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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 18:33
Réfugiés et inégalités Nord - Sud
 
Les textes, manifestes et appels diffusés depuis plusieurs années par des associations nombreuses et des organisations politiques en faveur de l' accueil des migrants n' a pas rencontré jusqu'à présent beaucoup de succès auprès des diverses institutions interpellées.
Parallèlement à ces actions, en replaçant la question de l' accueil des migrants dans le cadre général des inégalités Nord - Sud ( dont elle n' est qu' un des aspects ), des mobilisations pour des rapports plus égalitaires avec les pays d' origine pourraient ( peut être ? ) mieux et plus largement faire comprendre l' iniquité des situations là bas et ici, et donc modifier le rapport de forces.
 
L' anthropologue Claude Meillassous résumait en quelques lignes en 1977 la continuité de l' exploitation: ( repris en 2013 par l' économiste argentin José Luis  Corraggio [1] )
" L' accumulation primitive a accompagné toute la modernité et continue sous des formes plus ou moins pacifiques: les mines à ciel ouvert, l' extraction du pétrole qui empiète sur l' habitat indigène ou populaire, l' imposition du paiement usurier des dettes illégitimes, la continuelle exploitation indirecte du travail domestique des femmes et des enfants qui a lieu désormais à l' échelle globale, ou encore l' utilisation de l' État pour consolider la propriété privée de ressources qui sont le patrimoine de peuples ancestraux ou de l' humanité. Les formes qu' a prises la relation centre/périphérie après la colonisation ne sont aucunement dénuées de violence, la dépendance politique et la gestion des dettes allant des blocus par des flottes étrangères jusqu'aux conditions posées par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. "
 
La revue Alternatives Sud " L' aggravation des inégalités " (2015)[2]   indique dans sa présentation: " Quant à l' écart entre pays riches et pays pauvres, si son explosion remonte à la période coloniale, il a encore pratiquement triplé depuis lors pour atteindre un rapport de 80 à 1. "
 
Dans une interview dans l' Express ( 5/5/2014 ) " Inégalités en Afrique: Agissons maintenant ! " le politicien franco-togolais Kofi Yamgnane dénonçait notamment l' accaparement des terres par des multinationales ou des États étrangers, et s' inquiétait de l' impact des inégalités ( paupérisation, délitement des solidarités, corruption et instabilité ).
 
Patrick Chamoiseau a commenté son livre " Frères migrants " sur le site Diacritik [3] le 10/7/2017:
" Laisser-mourir est devenu politiquement rentable car cela laisse penser que l' on s' érige protecteur contre la mise en relation de nos humanités. Seule la mise en contact régulée par le Marché est acceptable."
" L' imaginaire inavoué de l' Europe est l' Empire. (...) Car l' Empire est en soi un isolement. "
 
En fait  l' expression de la solidarité des pays occidentaux a évolué et a considérablement bifurqué vers l' action des ONG. 
Voici ce qu' écrivait en 2009 à propos des ONG le consul du Burkina Faso de Nice [4]:
" Si à la naissance de l' ONU on en dénombrait moins d' une cinquantaine, elles seraient à l' heure actuelle près de 40.000 dans le monde. Depuis que le concept de " village planétaire " a été véhiculé par les médias (...) les États et les Organisations internationales à l' échelle planétaire tiennent de plus en plus compte de ces acteurs atypiques que sont les ONG (...).
La prise de conscience de la communauté internationale est telle en ce début du XXIè siècle, que les ONG et ce que l' on appelle communément la " société civile " sont des acteurs politiques majeurs de la vie internationale. "
 
En 2003 la géographe Sylvie Brunel [5] a donné une conférence à l' Université de tous les savoirs ", sur le thème " Les ONG et la mondialisation "
" En préambule, un constat s' impose: depuis la fin de la guerre froide, les ONG explosent et jouent un rôle croissant sur la scène internationale.
ONG " de terrain " comme mouvements de lobbying et de sensibilisation, ONG du Nord et du Sud, ONG " associatives " mais aussi ce que les Anglo-Saxons appellent les " gongos " ( gouvernemental NGO...) tirant leurs ressources des financements publics, les ONG sont partout, l' humanitaire fait recette et ses hérauts figurent en tête des personnalités préférées des opinions publiques. " S. Brunel s' interrogeait ensuite sur la légitimité des ONG, leur transparence et surtout:  " L' action humanitaire contribue-t-elle vraiment, aujourd'hui, au développement ? "
 
La dernière livraison parue ( 2017 ) de la revue Alternatives Sud porte en titre " ONG  Dépolitisation de la résistance au néolibéralisme ? " [6]   elle introduit beaucoup de questions et de préoccupations salutaires.
 
Les ONG agissent et s' activent, parfois dans des conditions d'urgence extrême; elles obtiennent des résultats et facilitent des évolutions; mais n' influent pas sur le rapport de force global et n'infléchissent pas l'orientation dominante.
 
Sensibiliser et mobiliser l' opinion publique pour la résorption des inégalités permettrait d' avancer vers le " monde dans la perspective des migrants "  que définit Patrick Chamoiseau: " [3] Ce serait un monde qui se perçoit, se vit, se réalise et s' organise comme un monde dans la totale plénitude du vivant. (...) Dans un tel monde, la mobilité de tous vers tous et par tous devient une donnée élémentaire de base qui ne s' oppose à aucune permanence ni à aucune sûreté collective. Ce sera le monde de la Relation ! "
 
 
[1]   " Socioéconomie et démocratie " Isabelle Hillenkamp et Jean Louis Laville mai 2013 éd. Erès
[2]  Julie Godin 09/2015 éd. Syllepse
[4]  Lettre n° 16 du consulat - avril 2009. Le mot du Consul: " Les ONG à l' heure de la mondialisation "
[5]  Le Monde 25/06/2003, présentation de la conférence de Sylvie Brunel du 22 /07/2003
[6]  Julie Godin 05/2017 éd. Syllepse
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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 18:18

Macron veut des « hébergements d'urgence partout »

LES ECHOS  
 
 
 
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Le président de la République a annoncé la création de « hotspots » en Libye.

En déplacement hier à Orléans pour participer à une cérémonie de naturalisation, Emmanuel Macron en a profité pour prononcer un discours sur l'accueil des migrants. Tout en rappelant la «  tradition d'accueil » de la France, il a réaffirmé la ligne gouvernementale séparant le traitement des demandeurs d'asile et des migrants économiques. «  Il n'existe pas le pays qui peut aujourd'hui accueillir l'ensemble des migrants économiques », a admis le Président , qui a rappelé que près d'un million de personnes sont actuellement en Libye pour tenter la traversée de la Méditerranée.

Décidé à agir en amont, Macron a annoncé la création cet été de «  hotspots » en Libye, des centres d'examen de demandes d'asile. Le but est de dissuader les personnes non éligibles au droit d'asile d'entamer une traversée périlleuse. Une proposition qui laisse les associations de défense des migrants dubitatives, car parmi les « hotspots » déjà existants en Libye, certains ressemblent plus à des zones de non-droit, gérées par des milices, voire des trafiquants, que de véritables centres de rétention. «  Qui M. Macron va-t-il envoyer là-bas pour gérer ces « hotspots » ? Quelles garanties pour assurer que les droits des personnes soient respectés ? » s'interroge l'association Human Rights Watch. L'Elysée a d'ailleurs précisé jeudi soir que cette solution n'était «  pas possible aujourd'hui » et qu'  « une mission de faisabilité » se tiendrait «  fin août ».

Plus d'hébergements

Le président de la République s'est exprimé sur l'hébergement des migrants arrivés en France et en attente de demande d'asile. «  Je ne veux plus, d'ici la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus [...] Je veux partout des hébergements d'urgence », a affirmé Emmanuel Macron. Une position qui va à 180 degrés de celle défendue par son ministre de l'Intérieur. Gérard Collomb s'était opposé en juin dernier à toute nouvelle ouverture de centres pour migrants. Le budget de l'hébergement d'urgence étant régulièrement sous-doté, la promesse du président sera compliquée à tenir. Emmanuel Macron s'est par ailleurs engagé à une «  réduction drastique » des délais de traitement des demandes d'asile.

C. M., Les Echos

Macron veut des « hébergements d'urgence partout »

LES ECHOS  
 
 
 
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Le président de la République a annoncé la création de « hotspots » en Libye.

En déplacement hier à Orléans pour participer à une cérémonie de naturalisation, Emmanuel Macron en a profité pour prononcer un discours sur l'accueil des migrants. Tout en rappelant la «  tradition d'accueil » de la France, il a réaffirmé la ligne gouvernementale séparant le traitement des demandeurs d'asile et des migrants économiques. «  Il n'existe pas le pays qui peut aujourd'hui accueillir l'ensemble des migrants économiques », a admis le Président , qui a rappelé que près d'un million de personnes sont actuellement en Libye pour tenter la traversée de la Méditerranée.

Décidé à agir en amont, Macron a annoncé la création cet été de «  hotspots » en Libye, des centres d'examen de demandes d'asile. Le but est de dissuader les personnes non éligibles au droit d'asile d'entamer une traversée périlleuse. Une proposition qui laisse les associations de défense des migrants dubitatives, car parmi les « hotspots » déjà existants en Libye, certains ressemblent plus à des zones de non-droit, gérées par des milices, voire des trafiquants, que de véritables centres de rétention. «  Qui M. Macron va-t-il envoyer là-bas pour gérer ces « hotspots » ? Quelles garanties pour assurer que les droits des personnes soient respectés ? » s'interroge l'association Human Rights Watch. L'Elysée a d'ailleurs précisé jeudi soir que cette solution n'était «  pas possible aujourd'hui » et qu'  « une mission de faisabilité » se tiendrait «  fin août ».

Plus d'hébergements

Le président de la République s'est exprimé sur l'hébergement des migrants arrivés en France et en attente de demande d'asile. «  Je ne veux plus, d'ici la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus [...] Je veux partout des hébergements d'urgence », a affirmé Emmanuel Macron. Une position qui va à 180 degrés de celle défendue par son ministre de l'Intérieur. Gérard Collomb s'était opposé en juin dernier à toute nouvelle ouverture de centres pour migrants. Le budget de l'hébergement d'urgence étant régulièrement sous-doté, la promesse du président sera compliquée à tenir. Emmanuel Macron s'est par ailleurs engagé à une «  réduction drastique » des délais de traitement des demandes d'asile.

C. M., Les Echos

 

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 18:15

Réfugiés: Bové appelle Macron à "ouvrir les frontières"

Réfugiés: Bové appelle Macron à

L'eurodéputé écologiste Jose Bové en conférence de presse à Montréal, le 12 octobre 2016

AFP, publié le samedi 22 juillet 2017 à 20h56

Le député européen José Bové (EELV) en a appelé samedi au président de la République Emmanuel Macron pour que la France "accepte d'ouvrir ses frontières" aux "réfugiés", au cours d'un rassemblement à Tende (Alpes-Maritimes).

"La France n'assume pas son rôle d'accueil" et le défenseur des droits Jacques Toubon "le dit aussi", a déclaré M. Bové au cours d'un rassemblement de soutien à l'association locale Roya Citoyenne, qui vient en aide aux migrants venant depuis l'Italie voisine. 

Il faut que la France "accepte d'ouvrir ses frontières et accueille un nombre de réfugiés qui corresponde à notre pays", a-t-il dit. Il a appelé à "faire sauter la convention de Dublin", qui crée, selon lui, une situation intenable dans laquelle les migrants sont obligés de déposer leur demande d'asile dans le premier pays d'accueil. 

"Les Etats européens se cachent derrière cette convention pour ne pas accueillir dans la dignité ces personnes qui traversent la Méditerranée au péril de leurs vies", a-t-il ajouté.

M. Bové a également volé au secours des militants de l'association Roya Citoyenne, dont plusieurs membres sont jugés en appel et encourent des peines de prison avec sursis pour avoir aidé des migrants. "Ce sont eux les vrais représentants de l'esprit européen", a salué M. Bové. "Le travail des associations dans la vallée de la Roya mériterait d'avoir le prix Sakharov des droits de l'Homme", a-t-il affirmé.

Il a en revanche critiqué "les élus qui soufflent sur les braises quand ils disent que les réfugiés amènent des dangers", citant notamment Eric Ciotti, président Les Républicains (LR) du département des Alpes-Maritimes, que M. Bové accuse de "bafouer les principes de la République" et de "jouer sur les peurs."

L'association Roya Citoyenne est assignée en justice par un autre élu local, Olivier Bettati, conseiller régional apparenté FN. L'élu demande sa dissolution en l'accusant d'être "la base logistique sur laquelle M. Herrou s'appuie pour organiser des passages de réfugiés de l'Italie vers la France". Le tribunal de Nice doit se pencher le 13 octobre sur sa demande.

vxm/bat/DS

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 22:14

https://www.humanite.fr/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-revenez-sur-lannulation-des-credits-politique-de-la

Lettre ouverte au Président de la République. Revenez sur l’annulation des crédits « politique de la ville » du budget 2017 de l’État

Vendredi, 11 Août, 2017- L'Humanité.

 

L'annonce de l'annulation soudaine et immédiate des 46,5 millions d'euros de crédit dédiés à la politique de la ville fait réagir nombre d'élus locaux. Cinquante maires sont les premiers signataires d'une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron dans les pages de l'Humanité. 

Monsieur le président de la République,

Élus communaux et intercommunaux, nous sommes stupéfaits et atterrés par l’annonce de l’annulation des 46,5 millions d’euros de crédits du programme 147 du budget 2017 de l’État non encore engagés au 1er juillet, destinés aux programmes d’actions des associations intervenant, dans le cadre des « contrats de ville », en faveur des populations les plus fragiles du pays résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

Ces actions concourent à rétablir l’égalité républicaine par la fraternité solidaire de la nation, s’appuyant sur une stratégie de « cohésion des territoires » à laquelle vous avez choisi de dédier un ministère. Elles se déclinent en programmes vers l’économie et l’emploi, la formation, la lutte contre l’illettrisme, l’éducation scolaire et des temps libres, l’accès aux sports et à la culture, la solidarité, la prévention sanitaire et la santé, le vivre-ensemble dans la cité, les mobilités, la vie sociale de l’habitat, la prévention de la délinquance et des radicalisations, l’accès à la justice et au droit, l’aide aux victimes, la citoyenneté, notamment celle des conseils citoyens, et la démocratie de proximité.

En plein milieu d’exercice budgétaire, les conséquences du décret 2017-1182 du 20 juillet du ministre de l’Action et des Comptes publics, conduisant à la perte de 11 % des crédits découlant de l’engagement contractuel de l’État, peuvent être catastrophiques pour la survie des associations qui garantissent la cohésion sociale, pour les bénéficiaires de leurs actions, et plus globalement pour les 5 millions d’habitants des QPV, ainsi que, par voie de conséquence, pour les populations des territoires urbains qui les abritent.

Elles risquent en outre d’entraîner, dans certains territoires, un désengagement de collectivités cosignataires des « contrats de ville » qui accroîtra le danger de rupture grave du climat urbain.

Nous sommes d’autant plus préoccupés que, outre le programme 147, le même décret annule dangereusement les crédits de nombre d’autres missions de l’État indispensables à la prévention de la fracture sociale : l’embauche dans les petites et moyennes entreprises (– 80 millions d’euros), l’intégration et l’accès à la nationalité française (– 40,5 millions d’euros), la police nationale, dont les réservistes volontaires (– 110 millions d’euros), les concours financiers aux communes, dont la « dotation politique de la ville » destinée à soutenir les villes pauvres abritant des populations pauvres (– 209 millions d’euros), l’amélioration de l’habitat (– 130,5 millions d’euros), l’accès au droit et à la justice (– 10 millions), la protection judiciaire de la jeunesse (– 16,8 millions d’euros), l’égalité entre les femmes et les hommes (– 7,5 millions d’euros), la prévention, la sécurité sanitaire et l’offre de soins (– 24,5 millions d’euros), les politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative (– 69,7 millions d’euros), les services de transport (– 194,7 millions d’euros), la démocratisation de la culture (– 39 millions d’euros).

En cette année 2017, où l’État a chargé le commissariat général à l’Égalité des territoires (CGET) de célébrer le 40e anniversaire de la politique de la ville, nous tenons à vous rappeler que, la seule année, 2005, en quatre décennies où les quartiers populaires ont eu à subir pareil désengagement de la puissance publique, a été celle qui les a vus s’enflammer et connaître les violences urbaines sans précédent qui demeurent dans les mémoires.

Nous vous demandons donc solennellement de faire revenir dans l’urgence le gouvernement sur sa décision d’annulation de ces crédits indispensables à l’équilibre républicain des territoires.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le président de la République, l’expression de notre haute considération.

Les signataires :

Gérard Allard, maire de Rezé, Marie-Hélène Aimable, maire de Bagneux, Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, François Asensi, maire de Tremblay-en-France, Françoise Baud, maire de Valenton, Patrice Bessac, maire de Montreuil, Jean-Pierre Bosino, sénateur maire de Montataire, Philippe Bouyssou, maire d’Ivry-sur-Seine, Patrick Braouezec, conseiller municipal de Saint-Denis, Damien Carême, maire de Grande-Synthe, Alain Cazabonne, maire de Talence, Gérard Cosme, maire du Pré-Saint-Gervais, Meriem Derkaoui, maire d’Aubervilliers, Patrick Douet, maire de Bonneuil-sur-Marne, Driss Ettazaoui, conseiller municipal d’Évreux, Patricia Fernandez-Pédinielli, maire de Port-de-Bouc, Michel Fourcade, maire de Pierrefitte-sur-Seine, Patrick Jarry, maire de Nanterre, Jean-Claude Kennedy, maire de Vitry-sur-Seine, Bertrand Kern, maire de Pantin, André Laignel, maire d’Issoudun, Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers, Gilles Leproust, maire d’Allonnes, Jean-Michel Longueval, maire de Bron, Françoise Marhuenda, maire des Ulis, J ean-Louis Marsac, maire de Villiers-le-Bel, Christian Métairie, maire d’Arcueil, André Molino, maire de Septèmes-les-Vallons, Jean-Marc Nicolle, maire du Kremlin-Bicêtre, Michèle Picard, maire de Vénissieux, Marie-Line Pichery, maire de Savigny-le-Temple, Gilles Poux, maire de La Courneuve, Bernard Pasciuto, maire de Cournon-d’Auvergne, François Pupponi, député maire de Sarcelles , Marjolaine Rauze, maire de Morsang-sur-Orge, Philippe Rio, maire de Grigny, Clément Rossignol-Puech, maire de Bègles, Christophe Rouillon, maire de Coulaines, Laurent Russier, maire de Saint-Denis, Nicolas Sansu, maire de Vierzon, Renzo Sulli, maire d’Échirolles, Azzédine Taïbi, maire de Stains , Rodolphe Thomas, maire d’Hérouville-Saint-Clair, Frédéric Vigouroux, maire de Miramas, Jean-Claude Villemain, maire de Creil, Marc Vuillemot, maire de La Seyne-sur-Mer, Gérard Weyn, maire de Villers-Saint-Paul.

 

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 20:42

Migrants : le cafouillage de l'Elysée

Migrants : le cafouillage de l'Elysée©Panoramic

6Medias avec vidéo Euronews FR, publié le dimanche 06 août 2017 à 14h40

C'est ce qui s'appelle un couac dans la communication. Alors qu'Emmanuel Macron avait annoncé, fin juillet, qu'il comptait créer des centres d'enregistrement pour les demandes d'asile en Libye dès cet été, le magazine Marianne indique que "l'annonce du président n'en était pas une".

Dans son article, sur le site Internet de Marianne, la journaliste commence par rappeler le contexte de cette annonce.

Fin juillet, en marge d'un déplacement dans un centre pour réfugiés à Orléans, Emmanuel Macron déclare aux journalistes : "L'idée est d'ouvrir des 'hotspots' en Libye afin d'éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu'ils ne sont pas tous éligibles à l'asile. (...) Je compte le faire dès cet été". 

Une annonce-choc qui avait suscité de nombreuses réactions d'inquiétude quant à la sécurité des réfugiés. L'Élysée avait même dû tempérer les propos du président de la République, précisant que la mesure ne serait mise en oeuvre que "si les conditions de sécurité étaient réunies". 

Et le rétropédalage se poursuit ce dimanche 6 août. Dans une interview au JDD, Gérard Collomb déclare : "Le président a souhaité que soient mis en place des centres d'orientation pour les demandes d'asile dans des pays situés au sud de la Libye. Ce type d'initiatives ne peut pas actuellement être envisagé en Libye, compte tenu de la situation du pays".
 

 
 
 
 
 
 
 
01:25
01:25
 
Après la pub

Migrants : Macron veut créer des “hotspots” en Libye

 


Marianne indique que ce "changement de pied" avait, en réalité, déjà été amorcé par Emmanuel Macron lui-même dès le 27 juillet. Mais les nuances de la seconde allocution, moins forte que la première, n'avaient pas été repérées par la plupart des médias.

"Je souhaite que l'Union européenne, et à tout le moins, la France le fera-t-elle, puisse aller traiter les demandeurs d'asile au plus près du terrain, dans l'Etat tiers le plus sûr, proche justement des Etats d'origine. C'est pourquoi nous développerons des missions de l'OFPRA qui iront, les unes, sur les hotspots italiens, pour améliorer notre coopération avec l'Italie, en termes justement de demandeurs d'asile, les autres, sur le sol africain, dans les pays sûrs, où nous pourrons organiser ces missions, pour traiter des demandeurs d'asile, et leur éviter de prendre des risques inconsidérés", avait déclaré le président dans ce deuxième discours. Et d'ajouter : "La stabilité en Libye est essentielle, pour démanteler ces routes des migrations contemporaines, et donc dans les prochains mois, nous œuvrerons avec nos partenaires européens pour stabiliser la Libye, mais aussi pour construire avec le Niger, avec d'autres pays partenaires, les politiques de développement". Une version donc bien différente de l'annonce originale.
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 21:22

Trump veut réformer l'immigration légale, la baser sur le mérite

Trump veut réformer l\'immigration légale, la baser sur le mérite
 

Donald Trump a apporté mercredi son soutien à une refonte du système d'immigration légale aux Etats-Unis, destinée à drastiquement réduire le nombre d'immigrés peu qualifiés et à baser l'attribution du permis de résidence au mérite.
 

La proposition de loi concoctée par les sénateurs républicains Tom Cotton et David Perdue a vocation à donner la priorité aux personnes parlant anglais et à plafonner à 50.000 par an le nombre de réfugiés obtenant l'autorisation de résider aux Etats-Unis.

"Cette législation représentera la plus importante réforme de notre système migratoire depuis un demi-siècle", a commenté M. Trump à la Maison Blanche, remerciant les deux sénateurs présents à ses côtés d'avoir élaboré ce projet "historique et très crucial".

Si le texte a peu de chances d'être adopté par le Congrès, il offre néanmoins à la Maison Blanche une opportunité de montrer aux partisans du milliardaire qu'il tente de tenir ses principales promesses de campagne.

Cette loi baptisée RAISE (Reforming American Immigration for Strong Employment, ou Réformer l'immigration américaine pour un emploi fort) "va changer la façon dont les Etats-Unis délivrent des cartes vertes aux ressortissants d'autres pays", a ajouté M. Trump, faisant référence au permis de résident permanent "Green Card".

L'attribution de ce document très convoité sera déterminée par un système de notation, qui "avantagera les immigrés parlant anglais, pouvant subvenir financièrement à leurs besoins et à ceux de leur famille et possédant des compétences qui contribueront à notre économie", a fait savoir le républicain.

Selon la Maison Blanche, "seulement un immigré sur quinze vient aux Etats-Unis sur la base de ses qualifications".

"En moyenne, un million d'immigrés sont autorisés à s'installer légalement aux Etats-Unis chaque année et la plupart d'entre eux sont des travailleurs peu ou pas qualifiés", a poursuivi l'exécutif. "Cet afflux revient à ajouter la population de San Francisco chaque année au pays".

- "Protéger les familles américaines" -

L'objectif est de réduire ce nombre environ de moitié avec ce nouveau système inspiré des dispositifs en vigueur au Canada et en Australie, ont indiqué les sénateurs.

Pour le président, la législation actuelle a "mis la pression sur les travailleurs et les contribuables américains et sur les ressources de la communauté".

"Elle a été injuste pour notre population, pour nos citoyens, pour nos travailleurs", a-t-il relevé, assurant que la réforme envisagée protègerait "les familles américaines en difficultés".

Mais, pour ses détracteurs, cette évolution législative se traduira en réalité par une baisse des salaires à cause de la réduction du nombre d'immigrés créateurs d'emplois.

L'Académie nationales des sciences a conclu, après avoir étudié des statistiques sur deux décennies, que l'impact de l'immigration sur les salaires des travailleurs natifs des Etats-Unis avait été "très faible".

En revanche, selon elle, "l'immigration a eu un impact globalement positif sur la croissance économique à long terme des Etats-Unis" même si la première génération d'immigrés a plutôt représenté un fardeau pour les ressources de la nation.

Reste que le message présidentiel va probablement réchauffer le coeur des travailleurs blancs peu qualifiés - sa base électorale - dont les salaires ont stagné et qui pensent que leur domination culturelle s'érode.

Il avait esquissé en mars, lors de son premier discours de politique générale devant les deux chambres du Congrès réunies en session commune, les contours d'une réforme du système d'immigration aux Etats-Unis consistant à privilégier les immigrants les plus qualifiés et à faire preuve de fermeté envers les clandestins.

M. Trump a fait de la lutte contre l'immigration illégale issue d'Amérique latine une priorité de son programme, avec notamment le projet de construction d'un mur à la frontière avec le Mexique. En particulier pour lutter contre la violence des gangs hispaniques.

Mais ce projet de limitation de l'immigration légale a peu de chances de recevoir un vaste soutien de la part des dirigeants d'entreprises et même au sein du parti républicain.

M. Cotton a présenté une première fois sa proposition de loi en février au Sénat, où elle est restée depuis dans les limbes.


 
 
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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 11:22
AFP, publié le lundi 24 juillet 2017 à 18h25

Les représentants du groupe de contact sur la route migratoire en Méditerranée centrale ont convenu lundi à Tunis de renforcer leur coopération en matière de gestion des flux migratoires, en jugeant essentielle une stabilisation de la Libye.

Cette réunion à laquelle ont participé les ministres de l'Intérieur ou autres représentants de la Tunisie, de la Libye, de l'Algérie, de la France, de l'Italie, de Malte et d'Allemagne notamment, en présence de l'Union européenne, a été élargie au Tchad, au Niger et au Mali.

"Nous devons approfondir notre solidarité et notre responsabilité collectives. Un pays seul ne peut faire face à ce phénomène de migration, nous devons faire front ensemble", a dit lors de la réunion Dimitris Avramopoulos, commissaire européen à la migration. 

"Nous devons nous engager ensemble pour résoudre" cette "crise migratoire d'une ampleur extrême", a renchéri le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb.

Face au trafic de migrants, "l'approche ne peut être sécuritaire" uniquement. Elle doit être "globale, avec un grand aspect social, un grand aspect économique et souvent culturel", a de son côté dit à la presse le ministre tunisien de l'Intérieur, Hédi Majdoub.

La situation chaotique en Libye a été l'un des principaux points abordés, selon le commissaire européen. "Il est très important de rétablir la stabilité dans ce pays", a dit M. Avramopoulos.

Le groupe de contact avait tenu sa première réunion ministérielle à Rome en mars, et doit de nouveau se retrouver en Suisse d'ici la fin de l'année.

Dans leur communiqué final, les ministres se sont accordés pour que leurs pays tentent de traiter "les causes profondes de la migration irrégulière" et pour "renforcer l'échange d'informations stratégiques et opérationnelles sur les réseaux criminels de traite des êtres humains et de trafic de migrants".

"L'Europe n'est pas une forteresse, elle est ouverte mais" les personnes souhaitant s'y rendre "doivent suivre des procédures légales", a dit M. Avramopoulos.

Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdramane Sylla, a de son côté appelé les pays européens à "alléger (leurs procédures) de visa" pour permettre aux jeunes Africains qui en rêvent de se rendre en Europe.

Selon les derniers chiffres de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 111.514 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la mer depuis le 1er janvier, dont 85% en Italie. Quelque 2.360 sont morts en tentant la traversée.

iba/kl/nbz

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 17:36

Communiqué commun

(Alger/Paris/Rabat/Tunis, 20 juin 2017)

 

Solidarité avec les réfugiés syriens bloqués à la frontière algéro-marocaine

 

Le 20 juin est la journée internationale du réfugié. A cette occasion, nous, associations signataires, attirons l'attention de l'opinion publique – tant au Maghreb qu'en France et dans le monde – sur le drame humain qui se déroule dans le sud de la frontière algéro-marocaine, et ce, depuis le 17 avril 2017. En effet, des familles syriennes fuyant la guerre qui sévit dans leur patrie ont traversé plusieurs pays, avant de se retrouver bloquées en plein désert, sans eau, ni nourriture, ni abri.

Grâce à la solidarité des habitants de Figuig (ville marocaine frontalière), plusieurs familles ont été introduites et acheminées vers Oujda. Les autorités marocaines ont arrêté quelques-unes de ces familles et les ont renvoyées à la frontière au mépris de tout droit international de protection des réfugiés. Aujourd'hui, vint-huit réfugiés syriens, dont douze enfants et huit femmes, sont en plein désert.

La militarisation des frontières algéro-marocaines entraîne de graves violations des droits humains. Depuis plusieurs années, les autorités de deux pays chassent les migrants subsahariens d'une frontière à l’autre. Et aujourd’hui, en flagrant délit d'atteinte aux droits des réfugiés et de la Convention internationale de Genève relative à la protection des réfugiés, elles bafouent le plus élémentaire des droits humains : celui d'accueillir des demandeurs d'asile fuyant la guerre dans leur pays.

Cette attitude illustre, dramatiquement, les conséquences de l'approche du tout-sécuritaire imposée aux peuples de la région, qui aspirent à un Maghreb des peuples ouvert, solidaire et démocratique.
 
Face à cette situation, les associations et organisations signataires :
– alertent l'opinion publique sur ce drame humain, qui se déroule près de Figuig, à la frontière algéro-marocaine ;
– exigent des autorités marocaines et algériennes d'assurer la protection des réfugiés, de les accueillir dignement, et de leur garantir instamment l'acheminement des vivres et des soins ;
– interpellent la France, l'Europe et les instances internationales (ONU et HCR...) pour une solution rapide dans le respect du droit, des conventions internationales et la dignité de ces hommes, femmes et enfants.
 
Alger/Paris/Rabat/Tunis, le 20 juin 2017.
 
Associations et organisations signataires :
APEL-Egalité
Appel d’Avignon à la solidarité avec le peuple syrien
Asbl Na’oura-Bruxelles
Association Alsace-Syrie
Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT)
Association Clarté Ambition Courage-France
Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDHOM-France)
Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF)
Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA)
Association des Marocains en France (AMF)
Association des parents et amis des disparus au Maroc (APADM)
Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)
Association des Tunisiens de l'Isère citoyens des deux rives (ATI-CDR)
Association des Tunisiens en France (ATF)
Association interculturelle pour la laïcité, l’égalité et la solidarité avec les femmes du Maroc (AILES-femmes du Maroc)
Association marocaine des droits humains (AMDH-Paris/Ile de France)
Association Na'oura (Belgique)
Association Promotion des Cultures et du Voyage (APCV)
Association Syrie Démocratie 33
Association TAMAYNUT-France
Association TIDI-France
CEDTIM-IPAM
Comité d'initiatives et de vigilance citoyenne d’Oran (CIVIC Oran)
Collectif algérien en France ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie)
Collectif citoyen de soutien aux luttes sociales et démocratiques en Algérie (MASSIRA)
Collectif des amis d’Alep
Collectif Démocratie et Modernité-Maroc
Collectif des familles de disparus en Algérie
Collectif international pour défendre les victimes de la mafia immobilière et de la délimitation forestière
Collectif pour une Syrie libre et démocratique
Comité pour le développement et le patrimoine-Palestine
Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Palestine (CRLDHP)
Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT)
Conseil des lycées d’Algérie (CLA)
Coordination des organisations démocratiques marocaines de France pour la dignité, contre l’impunité et la hogra
Coordination maghrébine des organisations des droits humains (CMODH)
El Ghorba
EuroMed Droits
Euro-Mediterraan Centrum Migratie & Ontwikkeling (EMCEMO)-Pays-Bas
Fédération des Amis de Figuig (FAF)
Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR)
Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées.
Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH)
Femmes plurielles
Forum citoyen solidarité des Marocains en Europe
Forum des alternatives Maroc (FMAS)
Forum marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ-France)
Forum Palestine Citoyenneté
Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES)
Immigration Développement Démocratie (IDD)
Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADH)
Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH)
Ligue des droits de l’Homme (LDH)
Manifeste des libertés
Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP)
Observatoire marocain des libertés publiques
Parti communiste français (PCF)
Parti d'avant-garde démocratique socialiste (PADS-Europe)
Parti socialiste unifié (PSU Maroc), section France
Plateforme euro-marocaine (MDCD)
Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ)-Algérie
Rassemblement Ifni-Aït Baarmrane
Réseau Euromed France
Revivre (association d'aide aux réfugiés syriens primo arrivants)
Sortir du colonialisme
SOS Disparus-Algérie
Souria Houria (Syrie libre)
Union des étudiants algériens en France (UEAF)
Voie démocratique-Paris (Annahj-Paris)
 
Pour tous contacts :
Mouhieddine Cherbib (mouhieddinecherbib@gmail.com)
Abdallah Zniber (abdallah.zniber@wanadoo.fr)
 

 
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 10:50

Des identitaires récoltent des fonds pour empêcher le sauvetage de migrants

Les associations humanitaires accusent certains politiques européens d'avoir encouragé avec leurs propos ce type d'initiatives, rapporte "The Guardian".

Publié le  | Le Point.fr

Des opérations de sauvetage entravées par des identitaires.

Des opérations de sauvetage entravées par des identitaires. © CITIZENSIDE/Antonio Melita / Citizenside/ CITIZENSIDE/Antonio Melita
 
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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 04:31
A P P E L
 
Solidarité avec les réfugiés syriens et les migrants subsahariens
bloqués à la frontière algéro-marocaine
 
Jeudi 18 mai 2017, à 18 heures 30,
Fontaine des Innocents,
Place du Châtelet, Paris
 
 
Depuis le 17 avril dernier, quarante et un réfugiés syriens, dont quinze d’enfants, sont bloqués dans une zone frontalière algéro-marocaine, près de la ville de Figuig (Maroc), dans des conditions extrêmement difficiles, sous un soleil de plomb la journée et soumis à des attaques de serpents et de scorpions la nuit.
 
Le 8 mai, la situation s'est encore aggravée car les autorités marocaines ne laissent plus la société civile sur place venir en aide à ces réfugiés et leur fournir le minimum vital, à savoir de l'eau et de la nourriture. Face à l'évolution dramatique de la situation dans laquelle se trouvent ces réfugiés, plusieurs associations et organisations se mobilisent pour alerter l'opinion publique maghrébine et internationale, ainsi que les instances internationales afin de trouver une réponse à cette urgence humanitaire.
 
Par ailleurs, nous avons appris, par le mouvement associatif marocain, que trente-quatre migrants subsahariens se trouvent dans la même situation de détresse, rejetés et bloqués, eux aussi, à la frontière algéro-marocaine.
 
Les autorités respectives de l'Algérie et du Maroc passent, aujourd'hui, leur temps à se renvoyer la responsabilité de cette situation dramatique sans venir en aide à ces réfugiés. Elles sont coupables de non-assistance à personnes en danger.
 
La militarisation des frontières algéro-marocaines entraîne de graves violations des droits humains. Depuis plusieurs années, les deux armées chassent les migrants subsahariens d'une frontière à l'autre, en flagrant délit d'atteinte aux droits des réfugiés et de la Convention internationale de Genève relative à la protection des réfugiés, bafouant le plus élémentaire des droits humains : celui d'accueillir des demandeurs d'asile syriens échappant à la guerre qui ravage leur pays, ou des migrants subsahariens qui fuient la misère.
 
Cette attitude illustre dramatiquement les conséquences de l'approche du tout sécuritaire imposée aux peuples de la région qui aspirent à un Maghreb des peuples ouvert, solidaire et démocratique.
 
Face à cette situation, les associations, organisations et personnes signataires :
- alertent l'opinion publique sur ce drame humain ;
- exigent des autorités marocaines et algériennes d'assurer la protection des réfugiés et des migrants, de les accueillir dignement et de leur garantir dans l'urgence l'acheminement des vivres et des soins ;
- interpellent les instances internationales pour une solution rapide dans le respect du droit et des conventions internationales,
- exigent des autorités françaises de prendre leur responsabilité dans l'accueil des réfugiés syriens,
- appellent à un rassemblement de solidarité avec les réfugiés syriens et les migrants subsahariens : jeudi 18 mai 2017, à 18 heures 30, Fontaine des Innocents, Place du Châtelet, Paris.
 
 
Premières associations et organisations signataires :
 
Appel d’Avignon à la solidarité avec le peuple syrien
Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT)
Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDHOM)
Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF)
Association des Tunisiens de l'Isère citoyens des deux rives (ATI-CDR)
Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA)
Association des Marocains en France (AMF)
Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)
Association des Tunisiens en France (ATF)
Association marocaine des droits humains (AMDH)-IDF Paris,
Association Na'oura (Belgique)
Association Promotion des Cultures et du Voyage (APCV)
Collectif algérien en France ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie)
Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT)
El Ghorba
Fédération des Amis de Figuig (FAF)
Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR)
Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH)
Forum Palestine Citoyenneté
Immigration Développement Démocratie (IDD)
Ligue des droits de l’Homme (LDH)
Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP)
Parti socialiste unifié (PSU Maroc), section France
Plateforme euro-marocaine MDCD
Réseau Euromed France
Souria Houria

Avec le soutien de (premiers signataires) :

Nadia Abbou, militante associative
Mourad Allal, militant associatif
Tewfik Allal, militant associatif
Mustapha Amgoune, militant politique
Mehdi Arafa, ingénieur
Boualem Azahoum, militant associatif
Nawal Badaoui, militante associative
Etienne Balibar, professeur émérite (philosophie), Université de Paris-Ouest
Mohammed Bazza, militant associatif
Farouk Belkeddar, militant associatif
Raymond Benhaïm, économiste
Tarek Ben Hiba, militant associatif
Abderrahmane Benkerroum, militant associatif
Ali Bensaad, géographe
Fatima Besnaci-Lancou, docteur en histoire contemporaine
Abderrazak Bouazizi Horchani, militant associatif
Mouloud Boumghar, juriste
Ali Brahimi, ancien militant du MCB et ancien parlementaire
Nadia Chaabane, militante associative
Nabil Challal, informaticien, militant associatif
Souad Chaouih, militante associative
Mouhieddine Cherbib, militant associatif
Alice Cherki, essayiste, psychanalyste
Ali Dabbaj, militant des DH
Delphine de Boutray, metteur en scène
Jocelyne Dakhlia, directrice d'études EHESS
Drisss El Kherchi, militant associatif
Driss El Korchi, militant associatif
Mohammed-Lakhdar Ellala, militant associatif
Abbas Fadhel, réalisateur
Saïd Fawzi, militant des DH
Seddik Ferchichi, militant associatif
Cherif Ferjani, essayiste, professeur émérite
Ouissam Ghmimat, militant des DH
Rachid Hammadi, militant associatif
Mohammed Harbi, historien
Hana Jaber, chercheuse
Abderrazak Kitar, militant associatif
Abdellatif Laabi, écrivain
Renée Le Mignot, responsable associative
Bachir Maaouni, militant associatif
Farouk Mansouri, militant associatif
Philippe Marlière, politiste
Umit Metin, militant associatif
Bachir Moutik, militant associatif
Slimane Noceir, militant associatif
Rahim Rezigat, responsable associatif
Fabrice Riceputi, historien
Lana Sadeq, militante associative
Youssef Selmi, responsable associatif
Hassan Slama, universitaire
Mohammed Smida, juriste
Taoufiq Tahani, universitaire
Tarik Toukabri, militant associatif
Michel Tubiana, responsable associatif
Emmanuel Wallon, professeur de sociologie
Farid Yaker, responsable associatif
Abdallah Zniber, militant associatif
Lamis Zohlof, militante associative
 
Pour tous contacts :
Souad Chaouih : 06 64 83 36 10 Mail : Pole.amf@gmail.com
Tewfik Allal : 06 81 60 65 43 : tewfik.allal@mailfr.com
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