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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 11:20
CHRONIQUE

L’assistanat des riches nous coûte un « pognon de dingue » !

Jean GadreyProfesseur honoraire d'économie à l'Université Lille 1
Jean GadreyProfesseur honoraire d'économie à l'Université Lille 1

L’aide sociale et les minima sociaux coûtent environ 70 milliards d’euros par anaux finances publiques, soit 3 % du PIB. Ces prestations contribuent de façon décisive à réduire la pauvreté et les inégalités.

Face à cela, le coût de « l’assistance aux plus riches » pourrait être de l’ordre de 150 milliards d’euros par an hors fraude et évasion fiscale, et de l’ordre de 250 à 300 milliards au moins en incluant ces deux derniers coûts, comme le développait un billet de blog récent. Avec comme impact certain un creusement des inégalités et en particulier un enrichissement devenu indécent des très riches : les 500 individus les plus riches gagnent en moyenne 1 670 fois plus que la moyenne des plus pauvres. Je précise : 1 670 fois plus, après impôts.

                  Le coût de                       « l’assistance                   aux plus                           riches »                           pourrait être                     de l’ordre de                     150 milliards                   d’euros par                       an hors                           fraude et                         évasion      fiscale

 

On peut retenir trois grands postes de « cadeaux » aux plus riches. Chacun d’eux a été développé et amplifié par étapes depuis le milieu des années 1980. C’est aussi depuis ce moment que les inégalités, qui avaient nettement reculé depuis 1900 et au cours des « Trente Glorieuses », ont repris une tendance à la hausse. Cette dernière s’est certes avérée moins forte qu’aux États-Unis, mais elle est néanmoins nette, comme l’indique entre autres constats l’évolution de la part du revenu des ménages « accaparée » par les 1 % les plus riches (graphique suivant, source : voir note 1) 
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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 14:22

 

5 conseils pour lutter contre les rhumatismes

Laetitia Reboulleau

Près d'un Français sur trois souffre de rhumatismes, et les seniors sont de loin les plus concernés. Cette pathologie, qui touche principalement les articulations, mais aussi les os, les muscles et les tendons, provoque de vives douleurs. Découvrez de précieux conseils pour retrouver calme et confort.

Misez sur les bons aliments

Ce n'est pas un secret : votre alimentation a un impact direct sur votre santé. Le réflexe numéro un contre les rhumatismes est donc d'adopter une alimentation équilibrée, qui évitera les problèmes de surpoids, mauvais pour ces derniers. Mais ce n'est pas tout ! Certains aliments sont à privilégier pour soigner ses articulations.

Les professionnels de santé recommandent en effet de consommer du céleri (riche en vitamine B et en sels minéraux), du chou (qui assouplit les articulations), de la tomate (pour faire le plein de lycopènes et de pigments antioxydants), et enfin de l'ail (antiseptique et riche en potassium). En règle générale, la viande est à consommer avec modération : une bonne nouvelle pour les végétariens !

Adoptez les bons compléments alimentaires

Parce que parfois, même une alimentation équilibrée ne suffit pas à garantir tous les apports nécessaires pour lutter contre les rhumatismes, les compléments alimentaires peuvent venir faire office de coup de pouce. Oméga 3, collagène, glucosamine, sulfate de chondroïtine, silice, magnésium, vitamines... La liste est longue. Si vous ne savez pas quoi choisir, ou que vous avez un doute, le plus simple est de demander conseil à votre pharmacien.

Partez en cure thermale

La cure thermale en rhumatologie est l'une des plus prescrites en France. Grâce à l'eau et aux soins apportés, il est possible d'apaiser les douleurs articulaires, de retrouver sa mobilité, et donc un certain confort. Il existe plusieurs cures un peu partout en France. N'hésitez pas à vous renseigner pour trouver celle qui vous correspond le mieux.

Demandez conseil aux grands-mères

Les grands-mères ont des secrets pour lutter contre tous les maux, ou presque, et les rhumatismes ne sont pas en reste. Parmi les remèdes naturels les plus populaires, vous pouvez retrouver le massage des articulations avec de l'huile de millepertuis, les cataplasmes à l'argile verte, ou encore les bains chauds agrémentés de gros sel. Les recettes sont nombreuses et permettent principalement de soulager les douleurs, mais pas de soigner les problèmes sur le long terme.

 

Consultez votre médecin

Dernière option, mais passage obligatoire en cas de rhumatismes douloureux : le médecin. Ce dernier sera à même de vous prescrire différents médicaments : des anti-douleurs, bien sûr, mais également des produits qui permettent de protéger et de renforcer le cartilage. Certains traitements s'appliquent également de manière locale, sous forme de gels ou encore de patches. D'autres peuvent être directement injectés par un rhumatologue. L'homéopathie peut elle aussi être une bonne option. Pour un traitement adapté à vos besoins, référez-vous à un médecin homéopathe

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 15:33
 
©DOMINIQUE FAGET / AFPToutes les news Politique

"Je bois du vin le midi et le soir" : quand Emmanuel Macron désavoue Agnès Buzyn

Emmanuel Macron au salon de l'Agriculture, le 3 mars 2016 (Illustration).

"Moi, je bois du vin le midi et le soir. Je crois beaucoup à la formule de (Georges) Pompidou : 'n'emmerdez pas les Français'", a indiqué jeudi 22 février Emmanuel Macron à des journalistes de la presse régionale en marge d'une rencontre avec des agriculteurs, à deux jours du coup d'envoi du Salon de l'agriculture. "Il y a un fléau de santé publique quand la jeunesse se saoule à vitesse accélérée avec des alcools forts ou de la bière, mais ce n'est pas avec le vin", a ajouté le chef de l'État. "Tant que je serai président, il n'y aura pas d'amendement pour durcir la loi Evin", a-t-il assuré.

Le vin "n'est pas notre ennemi"

"Évidemment qu'il y a de l'alcool dans le vin, mais c'est un alcool qui n'est pas fort et qui du coup fait partie de notre tradition, de notre culture, de notre identité nationale, il n'est pas notre ennemi, mais l'alcoolisme est toujours notre ennemi", a de son côté estimé quelques heures plus tôt sur BFMTV Christophe Castaner.

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 22:14

 

 

A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida, l'Association des Tunisiens en France (ATF) en partenariat avec l'Espace Fârâbi organisent une exposition d'affiches contre le VIH/Sida dans l'Espace Fârâbi du 01  au 09 décembre 2017.
 
L'espace  Fârâbi  est ouvert chaque jour de 14h00 à 17h00, entrée libre.

 

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 17:36

Les vérités que vous devez connaitre sur les problèmes de prostate

 

prostawell

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 16:27

 

5 SOLUTIONS NATURELLES POUR SOULAGER L'ARTHROSE*

L'arthrose est l'une des maladies pour laquelle la médecine naturelle a le plus de solutions efficaces, en prévention ET en guérison. Pourtant la plupart des malades n'en sont presque jamais informés :

  • On leur dit que l’arthrose est inévitable avec l’âge ; faux !
  • Qu’elle est irréversible : c’est faux encore !
  • Qu’il faut éviter le mouvement pour la soulager : c’est exactement l’inverse qu’il faut faire !

Plus grave encore : les meilleurs remèdes restent mystérieusement cachés, ignorés du grand public et des malades !

DES REMÈDES NATURELLES PLUS EFFICACES QUE LES MÉDICAMENTS*

C’est pour remédier à cette situation absurde que ce dossier a été conçu. Réalisé par le Dr. Philippe VEROLI, il vous révèle par exemple :

  • Que lorsqu’on associe deux substances naturelles, la chondroïtine et la glucosamine, on améliore l’état des personnes atteintes d’arthrose* dans 80% des cas !
  • Qu’un produit contenant des substances extraites de l’avocat et du soja améliore nettement la fonction des articulations et diminue la douleur* ;
  • Et que certaines plantes (curcuma, gingembre, feuilles de cassis, piment) ont des talents virtuoses pour soulager l’arthrose*. Presque comme si elles avaient été créées pour ça ! 

Pour chacun de ces remèdes naturels, ce dossier vous donner des posologies précises et un mode d’emploi qui a démontré scientifiquement son efficacité.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 20:27

En France, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. C’est aussi la première cause de mortalité par cancer, avec près de 12 000 décès par an. Pourtant, s’il est détecté tôt, ce cancer est guéri dans 9 cas sur 10. Son dépistage est donc un enjeu majeur de santé publique ; pour réduire la mortalité et la morbidité liées au cancer du sein , mais également pour améliorer la qualité des prises en charges des personn es concernées.

En octobre 2016, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a engagé une rénovation profonde du programme de dépistage organisé du cancer du sein. Ce nouveau plan d’actions propose à toutes les femmes, quels que soient leur âge et leur niveau de risque, un suivi personnalisé, mieux coordonné et impliquant davantage le médecin traitant.

Ce programme de dépistage renouvelé s’appuie sur les recommandations remises à la ministre par l’Institut national du cancer (INCa), suite à la remise du rapport du comité d’orientation de la concertation citoyenne et scientifique lancée en 2015 sur le sujet.

Une consultation dédiée à la prévention de tous les cancers sera proposée aux femmes de 25 ans pour les sensibiliser à l’intérêt du dépistage et les informer sur les modalités de dépistage ou de suivi, selon les antécédents et les facteurs de risque de chacune. Cette consultation sera également l’occasion d’informer les femmes sur le dépistage du cancer du col de l’utérus, et plus globalement sur les facteurs de risques comportementaux (tabac et alcool, habitudes alimentaires, activité physique, etc.), la contraception ou les infections sexuellement transmissibles. Cette consultation sera intégralement prise en charge par l’Assurance maladie dès le 1er janvier 2018.

De 50 à 74 ans : un suivi personnalisé, coordonné et impliquant davantage le médecin traitant.

Une seconde consultation dédiée à la prévention et au dépistage sera proposée aux femmes à 50 ans, organisant un suivi personnalisé prenant en compte leurs éventuels facteurs de risque. Par ailleurs, l’échographie prescrite si nécessaire en complément de la mammographie, sera réalisée sans dépassements d’honoraires à compter de 1er janvier 2018.

Voir les 12 mesures du Plan d'action sur le site du Ministère des affaires sociales et de la santé

Marisol Touraine modernise le dépistage organisé du cancer du sein et annonce la mise en place de deux consultations dédiées, pour toutes les femmes de 25 ans et 50 ans

Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, modernise le dépistage organisé du cancer du sein : toutes les femmes, quel que soit leur âge ou leur niveau de risque, bénéficieront désormais d’un suivi personnalisé, mieux coordonné et impliquant davantage le médecin traitant. Le nouveau programme lancé aujourd’hui renforce l’information de toutes les femmes et prévoit notamment la mise en place de deux consultations dédiées à la prévention, à 25 ans, consultation prise en charge à 100% par l’Assurance maladie, et à 50 ans.

A l’issue d’une grande concertation citoyenne et scientifique, Marisol TOURAINE avait annoncé en octobre 2016 la prise en charge à 100% par l’Assurance maladie d’examens de dépistages supplémentaires pour les femmes particulièrement exposées. Aujourd’hui, la Ministre lance un nouveau programme de dépistage organisé du cancer du sein, qui renforce l’information des femmes dès 25 ans et améliore le suivi de toutes les femmes.
Une meilleure information des femmes à 25 ans : prévenir avant de dépister
Une consultation dédiée à la prévention de tous les cancers sera proposée aux femmes de 25 ans pour les sensibiliser à l’intérêt du dépistage et les informer sur les modalités de dépistage ou de suivi, selon les antécédents et les facteurs de risque de chacune. Cette consultation sera également l’occasion d’informer les femmes sur le dépistage du cancer du col de l’utérus, et plus globalement sur les facteurs de risques comportementaux (tabac et alcool, habitudes alimentaires, activité physique, etc.), la contraception ou les infections sexuellement transmissibles. Cette consultation sera intégralement prise en charge par l’Assurance maladie dès le 1er janvier 2018.
De 50 à 74 ans : un suivi personnalisé, coordonné et impliquant davantage le médecin traitant
Une seconde consultation dédiée à la prévention et au dépistage sera proposée aux femmes à 50 ans, organisant un suivi personnalisé prenant en compte leurs éventuels facteurs de risque. Par ailleurs, l’échographie prescrite si nécessaire en complément de la mammographie, sera réalisée sans dépassements d’honoraires à compter de 1er janvier 2018.

Les 12 mesures du plan d’action pour la rénovation du dépistage organisé du (...) Téléchargement (781.3 ko)

« La meilleure chance pour guérir du cancer du sein, c’est le dépistage. Pourtant, encore trop peu de femmes ont recours au dépistage organisé. C’est pourquoi je veux que chaque femme de 25 ans bénéficie d’une consultation dédiée et que chaque femme à 50 ans bénéficie d’un suivi plus personnalisé. Donner un nouvel élan au dépistage du cancer du sein pour mieux garantir la santé des femmes, c’est tout l’objet de ce programme », a déclaré Marisol TOURAINE.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France. C’est aussi la 1ère cause de mortalité par cancer chez la femme, avec près de 12 000 décès par an. Pourtant, s’il est détecté tôt, ce cancer est guéri dans 9 cas sur 10. Son dépistage est un enjeu majeur de santé publique.

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 12:07

 

Aujourd'hui : Journée mondiale de lutte contre le Sida

Dans le cadre de son programme de lutte contre le Sida et les IST et à l'occasion de la journée mondiale  contre le Sida, l'ATF organise aujourd'hui une action sur le marché de la place d'Italie 75013.

Orange avec AFP, publié le jeudi 01 décembre 2016 à 10h43

Un rapport de l'Agence de santé publique publié mardi alerte sur la recrudescence des IST chez les homosexuels entre 2013 et 2015. En cause ? La baisse de l'utilisation du préservatif. L'infection par le virus du sida (VIH) se maintient, elle, à un niveau élevé.

En 2015, sur les quelque 6.000 découvertes de séropositivité en France, 2.600 concernaient des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), soit 43% de l'ensemble des nouveaux cas, contre 54% chez les hétérosexuels, selon l'agence Santé publique France. "Le nombre de découvertes de séropositivité ne diminue toujours pas chez les HSH contrairement à ce que l'on observe chez les hétérosexuels, hommes ou femmes, qu'ils soient nés en France ou à l'étranger", relève l'agence sanitaire, à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, jeudi 1er décembre.  

 

42% des découvertes de VIH en Île-de-France

Sur un plan plus général, le nombre de nouveaux cas d'infections par le VIH est de 89 par million d'habitants, mais avec de très fortes disparités régionales : rapportée au nombre d'habitants, la Guyane est de loin la plus touchée par l'épidémie devant la Guadeloupe et la Martinique. En 4e position arrive l'Île-de-France où quelque 2.500 nouveaux cas sont découverts chaque année, soit 42% des découvertes de séropositivité en France alors que la région ne rassemble que 18% de la population française. Les départements d'outre-mer représentent pour leur part 3% de la population française. 

https://twitter.com/ARS_IDF/status/803253870411583491/photo/1

 

Agir contre le VIH en Île-de-France : l'Agence régionale de santé et la Région s'engagent http://ars.iledefrance.sante.fr/Agir-contre-le-VIH-en-Ile-de-F.194444.0.html 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 16:04

Cancer :dix signes d'alarme méconnus ou sous-estimés

Mots clés : cancer, dépistage

Par damien Mascret - le 19/12/2014

On ne fait pas suffisamment attention aux symptômes les plus fréquemment annonciateurs de la maladie. Un avis médical est requis dans tous les cas.

Ils sont dix. Dix signes d'alarme susceptibles d'annoncer un cancer, sélectionnés par le Pr Katriina Whitaker et ses collègues du département d'épidémiologie et de santé publique de l'University College et du King's College de Londres: toux persistante ou enrouement, modification du transit intestinal, douleur inexpliquée, modification des habitudes urinaires, grosseur inexpliquée, modification de l'apparence d'un grain de beauté, plaies qui ne guérissent pas, saignement inexpliqué, difficulté à avaler, perte de poids inexpliquée.

Pour savoir si ces symptômes précoces sont connus dans la population, les chercheurs les ont mélangés à une liste de sept autres qui n'étaient pas, eux, évocateurs de cancer. Ils ont ensuite demandé à 4 858 personnes âgées d'au moins 50 ans s'ils présentaient l'un de ces symptômes, à quoi il l'attribuait, s'ils pensaient que cela pouvait être «sérieux» et enfin s'ils avaient consulté leur médecin généraliste au sujet de ces symptômes.

L'analyse de 1 724 questionnaires reçus n'est guère rassurante. Environ une personne sur deux présentait au moins l'un des signes d'alarme de cancer, mais seulement 20 personnes sur 915 avaient envisagé ce diagnostic.

Personne ne pensait au cancer

Étonnamment, la modification d'un grain de beautéétait le signe d'alarme le moins souvent attribué au cancer, alors qu'il s'agit bien d'un des signes majeurs de mélanome (cancer de la peau). Un diagnostic qui reste difficile à faire, en particulier au départ, et l'avis d'un dermatologue est toujours indispensable en cas de doute.

Interrogés sur la gravité potentielle de leurs troubles, la proportion d'inquiets était un peu plus importante, variant entre 11 % pour des modifications de grain de beauté à 41 % pour des douleurs inexpliquées. C'est aussi dans ce dernier cas, même si personne ne pensait au cancer, que l'avis d'un médecin a été le plus souvent requis: sept fois sur dix. Or il s'agit de l'un des dix signes d'alarme le plus souvent rapportés (15 % des personnes), derrière les modifications du transit digestif (18 %) et l'enrouement ou la toux persistante (20 %).

Plus étonnant, seulement une personne sur quatre ayant eu un saignement inexplicable au cours des trois derniers mois a envisagé que ce soit grave, en dépit des nombreux messages de santé publique sur le dépistage du cancer colorectal. Une sur deux en a tout de même parlé à son médecin traitant. «Attention à ne pas confondre avec le dépistage organisé, précise Frédéric de Bels, responsable du département dépistage à l'Institut national du cancer. Dans le dépistage, on cherche des anomalies ou un marqueur pronostic qui peut précéder le cancer. On recherche à la fois des lésions précancéreuses et cancéreuses de façon à avoir de l'avance sur l'apparition des symptômes.»

Renouveler le dépistage

D'ailleurs, l'apparition de symptômes doit conduire à consulter, même si l'on participe par ailleurs aux programmes de dépistage organisé des cancers. «Ce n'est pas parce que l'on participe aux dépistages organisés que l'on est protégé», souligne Frédéric de Bels. Un cancer peut (quoique rarement) se manifester dans l'intervalle entre deux examens et bien sûr en dehors de la tranche d'âge ciblée dans le dépistage organisé. De même qu'un cancer colorectal peut ne pas saigner au moment des examens de dépistage en dépit de la précaution de faire plusieurs prélèvements espacés, d'où la nécessité de renouveler régulièrement le dépistage.

À l'inverse, certains dépistages ne sont pas forcément utiles. À l'Institut Gustave-Roussy, le Pr Martin Schlumberger, professeur de cancérologie et directeur de l'École des sciences du cancer, peste par exemple «contre le diagnostic de cancers de la thyroïde ou de la prostate qui n'ont rien de pathologiques». Pour le Pr Schlumberger, rien ne doit être fait de façon sauvage mais toujours en concertation avec le patient.

Le patient, justement. C'est à lui, en dehors donc du contexte du dépistage organisé, de repérer les signes potentiellement révélateurs de cancer. À charge ensuite pour le médecin de poser un diagnostic précis. «Il faut retenir que l'apparition soudaine d'un symptôme, son caractère inhabituel, persistant ou tout simplement inexpliqué doit mener chez le médecin», résume Frédéric de Bels.

Ne pas non plus se précipiter trop vite et sans avis médical sur une explication rassurante: un saignement rectal n'est pas forcément le signe d'hémorroïdes et si un amaigrissement peut être causé par un manque d'appétit, ce dernier peut aussi être dû à un cancer non diagnostiqué.

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