dernier sondage réalisé par Harris Interactive pour La Lettre de la citoyenneté, communiqués par Bernard Delemotte

Bonjour, Veuillez trouver ci-dessous les résultats du dernier sondage réalisé par Harris Interactive pour La Lettre de la citoyenneté, communiqués par Bernard Delemotte :

- 47 % d'avis favorables à l'extension du droit de vote municipal et européen aux étrangers non communautaires ;

- 44 % d'avis opposés ;

- 9 % des interrogés ne se prononcent pas.

Compte tenu du contexte, ces résultats, nettement moins bons qu'en 2013, ne sont pas mauvais et doivent nous inciter à continuer le combat ! Le détail des résultats paraît dans La Lettre de la citoyenneté envoyée aujourd'hui aux abonnés et sera également repris dans le numéro de ce jeudi de Politis.

http://www.politis.fr/Sondage-Oui-les-etrangers-doivent,29047.html Bien cordialement,

Feriel Saadni Service communication LDH

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